Archives de l’auteur : Philippe POISSON

A propos Philippe POISSON

En cours d'élaboration, ce site aura pour objet d'aborder des repères thématiques historiques concernant les femmes. Philippe Poisson -

L’oeuvre du temps – Mémoire, histoire, engagement – Ludivine Bantigny

Parution du livre le 17 janvier 2019 –  C’est un parcours sur les sentiers du temps que ce livre propose, d’une plume vive et engagée. A la rencontre de quelques spectres, des fragments d’un passé personnel, intime parfois même, s’imbriquent dans le récit historien où des questions taraudantes sont soulevées. Quel est le rapport au temps selon les sociétés ? Quels liens l’histoire peut-elle nouer avec la psychanalyse ? L’écriture de l’histoire peut-elle être neutre – et doit-elle l’être ? Quelle part y occupent les émotions et l’intensité des sensibilités ? Ces pages vagabondent aussi à travers des romans, pour agripper en eux la matière du temps, robuste, charnelle, parfois étourdissante.

La vie des morts renaît ici : car l’histoire est peuplée de fantômes qui viennent nous visiter sans toujours nous hanter. L’ouvrage part à la recherche d’un temps ravivé où surgit l’intensité historique : le temps de l’événement en particulier. C’est l’occasion d’explorer les rapports de générations, leurs conflits et plus encore leurs solidarités. Le tout se dit dans une écriture au présent, où l’on pense possible d’abolir l’imparfait : les temps grammaticaux expriment tant de choses sur nos sociétés, leurs conceptions de l’avenir comme du passé.

Le livre s’aventure pour finir sur quelques chemins d’espoir ouvrant sur d’autres temps : des futurs imaginés mais non pas imaginaires pour autant. Afin que vienne enfin un temps dont on s’éprenne.

Ludivine Bantigny est historienne, maîtresse de conférences à l’université de Rouen Normandie et chercheuse associée au Centre d’histoire de Sciences Po Paris. Elle a travaillé sur la jeunesse et les générations, l’engagement politique et la conscience historique, la guerre d’Algérie, l’événement 1968 et la décennie qui l’a suivi. Elle s’intéresse également à l’histoire des projets de société et des futurs imaginés.

Elle a entre autres publié 1968, de grands soirs en petits matins (Seuil, 2018), La France à l’heure du monde. De 1981 à nos jours (Seuil, 2013 [rééd. 2019]) et Le plus bel âge ? jeunes et jeunesse en France de l’aube des  » Trente Glorieuses  » à la guerre d’Algérie (Fayard, 2007)…

Éditeur : Editions de la Sorbonne

« … On entend de temps en temps Ludivine Bantigny sur les ondes, sur France culture notamment. On la découvre à la télévision pour des documentaires – elle a notamment été conseillère historique et a interprété un rôle dans 68, la plus grande grève du siècle en direct de Dimitri Kourtchine et Gilles Perez diffusé sur France 3 en avril 2018 – ou pour l’émission 28 minutes sur Arte – elle y intervient comme chroniqueuse dans le « club » du vendredi. De fait, c’est une historienne engagée pour qui le temps presse : elle souhaite consacrer ses prochaines années de recherche à explorer des expériences politiques alternatives, des pensées et pratiques d’un monde où le marché ne serait pas un grand totem, où la concurrence cesserait de nous accabler, où l’exploitation ferait place à l’émancipation… »

Pour en savoir plus sur https://criminocorpus.hypotheses.org/59202

L’enlèvement de Maurice Audin raconté par sa veuve : “S’il est raisonnable, vous le reverrez vite…”

Josette Audin, l’épouse du mathématicien militant de l’Algérie indépendante Maurice Audin, est morte le 2 février. En septembre 2018, Emmanuel Macron avait reconnu la responsabilité de l’Etat dans l’assassinat de son mari, en 1957. En 2001, sur France Culture, Josette Audin racontait son enlèvement.

ACTUALITÉS Par Hélène Combis

Pour écouter le document sonore sur France culture.

