Archives de l’auteur : Philippe POISSON

A propos Philippe POISSON

En cours d'élaboration, ce site aura pour objet d'aborder des repères thématiques historiques concernant les femmes. Philippe Poisson -

« Sublime, forcément sublime Christine V. »

Aujourd’hui dans Affaires sensibles, quand Marguerite Duras écrit sur l’affaire Grégory. Invitée Laure Adler, auteure d’une biographie de Marguerite Duras publiée chez Gallimard et vous entendrez également Denis Robert alors envoyé spécial pour Libération…

Publié le 17 juillet 1985, huit mois après le début de l’affaire, le texte de Duras, présenté comme une fiction littéraire, dresse le portrait de la mère du petit garçon, Christine V. Une mère que la romancière imagine coupable, mais magnifique et tragique, dans un texte de trois pages qui scandalisa la France. Car Christine V., version rurale et populaire de l’infanticide Médée, c’est Christine Villemin : une femme, une vraie femme, une jeune femme, 25 ans à peine, qui vient de perdre son enfant et qui bénéficie de la présomption d’innocence.

Une présomption bafouée avant Marguerite Duras par une partie de la presse, presse qui couvre goulûment cette vertigineuse affaire et voit dans la mère du petit Grégory la coupable idéale. Provocant, inconscient ou sublime, l’article de Duras, sommet de ce processus de diabolisation médiatique, vient questionner le rôle du journalisme et de la littérature. Des rivages pluvieux de la Vologne aux salles de rédaction parisiennes, retour sur un texte littéraire qui plonge le fait-divers au-delà du réel, pour le meilleur et pour le pire…

Pour en savoir plus sur le site de l’émission de France inter

Invitée : Laure Adler, écrivaine, elle a publié entre autres de nombreuses biographies dont celles de Marguerite Duras (en 1998 chez Gallimard) Hannah ArendtSimone Weil et  François Mitterrand « journées particulières » paru chez Flammarion en 2015. Elle a aussi été conseillère culturelle à l’Elysée. Elle est journaliste, a travaillé à France culture, France télévisions… et est aujourd’hui productrice de L’heure bleue tous les jours à 20h sur France Inter.

AFFAIRES SENSIBLES du mardi 19 février 2019 par Fabrice Drouelle

« Histoire d’O » – L’ombre d’un double

Photographie : L’auteur de ‘Histoire d’O’ recevant le prix Deux Magots. Albert Simonin (à gauche) et Raymond Queneau membres du jury qui lui ont remis le prix le 23 janvier 1955 © Getty / BETTMANN

Aujourd’hui dans Affaires Sensibles, l’histoire de l’un des romans les plus scandaleux du 20ème siècle : « Histoire d’O ». Invitée Angie David écrivaine et éditrice qui a consacré une biographie à l’auteur du livre à scandale…

En 2012, le best-seller porno-soft « 50 nuances de Grey », écrit par une illustre inconnue britannique E. L. James, envahit les librairies françaises – avec autant de succès que partout ailleurs, 125 millions d’exemplaires vendus dans le monde entier.

Pas la peine non plus de rappeler le succès de l’adaptation cinématographique, qui parviendrait presque à faire passer la sexualité SM pour le nouveau produit de l’impérialisme culturel américain. Ce serait oublier Histoire d’O, livre érotique sorti en 1954, pionnier du genre – à tous les égards. Une bombe dans le paysage littéraire français.

Une bombe signée Pauline Réage, pseudonyme mystérieux. Personne ne sait officiellement qui se cache derrière – sinon son éditeur, Jean-Jacques Pauvert, et son préfacier, Jean Paulhan, l’une des plus grandes figures de l’édition française de cette époque…

Pour en savoir plus sur le site de l’émission France Inter Affaires sensibles

https://www.franceinter.fr/emissions/affaires-sensibles/affaires-sensibles-18-fevrier-2019

Invitée de l’émission : Angie David est écrivaine et directrice générale des Editions Léo Scheer. En 2006, elle publie « Dominique Aury, La Vie secrète de l’auteur d’Histoire d’O », qui reçoit le prix Goncourt de la biographie.

