Archives de l’auteur : Philippe POISSON

A propos Philippe POISSON

En cours d'élaboration, ce site aura pour objet d'aborder des repères thématiques historiques concernant les femmes. Philippe Poisson -

« Le portrait brisé » d’Alice Quinn

Une série policière à la Belle-Époque. Un trio de détectives de choc.

Cannes, janvier 1888. La ville est secouée par un scandale financier qui entraîne la faillite de nombreux notables. C’est dans ce contexte troublé qu’un banquier est retrouvé assassiné. Aux yeux de la police, la coupable idéale est Anna, une jeune femme que l’homme avait tenté de séduire. Emprisonnée, Anna ne peut compter que sur Miss Fletcher, aristocrate ruinée et sur Lola, courtisane aux mœurs dissolues, pour l’innocenter. Avec l’aide de Maupassant, l’homme de lettres, elles vont jouer les détectives pour éviter la guillotine à leur jeune protégée. L’improbable trio se lance dans une course contre la montre qui va le conduire du monde feutré de la grande bourgeoisie jusqu’à un terrifiant asile d’aliénés. Une société où les mensonges règnent en maître et où la fortune est, bien souvent, une garantie d’impunité…Une série policière à la Belle-Époque. Un trio de détectives de choc. Lire les premières pages

Alice Quinn vit dans le Sud de la France. Elle a des enfants, des chats, a vécu dans une caravane et exercé toutes sortes de métiers, d’ouvreuse de cinéma à serveuse. Désormais, elle se consacre à l’écriture, notamment avec les romans policiers des enquêtes de Miss Fletcher. Elle a déjà publié La lettre froissée (City, 2018). Retrouvez Alice Quinn sur son blog : http://www.alice-quinn.com, sur son profil Facebook : http://www.facebook.com/alice.quinn2013 Et suivez-la sur Twitter : twitter.com/AliceQuinn2013/

https://www.city-editions.com/

165 – Portrait du jour : Sonia Taguet l’auteure de « Quinqua quête »

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A propos du site : Criminocorpus propose le premier musée nativement numérique dédié à l’histoire de la justice, des crimes et des peines. Ce musée produit ou accueille des expositions thématiques et des visites de lieux de justice. Ses collections rassemblent une sélection de documents et d’objets constituant des sources particulièrement rares ou peu accessibles pour l’histoire de la justice.

Les repères et les outils proposent des données et des instruments d’exploration complémentaires visant à faciliter les études et les recherches.

Le blog Criminocorpus est ouvert à un large public au-delà de la seule communauté des chercheurs. Cette rubrique « portrait du jour » permet  de faire connaître d’autres activités croisant l’histoire de la justice à travers le parcours de personne ayant accepté de présenter leur trajectoire professionnelle. On trouvera donc ici des parcours d’historiens, de romanciers , de sociologues, cinéastes, professionnels de la sécurité, etc.  Cette rubrique est animée par Philippe Poisson, membre correspondant du CLAMOR et ancien formateur des personnels à l’ENAP. et l’A.P. La publication du portrait du jour est liée aux bonnes volontés de chacun, nous invitons donc les volontaires à prendre contact avec philippepoisson@hotmail.com – Marc Renneville , directeur du CLAMOR et de Criminocorpus.

Sonia Taguet est née le 14 juillet 1972 à Nice. Après avoir passée son enfance en banlieue parisienne, elle a beaucoup voyagé en Europe et en Caraïbe. Elle vit à Montpellier où elle poursuit l’aventure littéraire. Ses influences littéraires vont de Dany Laferrière à Andrea Camilleri.  Auteure de Lubie Poétique 2010 chez Mon Petit Éditeur et de Quinqua Quête qui vient d’être édité aux Éditions Des mots qui trottent . Elle diffuse sur le site welovewords également des textes, poèmes ou nouvelles.

1 – Pouvez-vous décrire les étapes de votre parcours d’auteur : ce qui a déclenché cette vocation, votre première publication ?

