Archives mensuelles : avril 2019

Maryse Hilsz. Les ailes françaises au plus haut

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Maryse Hilsz. Les ailes françaises au plus haut. Quand la guerre éclate, Maryse Hilsz est un des plus grands noms de l’aviation féminine, cumulant record sur record (comme le Paris-Saigon en 4 jours de 1937, record de hauteur pour une femme sur avion à hélice : 14310 mètres), l’ensemble accompagné de nombreuses blessures. Une risque-tout au caractère bien trempé! Maryse a 38 ans en 1939. La pilote est inquiète. Elle a alerté trois ans auparavant le ministre Pierre Cot du retard de l’armée de l’air, et elle veut servir la France en volant. L’armée de l’air va uniquement proposer à Maryse et à trois autres femmes de devenir convoyeuses d’avion. En effet, l’état-major n’a pas anticipé le problème du convoyage de l’usine vers les zones d’armement. Pour l’entreprise Amiot, Maryse accepte ce rôle. Inlassablement, elle effectue sa mission de transport. Les conséquences du triste mois de mai 1940 la décident tout d’abord de tenter sa chance aux USA comme pilote avant de rentrer en résistance en France, mais sans ses ailes. Elle intègre en septembre 1941, habitant désormais Aix en Provence, sous couvert d’être modiste (son vrai métier), un des 95 réseaux locaux de Maurice Buckmaster, avec le SOE section F. Comme toutes les femmes de l’ombre, Maryse porte des plis, joue les radios ou pose des explosifs. Sa détermination est sans faille. A la Libération Maryse obtient le rang de capitaine dans les FFI. Elle n’a jamais renoncé. A l’automne 1944, le vol va la rattraper sous la forme du projet du ministre Tillon (validé par le général de Gaulle)…intégrer des femmes pilotes dans l’armée de l’air. Comme les Soviétiques. Maryse est volontaire. Elle reprend le vol. Elle est vite lieutenant. Elle retrouve ses consœurs de 1940 (dont Maryse Bastié et Elisabeth Boselli) . Malgré des combinaisons de vol pas à leur taille, des avions désuets, Maryse et les autres aventurières de l’air retrouvent le goût du ciel. Maryse sera affectée au GLAM (groupe liaisons aériennes militaires), sur Siebel SI 204 (NC-701 Martinet en VF). Malheureusement, le ciel va se venger de celle qui l’a tant défié. Le 30 janvier 1946, se débattant dans un temps épouvantable, commandes givrées et bloquées, elle s’écrase avec ses passagers, lors d’un trajet Villacoublay-Marignane, près de Bourg en Bresse. Elle aura connu la même fin tragique que l’homme de sa vie, André Salel, tué dans le crash de son Farman 420-01, le 18 juin 1934.

La mort de Maryse (et d’autres considérations politiques) arrêtera le projet des femmes pilotes dans l’armée de l’air. Il faudra attendre…1996 pour qu’à nouveau, le recrutement leur soit ouvert.

N’hésitez pas à partager. Rudolph de Patureaux Ecrivain

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Bénédicte Rousset publie « Romilda » en mai 2019 aux Editions la Trace

Bénédicte ROUSSET : Elle a grandi dans le Vaucluse entre le petit atelier d’imprimerie de son père et une mère institutrice.

Professeur de Lettres Modernes, l’écriture lui permet d’explorer des recoins jusqu’alors ignorés d’elle-même, dans une tradition familiale qu’elle découvre à travers les pièces de théâtre, poèmes et romans qu’ont écrit ses aïeux.

Elle est l’auteure de …Romilda à paraître prochainement, en mai 2019 !

