Archives pour la catégorie Armée

Susan Travers, l’aventurière oubliée

Pendant sept ans, de 1940 à 1947, cette Anglaise héroïque, élevée dans le Sud de la France, a fait la guerre en tant que chauffeur au sein des Forces des Français libres puis en Indochine. Un destin incroyable pour une femme incroyable, pourtant longtemps oubliée.

Sa véritable histoire commence en 1940 à Londres, à l’âge de 30 ans. Susan Tavers rêve alors d’un destin héroïque et s’engage dans les forces françaises. Acceptée en tant qu’infirmière, elle répond à l’appel de De Gaulle lorsque la France capitule. Son destin est ainsi lié à des centaines de soldats en route vers l’Afrique. Seule femme à bord, surnommée « La Miss », elle endosse les rôles de confidente, de maîtresse et de maman. Lorsqu’il s’agit soudain de tirer sur des compatriotes, De Gaulle se retire et est remplacé par le général Koenig, le grand amour de Susan Travers. Un amour né sous les bombes, alimenté par de rares moments d’intimité et le regard à distance de sa femme. Sous ses ordres, elle devient son chauffeur et connaît enfin son rêve de soldat. Envoyée en Egypte pour occuper Bir Hakeim, la légion de Koenig subit l’enfer du feu mais résiste. Lors d’un assaut suicidaire, Susan sauve la vie du général qui sera honoré. Elle ? Rien du tout…

Femmes, armée et éducation dans la guerre d’Algérie – L’expérience du service de formation des jeunes en Algérie

Parution du livre le 9 décembre 2017 – Ce livre offre un autre regard sur la guerre d’Algérie en présentant l’histoire du service de formation des jeunes en Algérie (SFJA), créé en 1958. Organisme hybride, civil et militaire, son rôle était de prendre en charge l’instruction générale et préprofessionnelle des jeunes non alphabétisés. Le SFJA a été une expérience inédite dans un contexte de contre-insurrection. Pour ce faire, ses équipes de monitrices furent parmi les premières femmes envoyées en zone opérationnelle pour travailler au contact entre civils et militaires. Le livre articule l’histoire du SFJA à une biographie collective des ex-monitrices sous la forme d’un récit choral.

Avec le soutien de l’Association nationale SFJA et de l’ANR.

Sommaire :

  • L’école, l’armée et la jeunesse en Algérie avant mai 1958
  • Projet et création du SFJA : des jeunes et des femmes entre stratégie contre-insurrectionnelle et projet de développement
  • Les monitrices du service de formation des jeunes en Algérie : femmes, guerre et engagement en Algérie, 1959-1962
  • Le SFJA en action : instruire, former, convaincre, 1959-1962
  • Être monitrice du SFJA : activités, trajectoires, ressentis
  • Les derniers mois du SFJA

Luc Capdevila est membre de l’UMR 6051 Arènes/CNRS et professeur à l’université Rennes 2. Historien du temps présent, ses recherches portent principalement sur les dynamiques sociales et culturelles des sociétés en guerre et en situation coloniale…

Éditeur : PU Rennes

Collection : Histoire

Mort de Margot Duhalde, la seule femme pilote des Forces françaises libres durant la 2e Guerre mondiale

DECES – Margot Duhalde, seule femme pilote des Forces françaises libres durant la Seconde Guerre mondiale, est décédée à 97 ans à Santiago, a annoncé ce lundi 5 février le gouvernement chilien.

« Nous regrettons le décès de Margot Duhalde, première femme pilote du Chili« , a écrit sur Twitter le ministère de la Femme et de l’Egalité des genres.

Le gouvernement, qui n’a pas précisé les causes de sa mort, a rendu hommage à « son courage pour réaliser le rêve de toute une vie, combattre les stéréotypes et ouvrir la voie aux autres femmes ».