« Vers mes 16 ans j’ai eu la chance de rencontrer une machine à écrire, tout a commencé comme ça. Vers mes 25 ans je me suis attelée à la nouvelle… J’ai commencé à en publier et à concourir. Remarquée par une maison d’édition Lubie Poétique mon premier roman a donc été édité.

Sept ans après,  Quinqua quête est édité par Des mots qui trottent . J’ai mon blog.

Les livres la littérature ont toujours fait partie de ma vie. Je rend un peu de ce qu’elle m’a offert.

2 – Avez-vous des thématiques de prédilection ?

Ma thématique de prédilection c’est l’identité et ma matière, l’Humain.

 

3 – Que pouvez-vous nous dire à propos de votre roman Quinqua Quête ?

Quinqua Quête est mon deuxième roman édité. Antoine, proche de la cinquantaine, de nature lunaire perd du jour au lendemain sa faculté de s’échapper dans sa tête. Il a l’impression de ne plus être lui, de s’être perdu. Parcours atypique entouré des siens pour se retrouver. Je dirai que c’est un livre « feel good ».

4 – Avez-vous d’autres projets d’écriture ? :

Toujours plein de projet d’écriture. Un nouveau roman qui germe tranquillement mais sûrement. Un feuilleton sur mon blog. L’ envie d écrire, raconter des histoires est ancrée en moi.

162 – Portrait du jour : Alain Léonard, romancier, auteur des « Enfants de la liberté »

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A propos du site : Criminocorpus propose le premier musée nativement numérique dédié à l’histoire de la justice, des crimes et des peines. Ce musée produit ou accueille des expositions thématiques et des visites de lieux de justice. Ses collections rassemblent une sélection de documents et d’objets constituant des sources particulièrement rares ou peu accessibles pour l’histoire de la justice.

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Nos autres sites : REVUE et le BLOG D’ACTUALITÉS

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Pour son 162ème portrait du jour la rédaction du carnet criminocorpus reçoit le romancier Alain Léonard . Après une carrière militaire en France et à l’étranger, Alain Léonard est actuellement infirmier dans un hôpital clermontois.

A 53 ans, il débute l’écriture avec son premier ouvrage, « Enfants de la liberté » (2017), dans lequel se mêlent histoire de France et souffle romanesque.

Depuis 2006, il collabore au quotidien « La Montagne » en tant que correspondant local de presse.

Bienvenue Alain Léonard sur le site Criminocorpus. Ph.P.

 « … A travers les yeux d’une jeune fille, Catherine, tour à tour petite paysanne, domestique, fugitive puis héroïne de la Bastille, je décris le Paris de cette époque, la vie du peuple et les petits métiers. Je ne m’étends pas sur les pourquoi de cette révolution, ni sur ses aboutissements heureux ou malheureux. Des historiens l’on fait déjà admirablement Je m’attelle à rentrer simplement dans le quotidien du petit peuple. Un roman historique qui, pour recréer le plus fidèlement possible l’atmosphère de l’époque, a fait l’objet de nombreuses recherches. Un hommage aussi aux femmes, qui ont tenu des rôles majeurs dans notre histoire, mais qui sont si peu représentées dans nos manuels scolaires… » 

« Je voudrais tout d’abord débuter cette présentation en remerciant chaleureusement Criminocorpus d’ouvrir une fenêtre aux auteurs.

Je me présente : je m’appelle Alain Léonard, et à cette heure, mon épouse est en train de préparer mon gâteau d’anniversaire sur lequel les cinquante-cinq bougies auront du mal à tenir. Après une naissance dans les Bouches-du-Rhône à Martigues, la Venise provençale, j’ai pas mal bourlingué de droite à gauche, dans les cartons de déménagement d’un père gendarme. Puis c’est en Haute-Corse que la famille a pu se fixer assez longtemps pour que je puisse y passer la majeure partie de mon enfance et de mon adolescence. Mais le gène de la bougeotte s’était installé en moi. Dès ma majorité, une carrière militaire m’a fait connaître nombre de régions françaises ainsi que de nombreux pays, de l’Afrique aux Antilles en passant par l’Europe de l’Est. En 2000, estimant que l’armée pouvait se passer de mes services, je me suis définitivement fixé en Auvergne, fief de mon épouse, pour y exercer le métier d’infirmier et y élever mes trois enfants.

