Archives pour la catégorie Articles de presse

L’histoire faite aussi par des femmes

À l’occasion de la Journée internationale des femmes, France 5 propose jusqu’au 18 mars une série de documentaires consacrée à des femmes qui ont fait l’histoire mais dont on parle peu voire pas du tout.

Dimanche 18 février, la série débute avec le documentaire Anne Morgan, une Américaine sur le front, réalisé par Sylvain Bergère et produit par Olivier Mille. Entièrement composé d’archives, il retrace l’histoire de l’Américaine Anne Morgan et de ses 350 compatriotes féminines qui l’ont suivie en Picardie de 1917 à 1924 pour aider les civils à reconstruire leurs villages et à se reconstruire eux-mêmes…

Pour en savoir plus lire le billet publié par Marion Mayer le 18 février 2018 sur le site La-croix

Petit lexique de la prostitution parisienne au XIXe siècle

Bien établi dans les rues de la capitale depuis des siècles, le commerce des charmes a connu son âge d’or sous le Second Empire. Cette époque qualifiée d’immense « fête impériale » a non seulement vu émerger les prostituées de luxe et se développer les maisons closes, mais a grandement étendu le vocabulaire lié à la prostitution. Voici quelques mots à connaître avant de s’aventurer du côté libertin de la capitale !

Pour en savoir plus lire le billet publié le 4 février 2018 sur le site Paris zigzag

L’apparition des premières poupées gonflables – Presse RetroNews-BnF

Dès le XVIIe siècle, les marins hollandais qui restaient des mois durant en pleine mer avaient coutume, pour pallier l’absence de femmes à bord du navire, de fabriquer des poupées grandeur nature à partir de bouts de chiffons rapiécés. Ces simulacres de femmes étaient appelés « dames de voyage » ou « dutch wives », et tenaient compagnie aux marins esseulés pendant leurs longues traversées.

À la fin du XIXe siècle, grâce à l’invention du caoutchouc vulcanisé, on vit peu à peu apparaître dans la France de la Belle Époque des poupées à gonfler féminines commercialisées à destination des adultes.

Ces « femmes artificielles », dotées de cheveux, étaient alors vendues au marché noir à des prix exorbitants. C’est notamment à l’occasion de l’Exposition universelle de Paris en 1900 que les premiers modèles de poupées de caoutchouc furent proposés aux riches visiteurs par certains camelots parisiens. Ces derniers étaient alors traqués avec vigueur par la police pour vente d’objets à caractère pornographique et pour atteinte aux bonnes mœurs.

Lors de son procès pour vente d’images lubriques, le célèbre camelot Napoléon Hayard (Léon Hayard, de son vrai nom), connu des Parisiens sous le nom d’« Empereur des camelots », profita de ces histoires de femmes en caoutchouc pour narguer la police, qui peinait à traquer les vendeurs au coin des rues.

Un article du journal La Justice, rapporte ainsi, en octobre 1900, que Napoléon Hayard aurait affirmé, pour provoquer l’ire de la police et l’hilarité de l’assemblée …

Pour en savoir plus sur lire le billet publié par Priscille Lamure le 12 février 2018 sur le site de retronews

Années 1930 : « Femmes, restez au foyer ! » – Presse RetroNews-BnF

Dans la France du XIXe siècle, on estime qu’entre 4 et 7 millions de femmes gagnaient leur vie en travaillant. La guerre de 1914-1918 les a ensuite menées dans les usines tandis que les hommes étaient au front : des centaines de milliers de « munitionnettes » ont ainsi participé à l’effort de guerre.

Mais, tandis que les féministes militent pour que cette nouvelle égalité perdure, les tenants du patriarcat réclament au même moment, avec force, le retour à la « tradition ». Qu’importe : pendant les années folles, les femmes, parfois habillées en garçonnes [voir notre article], poursuivent leur mouvement d’émancipation et revendiquent l’égalité des sexes.

La réaction ne se fait pas attendre : les mouvements chrétiens organisent, au début des années 1930, des « Congrès de la mère au foyer » destinés à inciter les femmes à retrouver le chemin du sacro-saint foyer.

