Archives pour la catégorie Arts

Nicole Canet – Au bonheur du jour, une galerie bien singulière

Nichée rue Chabanais, dans le quartier de l’Opéra à Paris, et donc aussi à deux pas de la gare Saint Lazare, la galerie d’art « Au Bonheur du Jour » est une galerie comme il n’en existe que très peu dans le monde. Elle est presqu’exclusivement consacrée à l’art gay et à l’expression homoérotique de la fin du XIXème siècle et du début du XXème.

La rue Chabanais fut longtemps le centre des plaisirs interdits à Paris. Jusqu’en 1946, elle hébergeait le plus célèbre bordel parisien, le Chabanais. Dans les années 70, avec sa voisine, la rue Sainte Anne, elle était au cœur du quartier gay de la capitale. Aujourd’hui, elle abrite toujours le plus ancien bar LGBT de Paris, La Champmeslée, et juste en face, la Galerie Au Bonheur du Jour, tenue par la dynamique Nicole Canet.

En dehors des périodes d’expositions, il faut prendre rendez-vous pour que Nicole Canet vous fasse découvrir ses collections très particulières centrées autour du nu masculin : peintures, illustrations et aussi photos anciennes originales du temps où la photo n’était pas encore numérique mais argentique ou albuminée…

Pour en savoir plus lire le billet publié par  Marc Devirnoy le 16 octobre 2018 sur le site de Gayviking

« La promesse de Bois-Joli », le dernier roman de Lyliane Mosca

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Lyliane Mosca a passé son enfance à Ancy dans l’Yonne. Diplômée d’un bac littéraire, elle s’installe dans l’Aube en 1965. Après une vingtaine d’années passées au sein de différentes entreprises, elle change de voie devient pigiste puis journaliste pour L’Est-Eclair.

Aujourd’hui, Lyliane Mosca se partage entre ses chroniques littéraires, le théâtre, le bénévolat et bien sûr l’écriture. Auteur d’une dizaine de romans dont Une femme en mauve remarqué et préfacé par Philippe Besson, Les Gens de Laborde, Prix du Conseil Général de l’Aube en 2010, elle se distingue par un goût pour le romanesque ; d’une écriture vive et contemporaine, elle est passée maître dans l’analyse des sentiments les plus intimes…

Pour en savoir plus sur 40 – Portrait du jour : Lyliane Mosca, romancière et auteure de « La …

L’actrice glamour Hedy Lamarr était aussi l’inventrice du Wi-Fi sécurisé

Beauté fatale de l’âge d’or des studios hollywoodiens, l’actrice Hedy Lamarr a inventé en 1942 la technique du saut de fréquences pour sécuriser les communications, mais a tardé à être reconnue pour ce coup de génie. Un documentaire, en salle le 6 juin 2018, revient sur ce parcours hors norme…

Par Arnaud Devillard le 16.04.2018 à 06h00, mis à jour le 05.06.2018 à 10h00 sur le site de Sciences et avenir

Exposition « Détenues » de Bettina Rheims – Château de Cadillac

« Ces femmes vivent dans un univers très dur et extrêmement solitaire. […] En prison, elles souffrent de l’absence de regard. Le mien, je l’ai souhaité le plus neutre possible. Avec cette série, j’ai voulu qu’on les regarde. » Expo photographique de Bettina Rheims, château de Cadillac (jusqu’au 4 novembre). Journal Sud ouest Dimanche, 19/08/2018.

Exposition « Détenues » de Bettina Rheims au château de Cadillac du 1er juin au 4 novembre 2018

Encouragée par Robert Badinter, la photographe Bettina Rheims a réalisé en 2014 une série de portraits de femmes incarcérées, intitulée « Détenues ».

Ce projet, soutenu par l’administration pénitentiaire, confronte l’univers carcéral avec celui de la création artistique ; dans un dialogue complexe, il interroge la construction et la représentation de la féminité dans les espaces de privation de liberté et d’enfermement.