138 – Portrait du jour : Élisa Sebbel, l’auteure du roman « La prisonnière de la mer »

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Le blog Criminocorpus est ouvert à un large public au-delà de la seule communauté des chercheurs. Cette rubrique « Portrait du jour » permet de faire connaître d’autres activités croisant l’histoire de la justice à travers le parcours de personne ayant accepté de présenter leur trajectoire professionnelle. On trouvera donc ici des parcours d’historiens, de romanciers , de sociologues, cinéastes, professionnels de la sécurité, etc. Cette rubrique est animée par Philippe Poisson , membre correspondant du CLAMOR et ancien formateur des personnels à l’ENAP. et l’A.P. La publication du portrait du jour est liée aux bonnes volontés de chacun, nous invitons donc les volontaires à prendre contact avec philippepoisson@hotmail.com – Marc Renneville, directeur du Clamor et de Criminocorpus.

A propos du site : Criminocorpus propose le premier musée nativement numérique dédié à l’histoire de la justice, des crimes et des peines. Ce musée produit ou accueille des expositions thématiques et des visites de lieux de justice. Ses collections rassemblent une sélection de documents et d’objets constituant des sources particulièrement rares ou peu accessibles pour l’histoire de la justice

Les repères et les outils proposent des données et des instruments d’exploration complémentaires visant à faciliter les études et les recherches.

Nos autres sites : REVUE et le BLOG D’ACTUALITÉS

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« … Aujourd’hui, des milliers de touristes visitent les Baléares et c’est à peine si l’on mentionne que des prisonniers français, allemands, polonais, italiens, suisses, belges ont été emprisonnés sur l’île de Cabréra, il y a deux siècles. On ne parle jamais des femmes en tout cas. Cabréra, c’est le parc naturel aux eaux turquoise, la grotte bleue, une île idyllique. J’ai visité l’île plusieurs fois et à chaque fois mon émotion grandissait. Au fil de mes recherches, à chaque lecture des mémoires des prisonniers, à chaque découverte, j’étais de plus en plus bouleversée par le sort de ces oubliés de l’histoire… »

Pour son 138ème portrait du jour la rédaction du carnet criminocorpus  reçoit avec infiniment de plaisir la romancière Elisa Sebel, l’auteure du roman La prisonnière de la mer

Docteur en littérature française, Elisa Sebbel enseigne dans une université espagnole et vit à Majorque. Découvert dans le cadre du Mazarine Book Day 2018, pour lequel il a reçu la « mention spéciale du jury », son premier roman, La Prisonnière de la mer, dévoile un drame oublié de notre histoire.Éditeur Mazarine

Bienvenue Élisa sur le site du carnet criminocorpus. Ph.P.

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« Née en France où j’ai passé toute ma jeunesse dans le sud, je vis depuis plus de vingt ans à Majorque. J’ai toujours adoré l’histoire et la littérature et ai réussi à combiner mes deux passions en commençant à écrire des romans historiques.

Mon parcours est assez traditionnel, même s’il a pris du temps. J’ai fini mes études avec une maîtrise en poche puis suis partie comme lectrice en Espagne, à Majorque plus précisément. Tombée amoureuse de cette île, je n’en suis jamais repartie. Plus tard, la vie a fait que j’ai eu la possibilité de donner quelques heures de cours de français à l’université. Pour avancer, un doctorat était indispensable. Malgré mes enfants encore très jeunes, je me suis lancée dans la thèse doctorale et ai découvert la recherche pour laquelle je me suis prise d’une véritable passion.

