Archives pour la catégorie affaires criminelles

Le retour de Martin Guerre

L’affaire Martin Guerre est une affaire judiciaire d’usurpation d’identité, jugée à Toulouse en 1560, qui a dès cette époque suscité un vif intérêt.

En 1548, Martin Guerre, un paysan du comté de Foix quitte son village suite à un conflit familial. Lorsqu’il revient, 12 ans plus tard, un autre Martin Guerre a pris sa place et vit, depuis trois ans, au côté de sa femme Bertrande.

Pendant 12 ans, Arnaud du Tilh a usurpé l’identité de Martin Guerre, un paysan d’Artigat dans le comté de Foix, qui avait quitté son village et sa famille. L’usurpateur a même réussi à tromper l’épouse de Martin Guerre, Bertrande, avec qui il a eu une fille. À l’issue d’une longue et complexe procédure judiciaire, Arnaud du Tilh est déclaré coupable et condamné à mort.

En 1548, âgé de 24 ans, Martin est accusé de vol de grain envers son père et décide alors de quitter le village. A l’été 1556, un homme prétendant être Martin Guerre surgit. Il connaît les détails de la vie de ce dernier et sa ressemblance est telle qu’il parvient à duper tout le monde.

Son beau-père, Pierre Guerre, commence à avoir des soupçons en 1559, mais Bertrande ne veut rien entendre. Il enquête alors seul, jusqu’à découvrir la véritable identité de celui qui prétendait être Martin Guerre…

Invité : Pierre Lunel, universitaire et écrivain. Marc Chabot YT – Ajoutée le 11 mars 2018

– Le faux Martin Guerre est l’auteur de l’imposture d’identité la plus étonnante.

– Le chevalier d’Eon bluffe tous ses contemporains et ne s’avoue réellement homme que sur la table d’autopsie.

– La comtesse de la Motte escroque la couronne et fait vaciller la monarchie. Cagliostro persuade chacun qu’il est la réincarnation de Jésus avant de moisir vingt ans dans les prisons du pape.

– Les escrocs du canal de Panama font chanceler la république française.

– Victor Lustig vend deux fois la tour Eiffel… avant d’escroquer Al Capone !

– Anna Anderson se fait passer pendant quarante ans pour la princesse Anastasia de Russie, seule rescapée du massacre des Romanov.

– Sacha Stavisky devient le Prince des escrocs en imaginant les arnaques les plus folles.

– L’abbé Saunière accumule les milliards en disant des messes, ou en ne les disant pas.

– Van Meegeren, le faussaire le plus génial au monde, meurt sans avoir pu convaincre ses contemporains que ses faux Vermeer… sont des faux !

– Jean-Claude Romand ment pendant vingt ans sur sa vie professionnelle avant de déclencher une tragédie.

– Bernard Madoff, enfin, escroque soixante milliards de dollars et ébranle la finance mondiale.

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Pierre Lunel commence sa carrière d’auteur avec un best-seller, L’Abbé Pierre, l’insurgé de Dieu (Stock), vendu à plus de 500 000 exemplaires. Il poursuit avec succès grâce à une série de livres autour de figures d’exception, comme Sœur Emmanuelle (Fixot) ou Ingrid Bétancourt (L’Archipel). Il écrit aussi des essais polémiques et des ouvrages historiques. Il a récemment publié aux éditions First Je m’appellerai François, biographie du Pape.

Éditeur : First (9 avril 2015)

Collection : Documents

La véritable histoire de Casque d’Or

« Casque d’Or une histoire vraie », d’Alexandre Dupouy Paris 1893. Amélie Elie, quinze ans, fille d’ouvrier, ne va pas à l’école. Livrée à elle-même, elle préfère la rue, son atmosphère et ses rencontres. En fréquentant les bals de quartiers, Amélie finit par s’immiscer dans le monde de la prostitution.