Pour en savoir plus lire le beau portrait du jour de Bénédicte sur 111 – Portrait du jour : Bénédicte Rousset, l’auteure talentueuse du roman « Le Lis des teinturiers » https://criminocorpus.hypotheses.org/78756

Alla Dumesnil. La grande organisatrice

Alla Dumesnil. La grande organisatrice. Quand elle arrive à Londres après l’appel, Alla Dumesnil est une des rares femmes qui connait déjà les armées. Volontaire dans l’armée en 1939, cette fille d’amiral née dans la Russie tsariste, dans la force de l`âge (elle a 33 ans) est déjà décorée de la Croix de guerre (conductrice ambulancière). Arrivé à Londres prête à soulever des montagnes, elle, simple caporal, prend en mains la centaine de volontaires féminines en novembre 1940, sous l’autorité de la commandant Simone Mathieu. Sa volonté fait d’elle un leader naturel. Quand leur caserne de la rue Hill street, est détruite en avril 1941, son courage et son dévouement sont exemplaires pour sauver les jeunes Françaises (elle recevra la légion d’honneur pour cela en 1946). C’est elle aussi qui retrouvera un logement pour « ses » filles. Rien n’arrête Alla. Octobre 1942, 488 femmes sont sous les drapeaux. Devenue commandant en un temps record que seule une guerre permet, elle passe à l’armée de l’air pour organiser la section Air des volontaires féminines. « Les filles de l’air ». Elle recrute. Elle forme. Elle transige avec les hauts commandants dont tous ne veulent pas de femmes. Décembre 1942, cette « aviatrice » prend aussi en mains l’école des « Merlinettes » (volontaires féminines des transmissions de l’armée de terre). Début 1944, Alla a mille femmes sous ses ordres en école, à Alger. C’est elle qui engage Joséphine Baker comme officier de propagande en mai 1944. Quelques mois plus tard, inépuisable, Alla, sera une des responsables du projet des femmes pilotes du ministre Tillon. L’après-guerre sonnera le glas temporaire des femmes dans l’aviation. Alla est décédée en 1999. N’hésitez pas à partager. Rudolph de Patureaux Ecrivain

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168 – Portrait du jour : Alice Quinn la romancière auteur de la série comédie « Au pays de Rosie Maldonne ».

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A propos du site : Criminocorpus propose le premier musée nativement numérique dédié à l’histoire de la justice, des crimes et des peines. Ce musée produit ou accueille des expositions thématiques et des visites de lieux de justice. Ses collections rassemblent une sélection de documents et d’objets constituant des sources particulièrement rares ou peu accessibles pour l’histoire de la justice.

Les repères et les outils proposent des données et des instruments d’exploration complémentaires visant à faciliter les études et les recherches.

Nos autres sites : REVUE et le BLOG D’ACTUALITÉS

Le carnet criminocorpus est ouvert à un large public au-delà de la seule communauté des chercheurs. Cette rubrique « portrait du jour » permet  de faire connaître d’autres activités croisant l’histoire de la justice à travers le parcours de personne ayant accepté de présenter leur trajectoire professionnelle. On trouvera donc ici des parcours d’historiens, de romanciers , de sociologues, cinéastes, professionnels de la sécurité, etc.  Cette rubrique est animée par Philippe Poisson , membre correspondant du CLAMOR et ancien formateur des personnels à l’ENAP. et l’A.P. La publication du portrait du jour est liée aux bonnes volontés de chacun, nous invitons donc les volontaires à prendre contact avec philippepoisson@hotmail.com – Marc Renneville , directeur du CLAMOR et de Criminocorpus.

Encore un portrait original avec celui de la romancière Alice Quinn que nous recevons à ce jour sur les pages du carnet criminocorpus

Alice Quinn vit dans le Sud de la France. Elle a des enfants, des chats, a vécu dans une caravane et exercé toutes sortes de métiers, d’ouvreuse de cinéma à serveuse. Désormais, elle se consacre à l’écriture, notamment avec les romans policiers des enquêtes de Miss Fletcher. Elle a déjà publié La lettre froissée (City, 2018)…

son blog : https://alice-quinn.com/

sur son profil Facebook : www.facebook.com/alice.quinn2013

Et suivez-la sur Twitter : twitter.com/AliceQuinn2013/

 

 

« … L’écriture est le cadeau que j’ai décidé un jour de m’offrir en comprenant que la vie serait courte et que le bonheur ne tiendrait qu’à moi. Cette prise de conscience m’oblige à m’octroyer chaque jour un rendez-vous pour rêver, m’évader, rire, pleurer, sourire, m’attendrir, avec mes personnages rencontrés au gré des pages. Elle me permet de garder le moral, la pêche et le courage d’avancer en toute circonstance. Je crois que c’est contagieux et que les lecteurs-trices ressentent les mêmes symptômes en me lisant.

