Archives mensuelles : mars 2019

Droit des femmes, tout peut disparaître (Pauline Delage)

Parution  le 7 mars 2018 – Les droits acquis par les femmes sont-ils irréversibles ? Si le principe d’égalité s’est peu à peu imposé, on est loin du compte dans la pratique ! Les droits des femmes font toujours l’objet d’attaques de la part de groupes ou d’individus qui résistent au mouvement vers l’égalité. Et un nouveau danger, plus insidieux, plane : la façon dont ces droits sont traités et défendus institutionnellement tend à les isoler d’autres questions sociales et politiques. Ce livre propose un retour critique sur les acquis de ces quarante dernières années, en soulignant les résistances à l’antisexisme, mais aussi les limites que le contexte néolibéral impose à la défense des droits des femmes. Pour construire une société, il importe en effet de repenser les droits des femmes pour qu’ils bénéficient aussi, et surtout, à celles qui subissent les inégalités sociales et le racisme.

Pauline Delage, sociologue, travaille sur les transformations du traitement des violences de genre dans différents pays. Elle est cofondatrice du laboratoire junior VisaGe (Violences fondées sur le Genre). Elle a notamment publié Violence conjugale. Du combat féministe à la cause publique (Presses de Sciences Po, 2017).

Éditeur Textuel

Collection Petite Encyclopedie Critique

155 – Portrait du jour : Olivier Tarassot pour son premier roman « Liberté je dessine ton visage » édité chez Incartade (s)éditions

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A propos du site : Criminocorpus propose le premier musée nativement numérique dédié à l’histoire de la justice, des crimes et des peines. Ce musée produit ou accueille des expositions thématiques et des visites de lieux de justice. Ses collections rassemblent une sélection de documents et d’objets constituant des sources particulièrement rares ou peu accessibles pour l’histoire de la justice.

Les repères et les outils proposent des données et des instruments d’exploration complémentaires visant à faciliter les études et les recherches.

Nos autres sites : REVUE et le BLOG D’ACTUALITÉS

Le blog Criminocorpus est ouvert à un large public au-delà de la seule communauté des chercheurs. Cette rubrique « portrait du jour » permet  de faire connaître d’autres activités croisant l’histoire de la justice à travers le parcours de personne ayant accepté de présenter leur trajectoire professionnelle. On trouvera donc ici des parcours d’historiens, de romanciers , de sociologues, cinéastes, professionnels de la sécurité, etc.  Cette rubrique est animée par Philippe Poisson ,membre correspondant du CLAMOR et ancien formateur des personnels à l’ENAP. et l’A.P. La publication du portrait du jour est liée aux bonnes volontés de chacun, nous invitons donc les volontaires à prendre contact avec philippepoisson@hotmail.com – Marc Renneville , directeur du Clamor et de Criminocorpus.

Pour son 155e portrait du jour la rédaction du carnet criminocorpus reçoit Olivier Tarassot pour son premier roman « Liberté je dessine ton visage »  édité chez Incartade (s)éditions.

L’écriture est pour Olivier un espace de liberté, un instant de paix. Sa plume engagée, humaniste, pacifiste, empreinte d’émotion lui permet d’écrire Liberté, je dessine ton visage, son premier roman. Un livre qui résonne comme un cri d’espoir, un hymne à l’amour, un vent de liberté.

Bienvenue Olivier sur le site généreux des amis de Criminocorpus. Ph.P.

« Né à Orléans, je réside désormais dans le Finistère. Je me suis ouvert à la littérature à l’adolescence. Socrate, Verlaine, Rimbaud, Hugo, Zola, Camus, Sartre et Bobin accompagnaient mes nuits blanches, mais l’écriture, après quelques balbutiements, est venue bien plus tard.

J’écris après le travail, quand les enfants sont couchés, ou la nuit parfois, ou bien tôt le matin. J’écris le plus souvent dans mon bureau, à l’abri du bruit environnant. Je m’enferme dans ma tour d’ivoire pendant des heures.