AFFAIRES SENSIBLES du Lundi 18 février 2019 par Fabrice Drouelle

141 – Portrait du jour : Estelle Tharreau, l’auteure de « Mon ombre assassine »

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Le blog Criminocorpus est ouvert à un large public au-delà de la seule communauté des chercheurs. Cette rubrique « Portrait du jour » permet de faire connaître d’autres activités croisant l’histoire de la justice à travers le parcours de personne ayant accepté de présenter leur trajectoire professionnelle. On trouvera donc ici des parcours d’historiens, de romanciers , de sociologues, cinéastes, professionnels de la sécurité, etc. Cette rubrique est animée par Philippe Poisson , membre correspondant du CLAMOR et ancien formateur des personnels à l’ENAP. et l’A.P. La publication du portrait du jour est liée aux bonnes volontés de chacun, nous invitons donc les volontaires à prendre contact avec philippepoisson@hotmail.com – Marc Renneville, directeur du Clamor et de Criminocorpus.

Les repères et les outils proposent des données et des instruments d’exploration complémentaires visant à faciliter les études et les recherches.A propos du site : Criminocorpus propose le premier musée nativement numérique dédié à l’histoire de la justice, des crimes et des peines. Ce musée produit ou accueille des expositions thématiques et des visites de lieux de justice. Ses collections rassemblent une sélection de documents et d’objets constituant des sources particulièrement rares ou peu accessibles pour l’histoire de la justice.

Nos autres sites : REVUE et le BLOG D’ACTUALITÉS

La rédaction du carnet criminocorpus  reçoit aujourd’hui pour son 141ème Portrait du jour Criminocorpus  Estelle Tharreau, auteure de romans qui traitent de la vulnérabilité des mères célibataires, du déclin des anciennes cités minières, des femmes pendant l’Épuration ou des femmes tueuses en série.

Bienvenue Estelle dans le monde très prisé des aristos du crime du carnet criminocorpus. Ph.P.

 

« Je suis née en 1974 à Vénissieux. Je ne m’étendrai pas sur mon parcours ni sur ma vie privée, car je ne pense pas qu’ils puissent avoir un rapport avec l’écriture. Le seul élément que je pourrais souligner est que la littérature m’a conquise au collège et ne m’a jamais plus quittée. Mais, lire n’est pas écrire bien l’un puisse susciter l’envie de s’essayer à l’autre.

Il aura fallu des circonstances peu agréables pour que cette envie se transforme en projet. En 2015, je me lançais dans l’écriture de mon premier roman Orages que mes proches m’ont convaincue de faire éditer. La toute jeune maison d’édition Taurnadad’édition Taurnada me donnait ma chance en acceptant de publier cet ouvrage. Depuis nous traçons notre route ensemble puisqu’en 2017 paraissait mon second roman L’Impasse, en 2018, De la terre dans la bouche et le 17 janvier 2019, Mon ombre assassine .

Dans chaque roman, une thématique particulière : la vulnérabilité des mères célibataires, le déclin des anciennes cités minières, les femmes pendant l’Épuration ou les femmes tueuses en série.

Pour chaque histoire, des êtres confrontés à des situations violentes, contraints de faire des choix et de se heurter à la part de noirceur présente en chacun de nous.

Dans chaque récit le spectaculaire s’efface devant la psychologie des personnages et l’environnement qui construit ou déconstruit un individu. »

Pour lire les vidéos d’Estelle :

https://www.youtube.com/watch?v=xRHw-w312eo

https://www.youtube.com/watch?v=pw0jwBFkDBM

https://www.youtube.com/watch?v=l_quEdaHCFM

Estelle Tharreau – Crédit photo Aurélie Pétri

Rendez-vous à la médiathèque de Carmaux dans le cadre d’une manifestation sur la Retirada

Rendez-vous à la médiathèque de Carmaux (81) samedi 16 février 2019 à 15 h 00 pour une séance de dédicace dans le cadre d’une manifestation sur la Retirada. A très bientôt. Sylvie Anahory

Sylvie Anahory -« J’ai écrit mon premier texte, illustré s’il vous plaît, vers l’âge de sept ans. Une histoire horrible et noire : la mort de Kiki, petit moineau parisien trouvé entre les roues d’une voiture. L’agonie fut lente : plus de vingt-quatre heures. Ce fait divers devait me marquer à jamais. La découverte des Oiseaux de Hitchcock fit le reste. Bref, les oiseaux et moi, une longue histoire noire ; de fait mon prochain roman évoque souvent les volatiles.

