Archives pour la catégorie affaires judiciaires

De Quimper à Cayenne – Le singulier destin d’une Bretonne (Jean-François Tifiou)

Parution du livre le 15 octobre 2017 – Milieu du XIXe siècle, la petite Marie-Corentine savoure sa petite enfance à Quimper. Mais les coups du sort commencent bien vite à détruire le fragile équilibre de sa famille. Lentement et sûrement, la jeune bretonne suit son destin qui l’emportera loin de sa ville et de ses proches. Une poignante histoire de famille que l’auteur, à la manière d’un Emile Zola post moderne, replace sans cesse dans le contexte social de la France au tournant capital de son développement industriel.

Secrétaire général adjoint de l’Ucmf (Union des Compositeurs de Musique de Film), Jean-François Tifiou est également auteur-compositeur. Il a collaboré à de nombreux projets musicaux (albums, jeux vidéo, séries, courts métrages, pièce de théâtre, …). Il signe là son premier roman.

Pascal Louvrier (Préfacier)

Éditeur : Feed Back Editions

Invité du jour J F Tifiou – YouTube

Angèle Laval, le corbeau

Dans les derniers mois de la 1ère guerre mondiale, en 1917, des habitants de Tulles en Corrèze commencent à recevoir des lettres anonymes. La plupart de ces lettres prennent pour cible les fonctionnaires de la Préfecture, et notamment un chef de service dénommé Jean-Baptiste Moury que le corbeau accuse d’avoir une maîtresse et de vouloir se marier avec une «grue»…

Pour en savoir plus lire le billet publié le 20 avril 2018 sur le site de l’émission :

 Hondelatte raconte – Angèle Laval, le corbeau 

Bibliographie :

« Le corbeau, histoire vraie d’une rumeur » de Jean-Yves Le Naour (Ed. Hachette, 2006)

« L’affaire de Tulle (Angèle Laval) : un cas typique d’anonymographie » d’Edmond Locard(1923)

Parution du livre le 11 janvier 2006 – Sans Clouzot, qui en fit un chef-d’oeuvre du cinéma, la campagne calomnieuse qui, dans les années 1920 s’est abattue sur Tulle, n’aurait pas traversé ainsi les âges. Dans ce rigoureux et excellent travail, Le Naour, spécialiste d’histoire contemporaine et notamment des conflits mondiaux, analyse ce fait divers responsable de la mort d’un homme et d’un incroyable climat de suspicion dans la préfecture corrézienne. Une étude à double tranchant puisque l’auteur s’y penche également sur la relation déformée, travestie, que fit la presse de l’événement. Terrifi ant parfois, souvent captivant, l’on conseille ce récit ô combien documenté d’une époque où il fallait à tout prix échapper à ce que Brassens appelait la « mauvaise réputation ».Epok, l’Hebdo de la Fnac.

Jean-Yves Le Naour, historien et spécialiste de la Première Guerre mondiale et de l’entre-deux-guerres, a déjà publié chez Hachette Littératures Le Soldat inconnu vivant (1918-1942) (2002), La Honte noire (2004) et La famille doit voter (2005). Avec Le Corbeau, il livre une histoire du fait-divers, de la rumeur et de la délation – le roman vrai du film de Clouzot. Jean Yves Le Naour : Le corbeau, histoire vraie d’une rumeur – Vidéo …

Éditeur : Hachette Littératures

Nathalie Wood : Questions sur une mort tragique

Retour sur la mort tragique de l’actrice Natalie Wood, qui s’était noyée en 1981 dans la baie de Los Angeles.