J’ai écrit un roman dans lequel la réalité se mêle à la fiction. C’est un récit à plusieurs voix, où l’on suit les destins de Charlie, reporter de guerre, qui se rend en Syrie avec l’intention de décrocher l’interview du chef de l’État islamique, de sa compagne Julie, médecin urgentiste à Paris, de Lola une adolescente endoctrinée malgré elle, qui part pour une mission qu’elle croit humanitaire afin de rejoindre son petit ami, de Simon, son père, qui ne comprend pas la métamorphose de sa fille, qui est prêt à tout pour la retrouver et la ramener.

 

 

Ce roman est né de l’émotion qu’ont suscitée les attentats perpétrés contre Charlie Hebdo et l’Hyper Cacher en janvier 2015. Il me fallait comprendre comment on pouvait en arriver là, à l’extrémisme. Mais le terrorisme n’est pas le fond du livre. Ce qui m’intéresse, ce sont les personnages, ce qu’ils peuvent ressentir lorsqu’ils sont confrontés à des situations extrêmes, comment trouvent-ils le courage, l’envie et la force de les affronter. Dans ce livre, je ne juge pas. Je ne condamne pas. L’homme est blanc et noir à la fois. Le bien et le mal germent en lui. Seul l’amour nous pousse à être meilleur, à dépasser nos peurs et nos limites, à franchir les murs, à se révolter, à refuser l’inacceptable, à pardonner. Je voulais montrer dans ce livre les différents visages de l’être humain. J’ai écrit instinctivement l’histoire et je me suis laissé embarquer avec elle sans la moindre structure ni le moindre schéma. J’ai donné la parole à chaque personnage pour qu’il révèle ses doutes, ses espoirs, ses craintes. Je me suis plongé dans leur conscience tourmentée en exprimant une souffrance qui ne s’extériorise pas, qui reste confinée, comprimée. Je voulais créer une intimité entre le personnage et le lecteur pour qu’il devienne à son tour acteur de l’histoire en entrant dans la peau de chaque protagoniste, en suivant sa trajectoire, en vibrant avec lui, en souffrant, en se révoltant, en résistant, en hurlant, en pleurant, en espérant, en aimant.

Je remercie mon éditrice, Marine Collet, qui a cru en ce roman, et qui a eu le courage et l’audace de le porter jusqu’aux libraires. Tristane Banon disait dans les remerciements d’un de ses livres, qu’elle considérait son éditrice un peu comme sa mère. Ses mots définissent pleinement ma vision sur la relation entre un auteur et un éditeur.

Patrick Denaud (Préface)

Liberté je dessine ton visage paraîtra en librairie le 26 mars chez

https://www.facebook.com/incartades/

Adresse de mon site : https://www.olivier-tarassot.com/

Adresse Facebook : https://www.facebook.com/oliviertarassot/

 

 

 

De miel et de saké (Nathalie Maranelli)

Date de parution : 4 septembre 2018 – Dans la forêt d’Amazonie, sur la terre des Guaranis, le vieux chef, le cacique, ordonne à Anahi de rentrer en Europe. La jeune métisse doit trouver ce mythique parchemin qui seul sauverait les Indiens de la mort annoncée. Le progrès, comme disent les Occidentaux, ravage la forêt, et les terres ancestrales disparaissent inexorablement, emportant avec elles toute une civilisation. De retour chez elle, à Paris, loin de la terre de ses ancêtres, Anahi doit trouver le secret de ce parchemin, le message que les Blancs sauront entendre.

Avec la rencontre de deux cultures, c’est autour de la cérémonie du thé que le secret surgira : avec du miel ou avec du saké ?

Femme engagée dans le combat humaniste pour la défense de l’Amazonie, sa terre et ses cultures, Nathalie Maranelli signe un second ouvrage après « Parfums d’infancia« , récit autobiographique (L’Harmattan 2014).

Nathalie Maranelli sera en dédicace le 12 avril 2019 de 14h00 à 19h00 à la Librairie Privat avec « De miel et de saké » édition Lazare et Capucine (Toulouse).

Éditeur : Lazare et Capucine

Collection : Capucine

Et pour ceux qui ont apprécié « Parfums d’infancia« :

 

154 – Portrait du jour : Nicole Provence « Je suis une romancière atypique et je le revendique… »

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A propos du site : Criminocorpus propose le premier musée nativement numérique dédié à l’histoire de la justice, des crimes et des peines. Ce musée produit ou accueille des expositions thématiques et des visites de lieux de justice. Ses collections rassemblent une sélection de documents et d’objets constituant des sources particulièrement rares ou peu accessibles pour l’histoire de la justice.