Rien jusque là en rapport avec l’écriture, à part peut-être les dissertations au collège, matière dans laquelle je me défendais pas mal, et les lettres fleuves que je faisais parvenir à ma Rachel lors de mes aventures ultramarines.

Tout a basculé le jour où le premier ordinateur est arrivé à la maison. Comprendre comment l’allumer, découvrir les joies du traitement de texte, et une première phrase jetée sur l’écran. Et mon premier roman débutait.

J’ai toujours aimé l’Histoire, matière qui remontait allègrement mes moyennes scolaires. Écrire sur un autre sujet me paraissait impensable. Ma première aventure littéraire, « Enfants de la liberté », se déroule donc en premier lieu dans le Limousin, puis essentiellement dans le Paris révolutionnaire de 1789. A travers les yeux d’une jeune fille, Catherine, tour à tour petite paysanne, domestique, fugitive puis héroïne de la Bastille, je décris le Paris de cette époque, la vie du peuple et les petits métiers. Je ne m’étends pas sur les pourquoi de cette révolution, ni sur ses aboutissements heureux ou malheureux. Des historiens l’on fait déjà admirablement Je m’attelle à rentrer simplement dans le quotidien du petit peuple. Un roman historique qui, pour recréer le plus fidèlement possible l’atmosphère de l’époque, a fait l’objet de nombreuses recherches. Un hommage aussi aux femmes, qui ont tenu des rôles majeurs dans notre histoire, mais qui sont si peu représentées dans nos manuels scolaires.

Et quelle ne fut pas ma surprise de voir ce premier roman plébiscité par mes lecteurs ! Premier prix du jury au salon du livre de Combronde en 2017, premier prix du concours littéraire du Lion’s Club Auvergne Rhône Alpes, en 2018, et en lice pour le concours national 2019 de cette même association humanitaire. De quoi vous tourner la tête du petit auteur que je suis.

Mais le pli était pris, et j’avais mis le doigt dans l’engrenage ô combien prenant et passionnant de l’écriture ! Un second roman « Les amants d’Austerlitz », est paru en octobre 2018. J’y retrace la jeunesse de Jules, petit parisien débrouillard qui, pour vivre ses aventures, s’engage comme petit tambour dans l’armée napoléonienne. De Paris à Austerlitz, jusqu’à Vienne, je décris le quotidien du soldat de base, celui qui a faim, qui a froid, et qui a peur. Un roman d’amitié, de fraternité, d’amour. Une histoire d’hommes.

Un climat de confiance mutuelle s’est établi avec ma maison d’édition clermontoise, les éditions De Borée , qui m’a donné ma chance, et avec laquelle les contacts sont familiaux. Un contrat est d’ores et déjà signé pour la parution, en octobre 2019, d’un nouveau titre : « Les larmes du Marchidial ». L’histoire d’un jeune soldat de mon village auvergnat mobilisé au front en 1917. Une histoire qui pourrait être transposée à tous les jeunes de cette époque, quelle que soit leur région d’origine. Puis, au printemps 2020, est prévu un quatrième écrit, toujours dans la même veine. Je ne parlerai pas encore d’un cinquième, déjà écrit, et d’un sixième en cours.

Que me rapporte l’écriture ? Une seule chose importe à mes yeux : quand je croise un de mes lecteurs qui me dit : «  J’ai adoré votre livre ! », je me dis que j’ai atteint mon but. J’espère leur apporter un moment d’évasion et de bonheur. Pour ma part, l’écriture fait désormais partie intégrante de ma vie.