En 2009, le parc national de l’archipel de Cabréra a réuni une équipe de chercheurs internationaux afin de monter une exposition pour le bicentenaire de la captivité napoléonienne (1809-1814) et publier un ouvrage exhaustif sur le thème. J’ai eu la chance de faire partie de ce projet de recherches et me suis alors penchée sur le sort des vingt et une femmes qui eurent le malheur de devoir partager l’emprisonnement des cinq mille soldats prisonniers en 1809. Ces cantinières avaient été complètement oubliées de la mémoire collective et mon article historique « Les femmes à Cabréra » surprit la population majorquine et retint l’attention de la presse locale. On avait osé abandonner des femmes sur cette île aride sans rien, soumises à la soif, à la faim, aux maladies, au froid et à toutes sortes de mauvais traitements. Pendant les guerres, les conventions signées sont souvent violées et si les articles 6 et 7 de la convention de la capitulation de la bataille de Baylen stipulaient que les seize mille prisonniers français devaient être « embarqués sur des vaisseaux avec équipages espagnols et transportés en France au port de Rochefort » (article 6), rapatriés et protégés par l’armée espagnole « contre toute opération hostile » (article 7), il n’en a absolument pas été le cas et tout au contraire la junte centrale de Séville et l’amirauté anglaise allaient transformer la captivité des troupes françaises en un ignoble calvaire jusqu’à la fin de la guerre (1814). Evidemment, le personnel civil qui accompagnait les troupes n’aurait jamais dû être emprisonné. Mais le destin en voulut autrement et les vivandières se virent obligées de partager le sort de leur régiment.

Les chiffres sont assez effarants. Durant les cinq longues années d’emprisonnement à Cabréra (1809-1814), sur un total d’environ onze mille huit cents prisonniers détenus au fils des ans, entre trois mille cinq cents et cinq mille auraient péri sur le rocher, soit 40 %, à en croire l’historien Denis Smith.

46665308_354683748615294_6099570094008958976_nAujourd’hui, des milliers de touristes visitent les Baléares et c’est à peine si l’on mentionne que des prisonniers français, allemands, polonais, italiens, suisses, belges ont été emprisonnés sur l’île de Cabréra, il y a deux siècles. On ne parle jamais des femmes en tout cas. Cabréra, c’est le parc naturel aux eaux turquoise, la grotte bleue, une île idyllique. J’ai visité l’île plusieurs fois et à chaque fois mon émotion grandissait. Au fil de mes recherches, à chaque lecture des mémoires des prisonniers, à chaque découverte, j’étais de plus en plus bouleversée par le sort de ces oubliés de l’histoire. Il fallait en parler. J’avais toujours voulu écrire, mais de là à passer à l’action. La littérature pour moi, c’était la Littérature. Je n’en avais pas le don. Je ne me sentais pas capable ou autoriser à écrire même si depuis toute petite j’en rêvais. Et puis un événement familial qui aurait pu être tragique m’a montré que la vie peut disparaître en une seconde et qu’il fallait avoir le courage de ses envies. En février 2015, j’ai pris la plume. En janvier 2019, vous en avez le résultat : « La prisonnière de la mer ».

Je suis actuellement en train d’écrire la suite de ce premier roman qui parlera d’un nouveau thème historique tout aussi glaçant. »

137 – Portrait du jour : Antigone Trogadis, l’auteure de « L’éternité en moins »

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Le blog Criminocorpus est ouvert à un large public au-delà de la seule communauté des chercheurs. Cette rubrique « Portrait du jour » permet de faire connaître d’autres activités croisant l’histoire de la justice à travers le parcours de personne ayant accepté de présenter leur trajectoire professionnelle. On trouvera donc ici des parcours d’historiens, de romanciers , de sociologues, cinéastes, professionnels de la sécurité, etc. Cette rubrique est animée par Philippe Poisson , membre correspondant du CLAMOR et ancien formateur des personnels à l’ENAP. et l’A.P. La publication du portrait du jour est liée aux bonnes volontés de chacun, nous invitons donc les volontaires à prendre contact avec philippepoisson@hotmail.com – Marc Renneville, directeur du Clamor et de Criminocorpus.

Les repères et les outils proposent des données et des instruments d’exploration complémentaires visant à faciliter les études et les recherches.A propos du site : Criminocorpus propose le premier musée nativement numérique dédié à l’histoire de la justice, des crimes et des peines. Ce musée produit ou accueille des expositions thématiques et des visites de lieux de justice. Ses collections rassemblent une sélection de documents et d’objets constituant des sources particulièrement rares ou peu accessibles pour l’histoire de la justice.

