Archives mensuelles : novembre 2018

Coco Chanel et l’Affaire du n°5

Ce soir l’histoire d’une femme libre et avant-gardiste, brillante créatrice de mode, mais qui avait aussi sa part sombre et moins glorieuse …

Symbole de l’élégance française, Coco Chanel a pourtant montré une facette sombre de son personnage pendant l’Occupation. Voici le propos de cette émission, avec la fiction de Sara Thibau commentée par le documentariste, Stéphane Benhamou, auteur de « La Guerre du Numéro 5 ».

Notre invité est Stéphane Benhamou, auteur et producteur de documentaires, il a réalisé La Guerre du Numéro 5.

AUTANT EN EMPORTE L’HISTOIRE du dimanche 18 novembre 2018 par Stéphanie Duncan

Pour en savoir plus et écouter le document sonore sur le site de l’émission France inter

Dix petites anarchistes (Daniel de Roulet)

Dans la petite ville suisse de Saint-Imier, la population subsiste tant bien que mal, vivotant de l’industrie horlogère qui n’a encore rien de luxueux. Les femmes souffrent particulièrement de la précarité, voire de la misère.

En 1872, la visite de Bakounine, encore plein de l’ardeur de la Commune de Paris, éveille les consciences… et en juin 1873, c’est le grand départ. Huit femmes âgées de 17 à 31 ans, accompagnées de neuf jeunes enfants embarquent sur La Virginie, le navire qui emporte les déportés de la Commune, parmi lesquels Louise Michel.

De Punta Arenas en Patagonie jusqu’à Buenos Aires, en passant par l’île de Robinson Crusoë, ces femmes tentent de mettre en place une communauté où régnerait « l’anarchie à l’état pur ».

Aux côtés de Valentine, Mathilde, Jeanne ou Lison, nous vivons les amours, les naissances, les morts et les luttes sociales ; nous y expérimentons la survie dans une nature aride ou les petits métiers de l’artisanat dans les grandes villes…

Épopée, roman historique, panorama politique de la fin du XIXe siècle : ce récit est tout cela à la fois.

Mais aussi, et surtout, une formidable et émouvante collection de portraits de femmes fortes dans un monde d’hommes, qui prouvent que l’utopie peut être un principe de vie.

Daniel de Roulet est né en 1944 à Genève. Après une enfance passée à Saint-Imier, ce fils de pasteur suit une formation d’architecte à l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne. Il travaille ensuite comme informaticien dans de grandes entreprises à Zurich, Soleure et Genève. En 1981, il publie son premier livre et se consacre entièrement à l’écriture dès 1997. Ces vingt dernières années, il s’est consacré à un cycle romanesque constitué de dix romans. Ils retracent, à travers l’histoire de deux familles, l’épopée du nucléaire qui va d’Hiroshima à Fukushima, du triomphe de la science à la mise en cause de sa démesure. Daniel de Roulet est par ailleurs l’auteur de récits de voyages et d’essais critiques. Il habite la France (à Frasne-les-Meulières).

http://www.daniel-deroulet.ch

Éditeur Buchet-Chastel

Date de publication 10/2018

Collection AUTRES

1918, après la guerre les années folles (4/4) – La Garçonne, une femme des années 20

En 1922 paraît « La Garçonne « de Victor Margueritte, ou le récit de la vie d’une jeune femme indépendante à la sexualité tout aussi libre. Ce sera le succès littéraire de la décennie. Un succès de scandale : on retire à Margueritte sa Légion d’honneur et le Vatican s’insurge

Un scandale qui questionne, car à la fin du roman l’héroïne finit par rentrer dans le rang : elle accepte le mariage et de repeupler la France. Soit une morale au fond très conservatrice …

Alors que les Etats-Unis, l’Angleterre et nombre de pays européens ont accordé le droit de vote aux femmes, celui-ci est retoqué par la France cette même année 1922. Le couturier Paul Poiret a certes « libéré » le corps féminin, mais après ?

Pour les Françaises, qui ont occupé les emplois des hommes alors au front, ces années d’après-guerre sont-elles vraiment si folles ?

Avec Christine Bard, Yannick Ripa, Catherine Join-Diéterle, Françoise Thébaud et Annie Metz

Pour en savoir plus et écouter le document sonore sur le site de l’émission de France culture

Céleste Mogador et l’origine du French Cancan

Au milieu du XIXe siècle, la danseuse française Céleste Mogador rend célèbre une danse affriolante, le « cancan ». Celle-ci s’apprête à rencontrer un grand succès outre-Manche sous le nom de French Cancan.

