Archives pour la catégorie affaires judiciaires

Une galerie de portraits de femmes tueuses en série en France et dans le monde.

Qui sont ces meurtrières ? Quelles sont leurs motivations ? Comment ont-elles été démasquées ? Comment ont-elles (parfois) expliqué leurs crimes ? Frédérique Volot tente de répondre à toutes ces questions dans son livre, « Tueuses en série »  qui met en avant la cruauté de ces femmes qui, souvent, n’avaient pas éveillé le moindre soupçon avant de passer à l’acte…

Invitée de l’émission RTRL de Jacques Pradel du 29 novembre 2018 : Frédérique Volot, écrivain, Elle a publié, en 2009 et 2011, « Les Grandes Affaires criminelles de Meurthe-et-Moselle » aux éditions de Borée, elle vient de publier « Les tueuses en série » aux éditions de l’Opportun.

Pour en savoir plus et écouter le document sonore sur le site de l’émission Rtl

92 – Portrait du jour – Frédérique Volot : Toutes ces choses à nous

 https://criminocorpus.hypotheses.org/63737

 

La révolte des innocents

Genre : Téléfilm dramatique
Pays : France – Date de sortie : 2018
Réalisateur(s) : Philippe Niang
Acteurs(s) : Julie Ferrier (Joséphine Poliveau), Bruno Debrandt (Armand Sandrin), Jérôme Anger (Ernest Mercier), Théo Frilet (Emile Guidon)

Résumé : En 1911, Louise Perreau peine à élever son fils Gaston, un enfant turbulent d’une dizaine d’années. Elle espère pouvoir stabiliser leur situation grâce à un nouvel emploi à Paris. Pour cela, elle est contrainte de placer Gaston aux Vermiraux, un établissement censé offrir une bonne éducation à ce garçon. Mais elle ignore que le centre – qui est présenté comme un sanatorium – est, en réalité, un lieu de maltraitance et d’exploitation. Une révolte éclate. Le jeune juge Emile Guidon entame alors une procédure contre les meneurs de la rébellion, mais aussi contre Armand Sandrin et Joséphine Poliveau, les gérants de l’institution. 

Mardi 20 novembre 2018
21h05 – 22h45 
(Durée : 1h40mn) France 3

 

 

La révolte des enfants des Vermiraux

Pour en savoir plus voir  La révolte des petits colons

9782913661417FSParution du livre le 22 juillet 2011 –  1911, le tribunal d’Avallon, dans l’Yonne, rend un jugement historique. En condamnant à de la prison ferme les garants de l’institut éducatif et sanitaire des Vermiraux, il prononce la première sentence exemplaire en France à l’encontre d’un groupe de coupables, pour corruption associée à des violences collectives faites aux enfants (travail forcé, maltraitances ayant entraîné la mort, viols, prostitution).

Révélée au grand jour par un journaliste de la presse nationale (Gabriel Latouche, de L’Éclair), instruite par un juge d’instruction, le juge Guidon, et un procureur, qui n’ont pas hésité à transformer une plainte contre des enfants, pour rébellion et bris de clôture, en mise en cause des adultes, l’affaire des Vermiraux a marqué grâce à ce procès une étape déterminante de la reconnaissance des droits des enfants en France.

Cet ouvrage, en présentant les récits et les témoignages des acteurs de l’époque, contribue à mieux comprendre la dérive d’une institution sanitaire et éducative ainsi que les modes de complicités qui ont permis de dissimuler ces crimes. Surtout, il met en lumière un dysfonctionnement structurel propre à ce type d’établissement, indépendamment des contextes géographique ou historique.

Éditeur : Œil d’Or (L’)

Collection : Mémoires & Miroirs

 

FILM : La révolte des petits colons

Résumé : Il y a cent ans éclatait l’Affaire des Vermiraux. Un procès né d’une révolte d’orphelins, placés dans une institution privée du Morvan et qui souffraient de mauvais traitements et de sévices. Ce feuilleton judiciaire, ponctué de témoignages accablants, conduira la justice à mener un procès historique. Pour la première fois, en France, des adultes seront condamnés sur la parole d’enfants parias, mal nés et rejetés par l’ensemble de la société. Ces enfants, colons des Vermiraux, sont de petits héros ordinaires ; ils ont fait vaciller l’ordre établi. Un siècle plus tard, leur révolte inspire les milliers d’orphelins ou d’enfants abandonnés, qui ont peuplé le Morvan.