« Pionnière de notre aviation, première femme pilote dans la FACH (armée de l’air chilienne), combattante contre le nazisme dans les forces françaises et britanniques durant la Seconde Guerre mondiale. Margot Duhalde a prouvé dans un monde d’hommes qu’il n’y a rien d’impossible pour les femmes », a réagi sur Twitter la présidente chilienne Michelle Bachelet…

Pour en savoir plus lire le billet publé le 5 février 201 sur le site du Huffington post

Pendant la guerre : « Grâce à l’intervention d’un pilote français rencontré au Chili, elle rejoint finalement l’Air Transport Auxiliary (ATA), organisation au service de la Royal Air Force, pour assurer le transfert des avions entre les usines et les aérodromes, dont le célèbre Spitfire, l’un des chasseurs de combat les plus utilisés par les Alliés pendant la Seconde Guerre mondiale.

« Notre mission était de dégager les usines, le plus vite possible, pour que les Allemands ne les bombardent pas. En une journée, nous pouvions piloter cinq sortes d’avions différents », confie la dame au regard perçant, que ses collègues anglais surnommaient « Chile » (Chili).

Ces « ferry pilots » de l’ATA recevaient des formations théoriques sur les appareils à convoyer, qu’il devaient ensuite manier en s’appuyant uniquement sur un manuel.

Margot Duhalde « convoie ainsi plus de 1.500 appareils anglais ou américains et de tous types, chasseurs, bombardiers, avions de transport et d’instruction », écrit la Revue historique des armées françaises dans un article intitulé « Femmes et pilotes militaires dans l’armée de l’Air ».

« Je crois que nous étions en danger tous les jours, parce que nous pilotions des avions que nous ne connaissions pas », convient Mme Duhalde.

Volant à l’aveugle sans radar, elle doit également éviter les énormes ballons placés par l’armée anglaise à 5.000 pieds d’altitude au-dessus des villes et installations militaires pour gêner les avions allemands… »

J’étais une Rochambelle – Raymonde Jeanmougin

J’étais une Rochambelle – Interview de madame Raymonde Jeanmougin Rochambelle de la 2eme DB par Pauline Brunet, sous la direction de Pierre-François Boselli. Film et montage : Emilien Pépin. Cette interview a été réalisé dans le cadre d’un hommage rendu aux Rochambelles sur le salon Vivre l’Histoire, organisé par la société H-Events. Paris, Espace Champerret – 12-14 Février 2016

J’étais une Rochambelle – Raymonde Jeanmougin – YouTube

Les Rochambelles furent une unité d’infirmières volontaires engagées au combat lors de la libération de l’Europe et l’une des deux seules unités féminines à être engagées sur le front européen.

Tout a commencé avec Florence Conrad, infirmière à la Croix Rouge pendant la première guerre mondiale. Cette américaine francophile de 57 ans veut absolument prendre part à la seconde guerre mondiale à sa façon et décide de créer son unité d’infirmières.

Dès le départ, les Rochambelles c’est une histoire de femmes, puisque c’est auprès de riches américaines qu’elle trouve les fonds nécessaires à l’achat de 19 ambulances flambant neuves de marque Dodge. Elle réussit ensuite par son énergie et sa détermination à convaincre 14 françaises habitant New York à se lancer dans l’aventure…

Pour lire l’intégralité de cet article, sur le lien suivant :

Les Rochambelles, une histoire de femmes

J’étais une Rochambelle – Raymonde Jeanmougin – YouTube

Marie Marvingt – La femme qui a tout fait !

C’est la femme la plus décorée du monde et la plus grande détentrice de records ! Née le 20 février 1875, Marie est une élève brillante : elle obtient un diplôme d’infirmière et d’assistante en chirurgie, elle parle 7 langues (dont l’esperanto) et surtout elle pratique tous les sports existants, y compris les plus extrêmes (la natation, la gymnastique, l’aviation, l’alpinisme, le cyclisme, l’escrime, le sport de combat, le tir au fusil…). À chaque fois, elle brille et est au premier rang. Elle aime le risque, la lutte et l’effort.

