Archives mensuelles : novembre 2018

Une galerie de portraits de femmes tueuses en série en France et dans le monde.

Qui sont ces meurtrières ? Quelles sont leurs motivations ? Comment ont-elles été démasquées ? Comment ont-elles (parfois) expliqué leurs crimes ? Frédérique Volot tente de répondre à toutes ces questions dans son livre, « Tueuses en série »  qui met en avant la cruauté de ces femmes qui, souvent, n’avaient pas éveillé le moindre soupçon avant de passer à l’acte…

Invitée de l’émission RTRL de Jacques Pradel du 29 novembre 2018 : Frédérique Volot, écrivain, Elle a publié, en 2009 et 2011, « Les Grandes Affaires criminelles de Meurthe-et-Moselle » aux éditions de Borée, elle vient de publier « Les tueuses en série » aux éditions de l’Opportun.

Pour en savoir plus et écouter le document sonore sur le site de l’émission Rtl

92 – Portrait du jour – Frédérique Volot : Toutes ces choses à nous

 https://criminocorpus.hypotheses.org/63737

 

Denise Ferrier. L’ange d’Alger

Denise Ferrier. L’ange d’Alger. En 1943, Denise, sportive accomplie, bachelière, voit en Algérie le retour de la France en arme. Obéissant au mot d’ordre du général Merlin voulant des femmes aux armées pour les tâches de soutien, elle s’engage et va devenir conductrice ambulancière. De son propre aveu, à la formation militaire (au 27eme régiment du train), elle mangea du sable par les trous de nez. Devenue aspirant, son premier « combat » sera l’île d’Elbe (juin 1944) au sein de la 2eme compagnie ambulancière du 25eme bataillon médical, avec 7 autres filles. Sa bravoure au feu pour secourir les blessés recevra une citation. Puis ce sera le débarquement de Provence. De Toulon a l’Alsace, sans jamais se reposer, elles et ses consœurs découvrent les mines, les morts, les pertes amies. Denise suit le RIC Maroc partout. Deuxième citation en novembre 1944. Il fait froid. Des ambulancières sont grièvement blessées. D’autres tombent aux mains de l’ennemi. Peu ou pas de permissions. Arrive le 24 janvier 1945, Denise est épuisée. Elle n’arrive plus à sourire. Allant prendre son petit-déjeuner, un obus vint détruire sa vie de 20 ans…rue Adolf Hitler, à Richwiller.

Sa section se nommait « franchise et vaillance ».

Remerciement à Jean-Marc Munch pour la documentation.

N’hésitez pas à partager. Rudolph de Patureaux Écrivain

« Cette catégorie d’êtres à jamais perdus ». Les femmes incarcérées dans les centrales du sud de la France, XIXe-début XXe siècles (Anna Le Pennec)

Anna Le Pennec a le plaisir de vous inviter à la soutenance de sa thèse en histoire contemporaine intitulée « Cette catégorie d’êtres à jamais perdus ». Les femmes incarcérées dans les maisons centrales du sud de la France, XIXe-début XXe siècles.

Elle se tiendra le vendredi 7 décembre à 14h en salle D29 de la Maison de la recherche à l’université Toulouse Jean Jaurès et sera suivie d’un pot en salle D28. Pour faciliter l’organisation, merci d’indiquer votre présence (annalepennec@gmail.com).

Le Jury sera composé de :

Philippe Artières, CNRS-EHESS Institut interdisciplinaire d’anthropologie du contemporain, Examinateur