De ces rencontres, volontaires, sont nés des portraits saisissants qui nous renvoient au regard que nous portons sur la détention.

Pour en savoir plus sur le site Château-cadillac

67 – Portrait du jour : Mireille Maquoi, auteure du roman « Le 4X4 »

PAR  · PUBLIÉ  · MIS À JOUR 

« … De l’école à l’écriture… Ces deux centres d’intérêt, je devrais plutôt dire ces deux passions, ont habité ma vie et leurs relations furent tantôt harmonieuses, tantôt conflictuelles. De l’école à l’écriture certes mais aussi de l’écriture à l’école, en ce qui me concerne, ce ne fut qu’une série d’aller-retour. On sait que cette diablesse d’écriture, quand elle a jeté sur vous son dévolu, s’obstine et ne vous lâche plus, jusqu’à ce qu’elle vous occupe tout entier. Mais dans mon cas, elle a eu la vie dure, il lui a toujours fallu composer avec mon amour de l’école car je fus une bûcheuse puis une enseignante passionnée. Me présenter à vous, chers lecteurs, m’a donné l’occasion de chercher un sens à tout cela et, comme on s’en doute, je l’ai trouvé en bonne partie dans mon enfance et mon éducation… »

Le carnet de l’histoire de la justice, des crimes et des … développe la rubrique Portrait du jour – Criminocorpus et ouvre ses pages aux fidèles lecteurs du site.

Pour son soixante septième Portrait du jour–Criminocorpus la rédaction du blog reçoit la romancière Mireille MAQUOI auteure du livre “LE 4X4” . Ce livre est disponible en librairie et aux éditions Ex Aequo

D’un commun accord avec Mireille Maquoi et la rédaction du blog d’informations criminocorpus, nous renvoyons nos fidèles lecteurs à la biographie de l’auteure :

Bienvenue Mireille Maquoi sur notre site.

« Ma mère était institutrice maternelle dans le village de Hesbaye où j’ai grandi, et quand j’étais en congé, j’aimais bien la rejoindre dans sa classe, j’étais en quelque sorte l’assistante de la maîtresse, j’organisais des jeux, j’aidais les bambins à déchiffrer les lettres ou à s’habiller, je me rendais utile. Ce dernier mot était le préféré de ma mère, pour elle chaque geste devait servir à quelque chose. Lire en journée par exemple lui semblait un divertissement répréhensible, elle ne l’a toléré que quand l’étude de mes cours, plus tard, l’a exigé. A l’inverse, mon père avait toujours le nez dans son journal ou dans un livre, l’image que je garde de lui est celle de ses énormes lunettes à monture noire. Quand il me laissait un message, il ne manquait jamais d’utiliser des mots ou des expressions peu usités, qui m’obligeaient à recourir au dictionnaire. Je me souviens d’un soir où, rentrant d’une balade en ville avec ma mère, je devais avoir sept ou huit ans, je découvris ce billet à mon intention : Ton alter ego est venu prendre de tes nouvelles. J’ai dû me documenter pour savoir qu’il s’agissait de ma meilleure amie. L’antagonisme entre cet amoureux de la chose intellectuelle et cette championne du pragmatisme a pesé lourd dans mes choix de vie… »

Pour en savoir plus sur Mireille-maquoi.be/biographie-mireille-maquoi/

Mia, Rosine et Chloé se connaissent depuis l’école maternelle. À présent trentenaires, elles se retrouvent à chaque changement de saison pour une soirée riche en confidences.

Cette année, elles font toutes trois l’expérience d’une relation déstabilisante, qu’elles se racontent au fil des rendez-vous. Mia craint pour l’équilibre de sa famille depuis l’arrivée surprise d’un premier enfant ignoré de son mari. Chloé vit une passion chaotique avec son patron libraire, marié à une femme dépressive, et Rosine, riche propriétaire, subit les caprices de son bel amant.

