Archives pour la catégorie affaires judiciaires

Trois malfrats et une rentière…une tragique histoire de pieds-nickelés agenais ! – « l’Assassin habite dans le 47 »

Après avoir commis en son temps, d’innombrables  « petits meurtres » sur le prestigieux site de l’E.N.A.P., Jean-Michel Armand  s’invite de nouveau sur le Criminocorpus – Carnet de l’histoire de la justice, des crimes et des … pour nous présenter les émissions réalisées dans « l’Assassin habite dans le 47 » sur RADIO BULLE 93.6.

Trois malfrats et une rentière…une tragique histoire de pieds-nickelés agenais !

« Il fait froid, très froid en cette nuit du 14 au 15 février 1897 et il faut une solide raison pour arpenter les rues d’Agen avec ce petit vent du nord qui vous entamer le cuir. Boutan, Castarède et Larroy, trois « traine-lattes » agenais toujours à l’affût d’un coup à faire, en ont une excellente… de raison : faire main basse sur ce qu’il croit être le confortable magot de mademoiselle Baptistine Mayen, rentière de 76 ans qui habite une belle maison cours Gambetta. Ils sont décidés « à lui faire à la dur » comme ils le déclareront plus tard aux enquêteurs. Nos trois escarpes réussissent à pénétrer dans la maison par le jardin en fracturant la porte de derrière mais tombent nez à nez avec la bonne, Jeanne Piton, accorte femme quinquagénaire qui fait front de la voix avant d’être terrassée au sol puis roulée dans un tapis…pratique déjà en vogue du « saucissonnage ». Arrivés à l’étage dans la chambre de la vieille demoiselle, celle- ci, craignant sans doute qu’on veuille outrager une vertu chèrement préservée durant plus d’un demi-siècle, se met à glapir : « Au secours ! à l’aide ! à l’assassin !! ». Larroy lui saute alors dessus pour la faire taire, cette folledingue va ameuter tout le quartier ! Mais la vieille fille redouble de la voix et reste sourde aux objurgations des trois lascars « de la fermer ». « Fait la taire bon dieu ! » ordonne Boutan à son complice, lequel saisit la pauvre femme par le col et lui enfourne la tête sous un amas de draps et de couvertures. Mais l’acariâtre femme se débat encore et tombe du lit. Cette fois, c’en est trop et Boutan (à moins que ce ne soit Castarède…l’enquête ne l’établira pas) vient à la rescousse et saute à califourchon (sans aucune intention malsaine, on l’aura compris !) sur Baptistine Mayen. Ainsi maitrisée, elle ne bouge plus. En fait, elle ne bougera plus jamais. Privée d’air, elle étouffera dans quelques soubresauts morbides avant d’aller rejoindre son créateur car elle était très croyante.

On casse, on fracture meubles, coffres et secrétaires pour faire main basse sur 180 francs en pièces d’or et d’argent, sur 20 francs dans le porte-monnaie de la bonne et sur un petit sac en velours gris contenant les bijoux trouvés par les seuls Boutan et Castarède qui se les « étouffent » au détriment de Larroy occupé à ce même moment à contenir la vieille dame. Magnifique solidarité des truands qui vont laisser des traces de leur passage et notamment des traces de chaussures dans la terre humide du jardin. Ce qui ne va pas échapper au commissaire Deyres qui fera mouler l’empreinte dans du plâtre.

La sagacité du policier et de ses hommes couplée à la bêtise du trio qui comme les trois mousquetaires étaient quatre, (un certain Badimon se gèlera les pinceaux en faisant le guet dans la rue) permettront l’arrestation rapide du quarteron qui finira aux assises. Pour se glisser dans les pas du fin limier que fût le commissaire Deyres et suivre son enquête, un seule adresse radiophonique : Radio Bulle 93.6  le premier jeudi de chaque mois à 19 heures (rediffusion le samedi à 21 heures) dans l’émission animée par Jean-Michel ARMAND « L’assassin habite le 47 » ou en podcast sur le nouveau site de la station www.radiobulle.net , en tapant sur l’onglet « émissions » »

Par Jean-Michel ARMAND, ancien formateur au Centre de ressources sur l’histoire des crimes et des peines (CRHCP) à l’École nationale d’administration pénitentiaire située à Agen.

