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Louise Weber dite « la Goulue » : Une reine de la Belle Époque

Jusqu’au 19 janvier 2019 au théâtre Essaïon (Paris) Delphine Grandsart interprète Louise Weber dite « la Goulue », célèbre danseuse de la Belle-Époque.

Louise Weber pourrait sortir des Misérables de Hugo. Née en 1866 à Clichy, abandonnée à 3 ans par sa mère, elle reste avec son frère et sa sœur à la charge de son père. Celui-ci revient sans jambes de la guerre de 1870 et meurt trois ans plus tard. A peine adolescente, la voilà blanchisseuse, modèle pour les peintres, danseuse, « demi-mondaine ». Et finalement actrice de revue, un rôle dans lequel elle excelle et qui lui apporte la célébrité.

Son habitude de « sécher les fins de verre » lui vaut son surnom : la Goulue. A 23 ans, elle est la reine du Moulin-Rouge où elle danse le cancan « comme un grand bras d’honneur que j’leur ai fait avec les jambes ». Renoir, Roedel la peignent et surtout « le p’tit touffu », Toulouse-Lautrec,  qu’elle inspire. Elle encanaille les bourgeois et les aristos, un fils Rothschild et le prince de Galles, mène une vie de patachon, brûle sa vie par les deux bouts.

Refusant toute règle et insoucieuse des lendemains, elle sombre dans l’alcool et la misère, inconsolable de la mort de « Bouton d’or » son fils chéri. Son logement montmartrois devient l’ultime abri d’animaux de cirque mal en point, de chiens efflanqués, de chats errants. Elle meurt à 63 ans en 1929, quasi oubliée.

C’est à peu près à cet âge que Delphine Grandsart a choisi de la faire entrer en scène sous les voûtes du théâtre Essaïon. Accompagnée à l’accordéon par Matthieu Michard, la comédienne incarne cette femme libre et vivante avec une pétulance (et une souplesse…) entraînante, s’adressant au public comme on peut imaginer que le faisait son héroïne. Les grandes étapes de sa vie défilent en flash-backs, alternant scènes joyeuses et tragiques grâce au texte à la fois poétique et juste de Delphine Gustau.

Car derrière la façade clinquante de la Belle Époque, une autre réalité se faufile et interpelle le spectateur : la gouaille si parisienne, si goûtée des touristes, si apparemment légère vient de la rue et peine à en sortir. « Si vous voulez pas tomber de haut, restez p’tits ! » lance Louise. Un avertissement en forme d’épitaphe. Huguette Meunier

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Louise Weber dite la Goulue jusqu’au 19 janvier 2019 au théâtre Essaïon, 6, rue Pierre-au-Lard, 75004 Paris.

117 – Portrait du jour : Pétronille Rostagnat alias « la fée noire du polar »

Le blog Criminocorpus est ouvert à un large public au-delà de la seule communauté des chercheurs. Cette rubrique « Portrait du jour » permet de faire connaître d’autres activités croisant l’histoire de la justice à travers le parcours de personne ayant accepté de présenter leur trajectoire professionnelle. On trouvera donc ici des parcours d’historiens, de romanciers , de sociologues, cinéastes, professionnels de la sécurité, etc. Cette rubrique est animée par Philippe Poisson , membre correspondant du CLAMOR et ancien formateur des personnels à l’ENAP. et l’A.P. La publication du portrait du jour est liée aux bonnes volontés de chacun, nous invitons donc les volontaires à prendre contact avec philippepoisson@hotmail.com – Marc Renneville, directeur du Clamor et de Criminocorpus.

A propos du site : Criminocorpus propose le premier musée nativement numérique dédié à l’histoire de la justice, des crimes et des peines. Ce musée produit ou accueille des expositions thématiques et des visites de lieux de justice. Ses collections rassemblent une sélection de documents et d’objets constituant des sources particulièrement rares ou peu accessibles pour l’histoire de la justice.

Les repères et les outils proposent des données et des instruments d’exploration complémentaires visant à faciliter les études et les recherches.

Nos autres sites : REVUE et le BLOG D’ACTUALITÉS

 » …  Son héroïne, Alexane, commandant à la brigade criminelle de Paris, a vu le jour en 2015, dans La Fée noire. Femme d’une quarantaine d’années qui essaye de jongler entre sa vie de flic, d’épouse et de mère, Alexane dirige un groupe au sein de la brigade criminelle, au 36 quai des Orfèvres, composé de cinq hommes que l’on retrouve à chaque enquête. Son mentor, David Menestrel, est le patron de la Crim’. Alexane est une femme de caractère, respectée par ses hommes, qui sait se battre pour eux. Elle est mariée à un avocat pénaliste, Charles, avec qui elle a eu deux enfants, Arthur et Raphaël, âgés de treize et quinze ans.