Le rendez-vous de l’hiver a lieu dans un restaurant où les trois femmes font la connaissance de Célie, la serveuse.

Cette rencontre cristallise leur révolte et leur désir de se venger des abuseurs. Elles se liguent en un commando meurtrier à bord d’un allié d’exception : le 4×4 de Rosine.

Ce livre est disponible en librairie et aux éditions Ex Aequo

Je recevrai avec grand plaisir vos avis sur mon roman via le formulaire de contact

Portrait du jour : Lydie Herbelot et Dominique Fey, auteur(e)s du remarquable Clairvaux. Vies emmurées au XIXe siècle

« Dès lors, depuis près de 10 ans, nous « épluchons » les archives de la prison auboise afin de permettre au plus grand nombre de connaître un peu mieux l’histoire de cette maison centrale. Et c’est d’abord la naissance et l’évolution de ce qui va devenir la plus grande prison de France que nous avons racontées dans Clairvaux, vies emmurées au XIXe siècle (TheBookEdition, 2013, Lille), monographie qui a fait l’objet d’une très flatteuse recension de Jean-Lucien Sanchez, sur le formidable site de Criminocorpus. » – Portrait du jour : L’historien Jean-Lucien Sanchez, auteur du …

Le Carnet de l’histoire de la justice, des crimes et des …développe la rubrique Portrait du jour – Criminocorpus  et ouvre ses pages aux fidèles lecteurs du site.

Aujourd’hui pour son vingt neuvième Portrait du jour – Criminocorpus  nous accueillons deux fidèles ami(e)s du site criminocorpus,  Lydie Herbelot et Dominique Fey, auteur(e)s du remarquable Clairvaux. Vies emmurées au XIXe siècle.

Tous deux enseignants, passionnés d’Histoire et de criminalité, ils ont consacré un premier travail d’archives à divers Crimes et Châtiments dans l’Aube (Éditions Guéniot) en 2008 … et tombés  alors sous le charme mystérieux et austère de l’abbaye de Clairvaux, ils ont eu eu envie de s’ intéresser à son histoire carcérale  au XIXe siècle… pour le grand bonheur des lecteurs du Carnet de l’histoire de la justice, des crimes et des …

 Merci à vous Lydie et Dominique. Très cordialement – Ph.P.

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« Merci, cher Philippe, de nous offrir cet espace pour évoquer, non pas seulement un couple de « chercheurs » somme toute fort banal, mais surtout une passion pour l’écrit et singulièrement pour l’Histoire. Toutefois, pour ne pas déroger aux règles élémentaires du portrait, voici quelques éléments de nos parcours respectifs qui mêlent l’individuel et le collectif.

Pour Lydie, des études de Lettres modernes à Reims – et notamment un mémoire sur Roger Vailland, journaliste et romancier injustement oublié aujourd’hui. Puis une carrière de professeure de Lettres – toujours d’actualité ! – et il y a peu, une année sabbatique consacrée à l’obtention d’une licence d’Histoire de l’Art (Université Lille III), indice d’un réel engouement pour cette autre discipline également. Et comme j’enseigne au lycée Camille Claudel de Troyes, j’associe les plaisirs, car je suis résolument fan de cette artiste dont je ne me lasse pas de voir les œuvres toutes proches, au musée très récemment rénové de Nogent-sur-Seine qui lui est consacré. Et au milieu de tout cela, les travaux historiques très stimulants menés conjointement avec Dominique.

