Archives mensuelles : août 2018

71 – Portrait du jour : Anne Carol, professeure des universités, historienne du corps, du cadavre et de la médecine

Le carnet de l’histoire de la justice, des crimes et des … développe la rubrique Portrait du jour – Criminocorpus et ouvre ses pages aux fidèles lecteurs du site.

Comme un bonheur n’arrive jamais seul, la rédaction du blog d’informations de Criminocorpus pour son soixante onzième Portrait du jour reçoit l’historienne Anne Carol,  historienne du corps, du cadavre et de la médecine

« Fille de petits employés pas intellectuels mais qui cultivent des idées de gauche, Anne Carol grandit en banlieue parisienne. Elle obtient Normale sup, passe l’agrégation d’histoire puis devient professeure à l’université d’Aix-en-Provence. Depuis plus de trente ans, elle effectue des recherches sur l’histoire du corps, du cadavre et de la médecine.

Le corps, c’est important. C’est la raison pour laquelle Anne Carol pratique intensivement la course, marche ou fait de la gym quotidiennement. Elle habite Aix-en-Provence mais elle s’aère auprès d’une ferme du Puy-de-Dôme qu’elle retape parce qu’elle aime les choses et les lieux qui ont une histoire. Dans sa bibliothèque qui se remplit à mesure qu’elle fréquente les vide-greniers se découvrent des romans policiers de Joe R. Lansdale , Robert B. Parker ou encore Dennis Lehane . Elle entame une correspondance avec Lansdale initiée par la mort de Parker, qu’elle qualifie elle-même comme le summum de sa vie peoplek-libre – auteur – Anne Carol

Anne est historienne. Professeure d’histoire contemporaine à l’université d’Aix-Marseille I et membre de l’Institut universitaire de France, elle a notamment publié Histoire de l’eugénisme en France. Les médecins et la procréation, XIXe-XXe siècle (Seuil, 1995), Les Médecins et la mort, XIXe-XXe siècle (Aubier, 2004, Prix de la Société française d’histoire de la médecine) et Physiologie de la veuveUne histoire médicale de la guillotine (Champ Vallon, 2012). Elle co-anime un séminaire sur l’histoire du corps à l’EHESS et participe à la monumentale Histoire des émotions (Seuil) sous la direction d’Alain Corbin. Dernier livre publié Au pied de l’échafaud – Une histoire sensible de l’exécution …

Ce livre fait partie de la sélection des meilleurs livres d’idées et de savoirs 2018 de la revue IDÉES et des Influences.

Lire Anne Carol c’est le plaisir d’un jour mais un plaisir toujours !

Bienvenue Anne dans le cercle très prisé du Carnet de l’histoire de la justice, des crimes ,  le seul site qui décoiffe en période caniculaire ! »  Ph.P.

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« D’accord, l’ambrotype d’Anne Carol fait un peu peur : normal, quand on travaille depuis 25 ans sur des sujets comme la mort, les cimetières, les usages du cadavre, la guillotine et qu’on collectionne les photographies mortuaires. Des sujets pas très glamour, mais qui nous concernent tous : nous mourrons bien, un jour ou l’autre…

Anne Carol est pour l’instant bien vivante : elle est professeur d’histoire contemporaine à l’Université d’Aix-Marseille. Elle a d’abord fait une thèse d’histoire sur les médecins français et l’eugénisme, commencée avec Jacques Léonard (†1988), et terminée avec Alain Corbin (Histoire de l’eugénisme en France, Seuil, 1995). Mais cette histoire essentiellement intellectuelle l’avait laissée sur sa faim, et elle a voulu poursuivre en travaillant sur les pratiques médicales. L’euthanasie, rencontrée lors de sa thèse, en était une, et l’envie lui est venue de faire l’histoire de la médicalisation de la mort depuis le XIXe siècle, du pronostic fatal jusqu’à la tombe ou l’amphithéâtre (Les médecins et la mort : XIXe – XXe siècle , Aubier, 2004). Ce faisant, elle a fait trois rencontres : celle du corps, dont l’histoire était alors à la mode –sous sa forme vivante, toutefois ; celle de la question de la frontière entre la vie et la mort et de la mort apparente, une des phobies du XIXe siècle ; celle d’un autre historien aixois, élève de Michel Vovelle avec qui elle a entrepris une collaboration au long cours.