Le retour des lecteurs montre un intérêt certain pour ce personnage féminin. Cette dernière n’est pas parfaite, commet des erreurs et connaît des périodes de doutes, ce qui la rend d’autant plus attachante. Dans les trois premiers romans, les lecteurs retrouvent Alexane et suivent autant le cours de ses enquêtes, que sa vie personnelle mouvementée … »

Après Bénédicte Rousset nous recevons pour notre 117ème portrait du jour son amie Pétronille Rostagnat, une fée noire du polar qui s’invite sur le très sérieux carnet criminocorpus.

Passer du cadre de l’entreprise à celui de la littérature policière, tel a été le choix de Pétronille, laquelle ne semblait pas destinée à devenir écrivain. Mais avec trois livres publiés en à peine deux ans, la jeune auteure est pleinement satisfaite de sa décision.

« Ecrire, c’est se montrer », soutenait l’écrivain Jean Chalon. Message reçu, l’auteure planche déjà sur son quatrième livre… et nous à Criminocopus nous sommes séduits par la vivacité pétillante  de Pétronille. Bienvenue au club ! Ph.P.

https://www.facebook.com/petronille.rostagnat

https://www.instagram.com/petronille_rostagnat/

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Pétronille Rostagnat est une auteure française de romans policiers, née le 29 août 1980 à Nice.

Étudiante en école de commerce, Pétronille se lance dans une carrière de responsable marketing pour différents groupes français pendant une dizaine d’années. Expatriée à Shanghai, puis à Dubaï, Pétronille décide de prendre la plume, désireuse de se réaliser dans un projet plus personnel qui puisse la suivre partout. Grande lectrice de polars, c’est tout naturellement qu’elle se lance dans l’écriture d’un roman policier. En 2015, son héroïne Alexane Laroche, commandant à la brigade criminelle au 36 quai des Orfèvres, voit le jour. Pétronille auto-publie ce premier roman, intitulé La fée noire , sur le site Chapitre.com, avant d’être contactée par ces derniers, qui lui proposent de l’éditer avec leur maison Incartade(s) éditions éditions. En juin 2016, la Fée noire sort en librairie, puis est repris en janvier 2017 dans le catalogue France Loisirs. Plus de 10 000 exemplaires de son premier livre seront vendus. Son second roman, Ton dernier souffle ,est sorti en mars 2017. On y retrouve son héroïne dans une enquête plus sombre se déroulant dans les parcs publics de la capitale.

Aujourd’hui, mère de trois enfants et vivant à Lyon, Pétronille se consacre entièrement à l’écriture de romans policiers. Son troisième ouvrage, On a tous une bonne raison de tuer , est paru en mai 2018 en avant-première chez France Loisirs et sera repris en janvier 2019 chez Incartade(s). Facebook :

SON HEROÏNE

Aujourd’hui… Trois romans, une héroïne récurrente : Alexane Laroche

Son héroïne, Alexane, commandant à la brigade criminelle de Paris, a vu le jour en 2015, dans La Fée noire. Femme d’une quarantaine d’années qui essaye de jongler entre sa vie de flic, d’épouse et de mère, Alexane dirige un groupe au sein de la brigade criminelle, au 36 quai des Orfèvres, composé de cinq hommes que l’on retrouve à chaque enquête. Son mentor, David Menestrel, est le patron de la Crim’. Alexane est une femme de caractère, respectée par ses hommes, qui sait se battre pour eux. Elle est mariée à un avocat pénaliste, Charles, avec qui elle a eu deux enfants, Arthur et Raphaël, âgés de treize et quinze ans.

Le retour des lecteurs montre un intérêt certain pour ce personnage féminin. Cette dernière n’est pas parfaite, commet des erreurs et connaît des périodes de doutes, ce qui la rend d’autant plus attachante. Dans les trois premiers romans, les lecteurs retrouvent Alexane et suivent autant le cours de ses enquêtes, que sa vie personnelle mouvementée.

Premier roman

La Fée noire

Édité en juin 2016 chez Incartade(s) Présenté́ en mars 2017 dans le catalogue France Loisirs.

SYNOPSIS : Versailles, juillet 2000. Trois amies d’enfance, Capucine, Emma et Louise, se retrouvent dans un bar pour fêter les résultats de leur baccalauréat. Autour d’une bière, elles font le pacte d’avoir toutes un enfant avant leurs 30 ans. Comment auraient-elles pu imaginer que cette promesse, en apparence anodine, faites à 18 ans engendrerait la mort de quatre personnes dont l’une d’entre elles ? Douze ans plus tard, le 19 juillet 2012, Capucine reçoit la visite d’Alexane Laroche, commandant à la brigade criminelle de Paris. Son ami, Nathan Dumestre, vient d’être retrouvé sauvagement assassiné et mutilé dans le parking de la place Vendôme. La lettre P a été gravée sur son annulaire gauche, son sexe a disparu. Cinq jours plus tard, elle reçoit un mystérieux message : « Nathan n’est plus. Tu as une seconde chance. P. »

