Les « bas-bleus » au XIXe : les femmes de lettres face à la misogynie de la presse

Au XIXe siècle, les « femmes qui écrivent » héritent du qualificatif méprisant de « bas-bleu ». Elles sont l’objet des moqueries systématiques de la part des journalistes masculins, omnipotents dans la presse de l’époque.

Portrait de George Sand par Eugène Delacroix, 1834 – source : Musée national Eugène-Delacroix-Domaine Public

Les « bas-bleu » : tel est le sobriquet dont les femmes de lettres du XIXe siècle se voient affublées par leurs contemporains. Le terme (toujours au masculin) est traduit de l’anglais blue stocking, qui désignait à l’origine les habitués du salon d’Elizabeth Montagu, dans l’Angleterre de la fin du XVIIIe.

En traversant la Manche au début du XIXe siècle, le mot prend une connotation péjorative et va stigmatiser ce que l’on appelle les « femmes qui écrivent ».

Les journaux de l’époque, entièrement contrôlés et rédigés par des hommes, sont les premiers à se moquer de ces femmes, issues en général de la bourgeoisie, qui voient leur légitimité presque systématiquement remise en cause dès qu’elles prétendent à une carrière littéraire ou journalistique. Le domaine des lettres est en effet perçu alors comme réservé à la part masculine de la population…

le 04/10/2018 par Pierre Ancery – modifié le 26/03/2019

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