Le corps de Natalie Wood avait été retrouvé par des gardes-côtes, flottant au large de l’île de Santa Carolina, dans la baie de Los Angeles, le 29 novembre 1981. L’héroïne de La Fureur de vivre et de West Side story, avait passé le week-end de Thanksgiving, à bord du Yatch « Splendour », avec son mari, Robert Wagner, et l’acteur Christopher Walken. Après autopsie, sa mort est considérée comme une noyade accidentelle, due à une importante consommation d’alcool. Robert Wagner a-t-il assassiné sa femme Natalie Wood ? Il y a quelques jours, l’homme de 87 ans, a été désigné « personne d’intérêt », stade qui précède une désignation formelle comme suspect, dans l’enquête sur la noyade sa femme… Lire un extrait

Invitées de l’émission Rtl  l’Heure du crime du 21 février 2018 : Nicole Bacharan, historienne, politologue, spécialiste de la société Américaine, Géraldine Maillet, romancière, réalisatrice et scénariste. Auteure du livre « Splendour » (Editions Grasset / Collection « Ceci n’est pas un fait divers » / 2014).

Pour en savoir plus sur le site de l’émission Rtl.

Parution du livre le 7 mai 2014 :  « C’est qui, Natalie Wood ? Une énigme brune, une écorchure cinégénique, une mélancolie en fourreau d’organza, quelques citations et coupures de presse, une erreur d’aiguillage… » … mais, pour la légende du grand cinéma, Natalie Wood, c’était aussi l’actrice inoubliable de Splendour in the Grass et de La fureur de vivre. Et c’était la fille douloureuse, nymphomane, bouleversante de talent et d’intensité qui, dans la nuit du 29 novembre 1981, se noya en face de l’île de Santa Catalina tandis que son mari, Robert Wagner, et son amant Christopher Walken, s’enivraient sur le pont d’un bateau précisément nommé Spendour. De la splendeur au drame : tel fut son étrange et romanesque destin…

   Dans ce livre-opéra, Géraldine Maillet a choisi de revisiter l’existence de cette actrice à l’instant de sa mort. Flux de pensées, Hollywood et ses mirages, les hommes de passage, les triomphes, la solitude, les petites joies et les grands désespoirs…

   Un roman ? Mieux : une descente aux enfers à travers le sexe, l’alcool, le glamour. En passant par le cœur d’une femme glorieuse et perdue.

L‘historienne Anne-Emmanuelle Demartini : Invitée de Nagui, émission La bande originale consacrée aux empoisonneuses, France inter, vendredi 9 février 2018, 11-12h.

Parution du livre le 7 septembre 2017 – Un soir d’été de 1933, à Paris, Violette Nozière, âgée de 18 ans, empoisonne ses parents. Parricide, inceste, poison : le fait divers sensationnel, modelé par les médias, a tout d’une tragédie moderne. L’enquête tient en haleine une opinion que le crime hors-norme promène dans le logis ouvrier, sur les trottoirs de la capitale, parmi les femmes vénéneuses et les parents indignes, dans la jeunesse perdue et les élites pourries. Se dessine la « fleur du mal », sombre icône du conflit de générations dans une France en crise. Condamnée à mort, la criminelle sera graciée et finalement réhabilitée. Ce livre propose une manière de faire de l’histoire avec une affaire judiciaire, dépliée dans toutes ses dimensions. Jamais la micro-histoire n’aura autant révélé l’imaginaire social et sa dynamique.

Tragédie eschyléenne dans le Paris des années trente, drame de l’ascension sociale dans une famille ouvrière aspirant à la classe moyenne, forfait illustrant l’éternel danger des empoisonneuses hypocrites et cruelles, histoire édifiante de la chute d’une jeune fille émancipée qui transgressait les normes de la féminité, drame privé éclairant le conflit de générations dans une France vieillissante : autant de lectures qui ont conféré à Violette Nozière, née pendant la Grande Guerre, adolescente au temps des années folles, parricide aux sombres heures de la crise économique, une dimension symbolique ( « la fleur du mal de notre époque »).

Normalienne, agrégée d’histoire, Anne-Emmanuelle Demartini est professeure d’histoire contemporaine à l’Université Paris 13. Ses travaux portent sur les sensibilités et les imaginaires sociaux contemporains explorés à partir d’itinéraires individuels, de l’exception et de la transgression : criminel(le)s, monstres, affaires judiciaires, etc.