Deuxième roman

Ton dernier souffle

Édité en mars 2017 chez Incartade(s)

SYNOPSIS : Lundi 2 mars 2015, 7 h 30, bois de Boulogne. Une main putréfiée est déterrée par le chien d’un coureur lors de son jogging quotidien. Alexane Laroche, commandant à la brigade criminelle de Paris, est saisie de l’affaire. Sur place, les policiers découvrent le corps nu et décomposé́ d’une jeune femme placé dans un cercueil de fortune en bois grossier. Selon les premiers éléments de l’enquête, la victime aurait été́ enterrée vivante. Rapidement, un autre fait macabre interpelle le groupe d’Alexane. Un message entouré d’un cœur est retrouvé gravé sur l’écorce d’un érable : « Ici repose ton dernier souffle ». Quatre jours plus tard, un deuxième corps est découvert dans le bois de Vincennes. Même mode opératoire, même message. La presse s’empare de ce qui n’était initialement qu’un fait-divers et évoque un nouveau tueur en série : le fossoyeur des parcs. La course contre la montre commence pour le commandant Laroche et son équipe.

Troisième et dernier roman

On a tous une bonne raison de tuer

Édité en mai 2018, en avant-première chez France Loisirs ( 22 000 exemplaires vendus depuis sa sortie)

Sortie en librairie prévue le 22 janvier 2019 chez Incartade(s) Editions

SYNOPSIS : Gabrielle est découverte dans son bain, les poignets tailladés. Tout laisse croire à la tentative de suicide d’une mère au foyer désœuvrée, mais Gabrielle n’a aucun souvenir de son acte. Poursuivie par la désagréable impression d’être en permanence observée, elle est presque sûre d’avoir été, en réalité, victime d’une tentative de meurtre. Après avoir installé des caméras chez elle, elle surprend la visite d’une jeune inconnue puis découvre, lors d’un cocktail organisé dans le cabinet d’avocats de son mari, qu’il s’agit d’une proche collaboratrice de celui-ci. Trois jours plus tard, cette dernière est retrouvée assassinée.

Commandant au 36 quai des Orfèvres, Alexane Laroche se retrouve impliquée de plein fouet dans cette affaire. Son mari Charles est l’un des associés du cabinet et personne ne peut être exclu de la liste des suspects…

Salon à venir :

– le 02 et 03 Mars 2019 : Salon Sang pour Sang, à Saint-Chef

Couverture pour la sortie en librairie le 22 janvier 2019 :

Plus personnel :

Comment est venue l’envie d’écrire ?

Je ne pensais pas me mettre à l’écriture un jour. Si j’ai toujours aimé lire et ce depuis l’adolescence, l’envie d’écrire n’est arrivée que tardivement. Je n’ai, en effet, pas suivi de cursus littéraire. Après un bac ES, j’ai intégré une école de commerce pour travailler ensuite en tant que Responsable Marketing dans différents groupes internationaux. Ce n’est qu’après la naissance de mon deuxième enfant, la trentaine passée, que j’ai ressenti le besoin de me réaliser dans un projet plus personnel, que je puisse concrétiser n’importe où, même à l’étranger. Le désir d’écrire est alors apparu. Je suis arrivée à Dubaï en janvier  2013 avec les 70 premières pages de mon premier roman : La Fée Noire. j’ai écris les 200 restantes au Starbuck de la Jumeirah Beach Road. J’y allais tous les matins, assise à la même table, dégustant pendant mes 4 heures d’écriture un Mocha Frappuchino.

Pourquoi avoir choisi un roman policier ?

P.R : Ecrire un roman policier a été une évidence. Vous ne trouverez sur ma table de nuit que des thrillers psychologiques de Pierre Lemaitre, des romans noirs de Jean-Christophe Grangé ou bien des polars de Franck Thilliez et de Harlan Coben… En tant que lectrice, je ne vibre que pour les intrigues policières. Mon style est peut-être un mélange de toutes mes lectures. Mon écriture me ressemble. Je vais à l’essentiel, je privilégie l’action plus que la psychologie de mes personnages et chaque chapitre se termine par une révélation qui donne envie au lecteur de tourner la page.

Avez-vous été soutenue dans votre projet d’écriture ?

P.R : Si je suis allée jusqu’au bout de mon roman, cela a été en grande partie grâce au soutien de mon entourage. J’ai mis du temps à faire lire mes premiers chapitres. Je craignais la critique. Finalement, j’ai présenté les 5 premiers chapitres à mes parents qui ont été très emballés par l’histoire et le suspense. Par la suite, mon mari et des amies ont été très encourageants, patients, et à l’écoute pendant toute l’écriture de la Fée Noire.