De cette dernière amitié, un projet de recherche est né, sur l’histoire du corps mort, de ses usages et de son statut depuis la fin de l’époque moderne, qui a donné lieu à des publications collectives : sur l’exécution capitale (R. Bertrand, A. Carol, L’exécution capitale, une mort donnée en spectacle, PUP, 2003), sur le cadavre dans l’art (A. Carol, I. Renaudet, La mort à l’œuvre, PUP, 2013), sur les cimetières modernes (R. Bertrand, A. Carol, Aux origines des cimetières contemporains, PUP, 2016); d’autres devraient suivre bientôt, sur le cadavre et la modernité, sur les figures de l’anomie mortuaire.

Travailler sur l’énorme masse documentaire qui touche à la mort apparente oblige, à un moment où à un autre, à se confronter à l’hypothèse de la survie des décapités, soutenue dès le XVIIIe siècle et que la guillotine propulse dans l’actualité. Comment admettre en effet qu’un corps plein de vie peut se trouver si totalement mort en une fraction de seconde, alors qu’au même moment la science enseigne que la mort est un processus ? A la lumière de ses recherches sur l’investissement médical de la mort, Anne Carol a donc entrepris de reprendre l’histoire de la conception de la guillotine par le docteur Guillotin et le chirurgien Louis, puis des usages des cadavres de guillotinés par la science expérimentale, des expériences de galvanisation de la fin du XVIIIe siècle et du début du XIXe siècle aux tentatives de transfusion menées dans les années 1880. La survie possible des têtes coupées a nourri par ailleurs tout un imaginaire de l’expérience impossible de l’après-mort, qui ne peut se dissocier de l’explosion parallèle des récits d’enterrés vifs. Le livre tiré de ces recherches, Physiologie de la Veuve – Une histoire médicale de la guillotine (Champ Vallon, 2012) a reçu le prix Mauvais genre France Culture &Nouvel Obs.

Après un intermède voué à tracer une histoire totale (technique, économique, sociale, culturelle et sensible) de l’embaumement au XIXe siècle (L’embaumement, une passion romantique, Champ Vallon, 2015) Anne Carol est revenue à la guillotine, dont l’ombre, dit-elle, plane inévitablement sur tous ceux qui travaillent sur le XIXe siècle (Au pied de l’échafaud – Une histoire sensible de l’exécution). Le point de départ a été la découverte d’une source magistrale : les rapports envoyés par les procureurs au garde des Sceaux sur les exécutions capitales, conservés dans les 120 et quelques cartons de la série BB/24/2000à 2122 des Archives nationales , complétés du dossier Ba 887 des archives de la Préfecture de Police. Quoi qu’administrative, la source se révélait d’une grande richesse de notations précises sur le comportement corporel du condamné, ses gestes, et la façon dont il trahissait ou non ses émotions. En outre, la série longue des rapports, des années 1830 à la première guerre mondiale, permettait de dépasser le récit convenu des exécutions dans la presse, plutôt parisien et fin de siècle.

« L’exécution capitale est à la fois un geste d’une grande violence, puisqu’il s’agit de couper un homme en deux, mais qui doit être en apparence dénué de brutalité, puisque la justice punit sans passion. J’ai voulu, dans un premier temps, déconstruire ce mirage et simplement restituer la dimension concrète, corporelle, faire sentir la durée, la pénibilité de ces exécutions qui durent encore des heures au début du siècle, pour le condamné comme pour les autres protagonistes de l’exécution : aumônier, gardiens, bourreaux… Chemin faisant, je me suis rendu compte qu’un des enjeux majeurs de l’exécution, de sa réussite ou de son échec, était de réussir à gérer les émotions d’une intensité inouïe qu’elle fait naître chez tous ceux qui y participent ; et qu’une part importante des techniques, des routines, voire des rituels solennels mis en œuvre poursuivait ce but ; j’ai donc articulé mon travail autour de cette question des émotions et du corps. Cela m’a permis aussi de restituer une place et un rôle actif au condamné dans son exécution, soit qu’il adhère au modèle de bonne mort qu’on lui propose, soit qu’il invente sa propre mise en scène et subvertisse la cérémonie. En définitive, je fais l’hypothèse que c’est peut-être en réduisant progressivement la mise à mort à une course contre la montre pour fermer le champ à tout émotion et interdire l’expression de toute subjectivité qu’on a fini,paradoxalement, par la rendre insupportable à ceux qui la mettaient en œuvre, tant sa violence ainsi dénudée était éclatante ».