INJAM / MISS LUNA / ETOILE NOIRE Ajoutée le 1 juin 2012
Pour louer le film ou acheter le DVD sur :

« Tueuses en série » – Le dernier livre de Frédérique Volot en librairie le 15 novembre

Sortie du livre le 15 Novembre 2018 –

Qui sont ces tueuses en série ?

20 portraits glaçants,

20 histoires incroyables

20 scénarios dignes d’Hollywood

Frédériques Volot livre une enquête fouillée pour mieux comprendre le parcours et la personnalité de ces 20 tueuses en série qui ont défrayé la chronique aux quatre coins du monde…

Qui sont ces meurtrières ? Quelles sont leurs motivations ? Comment ont-elles été démasquées ? Comment ont-elles (parfois) expliqué leurs crimes ? Frédérique Volot tente de répondre à toutes ces questions dans son ouvrage qui met en avant la cruauté de ces femmes qui – souvent – n’avaient pas éveillé le moindre soupçon avant de passer à l’acte.

Ces 20 histoires sont parfois dignes des plus grands romans noirs. Parfois, à l’inverse, les coupables n’ont rien d’extraordinaire… jusqu’au jour où l’irréparable est commis.

Des portraits passionnants.

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(Introduction « Tueuses en série » – Du plus loin que je me souvienne, j’ai toujours été attirée par des séries policières telles que « Hercule Poirot », l’homme à la célèbre moustache, ou Sherlock Holmes. Des séries bâties sur l’invitation à la réflexion aux fins de résolution d’énigme, à la mise en action des « petites cellules grises », tant des protagonistes que des lecteurs ou spectateurs, menant immanquablement à la résolution de l’affaire, plutôt que sur la mise en scène de la violence.

Nombre d’années plus tard, cette attirance ne m’a pas quittée.

Elle s’est renforcée d’un besoin de comprendre le comportement de mes semblables, tous mes semblables, notamment des meurtriers.

Pourquoi tue-t-on ? Quel est l’élément déclencheur d’une implacable mécanique irrémédiablement lancée jusqu’à son terrible aboutissement : le crime ?

Coup de folie isolé ?

Désir irrépressible de vengeance ?

Volonté d’extermination massive exprimée par un esprit malade, mais soutenue puis accomplie avec l’aval de milliers -voire de millions- d’individus manipulés ou convertis ?

Dans la longue histoire de l’humanité, il est à constater que, hélas, l’homme est capable d’aller très loin dans son cheminement vers la violence. Au plus proche de nous, le XXème siècle est riche d’exemples qui dépassent l’entendement et dont il n’est pas sûr que toutes les leçons aient été tirées.

Et puis, il y a le cas particulier des tueurs en série qui nous occupe dans ce livre.

Une définition juridique voudrait qu’un tueur en série soit « un criminel atteint de troubles psychiatriques qui assassine des personnes de façon régulière, en utilisant un schéma identique, uniquement pour retirer du plaisir de ces meurtres, généralement sadique ». Les femmes ne seraient qu’une infime minorité (5 à 10%) de cette catégorie de meurtriers. A la différence des hommes, les femmes tueraient rarement par pulsion sexuelle incontrôlée ; l’argent serait plutôt leur objectif, comme l’atteinte du pouvoir ou la satisfaction du besoin d’exister. Si certaines ont utilisé le poison, d’autres ont eu recours à des méthodes plus expéditives qui peuvent surprendre par leur brutalité. Il semble qu’il n’existe pas un profil type de tueuse en série même si nombre d’entre elles ont connu une enfance difficile, des abus sexuels, des parents violents, alcooliques, une misère traumatisante… tous vécus tragiques qui n’excusent en aucun cas leurs actes. L’intérêt pour l’auteure que je suis n’est pas tant de décrire les faits mais de comprendre le cheminement de quelques-unes de ces criminelles, le faisceau de circonstances qui ont fait que, à un moment donné, pour elles, la seule issue à leur impasse ressentie était le meurtre.