Sylvie Chaperon, Université Toulouse – Jean Jaurès, Directrice de thèse

Sylvie Mouysset, Université Toulouse – Jean Jaurès, Examinatrice

 Marc Renneville, CNRS-EHESS Centre Alexandre Koyré, Rapporteur

Corinne Rostaing, Université Lyon 2, Rapporteure

Résumé : Donner la parole aux captives pour écrire leur histoire, dans laquelle elles apparaissent trop souvent comme les témoins inaudibles, les placer au cœur de l’étude, tels sont les objectifs de ce travail sur les prisonnières des maisons centrales de Cadillac et de Montpellier dans le sud de la France, depuis la naissance de la prison pénale au tournant du XIXe siècle jusqu’au début du XXe siècle : qui sont ces femmes, quelles sont leurs conditions d’incarcération, comment vivent-elles l’enfermement, entre résistances et adaptations aux tentatives de disciplinarisation exercées par la pénitentiaire ? Les réponses à ces questions évoluent non seulement en fonction des politiques pénales et des mutations sociétales, mais surtout au gré des sociabilités carcérales, plurielles et mouvantes : spécifiques aux prisons de femmes, les changements du personnel surveillant  composé successivement de gardiens laïques, de religieuses puis de surveillantes laïques – bouleversent le quotidien des détenues ; de même que les rapports aux proches, fragilisés par l’identification des condamnées comme fautives et par leur absence du foyer, à une époque où les femmes incarnent les gardiennes de la morale dans la famille et la société. Les archives pénitentiaires des départements où se situent ces deux centrales de femmes, la Gironde et l’Hérault, contiennent notamment des dossiers individuels de prisonnières, des correspondances de personnels, de détenues et de leur entourage. Par une approche au ras du sol, partant de l’intérieur des centrales, nous tâcherons de dépeindre cette microsociété emmurée en confrontant les directives nationales avec les réalités locales et les vécus individuels. Dans un monde carcéral dominé par le masculin, où les prisonnières sont très minoritaires, il s’agira de comprendre comment l’enfermement au féminin est pensé ou au contraire ignoré.

La violence dans les maisons centrales de femmes de Cadillac et de Montpellier au XIXe siècle

« La dite Guyot venait de déclarer qu’elle était décidée à tuer quelqu’un1 ». Pour lire l’article sur https://journals.openedition.org/criminocorpus/2999

Frédérique Volot – Toutes ces choses à nous dire … avec talent dans l’émission RTL de Jacques Pradel sur les « Tueuses en série »

Retrouvez-moi JEUDI 29 NOVEMBRE avec Jacques Pradel sur RTL de 20h00 à 21h00 pour parler des Tueuses en série dans l’émission « L’Heure du crime »… A bientôt ! 😊Frédérique Volot

Sortie du livre le 15 Novembre 2018 –

Qui sont ces tueuses en série ?

20 portraits glaçants,

20 histoires incroyables

20 scénarios dignes d’Hollywood

Frédériques Volot livre une enquête fouillée pour mieux comprendre le parcours et la personnalité de ces 20 tueuses en série qui ont défrayé la chronique aux quatre coins du monde…

Qui sont ces meurtrières ? Quelles sont leurs motivations ? Comment ont-elles été démasquées ? Comment ont-elles (parfois) expliqué leurs crimes ? Frédérique Volot tente de répondre à toutes ces questions dans son ouvrage qui met en avant la cruauté de ces femmes qui – souvent – n’avaient pas éveillé le moindre soupçon avant de passer à l’acte.

Ces 20 histoires sont parfois dignes des plus grands romans noirs. Parfois, à l’inverse, les coupables n’ont rien d’extraordinaire… jusqu’au jour où l’irréparable est commis.

Des portraits passionnants.

 

(Introduction « Tueuses en série » – Du plus loin que je me souvienne, j’ai toujours été attirée par des séries policières telles que « Hercule Poirot », l’homme à la célèbre moustache, ou Sherlock Holmes. Des séries bâties sur l’invitation à la réflexion aux fins de résolution d’énigme, à la mise en action des « petites cellules grises », tant des protagonistes que des lecteurs ou spectateurs, menant immanquablement à la résolution de l’affaire, plutôt que sur la mise en scène de la violence.

Le passage à l’acte de violence extrême ne peut jamais être excusable, encore moins exemplaire. Mais est-il possible d’éprouver de la compassion pour l’une ou l’autre de ces femmes ? Question troublante qui ne saurait trouver de réponse universelle ou définitive.

Le cas d’Aileen Wuornos m’a interpellée malgré l’horreur des meurtres dont elle s’est rendue coupable. La détresse de son enfance seule ne suffit-elle pas à expliquer -sans le justifier- qu’elle ait plongé dans la drogue, l’alcool, pratiqué la prostitution, avant de naufrager dans les abîmes du meurtre dont l’exécution par injection létale subie en 2002, à l’âge de 46 ans, fut le point final ? Cette femme en désespérance totale du début à la fin de sa vie n’aurait-elle pas mérité que, à quelque moment que ce soit de son enfance, de son adolescence ou de son état d’adulte, quelqu’un lui tende la main puis, l’éclairant elle-même sur sa propre nature, lui donne les moyens d’échapper à ses démons et lui donne une chance de connaître un destin moins funeste ?