Quelle est l’intrigue de votre roman ?

P.R : La Fée Noire est un roman policier qui tourne autour de 3 amies d’enfance, Capucine, Louise et Emma, qui se retrouvent au cœur d’une série de meurtres, l’année de leur 30 ans. Tout commence avec la mort de Nathan, l’ami de Capucine, retrouvé assassiné dans le parking de la place Vendôme quelques minutes après avoir quitté sa maitresse. Les policiers retrouvent une lettre P gravée sur son annulaire gauche, son sexe a disparu… Quelques jours plus tard, Capucine reçoit une lettre de l’assassin : Nathan n’est plus, tu as une seconde chance…

 

 

 

Agnès Evein à Rochefort le mardi 27 novembre 2018 dans le cadre des commémorations du centenaire de la Première Guerre mondiale

Dans le cadre des commémorations du centenaire de la Première Guerre mondiale, Agnès Évein, créatrice de costumes pour le cinéma sera présente à Rochefort.

Fille de Jacqueline Moreau et Bernard Évein (respectivement créatrice de costumes et décorateur des « Demoiselles de Rochefort »), elle a travaillé pour Bertrand Tavernier sur les films 14-18 comme « La vie et rien d’autre » et « Capitaine Conan ».

Deux interventions sont programmées :

* Conférence d’ Agnès Evein, créatrice de costumes 14-18 pour le cinéma
Palais des congrès, salle de l’auditorium de 14h30 et 16h30.
Projection du film d’animation des élèves du lycée Merleau-Ponty « Des noms et des hommes », puis présentation du métier de créatrice de costumes sur la thématique 14-18, ainsi qu’un échange avec la salle.
> Gratuit – ouvert à tout public

* Projection du film de Bertrand Tavernier  » Capitaine Conan «
Suivi d’un temps d’échange avec Agnès Evein sur son métier, le tournage, le costume 14-18…
> Gratuit – Cinéma Apollo 8, début de séance 19h30

 

« Agnès Evein est « tombée » dans le cinéma quand elle était petite. Plus tard, elle intègre une préparation aux Arts Décoratifs et Beaux-Arts puis une école de Création Textile et obtient un diplôme de Créateur Textile Option Accessoires et Histoire du Costume : l’histoire sera en effet une de ses principales sources d’inspiration. Créatrice de Costumes, elle participe à de nombreux longs métrages dont capitaine Conan de Bertrand Tavernier, ce qui lui vaut une nomination aux César dans la catégorie « Meilleurs Costumes ». Elle a travaillé pour des films très connus du grand public comme Les enfants du marais de Jean Becker, la fille de d’ArtagnanL627 etLa vie et rien d’autre tous trois de Bertrand Tavernier, mais aussi L’œuvre au noir  d’André Delvaux. Pluridisciplinaire, elle navigue entre différents espaces dédiés à l’écran : cinéma ou télévision, et pour le spectacle vivant, opéra et théâtre…

Pour en savoir plus sur Agnès Evein : https://criminocorpus.hypotheses.org/71838

Céleste Mogador et l’origine du French Cancan

Au milieu du XIXe siècle, la danseuse française Céleste Mogador rend célèbre une danse affriolante, le « cancan ». Celle-ci s’apprête à rencontrer un grand succès outre-Manche sous le nom de French Cancan.

Née en 1824 dans une modeste famille parisienne, la jeune Céleste Vénard quitte tôt le domicile familial pour échapper à l’emprise violente de son beau-père. Recueillie par une prostituée, Céleste devient à son tour une « fille publique », vivant parmi celles que l’on appelle alors les Lorettes…

Pour en savoir plus lire le billet publié par  Priscille Lamure le 7 novembre 2018 sur le site de Retronews

« L’époque 1895 revivra, ce soir, au bal Toulouse-Lautrec », photo tirée de L’Intransigeant, 1935 – source : RetroNews-BnF

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Priscille Lamure, débusque dans Gallica perles et drôleries historiques. Son blog, Savoirs d’Histoire, lui permet de partager ses trouvailles pour notre plus grand bonheur.

Grande curieuse et passionnée d’histoire depuis l’enfance, elle a commencé son parcours professionnel par une carrière de danseuse à Paris avant de reprendre des études, à l’âge de 24 ans, dans le but de se consacrer à son amour pour l’histoire, les arts et la culture. Depuis l’été 2015, elle tient le blog Savoirs d’Histoire sur lequel elle traite avec humour l’histoire, mais aussi de culture et de littérature. Depuis le début de l’année, elle contribue également aux publications de RetroNews

 

Dilma Rousseff photographiée au tribunal de justice militaire de Rio de Janeiro en novembre 1970