Elle est la première à réaliser certains exploits : l’ascension de la Dent du Géant en 1903, la traversée de Paris à la nage en 1906… Elle apprend à tout piloter : les automobiles, les locomotives, les bateaux à vapeur, les avions, les hélicoptères, les montgolfières… En 1908, alors que les organisateurs refusent de la voir participer, elle fait quand même le Tour de France cycliste ! Elle invente même un sport : le ski métallique, qu’elle teste dans le désert du Sahara. Elle crée aussi la jupe-culotte pour permettre aux femmes de pratiquer des sports. Mais surtout, elle met au point un avion sanitaire en 1910 qui permet de sauver pendant la Première Guerre Mondiale plus de 6000 vies. Déguisée en homme, elle participe aussi sur le front, les armes à la main, à plusieurs actions militaires dans les tranchées aux côtés des poilus de la 42e bataillon de chasseurs à pied. Même découverte, elle tient tête et rejoint le 3e régiment de chasseurs alpins et aide à l’évacuation des soldats blessés. Elle reçoit la croix de guerre en 1915 pour avoir bombardé une base allemande en tant qu’aviateur volontaire.

La presse l’adore et la surnomme « la reine de l’air », « Marie casse-cou », « l’infatigable globe-trotteuse », « l’éternelle curieuse », « la femme la plus extraordinaire du siècle », « la femme la plus extraordinaire depuis Jeanne d’Arc », « la femme la plus décorée au monde » : elle reste un modèle de dynamisme et de foi en l’être humain. Elle est d’ailleurs infatigable et relie Paris-Nancy avec sa vieille bicyclette à l’âge de 86 ans !

Elle meurt le 14 décembre 1963 après avoir obtenu au total 34 décorations au cours de sa vie. Sa devise : “Je décide de faire mieux, encore et toujours”. Le Salon des dames

Elle s’appelait Joséphine Baker…

Elle s’appelait Joséphine Baker, elle avait la peau dorée des métis amérindiens, l’accent chantant et elle faisait tourner les têtes ! Née en 1906 dans le Missouri, puis naturalisée française, la reine du charleston et des nuits parisiennes faisait vibrer la fibre de l’exotisme au plus haut point, mais elle n’était pas seulement une jolie voix dans un corps superbe, elle était avant tout une femme de cœur. Mère dans l’âme, elle adopta douze enfants qu’elle ne pouvait avoir…

Octobre 1925. Roulement de batterie, un coup de cymbales. Elle jaillit sur la scène, nue, une ceinture de bananes autour des reins et le crâne passé au cirage, exécute tambour battant un numéro ébouriffant ! Ce que l’on sait moins, c’est que pendant la guerre, Baker fut un agent français du contre-espionnage et reçut d’ailleurs à la Libération la médaille de la Résistance !

Elle utilisa ensuite sa grande popularité dans la lutte contre le racisme, et pour l’émancipation des Noirs, en particulier en soutenant le Mouvement des droits civiques de Martin Luther King.

Grâce à l’aide d’admirateurs célèbres (Brigitte Bardot, Jean-Claude Brialy puis Grace de Monaco), elle revint sur scène en 1975: nouveau et dernier triomphe à Bobino pour un spectacle qui salua ses 50 ans de carrière. Elle meurt le lendemain de la 14e représentation, le 12 avril 1975, à 68 ans. Chapeau l’artiste ! Merci à Arcānum : Paris Secret & Insolite

Générale Colette Giacometti

17021437_622145641314360_7653811029181320157_nColette Giacometti a intégré l’armée de l’Air en 1970. Son parcours remarquable est jalonné de multiples premières conjuguées au féminin :

– 1ère femme à réussir le concours d’entrée à l’école supérieure de guerre aérienne,

– 1ère femme chef de corps, commandant de l’école des pupilles de l’air à Grenoble, seul lycée militaire de l’armée de l’Air,

– 1ère femme générale des armées françaises d’active, en 1998.

Elle a été affectée sur la base aérienne 106 en tant que commandant de la région aérienne atlantique.

Tout en conservant sa qualité de femme, la générale Giacometti a bâti sa carrière sur de solides piliers : le goût des responsabilités concrètes, le dialogue, le sens pratique. Elle a elle-même prononcé quelques mots qui la résument au mieux : « …. Je suis contre l’obligation de parité. Pourquoi imposer ce qui se fera, de toute façon, naturellement ? On doit choisir les personnes les plus compétentes ….. Il y a des évolutions qui valent des révolutions : donner une chance égale à celles qui remplissent les mêmes conditions que leurs collègues masculins. L’armée de l’Air l’a fait…. ». Base aérienne 106 Bordeaux