Archives pour la catégorie Articles de presse

21 avril 1944 : les Françaises obtiennent le droit de vote

C’est depuis Alger que le Comité français de libération nationale publie son plan d’organisation de la France après la Libération. L’article 17 donne aux Françaises le droit de voter et d’être éligibles aux élections.

C’est une simple phrase. Un article d’une ligne qui va bouleverser la vie de millions de Françaises. Dès la Une, les lecteurs et les lectrices de L’Echo d’Alger du 23 avril 1944 comprennent que quelque chose est en train de se passer.

Le Comité français de libération nationale, présidé par Charles de Gaulle, a rédigé le 21 avril une ordonnance  sur l’organisation des pouvoirs publics en France après la libération. La première déclaration donne le ton…

Pour en savoir plus lire le billet publié par Michele Pedinielli le 20 avril 2018 sur le site de Retronews

La grève victorieuse des « matchgirls » anglaises – Presse RetroNews …

EN 1888, 1 400 OUVRIÈRES DE L’USINE D’ALLUMETTES BRYANT & MAY SE METTENT EN GRÈVE POUR PROTESTER CONTRE LEURS CONDITIONS DE TRAVAIL. ET SURTOUT REFUSER L’UTILISATION DU PHOSPHORE, QUI DÉFORME LA MÂCHOIRE DE CELLES QUI LE RESPIRENT.

Tout commence par un article paru dans l’hebdomadaire anglais The Link. Sous le titre « White slavery in London » (Esclavage blanc à Londres), la journaliste et militante socialiste Annie Besant dénonce les épouvantables conditions de travail des ouvrières de la manufacture d’allumettes Bryant & May.

Ces « matchgirls » – souvent des adolescentes – travaillent plus de 12 heures par jour pour 4 shilling par semaine (pas assez pour payer le loyer d’une chambre), sont à peine nourries dans l’usine et sont, de plus, soumises à des amendes si leurs mains ou leurs pieds sont jugés sales sur leur lieu de travail.

Par dessus tout, elles travaillent au milieu des gaz du phosphore utilisé pour fabriquer les allumettes. Le phosphore provoque des ostéonécroses de la mâchoire, déformant le visage et entraînant d’insupportables douleurs. Le « phossy jaw » (pour « phosphorus necrosis of the jaw ») touche de nombreuses ouvrières de la manufacture.

Lorsque l’article paraît, l’émoi est grand. Le premier geste de la direction de Bryant & May est alors de licencier les ouvrières qui ont parlé avec Annie Besant. Ce renvoi met le feu aux poudres. Le 6 juillet, les « matchgirls » cessent le travail 

Pour en savoir plus lire le billet publié par Michèle Pedinielli le 5 avril 2018 sur le site de Retronews

 

Disparition de Winnie Mandela : La passionaria des townships

L’ex-femme de Nelson Mandela est morte aujourd’hui à 81 ans. Populaire dans les townships, elle a été dénigrée par les leaders noirs, malgré un engagement sans faille dans la lutte anti-apartheid. Un documentaire d’Arte, visible ici, revient cette figure controversée…

Pour en savoir plus : Raoul Mbog – Publié le 02/04/2018. Mis à jour le 02/04/2018 à 17h06. sur le site de Telerama

 

 

À la prison de Fleury-Mérogis, une crèche va ouvrir pour les enfants des femmes détenues (Paul Guyonnet)

JUSTICE – C’est une grande première. À partir du mois de septembre prochain, la prison de Fleury-Mérogis, dans la banlieue sud de Paris, devrait être le premier centre pénitentiaire français à disposer d’une crèche pour accueillir les bébés des femmes incarcérées. « Une révolution », explique-t-on au sein de l’administration de la plus grande prison française, comme le rapporte Le Parisien.

L’objectif est de permettre aux femmes incarcérées, qui sont pour l’heure en cellule avec leur nourrisson, de pouvoir le faire garder pendant la journée, afin par exemple de travailler ou de suivre des formations scolaires ou universitaires. « Cela va favoriser la réinsertion de ces femmes, car ces détenues sont occupées à plein-temps actuellement par leurs bébés », continue Le Parisien, citant l’administration pénitentiaire…

Par Paul Guyonnet le 3 mars 2018 sur le site du Huffingtonpost.

Les nonnes du Vatican en ont assez d’être asservies

A quand une révolte des religieuses du Vatican ? Celles-ci auraient bien des raisons de le faire, selon une enquête publiée jeudi dans un supplément mensuel de « l’Osservatore Romano », le quotidien officiel du Vatican.

