Archives pour la catégorie Articles de presse

Enceinte au XVIIe siècle : misères et splendeurs des manuels de grossesse

PAR  · 

« Lorsque j’ai annoncé que j’étais enceinte pour la première fois, mes amies n’ont pas tardé à m’ensevelir sous des tombereaux de manuels sur la grossesse et sur l’accouchement. Je ne sais pas si leur intention était d’abord de libérer de l’espace dans leurs bibliothèques ou de m’aider à me préparer à ce changement de vie radical, mais j’ai eu l’impression qu’il était de mon devoir de lire tous les conseils qui m’étaient ainsi dispensés. Je tentais de comprendre comment devenir la mère de l’être mystérieux qui grandissait à l’intérieur de moi, et toute assistance était la bienvenue… »

Lindsay Patterson — Traduit par Bérengère Viennot — 17 mars 2019 pour en savoir plus sur le site de Slate

Gravure : «Les époux Arnolfini» (1434), de Jan van Eyck. | National Gallery, London via Wikimedia

Après-guerre, les « pin-up » provoquent la répulsion des journaux progressistes (Priscille Lamure)

À la fin des années 1940 les « pin-up » débarquent en France, où elles reçoivent un accueil glacial : entre dénonciation de la corruption des mœurs et critique du modèle capitaliste, les journaux de gauche récusent cette démonstration d’« arrogance américaine ».

Un corps aux mensurations parfaites, des jambes interminables, une crinière soigneusement domptée et un regard de velours : voici le cliché fantasmé qu’incarne la « pin-up », une représentation idéalisée de la femme qui voit le jour aux États-Unis dans la première moitié du XXe siècle.

Quelques décennies plus tôt, à la fin du XIXe siècle, les premiers magazines érotiques avaient fait leur apparition dans la presse américaine, ainsi qu’en Europe. L’invention de nouvelles techniques d’impression et la photo-mécanisation des images avaient alors permis la diffusion massive de photographies suggestives pour le plus grand plaisir de la gent masculine…

Pour en savoir plus lire le billet publié par Priscille Lamure le 13 mars 2019 sur le site de Retronew

Priscille Lamure, débusque dans Gallica perles et drôleries historiques. Son blog, Savoirs d’Histoire, lui permet de partager ses trouvailles pour notre plus grand bonheur.

Grande curieuse et passionnée d’histoire depuis l’enfance, elle a commencé son parcours professionnel par une carrière de danseuse à Paris avant de reprendre des études, à l’âge de 24 ans, dans le but de se consacrer à son amour pour l’histoire, les arts et la culture. Depuis l’été 2015, elle tient le blog Savoirs d’Histoire sur lequel elle traite avec humour l’histoire, mais aussi de culture et de littérature. Depuis le début de l’année, elle contribue également aux publications de RetroNews

Les infirmières de la grippe espagnole, héroïnes oubliées de la Première Guerre mondiale

Il y a cent ans, en février 1919, le monde sortait de deux vagues de la pire épidémie de grippe de l’histoire et souffrait encore, de manière sporadique, des derniers épisodes de la grippe dite «espagnole». Cette grippe entraînait une mort épouvantable et brutale: une personne pouvait montrer les premiers symptômes de la maladie le matin, se retrouver extrêmement affaiblie dans la nuit et mourir le lendemain matin. En raison des caractéristiques biologiques de ce virus, la moitié des victimes qui mourraient avaient entre 20 et 40 ans. Cette grippe, contrairement aux souches les plus courantes qui touchent essentiellement les plus jeunes et les personnes âgées, tuait des travailleurs, des soldats, des politiciens, des mères et des pères de jeunes enfants… en d’autres termes les personnes les plus impliquées dans la société. Au total, on estime que cette grippe (qui fit des dizaines de millions de morts à travers le mondetua environ 375.000 Américains en 1918 et 1919, soit bien plus que les 53.402 soldatsaméricains, morts au combat durant la Première Guerre mondiale… (Photographie : Malades au Walter Reed Hospital, à Washington D.C., durant la pandémie de grippe espagnole de 1918. | Harris & Ewing via Library of Congress)

Pour en savoir plus Rebecca Onion — Traduit par Florence Delahoche — 5 mars 2019 sur le site de Slate

RUBRIQUE ŒIL EN EVEIL « En attendant le jour » : L’Inspecteur est une Inspectrice

Un événement de taille aura lieu le 13 mars prochain. Je ne parle pas, bien évidemment, de mon anniversaire (quoique), mais de la parution du nouveau livre de Michael Connelly, l’un des principaux écrivains américains de romans policiers, connu notamment pour sa création du célèbre personnage de l’inspecteur Harry Bosch, apparu en 1992 dans son premier polar « Les égouts de Los Angelès », et devenu depuis le héros récurrent de ses romans. Depuis 2014, ces derniers sont adaptés à la télévision sous forme d’une série »Bosh » dont la saison 5 est déjà en préparation. Mentionnons aussi les deux adaptations de ses romans au cinéma, « Créance de sang » par Clint Eastwood , et « La défense Lincoln » réalisé par Brad Furman .