J’ai eu la chance de connaître le succès avec la série de comédies policières: « Au pays de Rosie Maldonne ». Le bonheur d’écrire d’autres épisodes aux aventures de Rosie Maldonne a fait partie des retombées merveilleuses de ce succès, car j’ignorais au départ que l’aventure durerait plus d’un tome ! Cette série est à mi-chemin entre les « Tontons-flingueurs » Bridget Jones qui vivrait en caravane, et la comédie italienne des années 70… »

Portrait (brisé) du jour : Alice Quinn,

FICHE DE LA SÛRETÉ DE LA SUSPECTE.

Nom : QUINN

Prénom : ALICE

Âge : l’énigme du jour

Née à : quelque part en Lorraine

Adresse : au bord de la mer Méditerranée

Département : imaginaire

Profession : romancière

Signalement : petite, rousse et soupe au lait. Elle a toujours l’air de bonne humeur, mais elle a un caractère épouvantable.

Signes particuliers : s’habille en rose pour donner le change.

Crimes principaux commis :

Dans ses romans, la suspecte a tué, volé, menti, trahi, kidnappé, séquestré, aimé, pleuré, ri.

Coupable de faire rire en décrivant la noirceur humaine.

Quand elle écrit elle pousse le vice car elle ne s’en tient pas à un genre établi dans lequel on pourrait la cataloguer mais elle explore divers genres. Elle avoue avoir besoin de s’évader dans des genres différents pour se sentir vivante et ne pas se laisser enfermer.

C’est ainsi qu’on peut la croire Au pays de Rosie Maldone , dans de la comédie policière, alors qu’elle est plongée dans une enquête à la Belle-Époque à Cannes pour un polar historique. On pense alors la saisir, mais elle s’est déjà échappée vers du feel-good amoureux à Noirmoutier, et soudain elle nous entraîne vers une plongée abyssale dans l’univers de la folie la plus sombre à Nice, pour revenir à une délicieuse vieille dame excellente pâtissière, pleine de ressources quand il s’agit de protéger sa tranquillité de voisins trop envahissants.

Alice Quinn essaie de brouiller les pistes.

Indices indiqués par le « profiler » pour la cerner à la façon d’un inventaire : chat, chocolat, Brille, tant que tu vis !, Noirmoutier, sushis, Un palace en enfer, terrasses de café, Rosie se fait la belle, caravane, grande gueule, L’ombre du zèbre, cinéma, Sancerre, Nom de code : Mémé Ruth, féminisme, Le garçon qui rêvait de voler en Cadillac, couleur rose, Fanny N., psychologie, La lettre froissée, la Croisette, Le portrait brisé, les îles de Lérins, spaghettis aux vongole, L’été empoisonné, pudeur, amitié, élégance du rire.

Noms de quelques leaders de bandes qu’elle voudrait infiltrer pour en soutirer les secrets d’écriture : Ponson du Terrail, Zévaco, Maupassant, Virginia Woolf, Mark Twain, Charlotte Bronté, Donald Westlake, Wilkie Collins, Alan Bennett, Exbrayat, Agatha Christie, William Boyd, Daphné du Maurier… La liste fournie est trop longue pour être continuée…

Armes utilisés pour ses crimes : poison, laurier-rose, noyade, coupe-papier, eustache, Cadillac, revolver, gâteau fraisier, faux suicide, diamants, étranglement, incendie, rétorsion, détournement de fonds, captation d’héritage, corruption, usurpation d’identité, enlèvement d’enfants, braquage, trafic de faux tableaux, élimination de témoins gênants… etc.

Dernier aveu :

Alice Quinn s’adonne en ce moment à des recherches historiques, sniffant la poussière des archives de la ville de Cannes, à la Belle-Époque.

Une courtisane, Lola, une aristocrate anglaise déclassée, Miss Fletcher, et Maupassant sont ses complices.

Ils mènent l’enquête dans un monde où la misère côtoie les têtes couronnées de l’époque.

Après avoir commis le premier tome : La lettre froissée, où Maupassant et ses comparses entreprenaient de venger la mémoire d’une femme de chambre de palace assassinée, en 1884, nous voilà avec Le portrait brisé, le deuxième opus, en 1888.

