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98 – Portrait du jour : Agnès Evein : Créatrice de costumes de cinéma

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« … La Créatrice de Costumes assure la création et la conception artistique des costumes, coiffures et accessoires vestimentaires. Une grande connaissance des styles et des époques est nécessaire pour s’ajuster au scénario ou s’accorder avec le réalisateur, tout en collaborant avec le chef décorateur, le chef opérateur, le chef maquilleur, le chef coiffeur … le cinéma est un travail d’équipe !… Certains costumes sont créés de toutes pièces pour les besoins du film : la Créatrice de Costumes dessine les maquettes, suit réalisation et essayages en établissant un budget qui satisfasse le réalisateur, sur le plan artistique, et le directeur de production, sur le plan financier… »

Le Carnet de l’histoire de la justice, des crimes et des …développe la rubrique Portrait du jour – Criminocorpus  et ouvre ses pages aux fidèles lecteurs du site.

Pour notre 98ème Portrait du jour – Criminocorpus nous recevons Agnès Evein, créatrice de costumes de cinéma.

Agnès me signale régulièrement des liens dans l’intérêt de nos lecteurs du carnet criminocorpus et je suis enchanté  de présenter son itinéraire dans le monde du cinéma à travers son auto-portrait.

Encore merci Agnès de votre participation à ce petit jeu d’écriture. Amitiés. Ph.P.

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« Agnès Evein est « tombée » dans le cinéma quand elle était petite. Plus tard, elle intègre une préparation aux Arts Décoratifs et Beaux-Arts puis une école de Création Textile et obtient un diplôme de Créateur Textile Option Accessoires et Histoire du Costume : l’histoire sera en effet une de ses principales sources d’inspiration. Créatrice de Costumes, elle participe à de nombreux longs métrages dont capitaine Conan de Bertrand Tavernier, ce qui lui vaut une nomination aux César dans la catégorie « Meilleurs Costumes ». Elle a travaillé pour des films très connus du grand public comme Les enfants du marais de Jean Becker, la fille de d’ArtagnanL627 et La vie et rien d’autre tous trois de Bertrand Tavernier, mais aussi L’œuvre au noir  d’André Delvaux. Pluridisciplinaire, elle navigue entre différents espaces dédiés à l’écran : cinéma ou télévision, et pour le spectacle vivant, opéra et théâtre.

La Créatrice de Costumes assure la création et la conception artistique des costumes, coiffures et accessoires vestimentaires. Une grande connaissance des styles et des époques est nécessaire pour s’ajuster au scénario ou s’accorder avec le réalisateur, tout en collaborant avec le chef décorateur, le chef opérateur, le chef maquilleur, le chef coiffeur … le cinéma est un travail d’équipe !… Certains costumes sont créés de toutes pièces pour les besoins du film : la Créatrice de Costumes dessine les maquettes, suit réalisation et essayages en établissant un budget qui satisfasse le réalisateur, sur le plan artistique, et le directeur de production, sur le plan financier… Plus d’infos

On pourrait penser que les costumes d’époque, surtout ceux qui sont cintrés ou corsetés, sont une prison étouffante pour nos contemporains, habitués aux vêtements lâches et décontractés. Agnès Evein a souvent constaté que, pour un comédien, c’est le contraire : loin d’être une contrainte de corps, le costume est une aide précieuse pour comprendre une époque, une condition sociale, un caractère. Les acteurs adorent être dans ce carcan textile, qui leur donne stature, allure, maintien, leur dicte la bonne démarche, celle de leur personnage. Agnès Evein a rencontré dans de nombreux films ou pièces, la thématique du crime ou de l’enfermement.

« Les migrations de Vladimir » un film de Milka Assaf (1997) aborde le thème de l’âme captive du corps ; de nos jours, à la suite d’une expérience, deux hommes échangent leurs personnalités et se retrouvent dans le corps de l’autre. Outre le jeu des acteurs, le costume traduit cette migration. Le nouvel occupant transforme peu à peu l’apparence physique dont il est prisonnier. Le personnage le plus strict, qui a récupéré une personnalité plus fantasque, use de plus en plus de couleurs pour manifester une fantaisie née dans sa première enveloppe corporelle. L’ironie de l’histoire est que c’est un tortionnaire et son soufre douleur qui ont échangé leurs âmes…

