Nancy Wake. La plus française des australiennes. Respect

50875242_2008160935972943_194170712628396032_nNancy Wake. La plus française des australiennes. C’est l’histoire d’une jeune australienne au caractère indépendant qui partit vivre aux USA et Europe à 18 ans, avec un petit héritage en poche. Devenue journaliste, elle parcourut l’Europe et vit l’Allemagne devenir hitlérienne, notamment les premières exactions de la SS sur les juifs. Tombée amoureuse de la France, Nancy se maria en novembre 1939 avec un mondain français (Henri Fiocca) et vécut entre Paris à Marseille. Ne restant pas en place, elle devint ambulancièreen 1939-1940. Elle voulait servir. Après la défaite, Nancy choisit son camp, celui de la résistance. A l’instar de son mari. Elle devint, comme d’autres femmes, courrier, avant de s’occuper d’une filière d’évasion (réseau Albert Guérisse alias Pat O Leary-Ian Guerrow) de Britanniques restés en France (janvier 1941). Malheureusement, l’après novembre 1942 et la fin de la ligne de démarcation rendit la vie impossible au couple. La Gestapo se rapprocha. Nancy devint pour eux, la « souris blanche ». Une femme résistante introuvable. Tête mise à prix 5 millions de franc! Le réseau d’évasion fut trahi puis démantelé en mars 1943. Nancy partit. Henri décida de rester. Sur le chemin vers l’Espagne, – contrôle de routine – Nancy s’enfuit, est blessée, arrêtée. Emprisonnée quatre jours, elle sera torturée mais ne dira rien. Libérée sur un quiproquo peu clair (Les Allemands l’auraient prise pour une autre, on évoque aussi un rôle de Albert Guérisse), elle réussit à rejoindre Londres. Guérisse, finalement, est capturé (2 mars, restera emprisonné). Peu après, Henri Fiocca est arrêté (il n’en réchappera pas, mort 16 octobre 1943).

50881527_2008161059306264_4379298381856505856_nArrivée en Grande-Bretagne par l’Espagne, Nancy se présenta au BCRA (services secrets France libre) qui l’éconduit. Trop…britannique à leur goût. Le SOE, lui, l’engagea aussitôt. Ce sera presque un an de formation. Brillante autant qu’enjouée elle fera la fierté des formateurs. Notamment au tir. Nancy (devenue Hélène ou la « sorcière ») fut parachutée le 1er mars 1944 comme agent de liaison au-dessus de la forêt de Tronçais (réseau freelance de John Farmer alias « Hubert » au profit des mouvements de résistance d’Auvergne de Emile Coulaudon alias « Gaspard »). Elle sera surprise à « l’atterrissage », suspendue à un arbre, par le capitaine Henri Tardivat, étonné que ce nouvel agent soit « un si joli fruit ainsi attaché ». Toute de suite Nancy recruta des combattants, répartit les dépôts d’armes, harcela Londres pour en avoir plus. Elle parcourut des centaines de kilomètres en vélo. A l’occasion, Nancy fit le coup de feu (elle tua une sentinelle lors de l’attaque de la gare de Montluçon), se proposant même d’exécuter une espionne femme que les résistants n’avaient pas le courage de fusiller. Bientôt les 7000 maquisards d’Auvergne lancèrent des actions coordonnées. Ainsi, ils « immobilisèrent » jusqu’à 22000 allemands (21-22 juin 1944) contre eux…en tuant beaucoup (on « évoque » 1400 pertes). Après la libération, Nancy the « witch » rentra en Angleterre. Elle n’apprit la mort d’Henri que fin 1945 et s’en voudra de lavoir laissé, lui qui ne trahit jamais son nom.

A sa mort, en 2011, elle demanda que ses cendres soient versées sur Verneix, près de Montluçon, où elle combattit, choisissant la France comme dernier refuge. Ce qui fut fait le 11 mars 2013.

N’hésitez pas à partager. Rudolph de Patureaux Ecrivain

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