Cannes traverse une crise immobilière sans précédent.

Un banquier puissant tente de séduire Anna, la jeune orpheline protégée par Lola. Mais quand il est retrouvé poignardé, Anna est immédiatement accusée du meurtre. En voulant sauver la jeune fille de la guillotine, notre trio va nous entraîner sur l’île de Lérins en face de Cannes, jusqu’à une inquiétante maison d’aliénés.

Le portrait brisé , sortie le 23 avril 2019 en librairie.

Nota :

Addiction : écrire.

Activité préférée de la suspecte Alice Quinn : lire à côté d’un chat qui dort.

Deuxième activité préférée : le cinéma

Troisième activité préférée : flâner, observer, humer l’air du temps, s’adonner à la gourmandise

 

« La dame de la Ténarèze » de Madeleine Mansiet-Berthaud

Parution le 9 mai 2019 – Une vie, un passé… la belle propriété de la Ténarèze, au cœur du Gers, renferme tant de beaux souvenirs pour Claudia, et de drames aussi. Ce sera son dernier combat : préserver ses murs, contre le projet d’une maison de retraite, contre l’hypothétique révélation de son secret…

 1985. A Eauze, charmant village du Gers, qui fut une cité gallo-romaine. Claudia, née avec le siècle, se repose dans son havre de paix, le parc de la Ténarèze (qui porte le nom de l’ancienne voie romaine), et remonte le fil du temps et de ses souvenirs : ses parents, Paulin, ébéniste, époux très jaloux, qui lui a toujours refusé l’enfant qu’elle voulait tant… La Ténarèze a été un gîte pour des pèlerins. Paulin y a partagé beaucoup de temps avec ces marcheurs infatigables. Jusqu’à la mort – accidentelle – de ce dernier, ombre et plaie vivace dans la vie de Claudia.

Une visite va bouleverser la vie de l’octogénaire : le maire vient lui exposer son projet, celui de créer, à la Ténarèze, une maison de retraite. Elle comprend qu’il s’agit d’une expropriation. Dès lors, Claudia va mener un combat pour sauvegarder son domaine. Que l’on investisse son parc, jamais ! Et que jamais l’on ne vienne à découvrir son secret enfoui sous terre depuis près de cinquante ans. Mais les travaux commencent. A la suite d’un creusement pour la canalisation, on déterre d’étranges trouvailles… mais aussi des mosaïques, vestiges d’une villa gallo-romaine.

Attachée à la véracité historique et sociale dans tous ses romans, Madeleine Mansiet-Berthaud est l’auteur notamment d’une trilogie consacrée aux cagots d’Aquitaine (rééditée en Trésors de France) et, aux Presses de la Cité, de Bleu GentianeLes Nuits blanches de LenaWanda et La Valse des mouettes.

 

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Chaque roman de la collection Terres de France aux Presses de la Cité est une invitation au voyage. Voyage au cœur de la passion, celle de nos auteurs dont la plume fait vivre d’extraordinaires destins, celle, aussi, de leurs héros qui, livre après livre, deviennent une part de notre mémoire. Voyage encore au cœur de nos régions, voyage enfin au doux parfum d’antan.

Le succès de la collection Terres de France ne serait pas ce qu’il est sans  vous, sans les Amis de Terres de France. Un fabuleux enthousiasme, témoin d’une passion partagée.

Collection Terres de France – YouTube

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Clarisse Enaudeau nous parle du métier d’éditrice – YouTube

167 – Portrait du jour : Tristan Marco, auteur d’un premier roman « L’étrange cohérence du sablier »

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A propos du site : Criminocorpus propose le premier musée nativement numérique dédié à l’histoire de la justice, des crimes et des peines. Ce musée produit ou accueille des expositions thématiques et des visites de lieux de justice. Ses collections rassemblent une sélection de documents et d’objets constituant des sources particulièrement rares ou peu accessibles pour l’histoire de la justice.

Les repères et les outils proposent des données et des instruments d’exploration complémentaires visant à faciliter les études et les recherches.