La femme présente sur cette photo, prise au tribunal de justice militaire de Rio de Janeiro en novembre 1970, est en réalité l’ancienne présidente du Brésil, Dilma Rousseff. Alors militante contre la dictature militaire (1964-1985) au sein du mouvement de la « Vanguarda armada revolucionária Palmares » (« Avant-garde armée révolutionnaire de Palmares », guérilla d’influence marxiste-léniniste), elle fut emprisonnée et torturée par le régime. Selon son biographe Ricardo Amaral, cette photo a été prise après 22 jours de torture, principalement par chocs électriques et « pau-de-arara » (qui se traduirait par « bâton à oiseaux », terme désignant au départ une technique pour transporter des volatiles par les pattes), torture consistant en une barre de fer où la victime est attachée par les genoux et poignets, tête vers le sol. Dilma Rousseff est au total incarcérée pendant trois ans, au cours de la période la plus dure de la dictature. 

L’utilisation de la torture fut longtemps niée par les militaires ; des années plus tard (2011), Dilma Rousseff, alors présidente du pays, institua la Commission Nationale de la Vérité afin de dénoncer l’ensemble des violations des droits humains qui ont eu lieu au Brésil, au cours de la dictature mais également auparavant. De nombreux témoignages furent entendus et rendus publics, sur la torture mais également la disparition de personnes, dans tout le pays. De cette photo, fortement diffusée lors de la campagne de Dilma Rousseff, nous retiendrons le visage des deux membres du tribunal, fuyant le photographe, contrastant avec l’expression de la militante, qui avait alors une vingtaine d’années. L’Histoire en photos

Le site (en portugais) de la CNV : http://cnv.memoriasreveladas.gov.br/instituciona…/a-cnv.html

Nota – La photo, inédite, provient du dossier de la justice militaire, auquel d’autres journalistes n’ont pas eu accès. Seul Ricardo Amaral a été autorisé, pour écrire une biographie de la présidente du Brésil, A vida quer é coragem (aux éditions Primeira Pessoa),.

L’hebdomadaire Epoca (groupe Globo) a eu la primeur de la photo, qui a fait sensation parmi les admirateurs et les détracteurs de Dilma Rousseff. Les commentaires dithyrambiques des premiers et les propos désabusés des seconds étaient prévisibles. Ph.P.

109 – Portrait du jour : Sabine Bolzan, l’auteure du roman « L’empreinte de la chair – Tome 1 : Justine »

PAR  · 

Le Carnet de l’histoire de la justice, des crimes et des …développe la rubrique Portrait du jour – Criminocorpus  et ouvre ses pages aux fidèles lecteurs du site.

Pour son 109 ème portrait du jour la rédaction du carnet criminocorpus reçoit avec infiniment de plaisir Sabine Bolzan, l’auteure du roman L’empreinte de la chair  – Tome 1: Justine

Sabine publie « L’empreinte de la chair » aux Editions La Liseuse.  Un thriller avec les codes classiques du genre mais aussi un roman plus personnel  et émouvant. Sabine Bolzan a exercé plusieurs métiers dans l’immobilier, dans la finance, dans l’hôtellerie et la décoration et se consacre aujourd’hui à l’écriture avec la publication du tome 1 de sa trilogie. L’histoire de Justine Edison qui suite à un accident devient médium et collabore avec un lieutenant de police pour résoudre des affaires sordides d’enlèvements.  Ecoutez l’émission en intégralité.

https://www.francebleu.fr/emissions/place-des-grands-hommes/gironde/sabine-bolzan-pour-son-roman-l-empreinte-de-la-chair

le Blog Les ateliers de Sam 

Bienvenue sur le site du carnet criminocorpus . Ph.P.

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Portrait de Sabine BOLZAN

« Parcours personnel : de l’émotion des sens

Sabine est née quelque part dans le Sud-Ouest, en cette année où John Lennon chantait « imagine » et où Coco Chanel tirait sa révérence.

Après avoir passé sa tendre enfance entre Bordeaux et Tours, elle vit à Monségur jusqu’à ses 18 ans. C’est là qu’est né son amour de la campagne, des animaux…

Ses parents lui donnent le goût des belles choses, des beaux endroits, de la cuisine, du partage. La maison est toujours pleine d’amis, ce qu’elle apprécie énormément étant fille unique.

Elle grandit avec la musique, du classique à Brel, Supertramp, Véronique Sanson, Bee Gees, Queen, Lenny Escudéro, ce qui l’ouvre alors complètement à tout type de musique et lui permet aujourd’hui d’écouter les mêmes musiques que ses filles. Ed Sheeran, Ofenbach, mais aussi Stromae, Petit biscuit, Bigflo et Oli, Angèle (elle adore).