L’incursion vers le noir est donc arrivé très tôt. Mes premiers textes, des nouvelles, sont assez dures me dit-on, imprégnées de corps meurtris, mais pas gore pour autant. J’essaie d’entraîner le lecteur, qui voudra bien me suivre, à imaginer au-delà du texte. C’est d’autant plus violent. L’imagination dépasse le texte et le lecteur fait sa part de création. J’aime beaucoup le suspense, en littérature comme au cinéma.

Ma formation d’historienne de l’art me permet d’aiguiser le regard sur des détails a priori sans importance, mais qui se dévoilent par la suite. J’utilise donc la description pour développer la trame narrative et valoriser le suspense. Progressivement je m’oriente vers une écriture qui développe le suspense. Mes autres formations en histoire et anthropologie m’aident à circonscrire le texte dans un contexte historique pour lequel j’effectue de nombreuses recherches avant de rédiger. Mes premiers romans « Aucune terre ne sera mienne » et Terres de sel,sont fortement ancrés dans l’histoire (Guerre d’Espagne pour le premier et le Béarn de la fin du XVI à la fin du XIX siècle). Le prochain se déroulera à Paris, en 1960. En parallèle je rédige également un polar historique avec plusieurs périodes mêlées. »

Pour en savoir plus sur https://criminocorpus.hypotheses.org/60878

« Les terres du Mal », le nouveau roman d’espionnage de Bruno Birolli

Les premiers exemplaires sont arrivés chez l’éditeur Tohubohu… « Les terres du Mal » – mon quatrième livre – et « Le music-hall des espions  » – le précédent. Tous deux poursuivent « La suite de Shanghai »… En librairie le 22 février 2019. Bruno Birolli 

« Je n’écris pas des polars mais des romans d’espionnage. Et la précision mérite d’être soulignée : dans une intrigue policière si le Bien ne triomphe pas forcément, le Mal est toujours vaincu. La question ne se pose pas dans l’espionnage, une activité d’emblée illicite. Tous les pays ont des lois le qualifiant en crime. Le renseignement et l’intoxication de l’adversaire – ultime réussite dans cette profession – sont par essence des activités amorales où les scrupules n’ont pas lieu d’être. (Je ne parle pas des services actions – eux carrément criminels puisqu’ils organisent des assassinats.) »

Le Carnet de l’histoire de la justice, des crimes et des …développe la rubrique Portrait du jour – Criminocorpus  et ouvre ses pages aux fidèles lecteurs du site.

Ce matin pour son  vingtième deuxième  Portrait du jour – Criminocorpus le roman d’espionnage s’invite sur le carnet avec notre invité du jour Bruno Birolli , grand connaisseur de l’Asie où il a séjourné vingt trois ans comme journaliste.

Les lecteurs du blog seront charmés par le  premier tome de La Suite de Shanghai, « une série policière aux effluves d’alcool anglais et de jazz américain dans une chaleur moite qu’un ventilateur de plafond fatigué ne parvient pas à rafraîchir »… Le Music Hall des espions – YouTube

Pour en savoir plus sur https://criminocorpus.hypotheses.org/47046

Paulette Jacquier. Alias « Marie-Jeanne », la Jeanne d’Arc de la 1ère DFL.

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Paulette Jacquier. Alias « Marie-Jeanne », la Jeanne d’Arc de la 1ère DFL. Il n’y a pas plus désespéré par la défaite que Paulette en juin 1940. De son Isère, elle veut rejoindre de Gaulle. Presque impossible pour une jeune femme. Elle a 22 ans. Mars 1941, elle rentre dans la résistance. Elle commence par distribuer des tracts. Puis, elle transporte plis, valises. On la trouve partout de Grenoble à Valence en passant par Clermont-Ferrand. Devenue « Marie-Jeanne », la jeune femme crée un groupe de résistance chez elle, à la Frette, avec quelques armes. Elle est incontournable. Un chef de guerre. Quand les Allemands pénètrent dans la zone libre en novembre 1942, elle devient vite traquée. Sa vie est faite de grenadage et d’embuscades. Mais en mai 1944, l’ennemi et des miliciens lui tendent un guet-apens dans son village. Il y a des morts. Elle est arrêtée. Paulette est torturée mais les Allemands ne sont pas sûrs de son identité de « Marie-Jeanne ». Le 13 juillet 1944, profitant d’une surveillance plus lâche, elle s’évade par une fenêtre, se blesse, est recueillie par la famille Gauthier du Rivet. L’ennemi, désormais persuadé de son identité, va détruire son village, exécuter son père, tandis qu’elle va réussir à retourner au maquis (la famille Rivet sera, elle, envoyée en déportation) après avoir été soigné. Dès lors elle va combattre, vraie franc-tireur, au sein du maquis Chambaran. La jeune femme joue les infiltrées, renseigne. Le 18 août, elle se bat lors d’une embuscade. Quatre jours plus tard, elle s’empare, à Lyon, des plans de défense des ponts sur leRhône. Le 26, elle s’occupe de faire passer des agents américains à travers les lignes. « Marie-Jeanne » est sur les rangs comme FFI du bataillon Chambaran, en tenue US toute neuve, dans Lyon libérée, le 14 septembre, pour recevoir la légion d’honneur, des mains du général de Gaulle et nul…ne remarque (ses cheveux longs sont plus ou moins cachés), au milieu des garçons sortis de l’adolescence, qu’elle est une femme.