Maître Roy-Nansion, 30 ans de barreau

Avec l’avocate pénaliste, M° Fabienne Roy-Mansion, nous évoquons les deux procès qui l’ont profondément marquée ces dernières années : L’affaire d’Outreau, et l’affaire Fabienne Kabou, qui avait abandonnée sur une plage du nord de la France, à marée montante, sa fillette âgée de 15 mois.

Invitées de l’émission RTL de l’Heure du crime de Jacques Pradel : Me Fabienne Roy-Nansion du barreau de Boulogne-sur-Mer. Dans son livre « Droit au cœur » qui parait aux éditions Michel Lafon, elle revient, avec la journaliste Anne-Lise Carlo, sur les grandes affaires qui ont marqué son parcours d’avocate pénaliste.

Pour en savoir plus sur le site de l’émission Rtl.

Parution du livre le 24 janvier 2019 – L’avocate Fabienne Roy-Nansion est apparue aux journaux télévisés en décembre 2013. Elle venait de se porter volontaire pour défendre Fabienne Kabou, la mère d’Adélaïde, 15 mois, noyée sur la plage de Berck. Sa plaidoirie marquera l’opinion révoltée par cet infanticide.

Les grands scandales judiciaires, l’avocate connaît. En 2004, elle était plongée au cœur du fiasco d’Outreau, au côté des ténors du barreau Frank Berton et Éric Dupond-Moretti. Avec ses copains de prétoire, Me Roy-Nansion a écumé les cours d’assises du Nord-Pas-de-Calais. Elle a côtoyé de près la souffrance et la misère devant lesquelles elle ne baisse jamais les yeux. Depuis Boulogne-sur-Mer, l’avocate se fait le fil rouge d’un récit vrai, parfois cru et brutal, mais jamais dans le jugement. Son témoignage raconte trente ans de barreau et de nuits passées dans les commissariats d’une France noyée, broyée, rendue invisible.

Editions Michel Lafon

Violette & Germaine Nozière : histoire d’un pardon : histoire d’un pardon

Une fiction écrite par Cristèle Alves Meira et Anne-Claire Jaulin, réalisée par Pascal Deux. Violette Nozière, victime d’un père incestueux et d’une mère qui ne voulait rien voir, ou bien jeune dépravée, qui ment, vole ? Invité Emmanuel Pierrat, avocat, auteur d’un livre court qui revient sur cette affaire.

AFFAIRES SENSIBLES du vendredi 11 janvier 2019 par Fabrice Drouelle

Pour en savoir plus sur le site de l’émission France inter

Une galerie de portraits de femmes tueuses en série en France et dans le monde.

Qui sont ces meurtrières ? Quelles sont leurs motivations ? Comment ont-elles été démasquées ? Comment ont-elles (parfois) expliqué leurs crimes ? Frédérique Volot tente de répondre à toutes ces questions dans son livre, « Tueuses en série »  qui met en avant la cruauté de ces femmes qui, souvent, n’avaient pas éveillé le moindre soupçon avant de passer à l’acte…

Invitée de l’émission RTRL de Jacques Pradel du 29 novembre 2018 : Frédérique Volot, écrivain, Elle a publié, en 2009 et 2011, « Les Grandes Affaires criminelles de Meurthe-et-Moselle » aux éditions de Borée, elle vient de publier « Les tueuses en série » aux éditions de l’Opportun.

Pour en savoir plus et écouter le document sonore sur le site de l’émission Rtl

92 – Portrait du jour – Frédérique Volot : Toutes ces choses à nous

 https://criminocorpus.hypotheses.org/63737

 

La révolte des innocents

Genre : Téléfilm dramatique
Pays : France – Date de sortie : 2018
Réalisateur(s) : Philippe Niang
Acteurs(s) : Julie Ferrier (Joséphine Poliveau), Bruno Debrandt (Armand Sandrin), Jérôme Anger (Ernest Mercier), Théo Frilet (Emile Guidon)

Résumé : En 1911, Louise Perreau peine à élever son fils Gaston, un enfant turbulent d’une dizaine d’années. Elle espère pouvoir stabiliser leur situation grâce à un nouvel emploi à Paris. Pour cela, elle est contrainte de placer Gaston aux Vermiraux, un établissement censé offrir une bonne éducation à ce garçon. Mais elle ignore que le centre – qui est présenté comme un sanatorium – est, en réalité, un lieu de maltraitance et d’exploitation. Une révolte éclate. Le jeune juge Emile Guidon entame alors une procédure contre les meneurs de la rébellion, mais aussi contre Armand Sandrin et Joséphine Poliveau, les gérants de l’institution. 