Elle est l’auteure de L’Affaire Lacenaire (Aubier, 2001) et a co-dirigé plusieurs ouvrages comme Monstre et imaginaire social (Créaphis, 2008)…

Éditions Champ Vallon

L’affaire Capelle-Lafarge, une des plus grandes énigmes judiciaires…

Janvier 1840, un ancien monastère en ruine dans le Limousin : l’endroit, lugubre, est appelé « le Château » et vient de connaître un crime qui défraie la chronique française.

La victime est Charles Lafarge, maître de forge, un rustre, un rapace, condamné jadis pour avoir commis des faux en écriture avec la complicité de son comptable. L’accusée est Marie Fortunée Capelle, fille d’un colonel de la Garde. Elle est parisienne et orpheline, n’est pas jolie, mais possède un teint ambré et de beaux yeux noirs dont elle connaît le pouvoir. La victime n’est autre que l’époux de cette jeune femme et de toute évidence, les soupçons pèsent sur elle : mais comment en est-on arrivé là ? …

Pour en savoir plus lire le billet publié par Curieuses histoires

La Séquestrée de Poitiers – Une affaire sans précédent (Viviane Janouin-Benanti)

Vous aimez les histoires vraies ? En voici une incroyable, autour de deux êtres attachants au possible… Fin mai 1901, des journalistes de toutes les régions de France déferlaient sur Poitiers. À la suite d’une dénonciation anonyme, on venait de découvrir une femme squelettique, entièrement nue, poussant des cris inarticulés, dans une chambre aux volets cadenassés, de l’hôtel particulier de la veuve de l’ancien doyen de la Faculté des Lettres. C’était la fille de la maison, sœur d’un ancien sous-préfet qui habitait en face. Une affaire judiciaire impensable – une femme séquestrée vingt-cinq ans durant – venait d’éclater. Elle allait occuper l’opinion jusqu’au procès. Trente ans après, l’événement était encore dans toutes les mémoires et André Gide écrivit le compte-rendu du procès dans Ne jugez pas (1930)..

Alors que le centenaire de l’affaire a été célébré, j’ai décidé de relater l’histoire de Blanche, la séquestrée. C’est l’histoire de deux familles rivales de Poitiers, celle du doyen de la Faculté de Lettres, le père de Blanche Monnier, catholique et royaliste et celle de la famille Lomet, avocats républicains protestants.

La toile de fond historique est très forte. Dans cette France du 19e siècle où les royalistes se battaient de toutes leurs forces pour conserver le pouvoir et où les républicains s’emparaient à leur tour des rênes du pays, un homme, Gilles, le fils d’un avocat républicain protestant et Blanche, la catholique, fille du doyen royaliste, s’aimèrent en dépit de tous, malgré l’acharnement du doyen et de sa femme, résolument opposés à cette union, au point qu’ils finirent même par séquestrer leur fille

C’est une photo de Blanche prise le jour où elle a été découverte par la police qui m’a poussée à écrire sur cette affaire. Quand je faisais mes études de Droit, nous avions étudié les arrêts du procès de la séquestrée. Je me disais à l’époque que c’était une affaire incroyable, et je voulais la connaître, aller au-delà des arrêts.

Le drame de Blanche Monnier est indissociable du climat politique de l’époque. Si Paris était acquise aux idées républicaines, il n’en était pas de même en province. Petit à petit les nouvelles idées font leur chemin, mais la route est cahoteuse et si certains royalistes sont progressistes, d’autres s’enferment dans leurs convictions et c’était le cas des parents de Blanche, pour son plus grand malheur.