Les lecteurs peuvent m’écrire, commenter, me faire parvenir leurs critiques sur ma page Facebook Alain Léonard auteur. »

Ces femmes qui ont rejoint De Gaulle à Londres : Janine Hoctin-Boulanger

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Janine Hoctin-Boulanger. La guerre comme fin d’adolescence. Septembre 1939, Janine, une parisienne de tout juste 16 ans est en voyage scolaire en Angleterre. A Hastings, elle apprend la déclaration de guerre. Pour éviter tout risque lors du retour, elle reste, avec l’accord de ses parents, outre-Manche. Puis le temps passe. La guerre s’installe. Janine est coupée de la France. Comme elle veut bien faire, elle s’engage dans la Croix rouge pour s’occuper des enfants évacués de Londres et des blessés des bombardements, en attendant mieux. Janine découvre la vraie guerre avec le Blitz de Londres. Arrive enfin, le 7 novembre 1940, la création du corps féminin des volontaires françaises…qui n’engagent que des Françaises de 18 ans! Qu’à cela ne tienne, Janine triche sur son âge. De plus, comme par hasard, son passeport est perdu. Janine va aller se former à Bournemouth en décembre 1940. Sous les bombes. D’abord interprète « anglais » pour les FNFL, elle vit surtout dans les caves de Londres la nuit, nerfs mis à rudes épreuves. Sa caserne est détruite (avril 1941). Puis mademoiselle Hoctin devient conductrice en 1942 (camp de Camberley). Elle y apprend la mort de son père. Devenue chauffeur officiel des hautes autorités, nuit et jour, Janine verra la guerre en roulant, accompagnant les plus grands dont de Gaulle « distant mais totalement investi de sa mission ». Au camp de Camberley, elle rencontre le sergent Bernard Boulanger, de la 1ère compagnie du 501ème RCC, qu’elle ne reverra que deux ans plus tard (avril 1944). La mère de Janine, elle, entrera dans la résistance (réseau Confrérie Notre Dame, c’est Janine qui la « proposa » au « colonel Rémy »). Rentrée en France après la libération de Paris, mademoiselle Hoctin continuera à servir dans le cadre de la mission de ré-administration de la France (avec Claude Hettier de Boislambert, Mission militaire française de liaison administrative (MMLA)) avant de retourner l’état-major de la marine. Janine se mariera le 5 avril 1945 avec Bernard Boulanger, passé adjudant.
Janine a reçu la légion d’honneur en 2010 et est décédée le 20 février 2016.
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Rudolph de Patureaux Ecrivain

161 – Portrait du jour : Virna Lorentz, l’auteur d’un premier roman « Lune Pourpre »

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Pour son 161ème portrait du jour la rédaction du carnet criminocorpus reçoit Virna Lorentz, l’auteur d’un premier roman « Lune Pourpre »

Cette jeune femme a séduit la rédaction du carnet par son « charisme » – un parcours aussi  déjà bien rempli –  : Née dans le sud-est de la France, Virna Lorentz n’a que cinq ans lorsqu’elle est repérée par le directeur d’une troupe de théâtre, mais elle refuse d’emblée de se mêler aux petits. Elle ne veut jouer sur scène qu’avec de grandes personnes.

Alors très tôt, elle fait un tout autre choix de carrière, vraisemblablement guidé par ses origines multiculturelles, à la fois romaines et bretonnes. Linguiste. Elle sera linguiste, ou plus exactement traductrice interprète. Diplômée de la Faculté des Lettres, Arts et Sciences humaines de Nice, puis de l’Institut de Traducteurs, Interprètes et Relations internationales de Strasbourg, Virna Lorentz maîtrise cinq langues, se spécialise en traduction juridique et devient chef d’entreprise peu avant l’âge de trente ans. Pendant près de quinze ans, elle se fraye un chemin dans le cercle très fermé des compagnies pétrolières et de la justice… de la Principauté de Monaco à l’Australie, en passant par la Guyane française.

L’idée de son premier roman lui apparaîtra comme une évidence au lendemain d’une visite à la Cathédrale de Rouen, un jour neigeux de décembre 2002. Dès lors, elle n’aura de cesse de guetter le moment opportun pour enfin, donner vie à ses personnages, et ne plus jamais s’arrêter d’écrire.

Bienvenue Virna dans le club très prisé des amis de Criminocorpus.

 

 

« INTERVIEW CRIMINOCORPUS du 1er avril 2019 de Virna Lorentz

  1. Pouvez-vous décrire les étapes de votre parcours d’auteur : ce qui a déclenché cette vocation, votre première publication ?