Nos autres sites : REVUE et le BLOG D’ACTUALITÉS

Le carnet criminocorpus est ouvert à un large public au-delà de la seule communauté des chercheurs. Cette rubrique « portrait du jour » permet  de faire connaître d’autres activités croisant l’histoire de la justice à travers le parcours de personne ayant accepté de présenter leur trajectoire professionnelle. On trouvera donc ici des parcours d’historiens, de romanciers , de sociologues, cinéastes, professionnels de la sécurité, etc.  Cette rubrique est animée par Philippe Poisson , membre correspondant du CLAMOR et ancien formateur des personnels à l’ENAP. et l’A.P. La publication du portrait du jour est liée aux bonnes volontés de chacun, nous invitons donc les volontaires à prendre contact avec philippepoisson@hotmail.com – Marc Renneville , directeur du CLAMOR et de  Criminocorpus.

Pour 167ème portrait du jour la rédaction du carnet criminocorpus reçoit avec infiniment de plaisir Tristan Marco , auteur d’un premier roman « L’étrange cohérence du sablier »

Âgé de quarante-sept ans, Tristan Marco a exercé pendant plus de vingt années le métier de pilote d’hélicoptères, spécialisé dans le sauvetage en mer, comme en montagne.

Avec un certain recul sur la vie, ses cadeaux, mais aussi ses drames,il nous livre ce premier roman, témoin d’une urgence intérieure de faire partager ses ressentis et son univers, au travers d’un Thriller métaphysique.

Bienvenue Tristan Marco sur le site des amis du carnet criminocorpus. Ph.P.

« … Pendant plus de vingt années j’ai porté secours aux personnes, en mer, mais surtout en montagne où j’ai exercé le plus longtemps.

Durant cette période, j’ai pu me confronter aux réalités d’une vie exigeante. Chaque jour, après chaque retour de vol, je prenais un peu plus conscience que tout peut basculer, en l’espace d’un battement de cil, dans le chaos. Combien de fois me suis-je interrogé sur la cohérence de ces destins brisés, sur cette montagne qui donne en toute générosité, mais qui parfois aussi prend, sans discernement et sans préavis.

J’ai assisté, impuissant, à de nombreux drames humains, mais peux aussi me féliciter d’avoir été un maillon de la merveilleuse chaîne du secours, celle qui sauve des vies. J’ai participé à de magnifiques histoires aux fins heureuses, telles qu’on aimerait les lire dans les romans… »

« Je suis un « jeune » écrivain de 48 ans.

À bien y réfléchir, rien ne me prédestinait à l’écriture.

Dès très jeune, épris de liberté et d’absolu, je ne comprenais pas l’idée que l’on m’impose, dès l’école, des auteurs que je n’avais pas choisis. Sans doute étais-je trop jeune et immature pour apprécier toute la substance de leurs œuvres.

Artiste dans l’âme, mais aussi passionné de mythologie, seuls les cours de dessin et de grec ancien (que j’ai étudié pendant cinq années) emportaient mon adhésion. Adolescent, puis jeune adulte, c’est avec la bande dessinée que je laissai libre cours à ma créativité.

C’est quelques années plus tard que je me suis réconcilié avec la lecture en découvrant des auteurs tels que René Barjavel, Paulo Coelho ou bien J.K Rowling dont le style et l’univers féérique m’ont emporté dès les premières lignes, émerveillant l’enfant qui fait encore beaucoup de bruit en moi.

L’écriture grattait à ma porte, sans que je n’ose jamais franchir le cap…

Originaire de Normandie, j’ai quitté cette région vers l’âge de 22 ans. J’ai choisi de me mettre au service de mon pays en embrassant une carrière de pilote d’hélicoptère au sein de la Gendarmerie Nationale. Une famille. Ma famille de cœur.

Pendant plus de vingt années j’ai porté secours aux personnes, en mer, mais surtout en montagne où j’ai exercé le plus longtemps.

Durant cette période, j’ai pu me confronter aux réalités d’une vie exigeante. Chaque jour, après chaque retour de mission, je prenais un peu plus conscience de cette réalité incontournable : tout peut basculer, en l’espace d’un battement de cil, dans le chaos. Combien de fois me suis-je interrogé sur la cohérence de ces destins brisés, sur cette montagne qui donne en toute générosité, mais qui parfois aussi prend, sans discernement et sans préavis.

