103 – Portrait du jour : Anne Selivers, directrice des Editions Rod et auteure des romans « De Saint-Pétersbourg à Paris » et « Sotchi for Ever »

« … Le trait commun à tous les romans d’Anne Selivers tient à une exhortation que lui fit dans son enfance une amie de sa famille, S.A.I. la Princesse Vera Constantinova de Russie : « Anne, n’oublie pas ce que nous avons vécu, qui nous sommes et d’où tu viens. Transmets-le pour que notre histoire ne s’efface jamais ».

Au-delà d’un simple devoir de mémoire, le « nous » contenu dans cette invite rappelait combien l’exil de deux à cinq millions d’émigrés, suivant les différentes sources, était en réalité celui de la Russie elle-même. Elle renouvelle aussi la grande question de ce qu’est la Russie à cheval sur deux continents, constamment écartelée entre conservatisme et changements… »

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Comme un bonheur n’arrive jamais seul, nous consacrons notre 103eme portrait du jour à Anne Selivers, directrice des Editions Rod et auteure des romans « De Saint-Pétersbourg à Paris » et Sotchi for Ever.

Française d’origine russe par ses grands-parents qui ont quitté la Russie à la Révolution, Anne Selivers (de son vrai nom Anne Seliverstoff), après avoir été expert en art russe pendant quinze ans à Genève, puis à Monaco, débute dans l’écriture par le fantastique (Harmonia et Equilibrium, 3 tomes), s’inspirant en partie de la mythologie slave.

Elle a été révélée par les Éditions Mille Plumes par un roman « De Saint-Pétersbourg à Paris », réédité par les Éditions ROD, qui retrace les péripéties d’un membre de la haute noblesse, plongée dans les affres révolutionnaires, qui va commencer une vie d’exil dans la capitale française. Elle poursuit son introspection des mystères de l’âme russe par un autre roman, Sotchi for Ever(2016), dans lequel se confrontent modernité et traditions dans un face-à-face entre un auteur connu qui se retire dans les montagnes caucasiennes et un moine fantomatique évoquant étrangement l’hypothétique survivance d’un haut personnage dont l’identité n’est que suggérée.

Le trait commun à tous les romans d’Anne Selivers tient à une exhortation que lui fit dans son enfance une amie de sa famille, S.A.I. la Princesse Vera Constantinova de Russie : « Anne, n’oublie pas ce que nous avons vécu, qui nous sommes et d’où tu viens. Transmets-le pour que notre histoire ne s’efface jamais ».

Au-delà d’un simple devoir de mémoire, le « nous » contenu dans cette invite rappelait combien l’exil de deux à cinq millions d’émigrés, suivant les différentes sources, était en réalité celui de la Russie elle-même. Elle renouvelle aussi la grande question de ce qu’est la Russie à cheval sur deux continents, constamment écartelée entre conservatisme et changements.

Bienvenue Anne au sein du carnet très prisé du site criminocorpus : le site qui décoiffe même en automne !

Écoutez l’interview avec Anne Selivers son livre «De Saint-Pétersbourg à Paris» (Éditions Mille Plumes) La vie d’un jeune aristocrate de Saint-Pétersbourg a été balayée par la révolution. Son destin le mènera à Paris parmi ses compagnons d’infortune.Un voyage sombre dans la profondeur de l’âme slave dont vous sortirez pour le moins perturbé.