Car, martèlent en 1933 les participants venus de tous les pays européens : la situation est « lamentable ». L’Écho de Paris relaie ce constat catastrophiste …

Pour en savoir plus lire le billet publié par Marina Bellot le 27 juin 2016 sur

Années 1930 : « Femmes, restez au foyer ! » – Presse RetroNews-BnF

Jeanne Chauvin, pionnière des femmes avocates – Presse RetroNews …

(Portrait de Jeanne Chauvin paru en 1926, année de sa mort, dans le journal Comoedia – source : RetroNews-BnF) 

Comme Julie-Victoire Daubié qui, en 1861, osa briguer le droit de passer son baccalauréat, Jeanne Chauvin dut batailler pour forcer la porte des prétoires. Cette fille de notaire, brillante élève, se présenta à la Cour d’appel de Paris pour prêter le serment d’avocat, le 24 novembre 1897, avec en poche son doctorat en droit et sa licence ès lettres.

Un journaliste du quotidien monarchiste modéré Le Soleil raconte cette journée hors du commun, entre empathie et admiration pour la jeune prétendante …

Pour en savoir plus lire le billet publié par Marina Bellot le 6 février 2018 sur le site de Retronews

Rennes. Gisèle Debets : une « Merlinette » de la Première armée française avec de Lattre de Tassigny

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Gisèle Debets est décédée dimanche 28 janvier 2018, au Theil de Bretagne

Née le 5 mai 1920, au Maroc, elle était à l’aube de ses 98 ans. Il y a plus de soixante-dix ans, cette femme s’était engagée dans la Première armée française, aux côtés de son chef, le général Jean de Lattre de Tassigny, futur maréchal de France.

Elle était une des « Merlinettes », ces premières femmes soldats de l’armée de terre, spécialiste des transmissions. Ses obsèques seront célébrées jeudi 1er février, à Rennes.

Pour en savoir plus sur Ouest-france.

Les « Merlinettes » – Dans le cadre de l’organisation des troupes françaises libres, le général d’armée Giraud, commandant en chef des forces terrestres et aériennes en Afrique du Nord, et le colonel Merlin, commandant des transmissions en Afrique du Nord, créent le Corps féminin des transmissions (C.F.T.) le 22 novembre 1942. Cent cinquante femmes sont engagées, pour pallier le déficit de personnel masculin. Formées aux spécialités de radio, de téléphoniste, de télétypiste et de radio/secrétaire d’analyse, ces premières femmes « soldats » de l’armée de terre sont vite appelées les « Merlinettes » en référence au colonel Merlin.

En 1944, le nombre de ces combattantes atteint environ 2 400 (2 000 pour l’armée de terre, 400 pour l’armée de l’air), dont la majorité participe à la campagne d’Italie avec les forces françaises du général Juin. Après la reprise de Naples, de Rome, de Monte Cassino et de Sienne, elles sont également présentes lors du débarquement à Tarente le 9 août 1944, prélude à celui effectué en Provence, qui débute le 15 août 1944. Plusieurs « Merlinettes » débarquent ainsi à Saint-Tropez le 16 août, comme le montre le cliché « Personnel féminin de l’Armée de Terre » pris le jour même, et étudié ici.

Prise par les services de l’Armée alliée, cette photographie remplit avant tout une mission documentaire, et elle n’est pas spécialement destinée à la diffusion auprès du public civil. Elle n’en possède pas moins une forte valeur symbolique, susceptible de marquer les consciences et les représentations. Pour en savoir plus lire Les femmes dans l’armée de Libération | L’histoire par l’image

L’ouvrière américaine ayant inspiré l’icône féministe « Rosie la riveteuse » est morte

Naomi Parker Fraley, une Américaine ayant travaillé dans une usine américaine au début des années 1940 et à l’origine d’une célèbre affiche des ouvrières de la seconde guerre mondiale, est morte lundi.

L’image de ce foulard à pois et de cette manche retroussée c’était elle, « Rosie the riveter » (littéralement Rosie la riveteuse). Naomi Parker Fraley, l’Américaine qui avait inspiré l’affiche emblématique de l’ouvrière de la seconde guerre mondiale, est morte lundi 22 janvier à 96 ans, a annoncé le New York Times.

De nombreuses femmes avaient été identifiées comme les inspiratrices de l’affiche, mais selon le quotidien américain c’est bien Naomie Parker Fraley qui était la plus « légitime ». Le journal relate l’histoire de cette femme, et surtout du travail réalisé par un universitaire, James J. Kimble, pour retrouver la trace de l’inspiratrice originale…

Pour en savoir plus lire le billet publié le 23 janvier 2016 sur le site  Le monde.