J’ai assisté, impuissant, à de nombreux drames humains, mais peux aussi me féliciter d’avoir été un maillon de la merveilleuse chaîne du secours, celle qui sauve des vies. J’ai participé à de magnifiques histoires aux fins heureuses, telles qu’on aimerait les lire dans les romans.

C’est la magie de ce métier. Il endurcit les yeux, mais il adoucit le cœur. Il vous rend terriblement humain.

La naissance de mon premier roman, « L’étrange cohérence du sablier », est à l’image de ce qu’a été ma vie professionnelle : Une urgence. L’urgence de libérer ma créativité en couchant sur le papier tous ces ressentis qui m’habitent et dont j’éprouve le besoin impérieux du partage.

Avec ce livre, je vous propose un voyage. Un voyage géographique, temporel, mais surtout émotionnel car Il traite avant toute autre considération, de l’humain, dans toute sa complexité et sans parti pris.

Au travers de ce roman initiatique, je vous invite à partager les questionnements qui ont été les miens. Quel est le sens de notre présence en ce monde ? Quel est le poids de notre histoire ? Quelle est la portée de nos actes, bons ou mauvais ? Ya -t-il une cohérence aux évènements qui nous arrivent ?

Un second roman dont le thème sera totalement différent est sur le point de voir le jour. Un roman sans doute inclassable, comme le premier, mais qui sera traité avec la même sensibilité. J’espère avoir le plaisir de revenir vous en parler prochainement. »

Quelques liens utiles : 
Ma page fb :
Mon profil Fb :
Mon profil Instagram tristan.marco.auth
Mon site web :

166 – Portrait du jour : Patricia Rappeneau, la romancière au sourire charmeur

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Les repères et les outils proposent des données et des instruments d’exploration complémentaires visant à faciliter les études et les recherches.

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Le carnet criminocorpus est ouvert à un large public au-delà de la seule communauté des chercheurs. Cette rubrique « portrait du jour » permet  de faire connaître d’autres activités croisant l’histoire de la justice à travers le parcours de personne ayant accepté de présenter leur trajectoire professionnelle. On trouvera donc ici des parcours d’historiens, de romanciers , de sociologues, cinéastes, professionnels de la sécurité, etc.  Cette rubrique est animée par Philippe Poisson , membre correspondant du CLAMOR et ancien formateur des personnels à l’ENAP. et l’A.P. La publication du portrait du jour est liée aux bonnes volontés de chacun, nous invitons donc les volontaires à prendre contact avec philippepoisson@hotmail.com – Marc Renneville , directeur du Clamor et de Criminocorpus.

Juste à la veille de son anniversaire et pour 166ème portrait du jour la rédaction du carnet criminocorpus reçoit avec infiniment de plaisir Patricia Rappeneau romancière au sourire charmeur.

Attirée dès l’enfance par les petits travaux manuels, Patricia Rappeneau se montre très tôt imaginative au travers la création et la réalisation d’objets décoratifs.

Titulaire d’un bac scientifique, après une année validée en faculté de pharmacie, Patricia devient préparatrice, un métier qu’elle exercera pendant quatre ans, avant de se tourner vers l’écriture et retrouver sa passion d’enfance en publiant 11 ouvrages sur les loisirs créatifs destinés aux petites mains comme aux grandes.

Grande lectrice de romans policiers, c’est en 2009 qu’elle se tourne vers le thriller en publiant la première enquête de Nathan Malocène, « Requiem », suivi de « Mission Malona » paru en octobre 2012.

Après avoir vécue à Dijon, puis Orléans, Patricia Rappeneau vit aujourd’hui en Bourgogne.

Bienvenue Patricia dans la grande famille des amis de criminocorpus

1-Pouvez-vous décrire les étapes de votre parcours d’auteur : ce qui a déclenché cette vocation, votre première publication ?

Quand j’étais plus jeune, je voulais devenir chanteuse… J’avais la voix (enfin, je crois !), mais pas le souffle. Alors, comme j’aimais aussi créer, je me suis assise à une table et j’ai modelé des figurines en pâte à sel.