Anne Carol ne s’intéresse pas qu’à la mort : elle travaille aussi sur les monstres, la masturbation, les opérations chirurgicale borderline, les affaires de castration, la virilité, toutes choses où le corps est en jeu, notamment sous le regard ou le scalpel des médecins. Elle revendique une histoire du corps et de la médecine plus façon Jacques Léonard que Michel Foucault, plus proche des archives et attentive aux « bricolages » du réel que des concepts et des dispositifs. Des projets ? Une histoire des tribulations du corps de Gambetta, l’exploitation des carnets de visite d’un médecin provençal, un panorama de l’économie de la mort au XIXe siècle, une histoire de l’éthique chirurgicale, et, qui sait, une série de polars gothiques auquel la matière historique ne manquera pas ! »

Anne Carol : biographie, actualités et émissions France Culture

Anne Carol – Criminocorpus

Les médecins et la mort : XIXe – XXe siècle (Anne Carol …

« Contre la peine de mort » (Anne Carol, Grégoire … – Criminocorpus

« Vivre la peine de mort » – À propos de : Anne Carol … – Criminocorpus

70 – Portrait du jour : Christian Sauvage, « Ou, comment un gars sans diplôme est devenu contrôleur principal dans la cyber-fraude… »

Le carnet de l’histoire de la justice, des crimes et des … développe la rubrique Portrait du jour – Criminocorpus et ouvre ses pages aux fidèles lecteurs du site.

Pour son soixante dixième Portrait du jour, la rédaction  reçoit Christian SAUVAGE,auteur de romans policiers.

Christian Sauvage : C’est un parcours atypique comme on aime à Crimino, chez les aficionados du crime…  Avec un peu de frisson et d’adrénaline !

« Bienvenu(e) » au club Christian – Ph.P. 

Synopsis Juramento : « Le commandant Alexis Gorat de la brigade de répression du banditisme est toujours à la recherche de l’assassin de Sarah, sa fille unique, tuée dans un braquage qui a mal tourné en 2010. Sa femme Nathalie, ne supportant pas la perte de sa fille, s’est donné la mort quelques semaines après le drame, dans la maison familiale.

Six ans plus tard, les éléments troublants d’une affaire de racket impliquant les pires criminels de la mafia russe, les Vory v Zakone, vont conduire Gorat sur les traces d’un truand Italien, Antonio Seghetti.

L’équipe soudée du commandant mettra toute son énergie pour résoudre cette affaire, mais sera touchée de près par cette organisation criminelle.

Grâce aux aveux d’une complice des Vory, le commandant Gorat découvrira qui a tué sa fille. À partir de ce moment, la mise à mort de son assassin sera programmée. Quitte à perdre son statut de flic, il mettra son plan à exécution et disparaîtra, un soir de mars… »

Synopsis La mécanique des fous : « Double enlèvement en plein Paris !

Une course contre la montre s’engage pour le nouveau commandant de la Brigade de répression du banditisme Éric Sauvé et son groupe, contre une cellule de la mafia russe, implantée en Suisse.

Voyant l’affaire transmise à la police fédérale de Berne, le lieutenant Tom Kane n’a pas d’autre choix que de solliciter un ami lointain, sans bien sûr en faire part à sa hiérarchie, pour tenter de libérer des otages par ses propres moyens.

Pour mener à bien leur mission, Kane et son complice auront besoin de toute l’aide possible. Et cette aide viendra d’une personne inattendue…

Mais sans le savoir, ces hommes vont mettre les pieds dans une affaire contrôlée par les hautes sphères de l’état. »

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« Ou, comment un gars sans diplôme est devenu contrôleur principal dans la cyber-fraude et auteur de romans policier ?

Je suis originaire de Normandie. J’étais bon élève, mais visiblement pas assez pour obtenir mon diplôme de fin de collège (le fameux BECP). Ne sachant quoi faire de moi, ma mère m’a imposé un apprentissage dans la restauration : – « Tu seras serveur, mon fils ! »_. J’ai donc travaillé dans des restaurants de la région normande, et ce, pendant vingt ans.

Dès 1995, et l’arrivée du premier système d’exploration pour grand public, Windows, je me suis passionné pour l’informatique et le droit. J’ai décidé d’abandonner la restauration pour me consacrer à ces deux passions. J’ai passé suivi des cours de droit à la Sorbonne et des cours d’informatique, puis décroché un BAC Informatique. C’est grâce à ce diplôme de niveau 4 que j’ai pu obtenir mon statut de fonctionnaire à la DGCCRF en 2005.