Nos autres sites : REVUE et le BLOG D’ACTUALITÉS

Pour son 137ème portrait du jour la rédaction du carnet criminocorpus  reçoit avec infiniment de plaisir Antigone Trogadis.

Antigone est née en 1969 à Montréal (Canada) de parents grecs. Elle a grandi en Grèce, puis s’est installée en France, d’abord à Paris. Ses études de Lettres Modernes à Paris La Sorbonne, ainsi qu’une vocation précoce, la conduisent à passer avec succès le CAPES et l’Agrégation externe en 1993. Elle a enseigné d’abord en Normandie, puis dans le Tarn, où depuis 2005 elle est professeur au Lycée Lapérouse à Albi, tout en se consacrant de plus en plus à l’écriture. Elle est également l’auteure d’un premier roman : Grecques paru aux éditions Editions N§B .

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« Philippe Poisson a eu la gentillesse de me demander de rédiger une contribution à Criminocorpus , pour présenter les trois volumes que j’ai fait paraître, depuis 2014, chez N&B. A priori, cela me semblait difficile, car je n’écris pas de polars à proprement parler. Mais en y réfléchissant, je me suis dit que ces trois récits pouvaient trouver leur place sur ce blog. Je laisse les lecteurs en juger.

C’est un livre à couverture blanche, et un roman qu’on classerait dans la catégorie « Littérature générale ». Mais Éternité en moins, comme mes deux autres romans du reste, peut-être davantage qu’eux, s’appuie sur un crime. Et même sur plusieurs crimes.

Il y d’abord le crime qui a déjà eu lieu, dans le premier chapitre, et qui va pousser le personnage principal féminin, Rosa, à fuir son pays, pour se réfugier à l’est, à Athènes. Il y a aussi le crime contre les institutions et la démocratie grecques – très imparfaites alors, il est vrai- qu’a constitué le coup d’Etat du 21 avril 1967, et qui a plongé le pays dans une période de peur, de répression accrue, d’emprisonnements politiques et de tortures. Enfin, deux autres meurtres – avec la possibilité pour l’un d’entre eux, qu’il s’agisse d’un accident- ponctuent ce roman qui doit beaucoup à mon goût du polar et du film noir et politique, comme les années 70 l’affectionnaient. Par son point de départ géographique, l’Italie des années 60, par son contexte historique, la Grèce des Colonels et de l’après-dictature, Éternité en moins parle de la violence, de cette violence endémique qui gangrène le bassin méditerranéen depuis trop longtemps.

J’ai mis longtemps à écrire, je veux dire écrire vraiment, raconter une histoire du début à la fin, projeter dans un récit mes hantises. J’ai eu une vie avant l’écriture, même si j’ai toujours su qu’un jour j’écrirai, même s’il m’est arrivé de composer des poèmes à l’adolescence, une nouvelle et un roman il y a des années de ça. Et c’est bien que les choses se soient déroulées ainsi, dans cet ordre-là : mon travail de prof de Lettres, mes enfants, puis la création. Evidemment, il n’y a pas de création ex-nihilo : mon premier roman, Grecques, contient des souvenirs d’enfance, et part d’une sensation que j’ai longtemps associée à la Grèce, où j’ai grandi : celui de l’oppression. Une sensation ressentie de façon fugace, mais qui a survécu en moi de façon tenace, qui a survécu à mon entrée dans l’âge adulte et à mon départ – je vis en France depuis 1987. Après des années d’enfouissement et de détours, j’ai fini par la relier à ce paradoxe tragique découvert assez tard : le bassin méditerranéen offre à mes yeux le plus beau, le plus vivant, le plus harmonieux des paysages, mais il enferme en lui une violence sourde, brute, et que j’ai dû exorciser par le récit : en inventant une histoire, je lui ai donné une origine, je l’ai décrit, mis à distance, suffisamment à distance pour qu’il ne me hante plus. C’est ainsi que mes trois romans, Grecques, Éternité en moins, et Le Rire amer d’Aristophane , le plus récent et qui est le plus proche de nous chronologiquement, ont plus ou moins partie liée avec ces rapports de force, ces rapports de domination qui se cachent derrière l’hédonisme -réel- du pays. Ils se trouvent aussi contrebalancés par la capacité de résistance de certains de mes personnages, que je sens animés par le sens de la justice.