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Le blog Criminocorpus est ouvert à un large public au-delà de la seule communauté des chercheurs. Cette rubrique « portrait du jour » permet  de faire connaître d’autres activités croisant l’histoire de la justice à travers le parcours de personne ayant accepté de présenter leur trajectoire professionnelle. On trouvera donc ici des parcours d’historiens, de romanciers , de sociologues, cinéastes, professionnels de la sécurité, etc.  Cette rubrique est animée par Philippe Poisson ,membre correspondant du CLAMOR et ancien formateur des personnels à l’ENAP. et l’A.P. La publication du portrait du jour est liée aux bonnes volontés de chacun, nous invitons donc les volontaires à prendre contact avec philippepoisson@hotmail.com – Marc Renneville , directeur du Clamor et de Criminocorpus.

Pour son 154ème Portrait du jour la rédaction du carnet criminocorpus reçoit la romancière Nicole Provence née à Châtellerault, une commune située entre Tours et Poitiers, en France. Quelques jours après sa naissance, sa famille quitte la France pour le Maroc, d’où elle revient neuf ans plus tard, abandonnant derrière elle tous ses souvenirs. Affamée de lecture, la jeune Nicole dévore à tout moment des livres avec une prédilection pour les romans d’aventures. À douze ans, influencée par les récits d’enquête de son père, officier de police judiciaire, elle se lance dans la rédaction de son premier récit, qu’elle n’achèvera pas…

Merci à vous Nicole pour ce magnifique portrait du Jour destiné à nos lecteurs. Ph.P.

 

 

« Merci à Criminocorpus de m’offrir le grand plaisir de présenter mes romans

Je m’appelle Nicole Provence, je suis née à Châtellerault et j’ai passé les neuf premières années de ma vie au Maroc. J’ai dépassé la barre des soixante-dix ans mais ils ne me pèsent pas. Bientôt vingt ans que je m’assois chaque jour devant mon ordinateur pour de longs rendez-vous avec les personnages de mes romans. Ne m’appelez pas « autrice » je trouve ce terme très moche. Je ne suis pas non plus « écrivaine » trop pompeux pour moi. Je suis une romancière atypique et je le revendique. Je refuse de me laisser enfermer dans un genre unique. Je navigue entre polars contemporains et fin XIXe siècle, et romans du terroir, souvent je mêle les deux.

Le paranormal et le mystère m’attirent, je rêve de revenants, d’esprits qui se matérialisent, je me pose toujours des questions sur l’incroyable fusion entre les jumeaux. Tous des sujets qui m’inspirent des histoires. Cela ne simplifie pas les choses pour espérer se faire éditer, on doit correspondre à la ligne éditoriale, jamais la même, mais tant pis. Ce qui explique le fait que je sois publiée dans diverses maisons d’éditions. Je sais que mes lectrices ont l’esprit ouvert et me suivent dans tous les thèmes que je veux partager avec elles.

Lire, lire, lire, sans souffler, depuis mon certificat d’étude où je reçois en Prix mon premier livre qui me fait évader jusqu’aux pieds de la cordillère des Andes, un voyage extraordinaire qui me délivre la magie de l’écriture. Affamée de lecture, peu de moyens, je m’abonne à France Loisirs et au Grand livre du Mois qui me permettent l’exploration et la découverte de divers écrivains de tous les genres, français et anglo-saxons, depuis Henri Troyat, Hervé Bazin, Barjavel, puis la découverte du roman du terroir avec Bernard Clavel et tant d’autres merveilleux conteurs de nos campagnes. Je m’engouffre dans tous les romans anglo-saxons qui me font rêver, je m’émeus avec les romans de Jane Austen, Emily Brontë, je pleure avec Colleen McCullough et Les oiseaux se cachent pour mourir », je tressaille et j’enquête aux côtés d’Agatha Christie. Je ne peux citer tous les écrivains qui ont embelli plus de soixante années de ma vie.