Rennais d’adoption depuis 2008, je suis maintenant cyber-enquêteur au service national des enquêtes de la répression des fraudes. Grand lecteur, j’ai toujours eu envie d’écrire.

C’est en 2016 que je me suis lancé dans l’écriture, en participant à un concours de nouvelles policières en dix pages. Malheureusement, cette nouvelle n’a pas été retenue, mais ayant encore beaucoup de chose à « écrire », j’ai décidé de continuer l’histoire qui s’est terminée par un livre de plus de 260 pages, JURAMENTO et suivants…

Mes quatrième et cinquième romans sont également terminés, et sont en phase de relecture/corrections. Ils seront disponibles à la vente, dans quelques mois.

Les histoires de ces cinq polars se déroulent principalement à Paris, avec la Brigade Criminelle et la Brigade de Répression du Banditisme (BRB). Ce ne sont pas des suites, mais l’on retrouve certains de mes personnages avec un fil conducteur tout au long de ces livres.

Un sixième roman policier est en cours d’écriture (l’intrigue se passera cette fois entre New York et Miami). »

« La promesse de Bois-Joli », le dernier roman de Lyliane Mosca

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Lyliane Mosca a passé son enfance à Ancy dans l’Yonne. Diplômée d’un bac littéraire, elle s’installe dans l’Aube en 1965. Après une vingtaine d’années passées au sein de différentes entreprises, elle change de voie devient pigiste puis journaliste pour L’Est-Eclair.

Aujourd’hui, Lyliane Mosca se partage entre ses chroniques littéraires, le théâtre, le bénévolat et bien sûr l’écriture. Auteur d’une dizaine de romans dont Une femme en mauve remarqué et préfacé par Philippe Besson, Les Gens de Laborde, Prix du Conseil Général de l’Aube en 2010, elle se distingue par un goût pour le romanesque ; d’une écriture vive et contemporaine, elle est passée maître dans l’analyse des sentiments les plus intimes…

Pour en savoir plus sur 40 – Portrait du jour : Lyliane Mosca, romancière et auteure de « La …

L’actrice glamour Hedy Lamarr était aussi l’inventrice du Wi-Fi sécurisé

Beauté fatale de l’âge d’or des studios hollywoodiens, l’actrice Hedy Lamarr a inventé en 1942 la technique du saut de fréquences pour sécuriser les communications, mais a tardé à être reconnue pour ce coup de génie. Un documentaire, en salle le 6 juin 2018, revient sur ce parcours hors norme…

Par Arnaud Devillard le 16.04.2018 à 06h00, mis à jour le 05.06.2018 à 10h00 sur le site de Sciences et avenir

Exposition « Détenues » de Bettina Rheims – Château de Cadillac

« Ces femmes vivent dans un univers très dur et extrêmement solitaire. […] En prison, elles souffrent de l’absence de regard. Le mien, je l’ai souhaité le plus neutre possible. Avec cette série, j’ai voulu qu’on les regarde. » Expo photographique de Bettina Rheims, château de Cadillac (jusqu’au 4 novembre). Journal Sud ouest Dimanche, 19/08/2018.

Exposition « Détenues » de Bettina Rheims au château de Cadillac du 1er juin au 4 novembre 2018

Encouragée par Robert Badinter, la photographe Bettina Rheims a réalisé en 2014 une série de portraits de femmes incarcérées, intitulée « Détenues ».

Ce projet, soutenu par l’administration pénitentiaire, confronte l’univers carcéral avec celui de la création artistique ; dans un dialogue complexe, il interroge la construction et la représentation de la féminité dans les espaces de privation de liberté et d’enfermement.

De ces rencontres, volontaires, sont nés des portraits saisissants qui nous renvoient au regard que nous portons sur la détention.