La noirceur de certains personnages s’exprime souvent par un costume noir. Tel « Œdipe Roi » (dans la pièce de Serge Noylle en 1994) dépaysé dans un mélange Berbères / Mythologie / Contemporain : Œdipe, prince casqué, arbore une cape noire ; Jocaste sa mère affiche du rouge sang : sur eux planent inceste et parricide. Tandis que les chœurs, indemnes de tout crime, sont en blanc : ils ne prennent pas partie, restent neutres. On retrouve ici les 3 couleurs de base, noir, blanc, rouge, mis en lumière par l’historien Michel Pastoureau. Noir encore le costume de Xenon, héros médiéval de l’Œuvre au noir (d’André Delvaux 1987)/ Meurtrier de jeunes vierges pour recueillir leur sang, il porte du rouge lors de l’épidémie de peste : noir et rouge sont alors les marqueurs d’une alchimie ténébreuse.

« La très excellente et divertissante histoire de François Rabelais » d’Hervé Baslé (2009) montre Rabelais, à la fin de sa vie, enfermé dans ses hallucinations. Le film est construit sur des retours en arrière évoquant sa vie avec des notes colorées, telles les scènes à la Cour où rouges et bleus animent crèmes et noirs. Le présent du mourant et de sa servante Amandine interprété par Bernadette Lafont, est cerné de teintes terreuses ou écrues et d’un noir seyant aux médecins ou au clergé, ces oiseaux de mauvaise augure tournoyant autour du moribond.

Dans « Phantom of the Opera » de Tony Richarson (1989) en contraste avec « La belle époque », un fantôme se cache dans les sous-sols de l’Opéra de Paris : un masque sans visage et une cape d’un noir « opératif » l’aident à disparaître dans l’ombre des murs.

« Les mains d’Andrea » de Sébastien Betbeder (2006) met en scène un magnétiseur contemporain, prisonnier d’un don de voyance qui l’enchaîne au monde des morts. Le film est travaillé comme une peinture de Soulages avec des jeux de noirs, de gris, de matières, entre soyeux et rêche. Le costume d’Andréa, une veste avec un col droit, est sombre comme celui d’un ecclésiastique, suggérant une forme de mysticisme.

« Désobéir, Aristides de Sousa Mendes » de Joël Santoni (2008) arrive à une suggestion similaire par des moyens opposés. Pendant la guerre de 40, ce consul du Portugal à Bordeaux sauva des milliers de Juifs des camps de concentration, au mépris de la loi. Condamné, oublié de presque tous, son univers grisaille comme celui des vieilles photos mais à l’hospice, lorsqu’il meurt, tout est blanc, décor et costumes : une mort baignée de lumière pour ce Juste parmi les nations.

C’est le « bleu horizon » qui domine les paysages froids, de « La vie et rien d’autre » de Bertrand Tavernier (1988) qui dépeint une Après-guerre figée, où les héros recherchent les corps des soldats disparus au front pendant 14-18.

« Capitaine Conan », du même Tavernier (1995), montrait la Guerre dans les Balkans en 1918 : là, fourmillent les uniformes moutarde de l’infanterie coloniale, un camouflage qui fond les soldats dans le paysage herbeux. Seul le costume de Conan, celui du Chasseur Alpin, est bleu marine, ce qui le rend identifiable à l’image, en pointant sa particularité au sein de son corps d’armée mais aussi sa singularité en tant que chef d’exception, quand tuer et survivre sont des raisons d’être. Le Capitaine Conan est, à la fin de l’histoire, l’ombre de lui-même, la paix lui ayant retiré tout ce qui le sortait de l’ordinaire.

Le bleu utilisé pour « La fille de d’Artagnan » toujours de Bertrand Tavernier (1993-1994) est différent : il aide Sophie Marceau/ Eloïse, cloîtrée au couvent, à s’échapper, costumée en jeune homme, donc, évidement, en bleu. Elle sera poursuivie par une méchante femme vêtue de rouge, la couleur du sang et de la cruauté…Ce bleu qui délivre n’est pas celui du film « De père en fils » de Christophe Restiau (1997) qui montre l’enfermement dans une classe sociale. Métallurgistes de père en fils, les ouvriers doivent endosser une tenue fournie par l’usine, que chacun doit décrasser : les « Bleus de travail » disent, encore aujourd’hui, l’uniformité, la monotonie d’une vie où l’individu est fondu dans la masse laborieuse.