Ni juge, ni partie, je n’ai pas la réponse.

A vous lecteurs, en votre âme et conscience, de vous faire votre propre opinion à la lecture de ces histoires de « Tueuses en série ». Frédérique Volot

Portrait du jour : Frédérique Volot – Toutes ces choses à nous dire … avec talent :

https://criminocorpus.hypotheses.org/63737/embed#?secret=chJmtPIcbi

112 – Portrait du jour : Sacha Erbel, romancière et officier de sécurité chargée de la protection rapprochée de personnalités civiles et politiques

Le blog Criminocorpus est ouvert à un large public au-delà de la seule communauté des chercheurs. Cette rubrique « Portrait du jour » permet de faire connaître d’autres activités croisant l’histoire de la justice à travers le parcours de personne ayant accepté de présenter leur trajectoire professionnelle. On trouvera donc ici des parcours d’historiens, de romanciers , de sociologues, cinéastes, professionnels de la sécurité, etc. Cette rubrique est animée par Philippe Poisson , membre correspondant du CLAMOR et ancien formateur des personnels à l’ENAP. et l’A.P. La publication du portrait du jour est liée aux bonnes volontés de chacun, nous invitons donc les volontaires à prendre contact avec philippepoisson@hotmail.com – Marc Renneville, directeur du Clamor et de Criminocorpus

A propos du site : Criminocorpus propose le premier musée nativement numérique dédié à l’histoire de la justice, des crimes et des peines. Ce musée produit ou accueille des expositions thématiques et des visites de lieux de justice. Ses collections rassemblent une sélection de documents et d’objets constituant des sources particulièrement rares ou peu accessibles pour l’histoire de la justice.

Les repères et les outils proposent des données et des instruments d’exploration complémentaires visant à faciliter les études et les recherches.

Nos autres sites : REVUE et le BLOG D’ACTUALITÉS

 

  » … Passionnée par l’étude du comportement des criminels en série depuis des années, et après avoir lu beaucoup de livres et études qui traitaient de ce sujet, J’ai eu l’envie de creuser davantage mes recherches ? C’est pourquoi je suis allée à la faculté de médecine René Descartes à Paris. En parallèle de mon travail, j’ai donc suivi un Diplôme Universitaire de Criminologie Appliquée à l’Expertise mentale. Diplômée depuis 2016, j’ai pris beaucoup de plaisir, oui c’est vrai, à reprendre mes études. J’en profite d’ailleurs pour remercier le site Criminocorpus.org, vous Philippe, ainsi que Marc Renneville car vous avez été pour moi une aide précieuse dans la rédaction de mon mémoire sur l’affaire Joseph Vacher … » 

Le Carnet de l’histoire de la justice, des crimes et des …développe la rubrique Portrait du jour – Criminocorpus  et ouvre ses pages aux fidèles lecteurs du site.

Pour son 112ème portrait du jour la rédaction du carnet criminocorpus reçoit avec infiniment de plaisir  Sacha Erbel, policière et auteure de L’Emprise des Sens

Sous le pseudonyme de Sacha ERBEL, se cache une fonctionnaire de police, depuis 25 ans.

Elle a travaillé en commissariat, puis à la Brigade AntiCriminalité de Nuit de Paris, et depuis 14 ans, elle travaille au SDLP, en tant qu’Officier de Sécurité chargée de la protection rapprochée de personnalités civiles et politiques.

Depuis janvier 2016, elle est diplômée en Criminologie appliquée à l’Expertise Mentale, à la Faculté de Médecine René Descartes de Paris. Elle a suivi ce cursus en parallèle de son travail car l’étude du comportement des tueurs en série la passionne depuis des années. Elle souhaitait aussi pouvoir approfondir la psychologie, voire l’aspect psychiatrique de certains de ses personnages.

Sacha a donné sa première conférence en criminologie le 13 octobre dernier à la médiathèque du Blanc-Mesnil.

Bienvenue Sacha sur le très discret carnet criminocorpus. Ph.P.

« Je m’appelle Sacha Erbel et j’ai eu l’immense chance de voir mon premier thriller (L’Emprise des Sens ) publié en janvier 2017 par les éditions La Liseuse . Mais mon premier métier n’est pas celui-là.