Pour autant, mes romans sont des romans : ni des traités politiques, ni des démonstrations sociologiques. J’ai fait de l’art de raconter, de l’art d’inventer des personnages, de l’art de peindre des ambiances ou des paysages, mes domaines d’exploration. Plus que tout je crains de me répéter, de m’enfermer dans des recettes « techniques ». Ainsi, j’essaie de varier les modes de narration et la construction de l’intrigue. Avec Le Rire amer d’Aristophane, j’ai clos pour un bon moment le cycle grec, et je vais m’attaquer à de nouveaux horizons, plus proches de nous. Un long et beau chemin s’ouvre à moi, pour les années à venir. Mais je crois que longtemps, sous les couvertures blanches de ces livres que j’espère créer, battra un cœur de récit noir. »

Statistiques du blog d’information Criminocorpus au 1er février 2019

425929_10150612576563997_29339640_nQuelque dysfonctionnements techniques ont occasionné une baisse sensible de la fréquentation des lecteurs sur le  Carnet de l’histoire de la justice, des crimes et des … mais il semble que les choses se normalisent depuis 24 heures …

Le  Carnet de l’histoire de la justice, des crimes et des … continue de slalomer sur le site de Criminocorpus : Musée – Histoire de la justice, des crimes et des peines. Il s’est s’enrichi d’une nouvelle rubrique en cours d’organisation RUBRIQUE OEIL EN ÉVEIL/.

Rubriques récentes DOUANES FRANÇAISES / PORTRAIT DU JOUR/COUPS DE CŒUR DE LA RÉDACTION /… GENDARMERIE / POLICE / SERVICES SECRETS – ESPIONNAGE

La RUBRIQUE OEIL EN ÉVEIL est désormais disponible sur le carnet.  En collaboration avec Philippe Poisson, Krystyna Kowalska rédige régulièrement et officiellement une critique de littérature policière RUBRIQUE OEIL EN ÉVEIL sur le discret carnet criminocorpus. Pour en savoir plus sur Krystina :

https://criminocorpus.hypotheses.org/59672

L’actualité de Criminocorpus et du CLAMOR est particulièrement riche pour cette rentrée de décembre. Signalons d’abord qu’il existe depuis mi-juin 2018 sur le blog Criminocorpus une nouvelle rubrique créée et gérée par Philippe Poisson , membre correspondant du CLAMOR. Intitulée Portrait du jour, cette rubrique expose la trajectoire professionnelle d’historiens, romanciers, sociologues, cinéastes, professionnels de la sécurité, etc. 135 portraits sont d’ores et déjà à découvrir et les rédacteurs volontaires sont invités à prendre contact avec notre dynamique collègue philippepoisson@hotmail.com … Marc Renneville, directeur du Clamor et de Criminocorpus.

La rubrique Portrait du jour – Criminocorpus a vu le jour le 11 juin 2018 avec Clarisse Enaudeau, directrice littéraire aux Presses … et le 135 ème  Portrait du jour , répertorié en date du 31 janvier 2019 est celui de la romancière Véronique Chauvy 