Lorsque l’idée de mon premier roman a toqué à la porte de mes neurones, je venais de me lancer dans la création de ma société, ALOHA INTERNATIONAL. Étant originaire de la Côte d’Azur où le brassage de nationalités de tous horizons est monnaie courante, mon cursus universitaire de linguiste / traductrice-interprète spécialisée en droit international était pain bénit. Un avenir tout tracé en quelque sorte, jalonné par une aubaine incommensurable. L’univers de « l’or noir » et la découverte de champs pétroliers en eaux profondes, au large du Brésil, mais aussi en Angola. Deux pays lusophones qui grâce au pétrole, ont suffi à assurer succès et prospérité à ALOHA INTERNATIONAL, le portugais comptant parmi mes langues de travail qui sont au nombre de cinq. Seulement voilà. Tandis que je me délectais de cette manne aussi providentielle qu’inattendue, une imprévisible et dérangeante inspiration littéraire affleura soudain à mon esprit, un jour de fin décembre 2002. Nous avions prévu, ma mère et moi, de passer Noël en Normandie. Une visite du Vieux-Rouen s’imposait. Je m’en souviens encore comme si c’était hier. Il neigeait, ce qui est assez exotique en soi pour une native de la French Riviera. Les maisons à colombages, les pavés luisants, le ciel laiteux, les sans-abris en guenilles avec pour seule compagnie, leurs mâtins à la mine déconfite, et puis Notre-Dame de Rouen. Une splendeur du gothique où je me suis attardée au moins deux heures, époustouflée. En fin de journée, ma mère et moi avons repris la route en nous égarant, après un léger accrochage avec un autre véhicule. Notre errance forcée nous a conduites à faire halte à Crèvecœur-en-Auge, petite commune du Calvados pour laquelle j’ai eu un réel coup de foudre. Pour le reste, je ne l’explique pas. Je l’ai juste vécu. Au lendemain de cette journée mémorable, je me suis réveillée pimpante. L’idée de mon premier roman avait germé dans mon imagination pendant la nuit ! Mais malheureusement, trop accaparée par ALOHA INTERNATIONAL, je n’ai pu trouver le temps de coucher mon histoire sur le papier que quinze ans plus tard…

  1. Avez-vous des thématiques de prédilection ?

■ La Normandie, forcément. Si je n’y avais jamais mis les pieds, l’idée de mon premier roman ne m’aurait pas même effleuré l’esprit. Or, je suis heureuse d’avoir insufflé la vie à ces trois merveilleux enfants que sont Aurore, Hermine et Clovis, sans qui LUNE POURPRE n’aurait jamais existé. Trois personnages unis, à la vie à la mort, aux destins aussi tragiques que singuliers.

■ Les États-Unis aussi. Comment dissocier ce grand pays de la Normandie après le débarquement ? Il suffit de fouler le sable d’Omaha et Utah Beach pour en avoir encore des frissons, près de soixante-quinze ans après les faits.

■ L’humain, dans tous ses méandres et ses travers. La complexité des âmes qui se rencontrent, s’enflamment, se déchirent, se haïssent. Ce sont là des thématiques intemporelles et universelles mises en lumière dans LUNE POURPRE.

  1. Que pouvez-vous nous dire à propos de votre premier roman ?

La construction de LUNE POURPRE est pour le moins surprenante. Le premier tiers de l’histoire s’apparenterait presque à un conte pour enfants. Facéties, espiègleries, cachotteries et roublardises en tous genres sont empreintes d’un mouvement littéraire qui m’est cher, celui du roman picaresque espagnol. Les trois enfants – Aurore, Hermine et Clovis -, scellent leur amitié autour d’un pacte secret. Ils sont dépeints en toute humilité sous les traits d’antihéros mais deviennent, au fil des pages, des « Robins des Bois de l’ombre ». Néanmoins, le trio s’entortille peu à peu autour de sentiments amoureux et de non-dits, jusqu’à ce qu’une première tragédie s’abatte sur le petit village de Crèvecœur. S’ensuivra une hystérie collective qui mènera à une abomination. Aux amateurs de « happy ends », je préconise de s’abstenir…

  1. Avez-vous d’autres projets d’écriture ?

Une saga dont l’intrigue est en partie inspirée d’une histoire vraie, au lendemain du débarquement de Normandie. Un amour sans précédent, hors normes, bouleversant, à couper le souffle, pour lequel j’ai vu très grand, ou très large… D’Évreux à Deauville, jusqu’à la Nouvelle-Orléans en Louisiane, après une traversée en train de la côte est des États-Unis. Un amour sans frontières entre Élise et Bradley dont les destinées seront ravagées par une tragédie majeure, jusqu’à ce que la vérité émerge, plus de soixante ans après les faits.