Je suis entrée dans la Police Nationale il y a 25 ans. J’ai commencé à travailler en commissariat, ensuite, en Brigade anti-criminalité de nuit de Paris.

Après ça, j’ai intégré le Service de Protection des Hautes personnalités 2002, que je n’ai pas quitté depuis. J’assure donc la protection rapprochée de personnalités politiques françaises ou étrangères, ainsi que des personnalités civiles menacées.

J’aime beaucoup mon métier, mais un jour, l’écriture est venue me chercher et ne m’a plus lâchée.

Passionnée par l’étude du comportement des criminels en série depuis des années, et après avoir lu beaucoup de livres et études qui traitaient de ce sujet, J’ai eu l’envie de creuser davantage mes recherches ? C’est pourquoi je suis allée à la faculté de médecine René Descartes à Paris. En parallèle de mon travail, j’ai donc suivi un Diplôme Universitaire de Criminologie Appliquée à l’Expertise mentale. Diplômée depuis 2016, j’ai pris beaucoup de plaisir, oui c’est vrai, à reprendre mes études. J’en profite d’ailleurs pour remercier le site Criminocorpus.org, vous Philippe, ainsi que Marc Renneville  car vous avez été pour moi une aide précieuse dans la rédaction de mon mémoire sur l’affaire Joseph Vacher .

L’écriture est devenue une passion. L’Emprise des Sens est mon premier roman et un test pour voir si j’étais capable d’écrire une histoire et de créer mon propre tueur en série ! Lol (c’est glauque ou pas de dire ça?)

En avril 2018, est sortie une histoire pour enfants « Le Projet Nonoss  » aux éditions La Liseuse Junior.

Fin mars, mon second thriller « L’Ombre de Nola» paraîtra chez Eaux Troubles Editions .

En bref, j’ai l’immense chance de vivre une expérience vraiment incroyable et je m’amuse beaucoup. J’adore écrire des histoires, réfléchir au meilleur moyen de mener le lecteur en bateau. Moi j’adore qu’un auteur me mène en bateau. Je ne sais pas si j’y arrive, mais en tout cas je fais de mon mieux ! »

 


111 – Portrait du jour : Bénédicte Rousset, l’auteure talentueuse du roman « Le Lis des teinturiers »

Le blog Criminocorpus est ouvert à un large public au-delà de la seule communauté des chercheurs. Cette rubrique « Portrait du jour » permet de faire connaître d’autres activités croisant l’histoire de la justice à travers le parcours de personne ayant accepté de présenter leur trajectoire professionnelle. On trouvera donc ici des parcours d’historiens, de romanciers , de sociologues, cinéastes, professionnels de la sécurité, etc. Cette rubrique est animée par Philippe Poisson , membre correspondant du CLAMOR et ancien formateur des personnels à l’ENAP. et l’A.P. La publication du portrait du jour est liée aux bonnes volontés de chacun, nous invitons donc les volontaires à prendre contact avec philippepoisson@hotmail.com – Marc Renneville, directeur du Clamor et de Criminocorpus

thumbnail_43065465_1332430486888168_2949790084422959104_o

« … Bénédicte s’intéresse beaucoup aux intelligences multiples, qu’elle essaie de prendre en compte dans ses groupes classe. « Il existe plus de sept types d’intelligence humaine, confie Bénédicte. Seuls deux sont pris en compte à l’école : l’intelligence verbo-linguistique et la logico-mathématique. Les autres sont mises de côté, entraînant de terribles échecs scolaires, alors que nombre d’élèves fonctionnent différemment, sans pour autant manquer de ressources pour réussir. Quand un enfant nait, on se demande s’il va réussir à l’école, mais se demande-t-on s’il va réussir sa vie d’homme ou de femme ? C’est la question essentielle pourtant… »

Le Carnet de l’histoire de la justice, des crimes et des …développe la rubrique Portrait du jour – Criminocorpus  et ouvre ses pages aux fidèles lecteurs du site.

Pour son 111ème portrait du jour la rédaction du carnet criminocorpus reçoit avec infiniment de plaisir une jeune romancière sympathique et talentueuse : Bénédicte Rousset, auteure du roman Le Lis des teinturiers.