Loin de moi l’idée d’en faire des héroïnes.

Le passage à l’acte de violence extrême ne peut jamais être excusable, encore moins exemplaire. Mais est-il possible d’éprouver de la compassion pour l’une ou l’autre de ces femmes ? Question troublante qui ne saurait trouver de réponse universelle ou définitive.

Le cas d’Aileen Wuornos m’a interpellée malgré l’horreur des meurtres dont elle s’est rendue coupable. La détresse de son enfance seule ne suffit-elle pas à expliquer -sans le justifier- qu’elle ait plongé dans la drogue, l’alcool, pratiqué la prostitution, avant de naufrager dans les abîmes du meurtre dont l’exécution par injection létale subie en 2002, à l’âge de 46 ans, fut le point final ? Cette femme en désespérance totale du début à la fin de sa vie n’aurait-elle pas mérité que, à quelque moment que ce soit de son enfance, de son adolescence ou de son état d’adulte, quelqu’un lui tende la main puis, l’éclairant elle-même sur sa propre nature, lui donne les moyens d’échapper à ses démons et lui donne une chance de connaître un destin moins funeste ?

Ni juge, ni partie, je n’ai pas la réponse.

A vous lecteurs, en votre âme et conscience, de vous faire votre propre opinion à la lecture de ces histoires de « Tueuses en série ». Frédérique Volot

Portrait du jour : Frédérique Volot – Toutes ces choses à nous dire … avec talent :

https://criminocorpus.hypotheses.org/63737/embed#?secret=chJmtPIcbi

L’affaire Charles Barataud

L’affaire Barataud, crime historique commis à Limoges, en 1928. Figure d’une famille porcelainière, dandy, Charles Barataud est suspecté du meurtre d’un chauffeur de taxi, puis de son amant.

Condamné aux travaux forcés, alors qu’il risquait la peine de mort, il verra une partie de la gauche populaire réclamer son exécution.

L’occasion de replonger dans le Limoges de l’entre-deux-guerres.

Invité : Vincent Brousse, Historien, prof agrégé, auteur des « Nouvelles affaires criminelles de Haute-Vienne » (Ed. de Borée, 2009).

 

Ils récidivent ! Après le succès des Grandes Affaires Criminelles de Haute-Vienne, Vincent Brousse et Philippe Grandcoing exhument des archives judiciaires de nouveaux crimes ayant ensanglanté le département entre 1803 et 1970. Immergeons-nous une nouvelle fois dans le quotidien des XIXe et XXe siècles, dans le secret des familles, les conflits politiques et sociaux, les dossiers de police et les ambiances des prétoires. Ils nous mènent sur la trace d événements restés dans les mémoires, tels la dernière exécution publique à Limoges en 1937 ou le double meurtre mystérieux de la place des Charentes. Découvrons des crimes oubliés ou jamais résolus : incendies criminels, viols, vitriolages, attentats à la bombe… Les auteurs font aussi revivre des figures historiques ou pittoresques : ouvriers anarchistes, rudes paysans de la montagne, grands propriétaires terriens, magistrats ou avocats. On croise même au fil des pages de ces Nouvelles Affaires Criminelles la silhouette de Balzac… Ces trente récits inédits, offrant trente points de vue narratifs différents grâce au travail, au talent et à l imagination des deux auteurs, brossent un tableau attachant, mais sans concession, de l histoire des hommes et des femmes de la Haute-Vienne !

Vincent Brousse et Philippe Grandcoing sont tous deux professeurs d histoire et chercheurs, spécialistes des XIXe et XXe siècles. Ils ont notamment publié 1905. Le printemps rouge de Limoges (en collaboration avec Dominique Danthieux) aux éditions Culture et Patrimoine en Limousin en 2005, ainsi que Engagement(s), Résistance(s) et Mémoire(s) au XIXe siècle en Limousin, aux Presses universitaires de Limoges, la même année. Ce deuxième titre dans la collection des « Grandes Affaires Criminelles » répond une fois de plus à leur défi : relater pour le plus grand nombre les crimes célèbres, mais aussi ceux tombés dans l oubli ! Notons qu ils partiront ensuite sur la trace des criminels du département du Lot et « meurent » d envie de proposer un troisième tome haut-viennois !