La cuisine est un élément fondamental. Sa mère prépare une excellente cuisine familiale, accepte qu’elle cure les fonds de casserole de béchamel, de mousse au chocolat. En y regardant bien, elle doit encore avoir les traces de chocolat aux coins des lèvres. Son père est plutôt cuisine raffinée comme celle de Michel Guérard. Il lui apprend à faire un beurre blanc, à lever les filets de poissons etc…

Sabine passe son adolescence entre le cinéma (elle adore voir les films, dévore les magazines Studio et Première) et l’écriture. Et puis, un jour, une réflexion douloureuse casse son envie et son besoin d’écrire et elle ne pose de mots sur son carnet.

Après un traumatisme physique, elle devient anorexique de l’âge de 16 ans à 18 ans puis plonge dans la boulimie prenant dix kilos en un mois. Toutefois, elle réussit à adopter au fil des ans une alimentation équilibrée. Mais l’anorexie reste toujours en veille…et la rattrape parfois.

Parcours scolaire et professionnel : quand tout mène là où on doit être

Sabine obtient au Lycée de La Réole un Bac littéraire, A2 comme on dit à l’époque. C’est sur les bancs de ce Lycée qu’elle rencontre David, son époux, en seconde, et ils ne se quitteront plus. Elle passe un Capes d’Anglais à la fac de Bordeaux mais ne poursuit pas dans cette voie car elle est alors enceinte d’Eva, leur première fille. Puis, elle travaille dans une agence immobilière jusqu’à la naissance de sa seconde fille Camille. Ensuite, elle veut changer de métier et devient, après une formation à Paris, conseiller financier aux AGF.

Mais…la campagne lui manque trop.

En 2001, alors qu’elle passe avec son époux l’été au Cap Ferret, comme chaque année depuis leurs dix-huit ans, ils voient l’annonce d’une girondine à vendre. Et voilà comment, après plusieurs mois de travaux, ils s’installent dans cette magnifique campagne entre les Graves et Sauternes.

C’est là qu’ils décident d’ouvrir en 2006 leurs chambres d’hôtes, La Milléva. Toutes les chambres se remplissent rapidement et Sabine reçoit de nombreux magazines de déco. Elle remporte même le prix de la décoration organisé par le magazine Art et Décoration.

La plupart de ses hôtes et également ses amis lui demandent régulièrement ses recettes. C’est alors qu’elle a l’idée de créer le blog Les Ateliers de Sam. Au départ, elle n’y parle que cuisine puis petit à petit, les mots et son amour pour eux, reviennent et elle développe ce blog comme un panorama sur sa vie à la campagne.

En 2009, sa troisième fille vient au monde. Un magazine bordelais lui propose quelques pages pour développer une rubrique sur les femmes pressées. Cette rubrique se développe pour atteindre une vingtaine de pages. Elle rédige également d’autres articles et coordonne la rédaction. Puis, le propriétaire du magazine lui demande de créer le magazine Bordeaux Madame Maison. Elle a également aidé au lancement du Côte Basque Madame.

En même temps, elle gère son entreprise de décoration et effectue de nombreux chantier.

Cependant, ce sont deux activités extrêmement prenantes et combinées à l’éducation de ses trois filles, Sabine ne touche plus terre.

C’est alors, que l’histoire de Justine (l’Empreinte de la chair) commence à lui trotter dans la tête. Nous sommes en mars 2015. Persuadée que le moment est venu, et soutenue par toute sa famille, elle stoppe ses deux activités professionnelles et décide de se consacrer à l’écriture de son roman.

Parcours d’écriture : une plongée en eaux troubles

Petit à petit, tous les personnages prennent vie autour d’elle. Leurs histoires naissent sur les touches du clavier de l’ordinateur ou sur les pages blanches d’un carnet. Justine murmure, Justine délivre son passé, transmet sa torture psychologique…

Il y a un peu de Sabine dans Justine : dans sa façon de virevolter dans le monde professionnel, dans l’amour qu’elle donne aux êtres proches, dans cette présence affective des grands-parents, dans sa lutte féroce contre l’anorexie et sa violence contre tous ceux qui veulent l’en détourner. Il y a la nature aussi, les chiens, la cuisine, les parfums…

Il y a aussi tout ce que Sabine n’a pas dans Justine : un frère.

Mais, malgré toute cette brutalité, cette férocité, ce n’est pas l’histoire de Justine qui est le plus dur à écrire. C’est celle du prédateur. Sabine doit faire des recherches sur les pervers narcissiques, les victimes de viols, les tueurs en série… Tout un monde d’horreurs et d’immondices se déverse alors sur la petite maison à la campagne de Sabine. Il s’incruste par tous les interstices des fenêtres, hante ses nuits. Elle ne dort pas, elle doit écrire.

Aujourd’hui, ils sont tous réunis dans un roman de 224 pages. Ils l’ont quittée pour quelques mois en attendant que le temps lui revienne et qu’elle puisse de nouveau s’installer au clavier de l’ordinateur…

Cette fois, ce sera Justin, le frère, qui lui murmurera son histoire…

Et aujourd’hui ?