« Le cri » d’Hervé Baslé (2005) traite aussi d’une famille de métallurgistes sur plusieurs générations, du XIXème à nos jours: cette foisl’ emprisonnement social prend la suite des cachots de l’île de Ré ou de Cayenne. La défroque des bagnards est souvent imaginée à rayures. Des recherches, au musée Ernest Cognacq de l’ile de Ré, ont prouvé à Agnès Evein que les prisonniers de Guyane avaient, en fait, un uniforme en lainage marron, d’une rugosité à l’unisson d’une pénible réclusion.

Le bleu est passé de l’usine à la rue, avec les pantalons « jeans » qui furent l’uniforme de la jeunesse, avant d’être adoptés par les « flics » en civil pour mieux se fondre dans la population comme dans le film « L627 » de Bertrand Tavernier (1991). « L627 » se réfère à l’article du code pénal qui autorise la visite d’un médecin lors de la garde à vue d’un toxicomane.

Le costume peut aussi exprimer une forme d’assignation à résidence en un lieu de vie. « Les enfants du marais » de Jean Becker (1998) se déroule dans les années 30 ; les campagnards à la vêture simple et sombre, souvent en coutil ou coton, contrastent avec les citadins déployant des toilettes claires, apprêtées voire guindées, en lin ou paille délicate. Dans « Les affaires sont les affaires » de Philippe Berenger (2011), Monsieur est coincé dans son statut d’homme d’affaire et sanglé dans son costume : ce respectable citoyen se vante d’être le tueur… des oiseaux du jardin. Son épouse calque sa posture sur lui, ses immenses chapeaux sont ornés d’oiseaux morts, empaillés : seraient-ils ceux que Monsieur dit avoir tués ? Mais leur fille desserre ses corsages, retrousse ses manches et s’en va, libérée du carcan familial et des conventions de l’époque 1900, en portant négligemment à la main, gants et chapeau.

Une transformation similaire, une sorte de libération, est vécue par Monsieur de Fontenelle, philosophe du XVIIIème siècle dans « Un cœur oublié » de Philippe Monnier (1999). Le savant, reclus dans ses cogitations et ses certitudes, est persuadé que l’amour n’existe pas mais il tombe amoureux pour la première fois, à 80 ans. Il troque ses habits sévères pour des tenues mode, presque enjouées ; sa garde-robe rajeunit, il en oublie sa canne…

« L’instinct de l’ange » de Richard Dembo (1992) nous replonge dans la barbarie de la Guerre de 14 avec la vie de l’aviateur Guynemer. La survie en altitude exige casques et lunettes pour se protéger du froid, ainsi naissent les premiers uniformes de l’aviation : des combinaisons en cuir, ou en toile épaisse, caparaçonnent les acteurs. Cet enfermement n’est pas punitif mais protecteur, cependant il inquiète l’ingénieur du son qui ne supporte pas le moindre bruit couvrant les dialogues. Or les blousons de cuir peuvent crisser comme, ailleurs, les matières synthétiques ou les taffetas produire ces froissements sonores parasitant la bande son. C’est pourquoi, le bruit des tissus, si besoin est, sera rajouté en post-synchro. Résultat : c’est la créatrice-costume qui est enfermée…dans un silence impérieux !

Pour en savoir plus voir le site d’Agnès Evein : Oripo

Actualité d’Agnès Evein :

Conférence sur le métier de Créateur costumes et les costumes de Guerre 14-18 au cinéma.

Le 27 novembre 2018 à Rochefort. Après-midi conférence et le soir projection de film + débat avec Agnès Evein (plus de renseignements voir la mairie de Rochefort)

La robe, toute une histoire !

Georges Vigarello, spécialiste de l’histoire des corps et de leur représentation publie au Seuil un très beau livre sur l’histoire de la robe. Voilà un sujet d’étude passionnant car les contours de celui-ci sont très larges et touchent à plusieurs champs de l’Histoire, qu’elle soit culturelle bien sûr, mais aussi sociale, voire politique. Depuis la Moyen-Age, la robe est un moyen pour les femmes, en particulier celles de pouvoir, d’affirmer un rang, une puissance. Georges Vigarello montre même, grâce à une démonstration très claire et illustrée de nombreux documents iconographiques, qu’à travers l’histoire de l’évolution de ce vêtement, nous avons un reflet de l’histoire des femmes.