Mot de l’éditeur : « L’action est connue. Elle a inspiré un classique du cinéma dont tous les français se souviennent. Le 9 janvier 1902, le fiacre 8907 est attaqué en plein Paris. On a d’abord fantasmé sur un crime de rôdeurs, sur la violence des Apaches, ces voyous des barrières. Puis on apprend qu’il s’agit d’une rixe, façon Hélène de Troie. Depuis plusieurs jours, deux jeunes hommes d’une vingtaine d’années, François Leca et Joseph Manda, se livrent un combat à mort pour la possession d’une jeune prostituée : Amélie Élie. Son surnom de « ruban » ? Casquette. Pas très vendeur. On l’appellera donc Casque d’or : la légende est née. La presse s’empare de l’affaire pendant toute l’année 1902. Tous les protagonistes sont arrêtés. La justice rend un verdict à la mesure du succès médiatique. Les deux prétendants finissent au bagne d’où ils ne reviendront pas. Pendant son séjour en prison d’avril à octobre 1902, de son arrestation à son départ pour le bagne, François Leca, le souteneur victime de l’attaque du fiacre reçoit près d’une centaine de lettres provenant de Casque d’or, de Louise van Maele, sa rivale, de la famille, de l’avocat ou encore de Henri Frémont journaliste et auteur des Mémoires de Casque d’or. » En 1952, Casque d’Or devient une héroïne de cinéma immortalisée par Jacques Becker sous les traits de Simone Signoret.

Alexandre Dupouy, écrivain. Auteur du livre Casque d’Or (La Manufacture de livre).

Alexandre Dupouy est libraire-galeriste (Les Larmes d’Éros), archiviste (Les Archives d’Éros), éditeur (Éditions Astarté), chercheur, écrivain et photographe. Spécialiste dans les domaines de l’érotisme, de la pornographie et de la prostitution, il a notamment publié Apollinaire : Oeuvres érotiques complètes (La Musardine, 2013), Sous le manteau, cartes postales érotiques des Années folles (Flammarion, 2008), La Photographie érotique (Parkstone, 2007) et collaboré comme iconographe et intervenant à de nombreux documentaires dont le très remarqué La Face cachée des fesses (Arte, 2009).


Christophe Hondelatte : Les sœurs Papin – L’intégrale

Dans “Hondelatte raconte”, conteur hors pair, Christophe Hondelatte tient les auditeurs en haleine avec ses récits ciselés et captivants. Faits divers, parcours singuliers et portraits de personnalités… Il remet en perspective et raconte les histoires qui ont fasciné les Français avant de les disséquer en compagnie de ses invités.

Le 2 février 1933, un notable du MANS, Mr LANCELIN, ne parvient pas à rentrer chez lui,  ni sa femme, ni sa fille, ni les deux domestiques ne répondent. Il prévient la police. Deux policiers escaladent le mur, et tombent sur une scène terrible : Mme LANCELIN et sa fille ont massacrées ! Les deux domestiques sont introuvables. En se disant qu’elle ont dû subir le même sort, ils viennent de demander à un serrurier, d’ouvrir la dernière pièce encore fermée …

Pour écouter le document sonore sur le site d‘Europe1

L’affaire André Kaas

Les victimes d’une erreur judiciaire ne sont pas uniquement des personnes injustement condamnées qui croupissent en prison jusqu’à ce qu’un nouveau procès les lave enfin de tout soupçon, des années plus tard !

Un mécanisme implacable, celui du soupçon et de la rumeur peut fausser une enquête, et broyer la vie de n’importe lequel d’entre nous mêlé à une affaire criminelle. L’histoire que nous allons vous raconter dans un instant avec mes invités, est celle d’une erreur judiciaire sans procès ! L’histoire d’un homme aux affaires florissantes, qui vit avec femme et enfants dans une superbe demeure des environs de Rouen, et dont la vie bascule un jour de 1992, lorsqu’il découvre en rentrant chez lui le corps de sa femme, sauvagement assassinée.

Après quelques mois d’une enquête bâclée, André Kaas, est accusé d’avoir commandité le meurtre de sa femme. Son innocence a été reconnue, par un non-lieu, 12 ans plus tard.

Entre temps, il a effectué 35 mois de détention provisoire, 1041 jours de prison, dont il en est sorti ruiné avec l’œuvre d’une vie détruite, impossible à reconstruire…Le véritable assassin, lui, n’a jamais été inquiété.

Nos invités : André Kaas, Promoteur immobilier dont la femme, Sylvianne, a été assassinée le 5 avril 1992 alors qu’il était ce jour-là au cinéma à plusieurs kilomètres de son domicile. Il est pourtant devenu le suspect n°1 des enquêteurs, persuadés qu’il avait commandité ce meurtre pour des raisons financières… La journaliste Anne Sophie Martin, journaliste, Co-auteurs du livre  « Pas de pitié pour les innocents » (Michel Lafon – 2005).