Mardi 20 novembre 2018
21h05 – 22h45 
(Durée : 1h40mn) France 3

 

 

La révolte des enfants des Vermiraux

Pour en savoir plus voir  La révolte des petits colons

9782913661417FSParution du livre le 22 juillet 2011 –  1911, le tribunal d’Avallon, dans l’Yonne, rend un jugement historique. En condamnant à de la prison ferme les garants de l’institut éducatif et sanitaire des Vermiraux, il prononce la première sentence exemplaire en France à l’encontre d’un groupe de coupables, pour corruption associée à des violences collectives faites aux enfants (travail forcé, maltraitances ayant entraîné la mort, viols, prostitution).

Révélée au grand jour par un journaliste de la presse nationale (Gabriel Latouche, de L’Éclair), instruite par un juge d’instruction, le juge Guidon, et un procureur, qui n’ont pas hésité à transformer une plainte contre des enfants, pour rébellion et bris de clôture, en mise en cause des adultes, l’affaire des Vermiraux a marqué grâce à ce procès une étape déterminante de la reconnaissance des droits des enfants en France.

Cet ouvrage, en présentant les récits et les témoignages des acteurs de l’époque, contribue à mieux comprendre la dérive d’une institution sanitaire et éducative ainsi que les modes de complicités qui ont permis de dissimuler ces crimes. Surtout, il met en lumière un dysfonctionnement structurel propre à ce type d’établissement, indépendamment des contextes géographique ou historique.

Éditeur : Œil d’Or (L’)

Collection : Mémoires & Miroirs

 

FILM : La révolte des petits colons

Résumé : Il y a cent ans éclatait l’Affaire des Vermiraux. Un procès né d’une révolte d’orphelins, placés dans une institution privée du Morvan et qui souffraient de mauvais traitements et de sévices. Ce feuilleton judiciaire, ponctué de témoignages accablants, conduira la justice à mener un procès historique. Pour la première fois, en France, des adultes seront condamnés sur la parole d’enfants parias, mal nés et rejetés par l’ensemble de la société. Ces enfants, colons des Vermiraux, sont de petits héros ordinaires ; ils ont fait vaciller l’ordre établi. Un siècle plus tard, leur révolte inspire les milliers d’orphelins ou d’enfants abandonnés, qui ont peuplé le Morvan.

INJAM / MISS LUNA / ETOILE NOIRE Ajoutée le 1 juin 2012
Pour louer le film ou acheter le DVD sur :

« Tueuses en série » – Le dernier livre de Frédérique Volot en librairie le 15 novembre

Sortie du livre le 15 Novembre 2018 –

Qui sont ces tueuses en série ?

20 portraits glaçants,

20 histoires incroyables

20 scénarios dignes d’Hollywood

Frédériques Volot livre une enquête fouillée pour mieux comprendre le parcours et la personnalité de ces 20 tueuses en série qui ont défrayé la chronique aux quatre coins du monde…

Qui sont ces meurtrières ? Quelles sont leurs motivations ? Comment ont-elles été démasquées ? Comment ont-elles (parfois) expliqué leurs crimes ? Frédérique Volot tente de répondre à toutes ces questions dans son ouvrage qui met en avant la cruauté de ces femmes qui – souvent – n’avaient pas éveillé le moindre soupçon avant de passer à l’acte.

Ces 20 histoires sont parfois dignes des plus grands romans noirs. Parfois, à l’inverse, les coupables n’ont rien d’extraordinaire… jusqu’au jour où l’irréparable est commis.

Des portraits passionnants.