 

 

Mais revenons à son nouveau roman, « En attendant le jour » qui paraîtra chez Calmann-Lévy, et à sa nouvelle héroïne, l’inspectrice Renée Ballard qui travaille au commissariat d’Hollywood. Affectée aux patrouilles de nuit, elle n’a pas le droit de mener à leur terme les enquêtes sur les affaires qu’elle détecte pendant ses rondes, et doit les transmettre, en quittant son service, aux inspecteurs de jour.

Sauf qu’une nuit, deux affaires qu’elle découvre, la poussent à braver le règlement : elle décide de poursuivre, le jour, leur enquête, tout en assurant ses quarts de nuit. Qui de sa hiérarchie hostile, de sa fatigue ou de la face sombre de l’inspectrice qu’elle réveille en elle, aura le dernier mot ? Renée Ballard résistera-t-elle, impassible ? Attendons le jour !

Nota bene : Je précise, pour ceux qui ont parcouru mon billet du 17 février dernier, sur le festival « Quais du Polar » de Lyon, du 29 au 31 mars prochain, que Michael Connelly fera partie des invités de cette manifestation.

*****

Krystyna Kowalska : En collaboration avec Philippe Poisson, Krystyna rédige régulièrement et officiellement une critique de littérature policière RUBRIQUE OEIL EN ÉVEIL sur le discret carnet criminocorpus. Pour en savoir plus sur Krystina :

https://criminocorpus.hypotheses.org/59672

La grève des midinettes, joyeuse et victorieuse

En mai 1917, les ouvrières de la couture refusent l’amputation de leur salaire d’une journée chômée pour cause de guerre. Des milliers de midinettes cessent le travail pour l’application de la « semaine anglaise » intégralement payée.

À l’occasion de la sortie de l’application mobile « Hanna la Rouge : grève générale, novembre 1918 : un jeu du réel dans l’Europe Moderne Année zéro », RetroNews revient sur l’un des faits réels qui ont inspiré l’intrigue de cette fiction historique réalisée par Anita Hugi, co-écrite par David Dufresne et mise en image par Anja Kofmel…

Pour en savoir plus sur le site de Retronews – le 19/06/2018 par Michele Pedinielli – modifié le 24/01/2019

Gendarmerie : « Un métier d’autorité qui se féminise », dit une commandante

INVITÉE RTL – Karine Lejeune, commandante de groupement de l’Essonne et lauréate du « coup de cœur » de la Femme d’influence 2018, fait le point sur la féminisation de la gendarmerie.

Elles représentent aujourd’hui 20 % des effectifs de gendarmerie, dont trois sont commandantes de groupement départemental. « Les femmes sont présentes dans toutes les subdivisions d’armes », se félicite Karine Lejeune, commandante du groupement de gendarmerie de l’Essonne.

Déjà dépositaire de l’ordre national du Mérite en 2015, la militaire a été élue « coup de cœur » de la Femme d’influence 2018. Gendarmerie départementale, mobile et même GIGN…  le métier accueille de plus en plus d’éléments féminins depuis 1983, officiers et sous-officiers…

Pour en savoir plus et lire la vidéo d’appui sur le site de Rtl

 


En 1898 paraissait La Fronde, premier journal féministe du monde

« Dans La Fronde, nous lutterons pour la femme écrivain qui veut placer sa copie, pour l’ouvrière qui veut avoir un salaire égal à celui de l’homme, pour la femme qui veut avoir les possibilités d’être épouse et mère » explique Marguerite Durand, sa fondatrice. Les autres journaux sont partagés entre bienveillance et franche moquerie.

Fondé par Marguerite Durand en 1897, La Fronde est le premier quotidien féministe du monde. Le 4 décembre 1897, le journal La Presse informe ses lecteurs de la naissance de ce journal d’un genre nouveau, le premier à être entièrement conçu et dirigé par des femmes…

C’ÉTAIT À LA UNE par Emmanuel Laurentin

Pour en savoir plus sur le site de France culture