Pour en savoir plus et écouter le document sonore sur le site de l’émission L’Heure du crime Rtl


« Sublime, forcément sublime Christine V. »

Aujourd’hui dans Affaires sensibles, quand Marguerite Duras écrit sur l’affaire Grégory. Invitée Laure Adler, auteure d’une biographie de Marguerite Duras publiée chez Gallimard et vous entendrez également Denis Robert alors envoyé spécial pour Libération…

Publié le 17 juillet 1985, huit mois après le début de l’affaire, le texte de Duras, présenté comme une fiction littéraire, dresse le portrait de la mère du petit garçon, Christine V. Une mère que la romancière imagine coupable, mais magnifique et tragique, dans un texte de trois pages qui scandalisa la France. Car Christine V., version rurale et populaire de l’infanticide Médée, c’est Christine Villemin : une femme, une vraie femme, une jeune femme, 25 ans à peine, qui vient de perdre son enfant et qui bénéficie de la présomption d’innocence.

Une présomption bafouée avant Marguerite Duras par une partie de la presse, presse qui couvre goulûment cette vertigineuse affaire et voit dans la mère du petit Grégory la coupable idéale. Provocant, inconscient ou sublime, l’article de Duras, sommet de ce processus de diabolisation médiatique, vient questionner le rôle du journalisme et de la littérature. Des rivages pluvieux de la Vologne aux salles de rédaction parisiennes, retour sur un texte littéraire qui plonge le fait-divers au-delà du réel, pour le meilleur et pour le pire…

Pour en savoir plus sur le site de l’émission de France inter

Invitée : Laure Adler, écrivaine, elle a publié entre autres de nombreuses biographies dont celles de Marguerite Duras (en 1998 chez Gallimard) Hannah ArendtSimone Weil et  François Mitterrand « journées particulières » paru chez Flammarion en 2015. Elle a aussi été conseillère culturelle à l’Elysée. Elle est journaliste, a travaillé à France culture, France télévisions… et est aujourd’hui productrice de L’heure bleue tous les jours à 20h sur France Inter.

AFFAIRES SENSIBLES du mardi 19 février 2019 par Fabrice Drouelle

Trois malfrats et une rentière…une tragique histoire de pieds-nickelés agenais ! – « l’Assassin habite dans le 47 »

Après avoir commis en son temps, d’innombrables  « petits meurtres » sur le prestigieux site de l’E.N.A.P., Jean-Michel Armand  s’invite de nouveau sur le Criminocorpus – Carnet de l’histoire de la justice, des crimes et des … pour nous présenter les émissions réalisées dans « l’Assassin habite dans le 47 » sur RADIO BULLE 93.6.

Trois malfrats et une rentière…une tragique histoire de pieds-nickelés agenais !

« Il fait froid, très froid en cette nuit du 14 au 15 février 1897 et il faut une solide raison pour arpenter les rues d’Agen avec ce petit vent du nord qui vous entamer le cuir. Boutan, Castarède et Larroy, trois « traine-lattes » agenais toujours à l’affût d’un coup à faire, en ont une excellente… de raison : faire main basse sur ce qu’il croit être le confortable magot de mademoiselle Baptistine Mayen, rentière de 76 ans qui habite une belle maison cours Gambetta. Ils sont décidés « à lui faire à la dur » comme ils le déclareront plus tard aux enquêteurs. Nos trois escarpes réussissent à pénétrer dans la maison par le jardin en fracturant la porte de derrière mais tombent nez à nez avec la bonne, Jeanne Piton, accorte femme quinquagénaire qui fait front de la voix avant d’être terrassée au sol puis roulée dans un tapis…pratique déjà en vogue du « saucissonnage ». Arrivés à l’étage dans la chambre de la vieille demoiselle, celle- ci, craignant sans doute qu’on veuille outrager une vertu chèrement préservée durant plus d’un demi-siècle, se met à glapir : « Au secours ! à l’aide ! à l’assassin !! ». Larroy lui saute alors dessus pour la faire taire, cette folledingue va ameuter tout le quartier ! Mais la vieille fille redouble de la voix et reste sourde aux objurgations des trois lascars « de la fermer ». « Fait la taire bon dieu ! » ordonne Boutan à son complice, lequel saisit la pauvre femme par le col et lui enfourne la tête sous un amas de draps et de couvertures. Mais l’acariâtre femme se débat encore et tombe du lit. Cette fois, c’en est trop et Boutan (à moins que ce ne soit Castarède…l’enquête ne l’établira pas) vient à la rescousse et saute à califourchon (sans aucune intention malsaine, on l’aura compris !) sur Baptistine Mayen. Ainsi maitrisée, elle ne bouge plus. En fait, elle ne bougera plus jamais. Privée d’air, elle étouffera dans quelques soubresauts morbides avant d’aller rejoindre son créateur car elle était très croyante.