Pour en savoir plus Anne Selivers

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« Une maison d’édition créée en 2014 qui est la résultante d’un rêve, d’une envie, et d’une soif de lecture. J’ai toujours aimé la lecture et l’écriture. Pour moi, les mots sonnent comme des notes de musique. Cela vient peut-être de la manière dont je me suis plongée dans ce monde merveilleux qu’est la lecture. Je le dois à ma grand-mère qui m’a appris à écrire et lire le russe en même temps que le français et le solfège. Je n’avais que trois ans et ne cessais de lui demander : « Puisque les notes portent toutes un son différent, le fait de les écrire avec un alphabet différent, est-ce que cela leur apporte un son différent ? » J’ai commencé à dévorer les livres très tôt, en les traduisant dans un sens ou dans l’autre, pour essayer de donner une réponse à cette question qui, pour moi, était fondamentale. Le livre devint très rapidement mon refuge, comme la musique. Et l’écriture, évidemment, me permit de créer mes harmonies. Au début des années 2000, j’ai eu vent qu’une maison d’édition se vendait. À cette époque, je travaillais dans l’Art. Et cette idée qui me plaisait n’était absolument pas raisonnable. Je continuais donc à écrire et à lire. Puis j’ai affronté le monde de l’édition en envoyant mes manuscrits. À l’époque, cela se faisait par voie postale. Il y avait très peu de petites maisons d’édition à compte d’éditeur, et face aux mastodontes et aux célèbres écrivains, les auteurs inconnus n’avaient absolument aucune chance de voir un jour leur livre en rayon s’ils ne contribuaient pas pécuniairement à l’édition de leur ouvrage. J’ai eu un mal fou à trouver un éditeur qui veuille bien éditer mes livres gratuitement et, surtout, qui me paye mes droits d’auteur. Ce fut le cas avec mon quatrième. Le cinquième fut également accepté par une autre maison. Malheureusement, le contrat fut signé, mais la maison a fait face à un redressement, et n’a continué à éditer que les auteurs connus ; je suis restée avec ma déception. C’est à ce moment-là que je me suis dit que c’était injuste. Qu’il fallait donner leur chance à tous les petits auteurs, comme moi. Ma décision était prise : imprimer et éditer pour les autres sans prendre trop de risques, mais en mettant les auteurs à contribution, afin de leur donner toutes les chances de voir leurs œuvres distribuées. Comment ? Je leur demandais alors de faire leur propre publicité, leurs dédicaces. Et si la maison le pouvait, elle organiserait des salons. Tous ont mis la main à la pâte. Si bien que les manuscrits ont commencé à se multiplier, à arriver en masse. À ce jour, nous en sommes à 6 354 ouvrages reçus ! Je voulais lire, je fus comblée ! Le métier idéal, oui ! Mais vu que j’étais toute seule, je fus rapidement submergée… Une fois la maison créée, évidemment, très vite il a fallu faire face au marché, au marketing, une chose qui n’avait plus rien de si enchanteur que la simple lecture ! Les manuscrits se sont multipliés dans ma boîte aux lettres. Je les photocopiais et les envoyais à mon comité de lecture, qui comptait une petite vingtaine de personnes, le même nombre qu’aujourd’hui. Nous n’arrivions pas à suivre. Eux dans leurs lectures, tout comme moi qui devait, en plus, m’occuper du façonnage des couvertures, des textes à faire corriger et à mettre en pages, des envois à l’imprimerie, de la distribution, etc.… et puis de toute la paperasserie ! Puis, en 2016, tout s’est enchaîné. Grâce aux auteurs de la maison d’édition, le site a été totalement restructuré. Je peux dire que les Éditions Rod peuvent se comparer à une véritable famille, les auteurs m’ont tous aidée avec leur savoir-faire. Rémy Gratier de Saint Louis a pris en main la création des couvertures et du site. Monsieur Claude Martinaux, un de mes auteurs et ami, m’a présenté Alain Anceschi, son gendre, qui a mis toutes ses connaissances à mon service pour rendre les Éditions Rod plus fortes face au marché. Son amour du livre l’a entraîné à prendre en main le comité de lecture et la communication… Et fort de cela, il s’occupe également des corrections et du suivi d’édition de chaque roman. Nos tâches sont bien établies et, contre vents et marées, nous continuons d’avancer. Nous avons trouvé notre distributeur national, et nous en sommes tous heureux ! Cette maison d’édition, ce sont mes auteurs uniquement. Je ne suis qu’une simple présidente. Et sans eux, je ne suis rien… Pour tout cela, je les remercie du fond du cœur. »

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