Plusieurs religieuses témoignent anonymement de leurs conditions de travail proches de l’esclavage. Lever à l’aube, coucher « une fois le repas du soir servi, la maison rangée et la lessive et le repassage faits »… le tout pour une rémunération dérisoire, décrit ainsi l’une d’elle… Photographie : Le pape François et des nonnes au Chili en janvier 2018. (AFP PHOTO / OSSERVATORE ROMANO)

Par L’Obs – 

Les nonnes du Vatican en ont assez d’être asservies – Nouvel Obs

Les femmes dans les luttes sociales

Août 1978, page 18 – L’afflux des femmes sur le marché du travail et leurs revendications spécifiques posent des problèmes nouveaux aux organisations de gauche comme au patronat.

le nombre et l’ampleur des conflits sociaux où les ouvriers étaient des femmes ont retenu l’attention dans les années 70. Les raisons en furent vite trouvées : les femmes étaient victimes de la crise économique et de la restructuration qui frappaient de plein fouet les branches traditionnellement féminisées, comme le textile ou la confection. Et vite on noya la poissonne dans un océan de chiffres qui n’étaient pas forcément dépourvus d’intérêt mais qui masquaient pourtant l’essentiel, à savoir que ces luttes ne se déroulaient pas selon les formes coutumières. La nouveauté n’était guère perceptible dans ce que diffusent habituellement les journaux : nom du délégué syndical (presque toujours un homme), nombre de journées de grèves ou d’occupation, etc. Les sujets de la lutte, même s’il y avait 99 % de femmes, c’était, grammaire oblige, les ouvriers…

Pour en savoir plus lire le billet publié par par Geneviève Brisac & Thérèse Brisac sur le site du Monde-diplomatique

Ludivine Bantigny : “Rien n’est plus collectif que Mai 68” (Entretien)

Non, Mai 68 n’est pas qu’un mouvement étudiant parisien. Dans toute la France, ouvriers, agriculteurs, commerçants, artisans, et même chauffeurs de taxi et danseurs s’y sont mis. Et bien avant le mois de mai. C’est ce que l’historienne Ludivine Bantigny rétablit brillamment dans son livre, qui bouscule les idées reçues. Rencontre avec l’auteure de “1968. De grands soirs en petits matins”…

Pour en savoir plus lire le billet publié le 20 février 2018-   (Propos recueillis par Michel Abescat) – Sur le site de Telerama

Date de parution du livre le 4 janvier 2018 – À partir d’un travail dans les archives de toute la France, pour beaucoup inédites, Ludivine Bantigny restitue l’énergie des luttes, des débats, des émotions et des espoirs portés par les acteurs de 68 : toutes celles et tous ceux – ouvriers, étudiants, militants mais aussi danseurs, médecins, paysans, artisans, poètes d’un jour, et les femmes à parts égales avec les hommes – qui ont participé au mouvement. Elle s’intéresse aussi à « l’autre côté » : la police, le pouvoir et les oppositions à la contestation.

Son livre s’attache au vif des événements : à la diversité de leurs protagonistes plus qu’aux seuls porte-parole désignés, à leurs pratiques plus qu’à la rhétorique dont on les a ensuite enveloppés, à la grève qui met le temps en suspens. « Les événements » : si la formule est restée vague faute de pouvoir à coup sûr qualifier ce qui s’était passé, du moins a-t-elle le mérite de revenir précisément aux faits, aux projets, à l’inventivité, à tout ce qui a été imaginé, de grand et de petit, pour réellement « changer la vie ».

Ludivine Bantigny, ancienne élève de l’École normale supérieure, agrégée et docteur en histoire, est maître de conférences à l’université de Rouen, après avoir enseigné aux instituts d’études politiques de Paris et de Strasbourg. Ses travaux portent sur la jeunesse comme enjeu social et politique, sur la socialisation, les formes d’héritage et de transmission générationnelle, ainsi que sur l’histoire des sciences humaines et sociales (sciences du psychisme et sociologie) dans la seconde moitié du XXe siècle. Membre du comité de rédaction des revues Vingtième SiècleHistoire@Politique et Revue d’histoire de l’enfance irrégulière, elle a récemment publié Le plus bel âge ? Jeunes et jeunesse en France de l’aube des Trente Glorieuses à la guerre d’Algérie (Fayard, 2007), Les « XXe siècle » français. La France et les Français de 1914 à nos jours(Ellipses, 2006) et, en codirection, Printemps d’histoire. La khâgne et le métier d’historien (Perrin, 2004)…

Ludivine Bantigny: Livres, Biographie, écrits, livres audio …

Le blog de Ludivine Bantigny | Le Club de Mediapart