Elles étaient remarquables, et devenues si nombreuses que je les ai différenciées en réalisant leurs fiches techniques qui devinrent vite elles-mêmes si innombrables qu’elles finirent colligées… L’idée d’un premier livre était née.

C’est Didier Carpentier qui l’éditera en 1999. Il sera alors suivi par dix autres ouvrages de loisirs créatifs.

J’adorais. Cela ne me suffisait pas, mais me révélait que c’est un livre, un « vrai », que je souhaitais rédiger… Voici comment l’idée d’une fiction policière, ma première : Requiem, a vu le jour. Ce récit est le premier roman que jamais je n’aurais imaginé écrire. Le père de tous les autres puisque dix ans plus tard, c’est toujours avec bonheur, les tripes et le cœur, que je poursuis cette route.

2- Avez-vous des thématiques de prédilections ?

Non. Je m’insurge toujours contre les violences. Mais les thèmes sont propres à chacun de mes romans.

Dans la série des Nathan Malocène , avec Requiem, son triple meurtre et le passé trouble de Grégoire Fine, l’associé de Malocène, j’aborde les notions de l’honneur, du devoir, de l’amitié, de l’amour et de la justice, en proposant une histoire que j’espère toujours riche en rebondissements et sensations fortes. L’intrigue de Mission Malona , le second opus, propose, elle, une réflexion née des difficultés que peuvent rencontrer nos soldats et leur famille à leur retour à la vie civile. Nathan Malocène et Grégoire Fine, sont deux anciens des forces armées, devenus détectives privés. L’enlèvement de Noé, le neveu de Nathan Malocène, les force à plonger dans la plus douloureuse des enquêtes personnelles et ses surprises qui, d’une certaine manière, perdureront dans Coups de Lune . Ce roman sonde l’origine de la conquête de la Lune où le magnétisme occupe vite une place prépondérante…

La grippe et les menaces virales sont les sujets principaux que j’évoque dans Mortelle guérison guérison. L’anthropologue Léopoldine Lagrange doit exhumer les ossements d’une jeune religieuse morte de la grippe espagnole en 1919, c’est alors qu’elle se retrouve confrontée à une de ses anciennes relations, aux virus souche et aux manipulations en tous genres…

Cette diablerie, nous la retrouvons dans Tout ce qu’ils méritent. Dans cette fiction, l’intrigue située en 1908, oppose une femme inflexible, intègre, fin limier et travestie en gendarme à un bourreau, une gourgandine aux gestes aussi sanglants que les épines d’une rose, derrière laquelle se cache une victime d’inceste et d’abus sexuels qui use de ses charmes pour tuer aux heures sombres de la nuit et redevenir bonne du curé le jour…

3-Que pouvez-vous nous dire à propos de votre premier roman ?

Que le texte initial de Requiem encore disponible quelques mois, fut une très belle expérience avec l’écriture. Que j’en termine sa révision complète puisque je parfais sa nouvelle version inédite qui, déjà, cherche un éditeur… A qui, je propose aussi les autres opus de la série, et Mortelle guérison, orphelins, et attendus par les lecteurs.

Chers lecteurs, blogueurs, libraires et organisateurs de salon…, sans qui l’aventure n’aurait pas été si belle depuis ce premier roman, je vous remercie. Vos envies de

m’accompagner encore et toujours forcent le respect. Je continue, donc !

4- Avez-vous d’autre projet d’écriture ?

Aujourd’hui, je mets le point final au récit de mon nouveau roman Le Parvis des Assassins…, un roman jeunesse qui cherche preneur, lui aussi.

L’histoire se déroule à Paris, sur l’Ile de la Cité.

1306. Philippe le Bel est roi. La construction de la cathédrale Notre-Dame bat son plein. L’Ordre des Templiers est à l’aube de sa dissolution, lorsqu’un matin, un cadavre est retrouvé dans la loge du proviseur du trésor, bien vite accusé de meurtre.

Son fils, Erlend, jeune héros, fera alors tout pour l’innocenter, quitte à tout embrouiller…

Le Parvis des Assassins sera ma sixième fiction grand format…

Je vous remercie Philippe Poisson pour avoir tant voulu que je réponde à ce portrait…