Je dois l’idée de cette saga à une rencontre éclair tout à fait fortuite dans le fin fond du Nevada, où je pars régulièrement me ressourcer dès que cela m’est possible. L’Ouest américain est devenu pour moi un creuset d’inspirations inépuisable.

Je vous suggère d’ailleurs, à vos heures perdues, une visite guidée de mon site, https://www.virnalorentz.com

Vous y découvrirez la quintessence de l’univers de mes personnages. Enjoy! »

Charlène Deguillaume, invitée de BGC Toscane

 

« … L’écriture n’est pas son métier, peut-être le deviendra-t-elle un jour ? La jeune femme est une scientifique dans l’âme, elle aime depuis toujours comprendre ce qui l’entoure. Après avoir fait maths sup et maths spé, elle fait une école d’ingénieur puis une thèse. Docteur ingénieur en chimie pharmaceutique, elle travaille dans le secteur de la santé. Comme quoi, on peut être scientifique et littéraire, pourquoi l’un exclurait l’autre ? La science lui apporte le côté rationnel, rigoureux et contrôlé de la vie, mais elle a besoin du côté irrationnel, créatif et sans limite de l’écriture. C’est probablement une question d’équilibre. Elle a d’ailleurs l’impression d’avoir été, ou d’être, dans ses passions ou activités, attirée à la fois par une chose et par son contraire … » 

https://criminocorpus.hypotheses.org/80457/embed#?secret=JhlElo0FLa

 

160 – Portrait du jour : Ariane Bois, romancière et journaliste, auteur de « l’île aux enfants »

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Les repères et les outils proposent des données et des instruments d’exploration complémentaires visant à faciliter les études et les recherches.

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Le blog Criminocorpus est ouvert à un large public au-delà de la seule communauté des chercheurs. Cette rubrique « portrait du jour » permet  de faire connaître d’autres activités croisant l’histoire de la justice à travers le parcours de personne ayant accepté de présenter leur trajectoire professionnelle. On trouvera donc ici des parcours d’historiens, de romanciers , de sociologues, cinéastes, professionnels de la sécurité, etc.  Cette rubrique est animée par Philippe Poisson, membre correspondant du CLAMOR et ancien formateur des personnels à l’ENAP. et l’A.P. La publication du portrait du jour est liée aux bonnes volontés de chacun, nous invitons donc les volontaires à prendre contact avec philippepoisson@hotmail.com – Marc Renneville , directeur du CLAMOR et de Criminocorpus

Pour son 160ème portrait du jour, et ce n’est pas « un poisson d’avril », la rédaction du carnet criminocorpus reçoit avec infiniment de bonheur la romancière et journaliste Ariane Bois dont la gentillesse n’a d’égal que son talent littéraire.

Son septième roman, « l’ile aux enfants » vient de sortir chez Belfond le 13 mars dernier . À travers l’évocation de l’enlèvement méconnu d’au moins deux mille enfants réunionnais entre 1963 et 1982, dans le but de repeupler des départements sinistrés de la métropole, Ariane raconte le destin de deux générations de femmes victimes de l’arbitraire et du secret. L’histoire d’une quête des origines et d’une résilience, portée par un grand souffle romanesque. »

Ariane a opté pour un texte portrait à la 3ème personne  entre guillemets comme si il avait été écrit par un tiers … Et cela nous convient parfaitement à nous les humbles de Crimino …

La rédaction du carnet criminocorpus se réjouit d’accueillir Ariane Bois parmi les portraitistes publiés. Merci Ariane. Ph.P.