Née en 1824 dans une modeste famille parisienne, la jeune Céleste Vénard quitte tôt le domicile familial pour échapper à l’emprise violente de son beau-père. Recueillie par une prostituée, Céleste devient à son tour une « fille publique », vivant parmi celles que l’on appelle alors les Lorettes…

Pour en savoir plus lire le billet publié par  Priscille Lamure le 7 novembre 2018 sur le site de Retronews

« L’époque 1895 revivra, ce soir, au bal Toulouse-Lautrec », photo tirée de L’Intransigeant, 1935 – source : RetroNews-BnF

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Priscille Lamure, débusque dans Gallica perles et drôleries historiques. Son blog, Savoirs d’Histoire, lui permet de partager ses trouvailles pour notre plus grand bonheur.

Grande curieuse et passionnée d’histoire depuis l’enfance, elle a commencé son parcours professionnel par une carrière de danseuse à Paris avant de reprendre des études, à l’âge de 24 ans, dans le but de se consacrer à son amour pour l’histoire, les arts et la culture. Depuis l’été 2015, elle tient le blog Savoirs d’Histoire sur lequel elle traite avec humour l’histoire, mais aussi de culture et de littérature. Depuis le début de l’année, elle contribue également aux publications de RetroNews

 

Une histoire érotique de la psychanalyse : De la nourrice de Freud aux amants d’aujourd’hui (Sarah Chiche)

Parution du livre le 24 octobre 2018 – Sans les femmes, il n’y aurait pas de psychanalyse. Elles en sont le moteur dès le début, comme inspiratrices, mais aussi comme créatrices et théoriciennes. Tel est le fil rouge de ce livre qui raconte, en cinquante-trois histoires, du temps de Freud à nos jours, la relation de la psychanalyse – et donc la nôtre – au sexe, à l’amour et à la liberté. Comment se réinventer après un chagrin d’amour, comme le fit Anna O. ? Que faire quand, comme Anna Freud, nos parents ne comprennent rien à notre orientation sexuelle ? En quoi la vie de Lou Andreas-Salomé nous indique ce qu’est l’indépendance affective ? Comment réagir quand, comme Sabina Spielrein, la jalousie nous décompose ? Pourquoi acceptons-nous parfois que la personne qu’on aime en aime une autre sans cesser pourtant de nous aimer, comme le firent Virginia Woolf et les membres du groupe de Bloomsbury ? Peut-on rester sur le divan de la personne avec qui l’on vit une histoire d’amour, comme le fit Catherine Mulot avec Jacques Lacan ? Et plus largement, la psychanalyse peut-elle encore nous aider, aujourd’hui, dans notre vie amoureuse et sexuelle ?

 Sarah Chiche : Écrivain, psychologue clinicienne et psychananlyste.

Éditeur Payot

Une histoire érotique de la psychanalyse : de la nourrice de Freud aux amants d’aujourd’hui sur France culture

Dilma Rousseff photographiée au tribunal de justice militaire de Rio de Janeiro en novembre 1970

La femme présente sur cette photo, prise au tribunal de justice militaire de Rio de Janeiro en novembre 1970, est en réalité l’ancienne présidente du Brésil, Dilma Rousseff. Alors militante contre la dictature militaire (1964-1985) au sein du mouvement de la « Vanguarda armada revolucionária Palmares » (« Avant-garde armée révolutionnaire de Palmares », guérilla d’influence marxiste-léniniste), elle fut emprisonnée et torturée par le régime. Selon son biographe Ricardo Amaral, cette photo a été prise après 22 jours de torture, principalement par chocs électriques et « pau-de-arara » (qui se traduirait par « bâton à oiseaux », terme désignant au départ une technique pour transporter des volatiles par les pattes), torture consistant en une barre de fer où la victime est attachée par les genoux et poignets, tête vers le sol. Dilma Rousseff est au total incarcérée pendant trois ans, au cours de la période la plus dure de la dictature. 

L’utilisation de la torture fut longtemps niée par les militaires ; des années plus tard (2011), Dilma Rousseff, alors présidente du pays, institua la Commission Nationale de la Vérité afin de dénoncer l’ensemble des violations des droits humains qui ont eu lieu au Brésil, au cours de la dictature mais également auparavant. De nombreux témoignages furent entendus et rendus publics, sur la torture mais également la disparition de personnes, dans tout le pays. De cette photo, fortement diffusée lors de la campagne de Dilma Rousseff, nous retiendrons le visage des deux membres du tribunal, fuyant le photographe, contrastant avec l’expression de la militante, qui avait alors une vingtaine d’années. L’Histoire en photos

Le site (en portugais) de la CNV : http://cnv.memoriasreveladas.gov.br/instituciona…/a-cnv.html

Nota – La photo, inédite, provient du dossier de la justice militaire, auquel d’autres journalistes n’ont pas eu accès. Seul Ricardo Amaral a été autorisé, pour écrire une biographie de la présidente du Brésil, A vida quer é coragem (aux éditions Primeira Pessoa),.

