154 – Portrait du jour : Nicole Provence « Je suis une romancière atypique et je le revendique… »

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A propos du site : Criminocorpus propose le premier musée nativement numérique dédié à l’histoire de la justice, des crimes et des peines. Ce musée produit ou accueille des expositions thématiques et des visites de lieux de justice. Ses collections rassemblent une sélection de documents et d’objets constituant des sources particulièrement rares ou peu accessibles pour l’histoire de la justice.

Les repères et les outils proposent des données et des instruments d’exploration complémentaires visant à faciliter les études et les recherches.

Nos autres sites : REVUE et le BLOG D’ACTUALITÉS

Le blog Criminocorpus est ouvert à un large public au-delà de la seule communauté des chercheurs. Cette rubrique « portrait du jour » permet  de faire connaître d’autres activités croisant l’histoire de la justice à travers le parcours de personne ayant accepté de présenter leur trajectoire professionnelle. On trouvera donc ici des parcours d’historiens, de romanciers , de sociologues, cinéastes, professionnels de la sécurité, etc.  Cette rubrique est animée par Philippe Poisson ,membre correspondant du CLAMOR et ancien formateur des personnels à l’ENAP. et l’A.P. La publication du portrait du jour est liée aux bonnes volontés de chacun, nous invitons donc les volontaires à prendre contact avec philippepoisson@hotmail.com – Marc Renneville , directeur du Clamor et de Criminocorpus.

Pour son 154ème Portrait du jour la rédaction du carnet criminocorpus reçoit la romancière Nicole Provence née à Châtellerault, une commune située entre Tours et Poitiers, en France. Quelques jours après sa naissance, sa famille quitte la France pour le Maroc, d’où elle revient neuf ans plus tard, abandonnant derrière elle tous ses souvenirs. Affamée de lecture, la jeune Nicole dévore à tout moment des livres avec une prédilection pour les romans d’aventures. À douze ans, influencée par les récits d’enquête de son père, officier de police judiciaire, elle se lance dans la rédaction de son premier récit, qu’elle n’achèvera pas…

Merci à vous Nicole pour ce magnifique portrait du Jour destiné à nos lecteurs. Ph.P.

 

 

« Merci à Criminocorpus de m’offrir le grand plaisir de présenter mes romans

Je m’appelle Nicole Provence, je suis née à Châtellerault et j’ai passé les neuf premières années de ma vie au Maroc. J’ai dépassé la barre des soixante-dix ans mais ils ne me pèsent pas. Bientôt vingt ans que je m’assois chaque jour devant mon ordinateur pour de longs rendez-vous avec les personnages de mes romans. Ne m’appelez pas « autrice » je trouve ce terme très moche. Je ne suis pas non plus « écrivaine » trop pompeux pour moi. Je suis une romancière atypique et je le revendique. Je refuse de me laisser enfermer dans un genre unique. Je navigue entre polars contemporains et fin XIXe siècle, et romans du terroir, souvent je mêle les deux.

Le paranormal et le mystère m’attirent, je rêve de revenants, d’esprits qui se matérialisent, je me pose toujours des questions sur l’incroyable fusion entre les jumeaux. Tous des sujets qui m’inspirent des histoires. Cela ne simplifie pas les choses pour espérer se faire éditer, on doit correspondre à la ligne éditoriale, jamais la même, mais tant pis. Ce qui explique le fait que je sois publiée dans diverses maisons d’éditions. Je sais que mes lectrices ont l’esprit ouvert et me suivent dans tous les thèmes que je veux partager avec elles.

Lire, lire, lire, sans souffler, depuis mon certificat d’étude où je reçois en Prix mon premier livre qui me fait évader jusqu’aux pieds de la cordillère des Andes, un voyage extraordinaire qui me délivre la magie de l’écriture. Affamée de lecture, peu de moyens, je m’abonne à France Loisirs et au Grand livre du Mois qui me permettent l’exploration et la découverte de divers écrivains de tous les genres, français et anglo-saxons, depuis Henri Troyat, Hervé Bazin, Barjavel, puis la découverte du roman du terroir avec Bernard Clavel et tant d’autres merveilleux conteurs de nos campagnes. Je m’engouffre dans tous les romans anglo-saxons qui me font rêver, je m’émeus avec les romans de Jane Austen, Emily Brontë, je pleure avec Colleen McCullough et Les oiseaux se cachent pour mourir », je tressaille et j’enquête aux côtés d’Agatha Christie. Je ne peux citer tous les écrivains qui ont embelli plus de soixante années de ma vie.

Et enfin depuis longtemps ce désir irrépressible et enfin réalisé de faire vivre aux autres les aventures qui me trottent dans la tête et que je veux partager. Un premier roman policier inachevé à douze ans me donne le goût de l’enquête. Une nouvelle noire « L’œil ouvert » couronnée dans un concours organisé par France Loisirs me met le pied à l’étrier. Des cours de criminologie à la Faculté des Droits de l’Homme à Lyon me permettent de ne pas écrire de bêtises dans mes polars contrairement à beaucoup qui se publient.

Sept ateliers d’écritures avec des élèves d’écoles de CM2 en Isère qui se lancent dans un mini polar, imprimé, illustré, dédicacé en fin d’année. Une belle expérience.

Cinq romans publiés en France, dont le premier « La pierre du diable » chez Flammarion reçoit le premier prix du polar en Touraine. Cinq en éditions numériques adultes et jeunesses pendant une traversée du désert qui me pousse à aller voir si l’herbe est plus verte ailleurs. Je m’éloigne, loin, très loin. C’est au Québec que Le secret d’Alglantine est accueilli, ainsi que les suivants. Ils reviendront en France grâce à mon éditeur des éditions JCL et raviront mes lectrices françaises qui se sentaient spoliées de mes romans publiés de « l’autre côté de la grande flaque ». Depuis, j’ai le bonheur de correspondre avec mes lectrices de France et du Québec, deux lectorats différents qui savent apprécier ma diversité sans me la reprocher.

Après « Le secret d’Aiglantine » revenu en France aux éditions Calmann Levy, la suite « L’impossible aveu » chez City éditions le 3 avril, et « Une promesse si fragile » chez De Borée éditions le 18 avril.

À ce jour, 9 romans publiés entre France et Québec, une petite surprise en fin d’année, un roman en gestation, des projets… Comment ne pas se sentir heureuse ? »


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