« Ariane BOIS est romancière et journaliste.

Elle est Diplômée de Sciences Po Paris en Service Public, d’un DEA d’Histoire sur « la résistance juive organisée » et d’un Master de Journalisme de New York University. Elle a travaillé comme journaliste radio à New York et à Boston et comme correspondante aux Etats-Unis. Elle vit depuis à Paris avec son mari et ses cinq enfants, où elle a été Grand Reporter pendant 25 ans pour le Groupe Marie-Claire.

Ses romans puisent les sources de son inspiration dans les chagrins de sa vie, des épisodes peu connus de la Seconde Guerre mondiale et ses voyages mais aussi sa sensibilité.

Son premier roman, « Et le jour pour eux sera comme la nuit » l’histoire d’une famille qui cherche à se reconstruire après le suicide du fils de 20 ans (Ramsay, 2009, J’ai Lu 2011) a été récompensé par trois prix littéraires (SGDL, Premier Roman de la Ville de Dijon, Prix de Combs-la-Ville) et traduit en Coréen.

Cela lui a donné envie de continuer avec « Le monde d’Hannah » (Robert Laffont, 2012, J’ai Lu 2014), histoire d’une famille judéo-espagnole entre Paris et Istanbul, entre 1939 et 1967, sélectionné pour de nombreux prix et traduit en Turc et en Néerlandais.

Après un court passage par les nouvelles (« Dernières nouvelles du front sexuel », (L’Éditeur, 2013), elle est revenue à une verve plus profonde avec « Sans oublier » (Belfond, 2014) Prix Charles Exbrayat de la ville de Saint-Etienne, sur le décès accidentel d’une mère, une plongée dans la dépression et la quête des racines pour se reconstruire.

Puis « Le gardien de nos frères » (Belfond 2016, Charleston poche 2018), Prix WIZO 2016, Prix de Vabre, Prix de Mazamet, raconte la recherche par de jeunes résistants juifs après-guerre d’enfants cachés par leurs familles et demeurés introuvables.

En 2017, elle publie « Dakota song » (Belfond 2017), une plongée dans le New York des années 70 au cœur de cet immeuble mythique où l’on croise Lauren Bacall, John Lennon et Leonard Bernstein.

Elle a reçu sept prix littéraires. Elle est administratrice de la Société des Gens de Lettres et fait partie de 9 jurys littéraires dont le Prix Simone Veil, le Prix Castel et le Prix Littéraire du Festival de Deauville.

Elle est Chevalier des Arts et des Lettres.

Après ces années de grand reporter dans le Groupe Marie-Claire, elle collabore dorénavant à Psychologies, à l’Arche, au magazine de Sciences Po Emile, à Salon Littéraire et Service Littéraire.

Ariane écrit depuis qu’elle est petite. Des poèmes tout d’abord, puis des bouts de pièces, des contes. A 11 ans, elle reçoit une médaille récompensant la meilleure rédaction de France. Sa mère est journaliste, son père, médecin, a créé la chaire de journalisme médical à l’AFP. C’est décidé, elle sera journaliste et pendant vingt ans, n’écrit que pour elle des fictions, des récits, des nouvelles. Un jour, elle ose se lancer dans un premier chapitre et le fait lire : on l’encourage et bientôt le 150 pages du premier roman « Et le jour pour eux sera comme la nuit » est là. Succès d’estime et trois prix littéraires Peut- être a -t -elle une légitimité à écrire. Suivront une trilogie sur les enfants dans la Shoah, mêlés à l’histoire de sa famille. Et Ariane a vécu à new York, elle en tirera « Dakota song », sur la vie new yorkaise pendant les années 70. Aujourd’hui, son dernier livre « l’ile aux enfants » traite encore des enfants soumis à la folie des hommes ; ici, il s ‘agit des petits Réunionnais que l’on est allé chercher sur leur île pour repeupler des départements de métropole en danger de désertification. Un plan de migration à peine croyable et un chapitre peu glorieux de l’Histoire de France, un livre où elle raconte en détail, et à travers deux fillettes, ce qui s’est passé et les conséquences psychologiques de ce drame. »