Très jeune, c’est dans l’imprimerie de son père que Bénédicte Rousset a découvert les romans, pièces de théâtre et poèmes rédigés par ses ancêtres, dont un félibre : Gabriel Bernard.

Fille et petite-fille d’institutrices, enseignante dans un collège du Vaucluse, l’auteur perpétue le lien à l’écriture comme une histoire de famille.

Passionnée par les intrigues policières, elle aime puiser son inspiration aussi bien dans les œuvres de Maupassant et Yasmina Khadra, que dans la littérature italienne (Buzzati, Sciascia, Pirandello la fascinent!)

Lisez les premières pages du Lis des teinturiers

https://www.facebook.com/benedicte.rousset.auteur/

Bienvenue Bénédicte sur les pages du très sérieux carnet carnet criminocorpus

Chers lecteurs du carnet le style et l’élégance de la plume de Bénédicte vous raviront, c’est certain ! Ph.P.

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« C’est dans une petite ville du Vaucluse que nous rencontrons Bénédicte Rousset. Sur son bureau de bois simple, deux tas de feuilles : des copies à corriger et son manuscrit en cours. Elle jongle entre les deux avec un sourire radieux : son prochain livre est bientôt prêt, les lecteurs l’attendent impatiemment !

« Je travaille en ce moment sur mon quatrième roman, Romilda et le mystère de 1912. Il est question d’un squelette retrouvé sur le chantier d’une piscine en construction, en lien avec une disparition dramatique, survenue en 1912. En parallèle, ce récit distille des lettres de la Première Guerre mondiale, essentielles au déroulement de l’intrigue, et dont une grande partie est authentique.

Ces lettres, je les ai retrouvées dans la cave de mon domicile familial, après les inondations survenues au début des années deux mille dans le Vaucluse. Elles étaient intactes : un vrai trésor, que j’ai voulu lier à une construction romanesque. Mon enquête se situe entre Avignon et Piolenc, ville de mon enfance. J’aime peindre des caractères forts, mais auxquels le lecteur peut aisément s’identifier. Dans ce livre, nous retrouvons le commissaire Berthier et son adjoint, le lieutenant Deroux.»

Cette parution est prévue pour courant 2019, aux éditions Eaux troubles, spécialisée polar/policier/suspense.

Dans ce portrait, Bénédicte vous parle de sa dernière parution : Le Lis des teinturiers , paru chez Elan sud, en avril 2018.

Le commissaire Berthier reprend du service, et, secondé par le lieutenant Deroux, il va devoir comprendre le fonctionnement d’un tueur et affronter un dangereux prédateur : le mamba noir.

« Depuis toujours, ce serpent me fascine. C’est le plus rapide au monde, il est redoutable et son venin, c’est le cocktail létal par excellence. Je voulais l’inviter dans un de mes romans, en qualité de personnage phare ».

La relation épistolaire est très présente aussi dans ce roman policier, mais surtout choral. L’auteur affectionne ce genre, dans lequel les libertés sont grandes, et détonnent avec le récit de l’enquête.

Dans les lettres, les personnages sont vrais. Les masques tombent. Ils sont eux-mêmes.

« Dans mon tout premier roman, Rue sombre , construit sur la structure des nouvelles à chute, je dévoile un fait divers insolite, qui s’est déroulé en Haute Loire, en 2016. Un homme suit un véhicule : il voit des cheveux dépasser du coffre de la voiture qui le précède ».

L’auteur a situé son intrigue dans le Vaucluse, et ajouté quelques ingrédients essentiels : des adolescents, sortis sans permission, confrontés à un secret qu’il leur sera difficile de dévoiler et un suspense imparable. Un enlèvement, une pression qui monte, et qui ne redescend qu’à la toute dernière ligne.

Professeur certifié de Lettres Modernes, Bénédicte puise dans son expérience professionnelle et dans ses rencontres avec les adolescents, pour écrire. « Ils sont un concentré explosif de fragilité. Les faux semblants ne leur ressemblent pas. J’aime cette tranche d’âge, vraie, attachante, en quête de sensations fortes et pleine de vie ! » Avoir été une élève agitée est une aide extraordinaire, pour être un bon professeur. C’est un métier dans lequel, paradoxalement, le degré de connaissances est presque secondaire. Les relations humaines sont le socle. Sans elles, on n’apprend rien, on ne progresse pas. La mémoire intéressée est un formidable révélateur des apprentissages.