L’histoire commence au milieu du XIXe siècle à Poitiers. Blanche est la fille de Martin et d’Henriette Monnier, qui ont déjà un fils Honoré. Les événements nationaux se répercutent sur le Poitou : la deuxième République, le Second Empire, la guerre de 70, la Commune, la IIIe République, les réformes républicaines, dont celles de l’enseignement, le scandale de Panama…

Les ambitions du père, de la mère et du frère vont s’opposer au bonheur de Blanche. Martin Monnier va aller à Paris préparer sa thèse. De retour sur Poitiers il va vouloir devenir doyen de la faculté de Lettres en s’appuyant sur les monarchistes. Sa femme va servir cette ambition. Le père de Blanche va préférer sa carrière au bonheur de sa fille. Honoré, le frère de Blanche, brigue un poste de Préfet après sa thèse de droit. Il ne sera que sous-préfet, la victoire des républicains brisera sa carrière. Dans cette affaire, sa seule excuse sera d’être très loin de Poitiers lors de l’affrontement de la mère et de la fille. Car avant d’être brisée par sa mère Blanche va lutter et ruser pour vivre son amour avec Gilles.

Poitiers n’est pas Vérone, mais c’est la même tragédie que dans le drame de Shakespeare qui sépare les amoureux. La fin, dans cette histoire réelle, sera plus lâche et plus révoltante.

Lire un extrait de la Séquestrée de Poitiers sur : Extrait de la Séquestrée de Poitiers

De formation juridique, politique et santé publique, Viviane Janouin-Benanti a longtemps été membre actif du monde associatif. De cette expérience elle a tiré deux premiers livres (essais).

L’auteur se consacre maintenant à l’écriture et écrit des romans. Passionnée par les histoires vraies, elle a choisi de redonner vie aux protagonistes de grandes affaires criminelles ou historiques.

Pour en savoir plus sur Janouin-benanti

Le site officiel de Viviane Janouin-Benanti et Serge Janouin-Benant

Un ouvrage de qualité.
Livre broché : 250 pages + cahier photos, 9 euros.

Format livre électronique à 4,99 euros.

Précédentes éditions, livre broché :
– éditions Cheminements : 2001, 19,67 € ;
– L’apart éditions : 2012, version poche à 9,90 €.

Violette Nozière, la fleur du mal ( une histoire des années 30) – Anne-Emmanuelle Demartini

Parution du livre le 7 septembre 2017 – Un soir d’été de 1933, à Paris, Violette Nozière, âgée de 18 ans, empoisonne ses parents. Parricide, inceste, poison : le fait divers sensationnel, modelé par les médias, a tout d’une tragédie moderne. L’enquête tient en haleine une opinion que le crime hors-norme promène dans le logis ouvrier, sur les trottoirs de la capitale, parmi les femmes vénéneuses et les parents indignes, dans la jeunesse perdue et les élites pourries. Se dessine la « fleur du mal », sombre icône du conflit de générations dans une France en crise. Condamnée à mort, la criminelle sera graciée et finalement réhabilitée. Ce livre propose une manière de faire de l’histoire avec une affaire judiciaire, dépliée dans toutes ses dimensions. Jamais la micro-histoire n’aura autant révélé l’imaginaire social et sa dynamique.

Tragédie eschyléenne dans le Paris des années trente, drame de l’ascension sociale dans une famille ouvrière aspirant à la classe moyenne, forfait illustrant l’éternel danger des empoisonneuses hypocrites et cruelles, histoire édifiante de la chute d’une jeune fille émancipée qui transgressait les normes de la féminité, drame privé éclairant le conflit de générations dans une France vieillissante : autant de lectures qui ont conféré à Violette Nozière, née pendant la Grande Guerre, adolescente au temps des années folles, parricide aux sombres heures de la crise économique, une dimension symbolique ( « la fleur du mal de notre époque »).

Normalienne, agrégée d’histoire, Anne-Emmanuelle Demartini est professeure d’histoire contemporaine à l’Université Paris 13. Ses travaux portent sur les sensibilités et les imaginaires sociaux contemporains explorés à partir d’itinéraires individuels, de l’exception et de la transgression : criminel(le)s, monstres, affaires judiciaires, etc.

Elle est l’auteure de L’Affaire Lacenaire (Aubier, 2001) et a co-dirigé plusieurs ouvrages comme Monstre et imaginaire social (Créaphis, 2008).

Éditions Champ Vallon