L’hebdomadaire Epoca (groupe Globo) a eu la primeur de la photo, qui a fait sensation parmi les admirateurs et les détracteurs de Dilma Rousseff. Les commentaires dithyrambiques des premiers et les propos désabusés des seconds étaient prévisibles. Ph.P.

109 – Portrait du jour : Sabine Bolzan, l’auteure du roman « L’empreinte de la chair – Tome 1 : Justine »

PAR  · 

Le Carnet de l’histoire de la justice, des crimes et des …développe la rubrique Portrait du jour – Criminocorpus  et ouvre ses pages aux fidèles lecteurs du site.

Pour son 109 ème portrait du jour la rédaction du carnet criminocorpus reçoit avec infiniment de plaisir Sabine Bolzan, l’auteure du roman L’empreinte de la chair  – Tome 1: Justine

Sabine publie « L’empreinte de la chair » aux Editions La Liseuse.  Un thriller avec les codes classiques du genre mais aussi un roman plus personnel  et émouvant. Sabine Bolzan a exercé plusieurs métiers dans l’immobilier, dans la finance, dans l’hôtellerie et la décoration et se consacre aujourd’hui à l’écriture avec la publication du tome 1 de sa trilogie. L’histoire de Justine Edison qui suite à un accident devient médium et collabore avec un lieutenant de police pour résoudre des affaires sordides d’enlèvements.  Ecoutez l’émission en intégralité.

https://www.francebleu.fr/emissions/place-des-grands-hommes/gironde/sabine-bolzan-pour-son-roman-l-empreinte-de-la-chair

le Blog Les ateliers de Sam 

Bienvenue sur le site du carnet criminocorpus . Ph.P.

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Portrait de Sabine BOLZAN

« Parcours personnel : de l’émotion des sens

Sabine est née quelque part dans le Sud-Ouest, en cette année où John Lennon chantait « imagine » et où Coco Chanel tirait sa révérence.

Après avoir passé sa tendre enfance entre Bordeaux et Tours, elle vit à Monségur jusqu’à ses 18 ans. C’est là qu’est né son amour de la campagne, des animaux…

Ses parents lui donnent le goût des belles choses, des beaux endroits, de la cuisine, du partage. La maison est toujours pleine d’amis, ce qu’elle apprécie énormément étant fille unique.

Elle grandit avec la musique, du classique à Brel, Supertramp, Véronique Sanson, Bee Gees, Queen, Lenny Escudéro, ce qui l’ouvre alors complètement à tout type de musique et lui permet aujourd’hui d’écouter les mêmes musiques que ses filles. Ed Sheeran, Ofenbach, mais aussi Stromae, Petit biscuit, Bigflo et Oli, Angèle (elle adore).

La cuisine est un élément fondamental. Sa mère prépare une excellente cuisine familiale, accepte qu’elle cure les fonds de casserole de béchamel, de mousse au chocolat. En y regardant bien, elle doit encore avoir les traces de chocolat aux coins des lèvres. Son père est plutôt cuisine raffinée comme celle de Michel Guérard. Il lui apprend à faire un beurre blanc, à lever les filets de poissons etc…

Sabine passe son adolescence entre le cinéma (elle adore voir les films, dévore les magazines Studio et Première) et l’écriture. Et puis, un jour, une réflexion douloureuse casse son envie et son besoin d’écrire et elle ne pose de mots sur son carnet.

Après un traumatisme physique, elle devient anorexique de l’âge de 16 ans à 18 ans puis plonge dans la boulimie prenant dix kilos en un mois. Toutefois, elle réussit à adopter au fil des ans une alimentation équilibrée. Mais l’anorexie reste toujours en veille…et la rattrape parfois.

Parcours scolaire et professionnel : quand tout mène là où on doit être

Sabine obtient au Lycée de La Réole un Bac littéraire, A2 comme on dit à l’époque. C’est sur les bancs de ce Lycée qu’elle rencontre David, son époux, en seconde, et ils ne se quitteront plus. Elle passe un Capes d’Anglais à la fac de Bordeaux mais ne poursuit pas dans cette voie car elle est alors enceinte d’Eva, leur première fille. Puis, elle travaille dans une agence immobilière jusqu’à la naissance de sa seconde fille Camille. Ensuite, elle veut changer de métier et devient, après une formation à Paris, conseiller financier aux AGF.

Mais…la campagne lui manque trop.

En 2001, alors qu’elle passe avec son époux l’été au Cap Ferret, comme chaque année depuis leurs dix-huit ans, ils voient l’annonce d’une girondine à vendre. Et voilà comment, après plusieurs mois de travaux, ils s’installent dans cette magnifique campagne entre les Graves et Sauternes.