On casse, on fracture meubles, coffres et secrétaires pour faire main basse sur 180 francs en pièces d’or et d’argent, sur 20 francs dans le porte-monnaie de la bonne et sur un petit sac en velours gris contenant les bijoux trouvés par les seuls Boutan et Castarède qui se les « étouffent » au détriment de Larroy occupé à ce même moment à contenir la vieille dame. Magnifique solidarité des truands qui vont laisser des traces de leur passage et notamment des traces de chaussures dans la terre humide du jardin. Ce qui ne va pas échapper au commissaire Deyres qui fera mouler l’empreinte dans du plâtre.

La sagacité du policier et de ses hommes couplée à la bêtise du trio qui comme les trois mousquetaires étaient quatre, (un certain Badimon se gèlera les pinceaux en faisant le guet dans la rue) permettront l’arrestation rapide du quarteron qui finira aux assises. Pour se glisser dans les pas du fin limier que fût le commissaire Deyres et suivre son enquête, un seule adresse radiophonique : Radio Bulle 93.6  le premier jeudi de chaque mois à 19 heures (rediffusion le samedi à 21 heures) dans l’émission animée par Jean-Michel ARMAND « L’assassin habite le 47 » ou en podcast sur le nouveau site de la station www.radiobulle.net , en tapant sur l’onglet « émissions » »

Par Jean-Michel ARMAND, ancien formateur au Centre de ressources sur l’histoire des crimes et des peines (CRHCP) à l’École nationale d’administration pénitentiaire située à Agen.

Maître Roy-Nansion, 30 ans de barreau

Avec l’avocate pénaliste, M° Fabienne Roy-Mansion, nous évoquons les deux procès qui l’ont profondément marquée ces dernières années : L’affaire d’Outreau, et l’affaire Fabienne Kabou, qui avait abandonnée sur une plage du nord de la France, à marée montante, sa fillette âgée de 15 mois.

Invitées de l’émission RTL de l’Heure du crime de Jacques Pradel : Me Fabienne Roy-Nansion du barreau de Boulogne-sur-Mer. Dans son livre « Droit au cœur » qui parait aux éditions Michel Lafon, elle revient, avec la journaliste Anne-Lise Carlo, sur les grandes affaires qui ont marqué son parcours d’avocate pénaliste.

Pour en savoir plus sur le site de l’émission Rtl.

Parution du livre le 24 janvier 2019 – L’avocate Fabienne Roy-Nansion est apparue aux journaux télévisés en décembre 2013. Elle venait de se porter volontaire pour défendre Fabienne Kabou, la mère d’Adélaïde, 15 mois, noyée sur la plage de Berck. Sa plaidoirie marquera l’opinion révoltée par cet infanticide.

Les grands scandales judiciaires, l’avocate connaît. En 2004, elle était plongée au cœur du fiasco d’Outreau, au côté des ténors du barreau Frank Berton et Éric Dupond-Moretti. Avec ses copains de prétoire, Me Roy-Nansion a écumé les cours d’assises du Nord-Pas-de-Calais. Elle a côtoyé de près la souffrance et la misère devant lesquelles elle ne baisse jamais les yeux. Depuis Boulogne-sur-Mer, l’avocate se fait le fil rouge d’un récit vrai, parfois cru et brutal, mais jamais dans le jugement. Son témoignage raconte trente ans de barreau et de nuits passées dans les commissariats d’une France noyée, broyée, rendue invisible.

Editions Michel Lafon