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(Introduction « Tueuses en série » – Du plus loin que je me souvienne, j’ai toujours été attirée par des séries policières telles que « Hercule Poirot », l’homme à la célèbre moustache, ou Sherlock Holmes. Des séries bâties sur l’invitation à la réflexion aux fins de résolution d’énigme, à la mise en action des « petites cellules grises », tant des protagonistes que des lecteurs ou spectateurs, menant immanquablement à la résolution de l’affaire, plutôt que sur la mise en scène de la violence.

Nombre d’années plus tard, cette attirance ne m’a pas quittée.

Elle s’est renforcée d’un besoin de comprendre le comportement de mes semblables, tous mes semblables, notamment des meurtriers.

Pourquoi tue-t-on ? Quel est l’élément déclencheur d’une implacable mécanique irrémédiablement lancée jusqu’à son terrible aboutissement : le crime ?

Coup de folie isolé ?

Désir irrépressible de vengeance ?

Volonté d’extermination massive exprimée par un esprit malade, mais soutenue puis accomplie avec l’aval de milliers -voire de millions- d’individus manipulés ou convertis ?

Dans la longue histoire de l’humanité, il est à constater que, hélas, l’homme est capable d’aller très loin dans son cheminement vers la violence. Au plus proche de nous, le XXème siècle est riche d’exemples qui dépassent l’entendement et dont il n’est pas sûr que toutes les leçons aient été tirées.

Et puis, il y a le cas particulier des tueurs en série qui nous occupe dans ce livre.

Une définition juridique voudrait qu’un tueur en série soit « un criminel atteint de troubles psychiatriques qui assassine des personnes de façon régulière, en utilisant un schéma identique, uniquement pour retirer du plaisir de ces meurtres, généralement sadique ». Les femmes ne seraient qu’une infime minorité (5 à 10%) de cette catégorie de meurtriers. A la différence des hommes, les femmes tueraient rarement par pulsion sexuelle incontrôlée ; l’argent serait plutôt leur objectif, comme l’atteinte du pouvoir ou la satisfaction du besoin d’exister. Si certaines ont utilisé le poison, d’autres ont eu recours à des méthodes plus expéditives qui peuvent surprendre par leur brutalité. Il semble qu’il n’existe pas un profil type de tueuse en série même si nombre d’entre elles ont connu une enfance difficile, des abus sexuels, des parents violents, alcooliques, une misère traumatisante… tous vécus tragiques qui n’excusent en aucun cas leurs actes. L’intérêt pour l’auteure que je suis n’est pas tant de décrire les faits mais de comprendre le cheminement de quelques-unes de ces criminelles, le faisceau de circonstances qui ont fait que, à un moment donné, pour elles, la seule issue à leur impasse ressentie était le meurtre.

Loin de moi l’idée d’en faire des héroïnes.

Le passage à l’acte de violence extrême ne peut jamais être excusable, encore moins exemplaire. Mais est-il possible d’éprouver de la compassion pour l’une ou l’autre de ces femmes ? Question troublante qui ne saurait trouver de réponse universelle ou définitive.

Le cas d’Aileen Wuornos m’a interpellée malgré l’horreur des meurtres dont elle s’est rendue coupable. La détresse de son enfance seule ne suffit-elle pas à expliquer -sans le justifier- qu’elle ait plongé dans la drogue, l’alcool, pratiqué la prostitution, avant de naufrager dans les abîmes du meurtre dont l’exécution par injection létale subie en 2002, à l’âge de 46 ans, fut le point final ? Cette femme en désespérance totale du début à la fin de sa vie n’aurait-elle pas mérité que, à quelque moment que ce soit de son enfance, de son adolescence ou de son état d’adulte, quelqu’un lui tende la main puis, l’éclairant elle-même sur sa propre nature, lui donne les moyens d’échapper à ses démons et lui donne une chance de connaître un destin moins funeste ?

Ni juge, ni partie, je n’ai pas la réponse.

A vous lecteurs, en votre âme et conscience, de vous faire votre propre opinion à la lecture de ces histoires de « Tueuses en série ». Frédérique Volot

Portrait du jour : Frédérique Volot – Toutes ces choses à nous dire … avec talent :

https://criminocorpus.hypotheses.org/63737/embed#?secret=chJmtPIcbi