Plein de projets :

* la sortie et la communication de l’Empreinte de La Chair, Justine. Les dédicaces, les causeries, les lectures…

* la sortie de Titi et Maman le 13 avril 2019, livre jeunesse écrit avec ma fille Fanny. Pourquoi cette date précise ? Parce que ce seront les dix ans de sa fille et que c’est une promesse qu’elle lui a faite.

* la rédaction de paroles pour des compositions pour le groupe BelliRozès (d’ailleurs ils vont interpréter une de leurs chansons samedi 17 novembre au Confidentiel à Bordeaux)

* le développement de rencontres autour du livre et des livres en général

* des conférences à la rencontre de lycéens, collégiens ou tout autre personne confrontés soit aux attouchements, soit à l’anorexie et/ou à la boulimie

* et surtout, aussi, l’écriture des deux autres tomes de l’Empreinte de la Chair puisqu’il s’agit d’une trilogie

* dans le même temps, elle poursuit sa passion de la déco, en rénovant à titre personnel des immeubles. Elle adore les travaux, partir d’un vieil immeuble, qui a une histoire, dont les pierres chantent encore les paroles entendues des anciens habitants et petit à petit lui redonner vie, vigueur et élégance. C’est son bonheur

Vous l’avez compris, l’ennui n’a pas vraiment de place dans la vie de Sabine…Car, lorsqu’elle trouve enfin du temps c’est pour sa famille et ses amis…elle quand elle trouve encore du temps sur le temps, elle s’empare du livre d’un de ses copains auteurs et plonge dans un autre univers. »

103 – Portrait du jour : Anne Selivers, directrice des Editions Rod et auteure des romans « De Saint-Pétersbourg à Paris » et « Sotchi for Ever »

« … Le trait commun à tous les romans d’Anne Selivers tient à une exhortation que lui fit dans son enfance une amie de sa famille, S.A.I. la Princesse Vera Constantinova de Russie : « Anne, n’oublie pas ce que nous avons vécu, qui nous sommes et d’où tu viens. Transmets-le pour que notre histoire ne s’efface jamais ».

Au-delà d’un simple devoir de mémoire, le « nous » contenu dans cette invite rappelait combien l’exil de deux à cinq millions d’émigrés, suivant les différentes sources, était en réalité celui de la Russie elle-même. Elle renouvelle aussi la grande question de ce qu’est la Russie à cheval sur deux continents, constamment écartelée entre conservatisme et changements… »

Le Carnet de l’histoire de la justice, des crimes et des …développe la rubrique Portrait du jour – Criminocorpus  et ouvre ses pages aux fidèles lecteurs du site.

Comme un bonheur n’arrive jamais seul, nous consacrons notre 103eme portrait du jour à Anne Selivers, directrice des Editions Rod et auteure des romans « De Saint-Pétersbourg à Paris » et Sotchi for Ever.

Française d’origine russe par ses grands-parents qui ont quitté la Russie à la Révolution, Anne Selivers (de son vrai nom Anne Seliverstoff), après avoir été expert en art russe pendant quinze ans à Genève, puis à Monaco, débute dans l’écriture par le fantastique (Harmonia et Equilibrium, 3 tomes), s’inspirant en partie de la mythologie slave.

Elle a été révélée par les Éditions Mille Plumes par un roman « De Saint-Pétersbourg à Paris », réédité par les Éditions ROD, qui retrace les péripéties d’un membre de la haute noblesse, plongée dans les affres révolutionnaires, qui va commencer une vie d’exil dans la capitale française. Elle poursuit son introspection des mystères de l’âme russe par un autre roman, Sotchi for Ever(2016), dans lequel se confrontent modernité et traditions dans un face-à-face entre un auteur connu qui se retire dans les montagnes caucasiennes et un moine fantomatique évoquant étrangement l’hypothétique survivance d’un haut personnage dont l’identité n’est que suggérée.

Le trait commun à tous les romans d’Anne Selivers tient à une exhortation que lui fit dans son enfance une amie de sa famille, S.A.I. la Princesse Vera Constantinova de Russie : « Anne, n’oublie pas ce que nous avons vécu, qui nous sommes et d’où tu viens. Transmets-le pour que notre histoire ne s’efface jamais ».

Au-delà d’un simple devoir de mémoire, le « nous » contenu dans cette invite rappelait combien l’exil de deux à cinq millions d’émigrés, suivant les différentes sources, était en réalité celui de la Russie elle-même. Elle renouvelle aussi la grande question de ce qu’est la Russie à cheval sur deux continents, constamment écartelée entre conservatisme et changements.

Bienvenue Anne au sein du carnet très prisé du site criminocorpus : le site qui décoiffe même en automne !