  • Éditeur : De Borée (11 mars 2009)
  • Collection : Les nouvelles affaires criminelles

Figures du bagne – Charles Barataud, le « bourgeois dépravé » – Le … :

http://bagnedeguyane.canalblog.com/archives/2013/04/10/26897771.html

Violette Nozière. Itinéraire d’une enfant perdue – Invitée l’historienne Anne-Emmanuelle Demartini sur France inter

Ce soir une affaire criminelle qui passionna et divisa les Français en 1933, révélatrice des tabous de l’entre-deux-guerres … 

Cette fiction radiophonique écrite par Clara Saer et Zoé Gabillet, réalisée par Michel Sidoroff, évoque l’affaire criminelle qui défraya la chronique en France dans les années 1930. Pour commenter la fiction, l’historienne Anne-Emmanuelle Demartini, spécialiste des affaires criminelles est au micro de Stéphanie Duncan.

AUTANT EN EMPORTE L’HISTOIRE du dimanche 7 octobre 2018

Normalienne, agrégée d’histoire, Anne-Emmanuelle Demartini est professeure d’histoire contemporaine à l’Université Paris 13. Ses travaux portent sur les sensibilités et les imaginaires sociaux contemporains explorés à partir d’itinéraires individuels, de l’exception et de la transgression : criminel(le)s, monstres, affaires judiciaires, etc.

Elle est l’auteure de L’Affaire Lacenaire (Aubier, 2001) et a co-dirigé plusieurs ouvrages comme Monstre et imaginaire social (Créaphis, 2008). Dernier livre publié Violette Nozière, la fleur du mal ( une histoire des années 30) – Anne-Emmanuelle Demartini

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Anne-Emmanuelle Demartini est aux côtés de Charlotte de Castelnau-l’Estoile et d’ Emmanuelle Loyer  à la Maison Française/université de Columbia  du 8 au 13 octobre 2018 pour la série d’événements Les Historiennes , avec conférences, table-ronde et, en clôture de la semaine, performance de Jeanne Balibar, inspirée par les recherches de ces trois historiennes au Florence Gould Hall Theatre de New-York : on y entendra les voix de Violette Nozière, la criminelle, de Delphine Seyrig, la comédienne, de Pascoa, l’esclave…A travers ces trois destins de femmes, qui sont aussi trois parcours d’une émancipation paradoxale, se dessine l’autoportrait d’une artiste et le tableau d’une génération d’historiennes. 
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Dimanche 7 octobre 2018 – France culture dans Une Histoire Particulière,  2 épisodes , à 13h30 avec également Anne-Emmanuelle Demartini

Violette Nozière – le crime assumé (2/2) : Le Non de Violette Nozière : France culture.fr/emissions

Spéciale femmes battues

Retour sur le cas Jacqueline Sauvage, à l’occasion de la diffusion sur TF1 du téléfilm consacré à l’affaire.

Jacqueline Sauvage a vécu 47 ans d’enfer conjugal, avec un homme qui la battait, qui l’humiliait et qui violait ses propres filles, sans que personne à l’extérieur ne prenne conscience du drame qu’elle vivait.

Le 12 septembre 2012, elle est  passée à l’acte. Elle a abattu son mari de trois balles de fusil de chasse dans le dos, dans le jardin de leur pavillon, près de Montargis. La veille du meurtre, son fils, qui subissait aussi les violences paternelles, s’était suicidé…

Invité(e)s de l’émission de Jacques Pradel du 01/10/2018

Maître Janine Buonaggiunta, l’une des avocate de Jacqueline Sauvage et Natacha Calestrémé, Journaliste et réalisatrice de 30 documentaires sur le thème de la santé et de l’environnement, auteur du livre « Les blessures du silence » paru chez Albin Michel, Alexandra Lange, acquittée du meurtre de son mari en 2012 par les Assises du Nord.

Pour en savoir plus sur le site de l’émission rtl.