… « Le blog d’information Criminocorpus  fonctionne en parallèle de la revue avec laquelle il a de nombreux liens. Il est hébergé sur la plateforme Hypothèses.org qui publie des carnets de recherche en sciences humaines et sociales. Il s’agit d’abord d’un moyen plus vivant et davantage accessible que la revue scientifique en ligne pour diffuser les connaissances et les sources de connaissances de l’histoire de la justice, des crimes et des peines. C’est pour cela que l’on y trouve des liens vers les nouvelles publications de la revue ou les nouveautés du musée numérique ainsi qu’une grande diversité de ressources sur l’histoire de la justice, des crimes et des peines qui sont signalées dans ses publications (romans, polars, documents sonores, travaux universitaire etc). Le blog publie également des appels à contribution pour les prix scientifiques, les séminaires, les colloques ou les journées d’études dans le domaine de l’histoire de la justice. C’est là le deuxième aspect important de ce blog, c’est qu’il constitue en quelque sorte un espace numérique qui a vocation à rapprocher les différents acteurs de l’histoire de la justice. Il contribue ainsi à former une véritable communauté scientifique dans ce domaine, et ce autour de la plateforme Criminocorpus » 

Comme l’attestent les statistiques enregistrées sur le blog d’informations de Criminocorpus, vous êtes  de plus en nombreux à nous rejoindre. L’ensemble de l’équipe de la rédaction du site Criminocorpus vous remercie de cette marque de fidélité…

Criminocorpus – Carnet de l’histoire de la justice, des crimes et des …

Lancement de la recherche participative HUGO. Patrimoine des lieux …

Criminocorpus – Revue d’Histoire de la justice, des crimes et des peines

Pour un Musée de la Justice et de la Sécurité au 36 quai des Orfèvres …

Jour Visites Pages Hits Bande passante
01 Jan 2019 2 528 4 255 4 357 208.05 Mo
02 Jan 2019 2 698 5 206 5 355 234.86 Mo
03 Jan 2019 3 338 5 598 5 795 270.78 Mo
04 Jan 2019 3 087 5 218 5 390 246.06 Mo
05 Jan 2019 3 088 5 147 5 289 238.42 Mo
06 Jan 2019 3 245 5 504 5 661 247.41 Mo
07 Jan 2019 2 895 4 642 4 782 213.18 Mo
08 Jan 2019 3 724 5 956 6 122 272.07 Mo
09 Jan 2019 3 606 5 688 5 844 251.61 Mo
10 Jan 2019 3 566 5 719 5 877 249.50 Mo
11 Jan 2019 3 420 5 561 5 719 257.49 Mo
12 Jan 2019 5 484 7 714 7 838 304.68 Mo
13 Jan 2019 4 123 6 318 6 502 283.31 Mo
14 Jan 2019 3 705 5 744 5 925 254.88 Mo
15 Jan 2019 3 919 6 020 6 175 275.22 Mo
16 Jan 2019 3 841 6 259 6 413 269.90 Mo
17 Jan 2019 4 030 6 196 6 316 260.89 Mo
18 Jan 2019 1 969 3 047 3 122 138.74 Mo
19 Jan 2019 3 680 5 883 6 021 255.22 Mo
20 Jan 2019 4 404 6 978 7 133 310.30 Mo
21 Jan 2019 4 290 6 599 6 855 305.58 Mo
22 Jan 2019 2 057 3 217 3 314 149.33 Mo
23 Jan 2019 2 248 3 499 3 603 143.96 Mo
24 Jan 2019 2 460 3 611 3 726 146.72 Mo
25 Jan 2019 2 209 3 445 3 529 148.78 Mo
26 Jan 2019 1 846 2 766 2 819 129.86 Mo
27 Jan 2019 2 191 3 253 3 357 153.37 Mo
28 Jan 2019 2 093 3 271 3 360 145.72 Mo
29 Jan 2019 2 140 3 708 3 775 149.32 Mo
30 Jan 2019 2 006 2 999 3 071 127.04 Mo
31 Jan 2019 4 014 6 770 7 644 355.82 Mo
Moyenne 3 158 5 025 5 183 225.74 Mo
Total 97 904 155 791 160 689 6.83 Go

135- Portrait du jour : Véronique Chauvy « des parcours de femmes au cœur de ses histoires romanesques »