Bénédicte s’intéresse beaucoup aux intelligences multiples, qu’elle essaie de prendre en compte dans ses groupes classe. « Il existe plus de sept types d’intelligence humaine, confie Bénédicte. Seuls deux sont pris en compte à l’école : l’intelligence verbo-linguistique et la logico-mathématique. Les autres sont mises de côté, entraînant de terribles échecs scolaires, alors que nombre d’élèves fonctionnent différemment, sans pour autant manquer de ressources pour réussir. Quand un enfant naît, on se demande s’il va réussir à l’école, mais se demande-t-on s’il va réussir sa vie d’homme ou de femme ? C’est la question essentielle pourtant.

« Que suis-je, si je ne participe pas ? » disait Antoine de Saint-Exupéry.

L’écriture chez elle, est une histoire de famille. Quand elle a découvert les romans, fables et pièces de théâtre rédigées par ses ancêtres, elle a compris d’où venait cette soif inextinguible d’écrire. Un besoin vital, inhérent à un équilibre parfois malmené par la charge de travail et ses trois filles, encore en bas âge. Un roman doit être nécessaire pour son auteur. C’est de cette manière seulement que le lecteur pourra le refermer en se disant à son tour que cette lecture était importante pour lui. C’est ce vers quoi Bénédicte Rousset tend.

« Ecrire, c’est vivre plusieurs vies à la fois. Il y a de moi dans chacun de mes personnages, même les plus noirs : ce sont peut-être eux qui me révèlent en miroir ! Ils sont un moyen d’évacuer les traumatismes vécus dans l’enfance. Deux éléments me semblent essentiels dans mes romans : la quête de l’identité, et celle de la vérité. La première nous concerne tous : qui sommes-nous ? Comment nous comportons-nous face à l’image que nous renvoyons ? Sommes-nous conformes à cette image ? La deuxième entre dans la structure du roman policier : pourquoi tuer ? Comment arrive-t-on à franchir le pas ? Je crois qu’il y a un assassin en chacun de nous, mais, la plupart du temps, il ne rencontre jamais sa victime (heureusement, non ?) »

Rencontres à venir :

Les rencontres polar et fantastiques de Lyon, les 1er et 2 décembre 2018 (France Loisirs part-Dieu)

Salon Sang pour Sang Polar, à Saint Chef, le samedi 2 mars 2019 Retrouvez Bénédicte sur sa page auteur :

https://www.facebook.com/benedicte.rousset.auteur/

 

Avoir un premier enfant avant 20 ans, et après ? : parcours familial des mères adolescentes au Mexique (Julie Baillet)

Au Mexique, la fécondité adolescente est présentée aujourd’hui comme un des problèmes sociaux majeurs. Cette thèse souhaite contribuer à la compréhension de l’évolution des dynamiques familiales de femmes devenues mères à l’adolescence dans un contexte urbain en pleine mutation. Elle compare trois cohortes de femmes nées dans la seconde moitié du XXe siècle, période de profondes transformations sociodémographiques au Mexique (baisse de la fécondité, augmentation du niveau scolaire des filles, entrée des femmes sur le marché du travail, etc.). Nous avons opté pour une approche longitudinale afin de saisir comment cette fécondité précoce s’inscrit plus largement dans la transition à l’âge adulte. À partir de la naissance du premier enfant, nous analysons la trajectoire familiale des femmes, selon trois axes majeurs : la composition du ménage, l’histoire conjugale et le parcours reproductif. Obtenus sur la base des données de l’enquête biographique rétrospective EDER (2011) et d’entretiens semi-directifs menés dans la ville de Tijuana, les résultats révèlent que la « précocité » du processus de formation familiale en milieu urbain ne renvoie pas nécessairement à des trajectoires familiales « spécifiques ». Chez ces mères adolescentes, dans un contexte où les rapports de genre sont fortement inégalitaires et où les normes sociales régissant l’accueil du premier enfant sont strictes, les relations intergénérationnelles ainsi que la nature des relations avec le conjoint auront une influence sur le devenir de leur trajectoire familiale.

Avoir un premier enfant avant 20 ans, et après ? : parcours familial des mères adolescentes au Mexique

Sous la direction de María-Eugenia Cosío-Zavala et de Carole Brugeilles.