Pour en savoir plus sur le site Château-cadillac

67 – Portrait du jour : Mireille Maquoi, auteure du roman « Le 4X4 »

PAR  · PUBLIÉ  · MIS À JOUR 

« … De l’école à l’écriture… Ces deux centres d’intérêt, je devrais plutôt dire ces deux passions, ont habité ma vie et leurs relations furent tantôt harmonieuses, tantôt conflictuelles. De l’école à l’écriture certes mais aussi de l’écriture à l’école, en ce qui me concerne, ce ne fut qu’une série d’aller-retour. On sait que cette diablesse d’écriture, quand elle a jeté sur vous son dévolu, s’obstine et ne vous lâche plus, jusqu’à ce qu’elle vous occupe tout entier. Mais dans mon cas, elle a eu la vie dure, il lui a toujours fallu composer avec mon amour de l’école car je fus une bûcheuse puis une enseignante passionnée. Me présenter à vous, chers lecteurs, m’a donné l’occasion de chercher un sens à tout cela et, comme on s’en doute, je l’ai trouvé en bonne partie dans mon enfance et mon éducation… »

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Pour son soixante septième Portrait du jour–Criminocorpus la rédaction du blog reçoit la romancière Mireille MAQUOI auteure du livre “LE 4X4” . Ce livre est disponible en librairie et aux éditions Ex Aequo

D’un commun accord avec Mireille Maquoi et la rédaction du blog d’informations criminocorpus, nous renvoyons nos fidèles lecteurs à la biographie de l’auteure :

Bienvenue Mireille Maquoi sur notre site.

« Ma mère était institutrice maternelle dans le village de Hesbaye où j’ai grandi, et quand j’étais en congé, j’aimais bien la rejoindre dans sa classe, j’étais en quelque sorte l’assistante de la maîtresse, j’organisais des jeux, j’aidais les bambins à déchiffrer les lettres ou à s’habiller, je me rendais utile. Ce dernier mot était le préféré de ma mère, pour elle chaque geste devait servir à quelque chose. Lire en journée par exemple lui semblait un divertissement répréhensible, elle ne l’a toléré que quand l’étude de mes cours, plus tard, l’a exigé. A l’inverse, mon père avait toujours le nez dans son journal ou dans un livre, l’image que je garde de lui est celle de ses énormes lunettes à monture noire. Quand il me laissait un message, il ne manquait jamais d’utiliser des mots ou des expressions peu usités, qui m’obligeaient à recourir au dictionnaire. Je me souviens d’un soir où, rentrant d’une balade en ville avec ma mère, je devais avoir sept ou huit ans, je découvris ce billet à mon intention : Ton alter ego est venu prendre de tes nouvelles. J’ai dû me documenter pour savoir qu’il s’agissait de ma meilleure amie. L’antagonisme entre cet amoureux de la chose intellectuelle et cette championne du pragmatisme a pesé lourd dans mes choix de vie… »

Pour en savoir plus sur Mireille-maquoi.be/biographie-mireille-maquoi/

Mia, Rosine et Chloé se connaissent depuis l’école maternelle. À présent trentenaires, elles se retrouvent à chaque changement de saison pour une soirée riche en confidences.

Cette année, elles font toutes trois l’expérience d’une relation déstabilisante, qu’elles se racontent au fil des rendez-vous. Mia craint pour l’équilibre de sa famille depuis l’arrivée surprise d’un premier enfant ignoré de son mari. Chloé vit une passion chaotique avec son patron libraire, marié à une femme dépressive, et Rosine, riche propriétaire, subit les caprices de son bel amant.

Le rendez-vous de l’hiver a lieu dans un restaurant où les trois femmes font la connaissance de Célie, la serveuse.

Cette rencontre cristallise leur révolte et leur désir de se venger des abuseurs. Elles se liguent en un commando meurtrier à bord d’un allié d’exception : le 4×4 de Rosine.

Ce livre est disponible en librairie et aux éditions Ex Aequo

Je recevrai avec grand plaisir vos avis sur mon roman via le formulaire de contact

Mauvaise fille – Eugénie Guillou, la religieuse devenue prostituée et reine du fouet

Ses lupanars avaient pignon sur rue dans le Paris de la Belle Époque. Personnage ô combien sulfureux, Eugénie Guillou, éternelle solitaire, a connu mille vies, du couvent aux maisons closes.

Elle est née en 1861, presqu’un siècle après Justine, Juliette, Madame de Saint-Ange et quelques autres héroïnes sadiennes. Le Divin Marquis, mort en 1814, aurait pourtant adoré Eugénie Guillou. Nul doute qu’il lui aurait même dédié un roman. L’histoire de cette bourgeoise ruinée débute d’ailleurs comme pléthore de ces récits initiatiques dont la fin de l’Ancien Régime raffolait…

Pour en savoir plus lire le billet publié par PIERRICK GEAIS sur le site Vanityfair.fr– Journaliste pour Vanity Fair – Sur Twitter : @pgeais