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Le blog Criminocorpus est ouvert à un large public au-delà de la seule communauté des chercheurs. Cette rubrique « Portrait du jour » permet de faire connaître d’autres activités croisant l’histoire de la justice à travers le parcours de personne ayant accepté de présenter leur trajectoire professionnelle. On trouvera donc ici des parcours d’historiens, de romanciers , de sociologues, cinéastes, professionnels de la sécurité, etc. Cette rubrique est animée par Philippe Poisson , membre correspondant du CLAMOR et ancien formateur des personnels à l’ENAP. et l’A.P. La publication du portrait du jour est liée aux bonnes volontés de chacun, nous invitons donc les volontaires à prendre contact avec philippepoisson@hotmail.com – Marc Renneville, directeur du Clamor et de Criminocorpus

A propos du site : Criminocorpus propose le premier musée nativement numérique dédié à l’histoire de la justice, des crimes et des peines. Ce musée produit ou accueille des expositions thématiques et des visites de lieux de justice. Ses collections rassemblent une sélection de documents et d’objets constituant des sources particulièrement rares ou peu accessibles pour l’histoire de la justice.

Les repères et les outils proposent des données et des instruments d’exploration complémentaires visant à faciliter les études et les recherches.

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Pour son 135ème portrait du jour la rédaction du carnet criminocorpus  reçoit la romancière Véronique Chauvy .

Après des études de droit, un début de carrière dans l’administration scolaire, des engagements associatifs, Véronique Chauvy lance dans l’écriture. Elle choisit l’Auvergne, sa terre d’adoption depuis plus de vingt-cinq ans, pour planter le décor de ses romans où le destin de ses personnages traverse la grande Histoire.

Bienvenue Véronique chez les Aristos de criminocorpus. Ph.P.

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 « … De mes études de droit, j’ai gardé le goût de deux matières : l’Histoire du droit et le cours de Libertés publiques.

Quand je me lance dans l’écriture il y a cinq ans, je choisis la IIIème République comme décor de mes romans. Cette république, instaurée réellement par les lois constitutionnelles de 1875, est le socle fondateur de nos grandes libertés (droit de réunion, liberté de la presse, droit syndical…). Mais, par un contraste saisissant, elle est aussi en proie à des crises majeures. Les scandales politico-financiers (trafic des décorations , Panama), judiciaires (l’affaire Dreyfus ), les menaces nationalistes (le Boulangisme ) en sont l’exemple. Moins connue est la gestion de la crise anarchiste , qui verra les pouvoirs publics prendre des mesures jugées liberticides avec des perquisitions, des arrestations et des condamnations arbitraires. C’est dans ce contexte que je mets en scène une jeune artiste peintre dont le frère est attiré par les idées libertaires, et qui sera surveillée par un commissaire de police particulièrement répressif. C’est Le Cri des Hyènes publié en novembre 2015 aux Éditions des Monts d’Auvergne

Mon second roman, Une promesse bleue horizon , paru en février 2018 aux Éditions De Borée , met en avant le rôle des femmes – les citadines, précisons-le – pendant la Première Guerre mondiale. Nous découvrons le quotidien de ces femmes engagées dans les usines participant à l’effort de guerre. Les ouvrières caoutchoutières, les obusières prennent en charge le travail de leurs collègues masculins partis au front, mais aussi leurs revendications sociales et professionnelles.

Aux douceurs du temps, mon troisième roman à paraître en mars 2019 aux Éditions De Borée, présente le destin d’une femme dans la confiserie auvergnate à la fin du XIXème siècle, un milieu où le savoir-faire de l’ « ouvrier confiseur » était détenu par les hommes. Dans ce roman, j’en profite pour aborder, au travers de la reconstitution d’une grande manifestation qui a eu lieu à Clermont-Ferrand en 1895 (la commémoration du 8ème centenaire de la première Croisade), la genèse de la séparation des Églises et de l’État.

Vous l’aurez compris, j’aime mettre des parcours de femmes au cœur de mes histoires romanesques, dans lesquelles les personnages croisent ceux de la grande Histoire. Une dernière précision : habitant Clermont-Ferrand depuis 25 ans, j’ai choisi ma région d’adoption comme cadre géographique de mes romans ! … »