Archives pour la catégorie corps-costume-mode

Pays provisoire (Fanny Tonnelier)

Femme Attitude aime PAYS PROVISOIRE de FANNY TONNELIER ( Alma Editeur ) :

Couverture-Pays-provisoire-217x300« L’auteure décrit avec minutie l’univers de la création de chapeaux, reconstitue avec justesse la trame historique, depuis la déliquescence de l’empire russe jusqu’aux effets dévastateurs de la Première Guerre Mondiale ».
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Pourquoi ce coup de chapeau ? Non seulement cet ouvrage invite le lecteur dans l’univers de la création de chapeaux, celui de l’héroïne de ce roman, une modiste particulièrement douée, mais son auteure révèle un véritable talent dans l’écriture de cet ouvrage original.

Fille de plumassiers d’origine savoyarde travaillant à Paris, la jeune Amélie Servoz éprouve une véritable passion pour la création de chapeaux. Comme elle est ambitieuse, elle saisit l’opportunité que lui offre une relation de ses parents de reprendre la boutique de mode qu’elle tenait à Saint-Pétersbourg depuis quarante ans. C’est ainsi qu’Amélie part en Russie, en 1910. A cette époque, de nombreuses françaises partirent dans ce pays pour y travailler dans les métiers de la mode ou de l’éducation. La capitale russe d’alors y est dépeinte avec précision. Pendant sept ans, Amélie crée de magnifiques chapeaux destinés à la clientèle bourgeoise de la ville. Elle mène une existence paisible jusqu’à ce que la révolution de 1917 éclate. Les combats de rue font rage, l’anarchie s’installe. La boutique de la jeune femme est saccagée et pillée. Amélie décide de retourner en France, en guerre elle aussi.  Les Bolchéviks contrôlent en permanence les arrivées et départs des français, mais en échange de quelques roubles, Amélie obtient le visa qui lui permet de quitter le pays.

C’est alors que commence un long et dangereux périple en train à travers la Finlande, la Suède, puis en bateau pour se rendre en Ecosse, en Angleterre, puis enfin en France, dans le contexte de la Première Guerre Mondiale. Lors de ce voyage, Amélie rencontre Friedrich, un Suédois spécialisé dans le négoce du bois. Ils ne tardent pas à s’éprendre l’un de l’autre.

Notre avis :

La construction narrative fait voyager le lecteur, par le jeu d’alternance de scènes se déroulant tantôt à Saint-Pétersbourg, tantôt à Paris, puis à Stockholm et de nouveau en Russie, en fonction des pensées ou récits  de l’héroïne et non des événements. Ce  n’est pas un récit linéaire, mais une succession de retours en arrière,  à l’exception des six derniers chapitres (sur 28) qui sont consacrés aux étapes finales du voyage de retour en France.

L’auteure décrit avec minutie l’univers de la création de chapeaux, reconstitue avec justesse la trame historique, depuis la déliquescence de l’empire russe jusqu’aux effets dévastateurs de la Première Guerre Mondiale.

La seule faiblesse de ce roman réside dans l’apparente facilité avec laquelle l’héroïne traverse les épreuves auxquelles elle est confrontée.

Le corps redressé – Comment a-t-on pensé et contraint le corps depuis le Moyen Age?

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« Tiens-toi droit, relève-toi, rentre le ventre, dégage les épaules, lève le menton, sors la poitrine: redresse-toi ! » L’historien Georges Vigarello raconte l’histoire du « Corps redressé » depuis le Moyen Âge.

Pour en savoir plus lire le billet publié le 2 février 2018 sur le site de l’émission France culture

La femme est une dandy comme les autres (Alister)

9782720215506-001-TParution du 24 janvier 2018 – Pourquoi le mot « dandy » serait-il réservé aux hommes ?

L’histoire de cette mouvance d’origine anglo-française apparue vers 1800 montre que ce sont les hommes qui en ont posé les bases. Mais, près de deux siècles plus tard, n’est-il pas nécessaire de leur présenter celle qu’ils n’ont jamais vraiment reconnue : la « Lady Dandy » ?