Et enfin depuis longtemps ce désir irrépressible et enfin réalisé de faire vivre aux autres les aventures qui me trottent dans la tête et que je veux partager. Un premier roman policier inachevé à douze ans me donne le goût de l’enquête. Une nouvelle noire « L’œil ouvert » couronnée dans un concours organisé par France Loisirs me met le pied à l’étrier. Des cours de criminologie à la Faculté des Droits de l’Homme à Lyon me permettent de ne pas écrire de bêtises dans mes polars contrairement à beaucoup qui se publient.

Sept ateliers d’écritures avec des élèves d’écoles de CM2 en Isère qui se lancent dans un mini polar, imprimé, illustré, dédicacé en fin d’année. Une belle expérience.

Cinq romans publiés en France, dont le premier « La pierre du diable » chez Flammarion reçoit le premier prix du polar en Touraine. Cinq en éditions numériques adultes et jeunesses pendant une traversée du désert qui me pousse à aller voir si l’herbe est plus verte ailleurs. Je m’éloigne, loin, très loin. C’est au Québec que Le secret d’Alglantine est accueilli, ainsi que les suivants. Ils reviendront en France grâce à mon éditeur des éditions JCL et raviront mes lectrices françaises qui se sentaient spoliées de mes romans publiés de « l’autre côté de la grande flaque ». Depuis, j’ai le bonheur de correspondre avec mes lectrices de France et du Québec, deux lectorats différents qui savent apprécier ma diversité sans me la reprocher.

Après « Le secret d’Aiglantine » revenu en France aux éditions Calmann Levy, la suite « L’impossible aveu » chez City éditions le 3 avril, et « Une promesse si fragile » chez De Borée éditions le 18 avril.

À ce jour, 9 romans publiés entre France et Québec, une petite surprise en fin d’année, un roman en gestation, des projets… Comment ne pas se sentir heureuse ? »


153 – Portrait du jour : Isabelle Inzani, spécialiste en littérature et cinéma, autrice du roman « Démontée »

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Pour son 153ème Portrait du jour la rédaction du carnet criminocorpus reçoit Isabelle Inzani, spécialiste en littérature et cinéma. Elle enseigne à Nantes, et, pour les lecteurs du carnet criminocorpus elle nous parle de son roman Démontée paru aux Editions l’Harmattan le 8 mars 2019. Belle opportunité aussi pour se rappeler la merveilleuse Joséphine Baker et le château des Milandes.

Bienvenue sur notre site Isabelle. Ph.P.

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« Démontée !

C’est l’histoire d’une rencontre, avec le Périgord d’abord et la cité médiévale de Sarlat mais aussi avec le château des Milandes, lieu fascinant et magique qui m’a happée et hantée, comme mon héroïne Emily O’Leary, la scripte du tournage. Je n’ai eu qu’une hâte, y retourner et me fondre dans le décor avec mon carnet et mon appareil photo. C’est ce que j’ai fait une année plus tard. J’ai passé une semaine sur le site, tous les matins dès l’ouverture des grilles, à écouter les conversations des visiteurs, à m’imprégner de l’atmosphère des lieux, à contempler l’aigle royal.

Ce roman est le fruit de cette rencontre et aussi de ma passion pour la question identitaire. Ma formation universitaire m’a amenée à rédiger une thèse sur l’écrivaine noire américaine Alice Walker (La couleur pourpre) que j’ai rencontrée et interviewée à plusieurs reprises. Je me suis ensuite consacrée à l’études des figures de la sublimation dans la littérature et le cinéma américain pour soutenir une habilitation à diriger des recherches. J’enseigne actuellement à Nantes en classes préparatoires et je m’efforce de transmettre à mes étudiants mon goût pour les voix marginales, transgressives, rebelles dans la littérature et le cinéma. Après avoir publié de nombreux articles, des ouvrages sur les artistes qui me paraissaient offrir une vision différente de la relation au réel, j’ai basculé avec bonheur vers l’écriture en osant enfin envoyer ce roman à des éditeurs. Mais d’aussi loin que je me rappelle, ce rêve et cet acte ont fait partie de mon monde.

Madame rêve, chanson de Bashung, mais aussi mélodie entêtante qu’aurait pu chanter ma Joséphine, celle qui hante le château des Milandes et qui refuse de se taire.