Pour Dominique, justement, des études d’Histoire à Dijon et notamment un DEA consacré à l’infanticide et aux abandons d’enfants au XVIIIe siècle, sous la direction de Benoît Garnot. Enseignant aujourd’hui en lycée professionnel à Troyes, il n’en a pas oublié pour autant cette passion pour l’histoire de la criminalité : c’est à l’occasion de ses visites régulières aux archives locales qu’une première recherche commune a vu le jour. Dédiée à quatre affaires criminelles du département de l’Aube, elle explore en particulier celle du fameux Claude Gueux, si bien mise en scène par Victor Hugo dans son bref roman de 1834 et qui se déroule à Clairvaux. C’est ainsi, précisément, que le « projet Clairvaux » est né, après une première visite de l’ancienne abbaye qui a agi sur nous comme un catalyseur, suite au « choc » ressenti.

Dès lors, depuis près de 10 ans, nous « épluchons » les archives de la prison auboise afin de permettre au plus grand nombre de connaître un peu mieux l’histoire de cette maison centrale. Et c’est d’abord la naissance et l’évolution de ce qui va devenir la plus grande prison de France que nous avons racontées dans Clairvaux, vies emmurées au XIXe siècle (TheBookEdition, 2013, Lille), monographie qui a fait l’objet d’une très flatteuse recension de Jean-Lucien Sanchez, sur le formidable site de Criminocorpus.

Et comme nos nombreuses visites dans ce lieu si particulier n’ont jamais cessé de provoquer en nous ce petit frisson que procurent les sites pleins d’âme(s), cela a renforcé notre envie de poursuivre le travail entamé pour le XIXe siècle. C’est ainsi que très prochainement, à la fin de l’année sans doute, paraîtra ce qui sera vraisemblablement notre dernier apport à la connaissance de cette prison, dont on sait à présent qu’elle fermera ses portes en 2022. Ce livre intitulé Clairvaux en guerre aborde une fort sombre période de l’histoire de France, celle des années noires, considérées un peu plus largement en réalité puisque la chronologie adoptée part de l’année 1937 – date à laquelle des espions à la solde de l’Allemagne se trouvent incarcérés dans la vieille abbaye – pour s’achever en 1953 : c’est l’année de l’élargissement de presque tous les condamnés de l’épuration, en grand nombre à Clairvaux à partir de la fin de la guerre, parmi lesquels se trouvent les Maurras, Vallat, Cousteau et tant d’autres !

Pour terminer ce portrait, qu’il nous soit permis de déplorer la disparition programmée de la plus ancienne maison centrale française encore en activité, mais surtout l’absence de réelles perspectives quant à l’avenir d’un lieu de mémoire qui mérite à coup sûr une valorisation nationale. Avec la fermeture de la prison de Clairvaux, ce sont 900 ans d’histoire conventuelle (1115-1789) et carcérale (1808-2022 ?) qui sont en danger d’extinction. C’est aussi un drame social dans une région presque sinistrée, où le départ de dizaines de surveillants et de leur famille porte déjà un coup très dur à une économie locale exsangue. Certains rappelleront peut-être que les relations entre la prison et la population locale n’ont pas toujours été idylliques, mais les histoires passionnelles ne sont-elles pas toujours constituées, de facto, de hauts et de bas ? De notre côté, nous formons des vœux pour qu’un effort conséquent soit mené par les autorités politiques pour conserver et valoriser un tel joyau. Il n’en va pas seulement de l’avenir d’un petit coin de la campagne française, mais bel et bien de toute une histoire carcérale qu’il convient de préserver. »

Jean-Lucien Sanchez, « Dominique FEY et Lydie HERBELOT, Clairvaux. Vies emmurées au XIXe siècle », Criminocorpus [En ligne], 2015, mis en ligne le 13 février 2015 Dominique Fey et Lydie Herbelot, Clairvaux. Vies … – Revues.org

Dominique Fey et Lydie Herbelot, « Les dérives d’un système : Le scandale de Clairvaux en 1847 », Criminocorpus [En ligne], Varia, mis en ligne le 05 décembre 2014 Les dérives d’un système : Le scandale de … – Revues.org – OpenEdition

Lydie Herbelot, l’histoire architecturale du site carcéral : Les métamorphoses de Clairvaux (Lydie Herbelot) – Criminocorpus