Écoutez l’interview avec Anne Selivers son livre «De Saint-Pétersbourg à Paris» (Éditions Mille Plumes) La vie d’un jeune aristocrate de Saint-Pétersbourg a été balayée par la révolution. Son destin le mènera à Paris parmi ses compagnons d’infortune.Un voyage sombre dans la profondeur de l’âme slave dont vous sortirez pour le moins perturbé.

Pour en savoir plus Anne Selivers

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« Une maison d’édition créée en 2014 qui est la résultante d’un rêve, d’une envie, et d’une soif de lecture. J’ai toujours aimé la lecture et l’écriture. Pour moi, les mots sonnent comme des notes de musique. Cela vient peut-être de la manière dont je me suis plongée dans ce monde merveilleux qu’est la lecture. Je le dois à ma grand-mère qui m’a appris à écrire et lire le russe en même temps que le français et le solfège. Je n’avais que trois ans et ne cessais de lui demander : « Puisque les notes portent toutes un son différent, le fait de les écrire avec un alphabet différent, est-ce que cela leur apporte un son différent ? » J’ai commencé à dévorer les livres très tôt, en les traduisant dans un sens ou dans l’autre, pour essayer de donner une réponse à cette question qui, pour moi, était fondamentale. Le livre devint très rapidement mon refuge, comme la musique. Et l’écriture, évidemment, me permit de créer mes harmonies. Au début des années 2000, j’ai eu vent qu’une maison d’édition se vendait. À cette époque, je travaillais dans l’Art. Et cette idée qui me plaisait n’était absolument pas raisonnable. Je continuais donc à écrire et à lire. Puis j’ai affronté le monde de l’édition en envoyant mes manuscrits. À l’époque, cela se faisait par voie postale. Il y avait très peu de petites maisons d’édition à compte d’éditeur, et face aux mastodontes et aux célèbres écrivains, les auteurs inconnus n’avaient absolument aucune chance de voir un jour leur livre en rayon s’ils ne contribuaient pas pécuniairement à l’édition de leur ouvrage. J’ai eu un mal fou à trouver un éditeur qui veuille bien éditer mes livres gratuitement et, surtout, qui me paye mes droits d’auteur. Ce fut le cas avec mon quatrième. Le cinquième fut également accepté par une autre maison. Malheureusement, le contrat fut signé, mais la maison a fait face à un redressement, et n’a continué à éditer que les auteurs connus ; je suis restée avec ma déception. C’est à ce moment-là que je me suis dit que c’était injuste. Qu’il fallait donner leur chance à tous les petits auteurs, comme moi. Ma décision était prise : imprimer et éditer pour les autres sans prendre trop de risques, mais en mettant les auteurs à contribution, afin de leur donner toutes les chances de voir leurs œuvres distribuées. Comment ? Je leur demandais alors de faire leur propre publicité, leurs dédicaces. Et si la maison le pouvait, elle organiserait des salons. Tous ont mis la main à la pâte. Si bien que les manuscrits ont commencé à se multiplier, à arriver en masse. À ce jour, nous en sommes à 6 354 ouvrages reçus ! Je voulais lire, je fus comblée ! Le métier idéal, oui ! Mais vu que j’étais toute seule, je fus rapidement submergée… Une fois la maison créée, évidemment, très vite il a fallu faire face au marché, au marketing, une chose qui n’avait plus rien de si enchanteur que la simple lecture ! Les manuscrits se sont multipliés dans ma boîte aux lettres. Je les photocopiais et les envoyais à mon comité de lecture, qui comptait une petite vingtaine de personnes, le même nombre qu’aujourd’hui. Nous n’arrivions pas à suivre. Eux dans leurs lectures, tout comme moi qui devait, en plus, m’occuper du façonnage des couvertures, des textes à faire corriger et à mettre en pages, des envois à l’imprimerie, de la distribution, etc.… et puis de toute la paperasserie ! Puis, en 2016, tout s’est enchaîné. Grâce aux auteurs de la maison d’édition, le site a été totalement restructuré. Je peux dire que les Éditions Rod peuvent se comparer à une véritable famille, les auteurs m’ont tous aidée avec leur savoir-faire. Rémy Gratier de Saint Louis a pris en main la création des couvertures et du site. Monsieur Claude Martinaux, un de mes auteurs et ami, m’a présenté Alain Anceschi, son gendre, qui a mis toutes ses connaissances à mon service pour rendre les Éditions Rod plus fortes face au marché. Son amour du livre l’a entraîné à prendre en main le comité de lecture et la communication… Et fort de cela, il s’occupe également des corrections et du suivi d’édition de chaque roman. Nos tâches sont bien établies et, contre vents et marées, nous continuons d’avancer. Nous avons trouvé notre distributeur national, et nous en sommes tous heureux ! Cette maison d’édition, ce sont mes auteurs uniquement. Je ne suis qu’une simple présidente. Et sans eux, je ne suis rien… Pour tout cela, je les remercie du fond du cœur. »