 

Démontée ! est la rencontre de ces deux rêves, celui de mon fantôme et le mien de publier un jour mes propres histoires. J’ai ainsi choisi pour nom de plume le nom de mon arrière-grand-mère corse qui gardait des chèvres à côté de Bonifacio.

Des longues années passées à étudier la littérature américaine et le cinéma, j’ai appris l’importance des sources et aussi des rencontres avec des auteur.e.s. Démontée ! est un roman sur l’identité plurielle, fascinée comme je l’ai été par la pensée archipélique d’Edouard Glissant et le réalisme magique de Toni Morrison. C’est le refus du mainstream, d’une pensée patriarcale oppressante, d’un politiquement correct étouffant. C’est aussi la volonté d’offrir un texte polyphonique et de permettre, grâce à la présence de mon fantôme, toutes les audaces et les fantaisies.

Car c’est à cela que j’aspire, vous divertir et vous faire voyager.

Isabelle Inzani »

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Un château de femme synonyme de charme. C’est Claude de Cardaillac qui obtint de son époux François de Caumont la construction des Milandes en 1489…

Résumé

Le grand réalisateur John Albertino s’installe au château des Milandes avec son équipe pour le tournage d’un film à gros budget sur la vie de Joséphine Baker. Mais rien ne se passe comme prévu et les catastrophes se multiplient tandis que des événements étranges surviennent dans ce lieu hanté par le fantôme transgressif de Joséphine Baker.

Une relation intrigante se noue entre la scripte de John Albertino et le fantôme de Joséphine Baker. Une galerie de personnages se croisent sur le plateau, de l’assistant chef-opérateur James Chopin au régisseur Tristan, en passant par le producteur ogresque Paul Leonberg.

Démontée ! est un roman à clés qui emmène dans l’Amérique ségrégationniste, transporte à Dublin, à la Nouvelle Orléans et aussi en Dordogne aux Milandes, décor privilégié d’une histoire sur l’identité et le secret.

Extrait du livre

Saint Louis – Missouri – 1917

Dans la nuit du premier au deux juillet 1917, j’ai regardé ces centaines de Noirs affolés qui fuyaient l’East Saint Louis et les foules de Blancs meurtrières en empruntant le pont qui les reliait au centre de la ville. Ils n’arrêtaient pas de courir, comme moi depuis ces heures sombres. C’est pour cela que je chéris les hauteurs de la Dordogne car de là-haut on voit arriver les ennemis, enfin c’est ce que j’ai longtemps cru, avant que les usuriers ne me plument. On s’imagine à l’abri et puis on perd tout du jour au lendemain. C’était atroce, tous ces incendies et ces lynchages. Des corps noirs étaient pendus aux lampadaires.

Les Blancs se jetaient sur des trams, en extirpaient des Noirs et les massacraient à coup de pied et de bâton tandis que des enfants et de jeunes femmes blanches les encourageaient. Des centaines de spectateurs l’écume aux lèvres, de voyeurs excités qui hurlaient des obscénités. Ils ont assassiné des gamins, des vieillards croisés au hasard, juste pour le plaisir. Il y a eu ce jeune homme dont ils ont fracturé le crâne et qui s’est avancé chancelant dans la rue principale d’East Saint Louis. Ils l’ont encerclé et lui ont passé une corde autour du cou. Tu ne peux pas imaginer ce que cela fait de voir quatre ou cinq types qui tirent sur une corde et hissent leur proie alors que leur victime se débat dans les airs et que l’assistance applaudit ces barbares jamais rassasiés de sacrifices humains. Strange fruit … J’ai toujours préféré la version de Nina Simone parce qu’elle est traversée par une révolte, qu’elle sort comme un coup de poing, qu’elle réfute le blues et la complainte pour hurler une rage qu’on se doit de faire sortir, enfin. It’s a bitter crop, oui, quelle amère moisson.

Page de l’éditeur

http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=62487

Page de l’autrice https://www.facebook.com/isabelle.inzani/

« Toujours plus haut » (Marie Kuhlmann)

Parution du livre le 28 mars 2019 – Près de Paris, de 1906 à 1914, les premiers pas de l’aéronautique, les exploits des pionniers Louis Blériot ou Santos-Dumont, vus à travers les yeux d’Aurélie. Avec eux et auprès de son père qui l’élève seul, la petite fille rêve d’exploits et d’aventures, toujours plus haut…

Bien que née dans une banlieue ouvrière parisienne, la petite Aurélie est issue d’une famille alsacienne ayant émigré en 1870. Abandonnée à dix ans par sa mère, elle est élevée par un père peu présent, mécanicien, très investi dans la construction des premiers aéroplanes que veut mettre au point l’entrepreneur et industriel Edouard Nieuport.