En effet, l’évolution des formes de la robe permet de retracer, depuis l’époque médiévale, l’évolution du statut de la femme dans la société : « la robe obéit à un contexte » selon Vigarello. Nous sommes donc ici en plein cœur de l’histoire culturelle et sociale de la société française, mais une histoire vue par un biais tout à fait original : un vêtement. Vigarello propose un livre exhaustif sur le thème de la robe, sur le fond et sur la forme, qui permet à la fois de comprendre et de voir les évolutions des modèles. Beauté des tissus, utilisation de certains artifices, tout est passé au crible par l’historien. Le but de sa démonstration est de voir comment les femmes se servent de ce vêtement, que ce soit dans un but esthétique (la séduction), social (montrer son rang et sa richesse) ou politique (afficher son pouvoir). La Robe, une histoire culturelle du Moyen-Age à nos jours, est donc un très beau livre d’histoire qui ravira aussi bien les férus d’histoire culturelle que les « amateurs » de belles robes qui y retrouveront des modèles majeurs de chaque époque…

Pour en savoir plus lire l’article en date du [mardi 20 février 2018] de Nicolas CHARLES sur le site de Non fiction

« Petite histoire de la braguette »

« La braguette au cours des âges » : Il fut un temps pas si lointain où les hommes n’avaient rien dans la braguette ! Et pour cause, jusqu’au XIVsiècle, tout le monde porte en effet une robe ou une tunique, les hommes comme les femmes. Pas très viril et encore moins pratique pour faire pipi contre un arbre… Seules les petites gens revêtent une sorte de caleçon long maintenu à la taille : les braies ou bragues, deux termes hérités du celte qui donneront plus tard les mots brayette et braguette. Mais la mode évolue. Lassés de leurs robes, les hommes troquent celles-ci contre une veste, le pourpoint, et des bas passablement moulants : les chausses. D’abord assez long, le pourpoint va se raccourcir jusqu’à dévoiler ce qui, jusqu’ici, était caché. Ce spectacle d’hommes se pavanant en moules burnes médiévales ne plaît évidemment pas à tout le monde. En 1467, le chroniqueur Mathieu de Coucy s’indigne par exemple de ces « hommes vestus plus court qu’ils n’eurent oncques fait. Tellement que l’on voit la façon de leurs culs et de leurs génitoires»…

Pour en savoir plus lire le billet publié sur le site des Curieuses histoires

« Costumes espagnols entre ombre et lumière » à la Maison de Victor Hugo, du 21 juin au 24 septembre 2017

Le Palais Galliera présentera « Costumes espagnols entre ombre et lumière » à la Maison de Victor Hugo, du 21 juin au 24 septembre 2017. La Maison de l’écrivain français le plus hispanophile accueillera, pour la première fois à Paris, un exceptionnel ensemble de vêtements, habits et accessoires du XIXe et du début du XXe siècles qui racontera l’âme des provinces espagnoles.

Le pantalon d’Alice Saunier-Seïté, ministre des Universités

En 1976, Alice Saunier-Seïté, ministre des Universités, fut la première à pénétrer dans le palais Bourbon vêtue d’un pantalon. Une apparition si incongrue qu’elle entraîna une réaction du Premier ministre Jacques Chirac regrettant qu’elle dégradât ainsi sa fonction et jusque l’image de la France. Le Salon des dames
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In 1976, Alice Saunier-Seïté, Universities minister, was the first woman to enter the Bourbon palace wearing trousers. It was such an unusual sight that Prime Minister Jacques Chirac criticised her for degrading not only her role but also the image of France.

Née le 26 avril 1925 à Saint-Jean-le-Centenier (Ardèche), Alice Saunier-Seïté a connu une importante carrière universitaire avant son entrée en politique. Maître de conférences de géographie (1963), puis professeur à la faculté des lettres de Rennes (1965-1969). Elle est nommée vice-présidente de l’université de Paris-XI (1970-1971).

Grande carrière

Mme Saunier-Seïté a été la première femme à occuper des fonctions jusque là dévolues aux hommes : première femme doyen de faculté, en lettres, à Brest (1968-1969), première femme recteur d’académie, à Reims (1973-76), première femme nommée professeur au Conservatoire national des Arts et Métiers (CNAM) en 1981.