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Dès lors, caporal au 4ème bataillon de marche « Chambaran » de la DFL, elle va combattre comme un homme, au milieu des hommes. Et puis, un jour froid de janvier 1945, le colonel Gardet demande qui est ce caporal aux trop cheveux longs? On lui répond…Marie-Jeanne. Bien, que Marie-Jeanne se coupe les cheveux! Refus de l’intéressée! « Mon colonel, je suis une fille! » Pataquès! Cas non conforme. Dès lors, le commandement, « désappointé » (peur pour elle, le bataillon a beaucoup de pertes), n’aura de cesse de la sortir du front, et elle n’aura de cesse de tout faire pour y rester. Jusqu’aux larmes. Elle finira la guerre, en combattante de première ligne, avec la DFL, et défilera à Antibes et Cannes pour la Victoire.

Après-guerre, elle deviendra assistante sociale aux armées, perdra son mari (capitaine Séguret) en Indochine et s’éteindra en février 1975. Farouche…jusqu’au bout. Rudolph de Patureaux Ecrivain

Le berceau des jours meilleurs (Elise Fischer)

Portrait du jour le 7 mars 2019 – Peinture d’une époque, les Trente Glorieuses, à travers deux générations de femmes issues des classes populaires. Odile et Isabelle accompagnent le destin plein d’altruisme de l’artiste Jean Prouvé qui a fait de sa ville, Nancy, le merveilleux champ de ses créations et de ses utopies.

Un roman sous forme d’hommage à la ville de Nancy.

Entre Nancy et Champigneulles, les vies d’Odile et de sa fille Isabelle reflètent les grandes mutations de la seconde moitié du xxe siècle. Odile, épouse d’un ouvrier de métallurgie, connaîtra la difficulté d’élever seule ses enfants et la pénurie de logements ; Isabelle, forte ce ses convictions, sans jamais renier ses origines populaires, aura à coeur de travailler comme journaliste. Des hauts-fourneaux lorrains aux premiers logements sociaux, de l’appel de l’abbé Pierre en hiver 1954 à la guerre d’Algérie, Odile et Isabelle traversent ces décennies, courageusement, avec leurs choix de femmes.

Avec, en filigrane, un hommage aux grandes figures emblématiques lorraines : l’abbé Pierre et Jean Prouvé, architecte, designer, qui a rêvé d’une « maison des jours meilleurs » pour les plus démunis.

Elise Fischer est née à Champigneulles, en Lorraine, et vit toujours dans la région. Passionnée par les livres et l’écriture, elle est devenue journaliste et écrivain. Elle a longtemps dirigé les pages lecture d’un magazine féminin (Côté Femme), et a également produit et créé plusieurs émissions de radio (dont « Le Bistrot de la vie »). Elle est actuellement responsable du magazine littéraire sur RCF.

Chaque roman de la collection Terres de France aux Presses de la Cité est une invitation au voyage. Voyage au cœur de la passion, celle de nos auteurs dont la plume fait vivre d’extraordinaires destins, celle, aussi, de leurs héros qui, livre après livre, deviennent une part de notre mémoire. Voyage encore au cœur de nos régions, voyage enfin au doux parfum d’antan.

Le succès de la collection Terres de France ne serait pas ce qu’il est sans  vous, sans les Amis de Terres de France. Un fabuleux enthousiasme, témoin d’une passion partagée.

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