Car aucun de ce qu’on pourrait appeler les « dandy commandements » – élégance formelle, esprit, anticonformisme et surtout le fameux je-ne-sais-quoi, cette arme secrète qui permet de rester insaisissable – n’échappe aux compétences féminines.

Des salons parisiens aux cocktails new-yorkais, de Sarah Bernhardt à Dorothy Parker en passant par Marlène Dietrich, de l’art de porter le pantalon à celui de faire scandale, du sens de la répartie aux mille et une façons de claquer son argent, ce livre démontrera que, oui, décidément, les femmes savent y faire.Lire un extrait

Editions Pauvert

« Jusqu’où peut-on descendre son maillot de bain sans risquer des poursuites judiciaires ? » – 1928, Le Journal.

Au sortir de la Première Guerre mondiale, au cours des fameuses Années folles, les mœurs et usages évoluent radicalement par rapport au siècle précédent. Après les horreurs de la guerre, les Français ont envie de faire la fête, de profiter pleinement de la vie, et les codes traditionnels s’en trouvent bouleversés. C’est à cette époque que se développe le tourisme balnéaire.

Auparavant, on se rendait dans les stations balnéaires des côtes françaises dans un but thérapeutique. Il s’agissait alors d’un loisir principalement réservé à l’élite consistant à se remplir pleinement les poumons d’air salin et à se tremper quelques instants dans l’eau de mer qui avait, disait-on, la vertu de « soigner tous les maux ».

Mais à partir des années 1920, les plages françaises commencent à accueillir une foule nouvelle de touristes et de vacanciers venus profiter de la saison estivale pour s’y délasser. Aller à la plage devient alors une véritable mode et une attraction touristique. Dès lors, ceux qui peuvent s’offrir quelques semaines de vacances  – les congés payés n’existent pas encore – profitent du chemin de fer pour se rendre en quelques heures dans les « villes d’eaux »…

Pour en savoir plus lire le billet publié par Priscille Lamure le 17 janvier 2018 sur le site de Retronews.

Féminisme et nudité sont-ils irréconciliables ?

Nu ou déshabillé ? Exhibé ou libéré ? Support d’expression, arme de contestation, le corps des femmes n’est plus le corps objet d’hier. Quels sont les liens historiques et sociaux tissés entre la nudité et le féminisme ? Quelle signification acquiert le corps dénudé dans l’espace public ?


Féminisme et nudité sont-ils irréconciliables ?

20/10/2017 (mis à jour le 17/01/2018 à 10:00)
Pour en savoir plus sur le site de l’émission France Culture

« Peu importe à quoi on ressemble : la beauté est une ressource intérieure. »

26231368_1906789796303087_3174728250023140669_n« La beauté, c’est avant tout quelque chose qu’on porte en soi et qui vient avec l’âge. La beauté provient de la force, de la confiance en soi et de sa propre féminité. On est belle lorsqu’on croit en ses propres qualités et qu’on garde une attitude positive. Bien sûr, c’est plus facile à dire qu’à faire, mais je suis persuadée que la taille ou la forme de notre corps n’a pas vraiment d’importance. Peu importe à quoi on ressemble : la beauté est une ressource intérieure. » – Kate Winslet – Le Salon des dames

La conspiration des bas nylon

Capucine

Aujourd’hui, je vous invite à jeter un coup d’œil, en tout bien tout honneur évidemment, sous les jupes des élégantes du XXe siècle.

Mais commençons d’abord par un brin d’histoire. En Occident, pendant des siècles, les seuls à exposer au vu et au su de tous leurs bas — leurs chausses — étaient les hommes. Il y eut, entre autre, les hauts-de-chausses et les bas-de-chausses, les premiers s’attachant à l’extrémité du pourpoint et les seconds au niveau du genou. Selon les situations et les postures cet accoutrement pouvait avoir un petit côté ridicule, voyez vous-même…

Pour en savoir plus lire le billet publié sur le site de Savoirs d’Histoire