Alice Saunier-Seïté a également été secrétaire général adjoint du Parti républicain, puis présidé le Mouvement national des élus locaux (1990-98). Conseiller de Paris depuis 1983, elle était en outre membre depuis 1995 de l’Institut (Académie des sciences morales et politiques). Elle est par ailleurs l’auteur de nombreuses publications sur les régions arctiques et sur l’aménagement du territoire. Décédée en août 2003…

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Parution du livre le 19 août 2010 – Successeur de la culotte, le pantalon symbolise la masculinité et, partant, le pouvoir, comme en témoigne le dicton « porter la culotte ». Au cours de la Révolution, il se charge d’une signification plus précise en exprimant les valeurs républicaines et devient un élément clé du nouvel ordre politique. Mais l’Ancien Régime continue pour les femmes, qui, sur le plan tant vestimentaire que social, n’accèdent ni à la liberté ni à l’égalité. Privées de droits, assignées à résidence dans leur genre, elles sont interdites de pantalon.

Rien de tel qu’un interdit pour susciter le désir… Surchargé de fantasmes, le pantalon accompagne toutes les transgressions qui jalonnent la route de l’émancipation des femmes. Artistes, féministes, révolutionnaires, voyageuses, actrices, lesbiennes, sportives, innombrables sont les femmes connues et inconnues qui s’approprient l’habit masculin. Il faut attendre les années 1960-1970 pour que le pantalon soit féminisé et devienne un vêtement mixte. Fin de l’histoire ? Pas tout à fait. Pourquoi l’ordonnance de 1800 interdisant aux femmes de s’habiller en homme n’est-elle toujours pas abrogée ? Pourquoi les collégiennes ne portent-elles plus que des pantalons ? Pourquoi une « journée de la jupe » ? L’actualité des questions de sexe et de genre gagne à être située dans l’histoire longue de la peur de la confusion des rôles et de la contestation du pouvoir masculin. Editions du Seuil Sciences humaines Histoire L’Univers historique

Christine Bard, professeure d’histoire à l’université d’Angers (CERHIO / Centre d’histoire de Sciences Po), est notamment l’auteure des Garçonnes (Flammarion, 1998) et de Ce que soulève la jupe (Autrement, 2010).

18341887_10154585781748997_8813802887359567538_PHILIPPEPhilippe Poisson – Ancien formateur des Personnels (ENAP), gestionnaire du Criminocorpus – Carnet de l’histoire de la justice, des crimes et des … et membre correspondant de la Revue Criminocorpus – CLAMOR

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Mode & Femmes 14/18-Exposition en cours

 

28 février – 17 juin 2017 / Bibliothèque Forney (4e)


A l’occasion de sa réouverture, la bibliothèque Forney – bibliothèque d’arts décoratifs, métiers d’art et arts graphiques de la Ville de Paris – propose d’explorer l’histoire de la mode et des femmes dans la société française durant la Première Guerre mondiale.

– entrée libre –

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Le vestiaire féminin change radicalement au début du XXe siècle : la silhouette s’allège, abandonnant les cages de crinolines et les tournures du siècle passé, le nombre de changements de tenues quotidiennes se réduit chez la femme de la classe aisée car le costume-tailleur accompagne désormais la femme tout au long de sa journée. Le vêtement acquiert une praticité et une simplicité nouvelles en matière de textiles (lavables, souples) et de formes (poches, jupes amples). Ces changements qui apparaissent un peu avant la guerre sont accélérés par cette dernière. Mais pour autant, sur le plan vestimentaire comme social, la guerre a-t-elle libéré les femmes ? Que dit la mode de la complexité des évolutions sociétales que les femmes connaissent durant le conflit ?

Comment la guerre accélère-t-elle la « modernisation » du vêtement féminin ? De quelle manière l’industrie de la couture et du textile s’adapte-t-elles et innove-elle face aux contraintes de la guerre ? Comment le travail féminin, le deuil, les relations intimes et familiales entre le front et l’arrière, et la question de l’émancipation féminine sont-ils perçus à travers le prisme de la mode ? Telles sont les questions posées par les commissaires à travers l’exposition Mode et femmes, 14/18.

Commissaires de l’exposition : Sophie Kurkdjian et Maude Bass-Krueger, avec la collaboration de Béatrice Cornet de la bibliothèque Forney.

VIDÉO – Découvrez le voyage de la robe de deuil du Musée de la Grande Guerre de Meaux à la bibliothèque Forney pour l’exposition : Mode & Femmes 14/18

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Philippe Poisson – Ancien formateur des Personnels (ENAP), gestionnaire du Criminocorpus – Carnet de l’histoire de la justice, des crimes et des … et membre correspondant du CLAMOR Centre pour les humanités numériques et l’histoire de la justice …

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