C’est là qu’ils décident d’ouvrir en 2006 leurs chambres d’hôtes, La Milléva. Toutes les chambres se remplissent rapidement et Sabine reçoit de nombreux magazines de déco. Elle remporte même le prix de la décoration organisé par le magazine Art et Décoration.

La plupart de ses hôtes et également ses amis lui demandent régulièrement ses recettes. C’est alors qu’elle a l’idée de créer le blog Les Ateliers de Sam. Au départ, elle n’y parle que cuisine puis petit à petit, les mots et son amour pour eux, reviennent et elle développe ce blog comme un panorama sur sa vie à la campagne.

En 2009, sa troisième fille vient au monde. Un magazine bordelais lui propose quelques pages pour développer une rubrique sur les femmes pressées. Cette rubrique se développe pour atteindre une vingtaine de pages. Elle rédige également d’autres articles et coordonne la rédaction. Puis, le propriétaire du magazine lui demande de créer le magazine Bordeaux Madame Maison. Elle a également aidé au lancement du Côte Basque Madame.

En même temps, elle gère son entreprise de décoration et effectue de nombreux chantier.

Cependant, ce sont deux activités extrêmement prenantes et combinées à l’éducation de ses trois filles, Sabine ne touche plus terre.

C’est alors, que l’histoire de Justine (l’Empreinte de la chair) commence à lui trotter dans la tête. Nous sommes en mars 2015. Persuadée que le moment est venu, et soutenue par toute sa famille, elle stoppe ses deux activités professionnelles et décide de se consacrer à l’écriture de son roman.

Parcours d’écriture : une plongée en eaux troubles

Petit à petit, tous les personnages prennent vie autour d’elle. Leurs histoires naissent sur les touches du clavier de l’ordinateur ou sur les pages blanches d’un carnet. Justine murmure, Justine délivre son passé, transmet sa torture psychologique…

Il y a un peu de Sabine dans Justine : dans sa façon de virevolter dans le monde professionnel, dans l’amour qu’elle donne aux êtres proches, dans cette présence affective des grands-parents, dans sa lutte féroce contre l’anorexie et sa violence contre tous ceux qui veulent l’en détourner. Il y a la nature aussi, les chiens, la cuisine, les parfums…

Il y a aussi tout ce que Sabine n’a pas dans Justine : un frère.

Mais, malgré toute cette brutalité, cette férocité, ce n’est pas l’histoire de Justine qui est le plus dur à écrire. C’est celle du prédateur. Sabine doit faire des recherches sur les pervers narcissiques, les victimes de viols, les tueurs en série… Tout un monde d’horreurs et d’immondices se déverse alors sur la petite maison à la campagne de Sabine. Il s’incruste par tous les interstices des fenêtres, hante ses nuits. Elle ne dort pas, elle doit écrire.

Aujourd’hui, ils sont tous réunis dans un roman de 224 pages. Ils l’ont quittée pour quelques mois en attendant que le temps lui revienne et qu’elle puisse de nouveau s’installer au clavier de l’ordinateur…

Cette fois, ce sera Justin, le frère, qui lui murmurera son histoire…

Et aujourd’hui ?

Plein de projets :

* la sortie et la communication de l’Empreinte de La Chair, Justine. Les dédicaces, les causeries, les lectures…

* la sortie de Titi et Maman le 13 avril 2019, livre jeunesse écrit avec ma fille Fanny. Pourquoi cette date précise ? Parce que ce seront les dix ans de sa fille et que c’est une promesse qu’elle lui a faite.

* la rédaction de paroles pour des compositions pour le groupe BelliRozès (d’ailleurs ils vont interpréter une de leurs chansons samedi 17 novembre au Confidentiel à Bordeaux)

* le développement de rencontres autour du livre et des livres en général

* des conférences à la rencontre de lycéens, collégiens ou tout autre personne confrontés soit aux attouchements, soit à l’anorexie et/ou à la boulimie

* et surtout, aussi, l’écriture des deux autres tomes de l’Empreinte de la Chair puisqu’il s’agit d’une trilogie

* dans le même temps, elle poursuit sa passion de la déco, en rénovant à titre personnel des immeubles. Elle adore les travaux, partir d’un vieil immeuble, qui a une histoire, dont les pierres chantent encore les paroles entendues des anciens habitants et petit à petit lui redonner vie, vigueur et élégance. C’est son bonheur

Vous l’avez compris, l’ennui n’a pas vraiment de place dans la vie de Sabine…Car, lorsqu’elle trouve enfin du temps c’est pour sa famille et ses amis…elle quand elle trouve encore du temps sur le temps, elle s’empare du livre d’un de ses copains auteurs et plonge dans un autre univers. »