Après l’école, la petite fille retrouve son père dans l’atelier de mécanique ; un jour, Nieuport lui confie un petit travail de rangement dans les bureaux. Ces missions quotidiennes l’empêchent de ruminer le sentiment d’abandon qu’elle ressent depuis le départ de sa mère. Car la douleur est toujours là, tapie au fond d’elle-même. Aurélie peut suivre alors l’aventure des fous volants, tels Louis Blériot ou Santos-Dumont. Avec eux, elle rêve, toujours plus haut, d’exploits et d’aventures…

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Journaliste pour la presse féminine, ancienne directrice de collection dans l’édition, Marie Kuhlmann est très attachée à ses racines alsaciennes. Les Presses de la Cité ont notamment publié Le Puits AmélieLes Revenants du Haut-Barr, Les Frères amish, Les Chimères de l’exil ainsi qu’une réédition de la saga Ceux de la Grande Vallée (prix de l’Académie d’Alsace).

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(Photographie de Yéléna Charton– Attachée de presse – Presses de la Cité, domaine français).

Chaque roman de la collection Terres de France aux Presses de la Cité est une invitation au voyage. Voyage au cœur de la passion, celle de nos auteurs dont la plume fait vivre d’extraordinaires destins, celle, aussi, de leurs héros qui, livre après livre, deviennent une part de notre mémoire. Voyage encore au cœur de nos régions, voyage enfin au doux parfum d’antan.

Le succès de la collection Terres de France ne serait pas ce qu’il est sans  vous, sans les Amis de Terres de France. Un fabuleux enthousiasme, témoin d’une passion partagée. (Photographie de Yéléna Charton – Attachée de presse – Presses de la Cité, domaine français).

Collection Terres de France – YouTube

Collection Terres de France l Accueil

Clarisse Enaudeau nous parle du métier d’éditrice – YouTube

« Vos nuits avec Vanessa » (Benoit Herbet)

Au soir de la fin du monde, une animatrice présente ce qui sera la dernière émission de radio sur Terre ;Une fille terrassée par un chagrin amoureux revit les étapes d’une passion destructrice dont elle ne se relèvera pas ;Une proie prise dans les griffes d’un tueur dément cherche à lui échapper ;Vanessa est chacune de ces femmes. Sa dernière nuit avant l’apocalypse s’apparentera à une terrifiante descente aux enfers…Attention, OVNI ! Dans ce thriller angoissant et inclassable, Benoit HERBET tisse un puzzle constitué de pièces impossibles à assembler. En apparence, du moins…L’album de Jean-Marc LEDERMAN, The Last Broadcast On Earth, est offert, en téléchargement, pour tout achat du présent livre. (Voir conditions à l’intérieur).

  • Éditeur : Independently published (22 février 2019)
  • Langue : Français

« Né en 1972, j’ai vécu à Charleroi jusqu’en 1998. Ma ville m’a profondément imprégné. Elle se conjugue à merveille avec mon goût pour les romans noirs. Depuis vingt ans, je vis à Strasbourg. Je travaille notamment sur Nancy, Troyes, Luxeuil les Bains. J’aime les communautés urbaines, les centres historiques, les dédales de vieilles rues. Ils provoquent mon imagination. Là où les ambiances industrielles de ma ville natale génèrent des ambiances désespérées, quand je traverse Nancy, les fulgurances de l’Art Nouveau me dictent des intrigues énigmatiques. Qui sait ce qui se trame derrière les vitraux d’une maison de Gaudi ou à l’ombre de la cheminée d’un Haut-Fourneau carolo ? Je ne pourrai jamais écrire toutes les histoires qui me viennent à l’esprit … Pour en savoir plus – 5 – Portrait du jour : Benoit Herbet, l’auteur du roman « Le Bathory …

https://criminocorpus.hypotheses.org/46634