Le journal de Julia (Simone Gélin)

Des les premières pages ce roman nous happe, avec Julia nous passons par toute une palette de sentiments qui vont de l’amour à la haine, de la joie au désespoir. C’est captivant . Simone Gélin nous offre avec ce texte un très bon moment de lecture.

Parution du livre le 21 mai 2013 – En 2003, à bord d’un cabriolet Alfa Romeo des années 1970, Nino et son grand-père Emilio, un immigré espagnol ayant combattu le régime franquiste, sillonnent la France du Pays basque aux routes de Provence. Ils sont décidés à rendre justice à leur manière.

Le journal de Julia, la mère de Nino, accompagne leur voyage. Avant de mourir de chagrin, Julia y avait relaté les événements dramatiques qui ont foudroyé sa passion pour Lucio, le père de Nino, et brisé sa vie. Accusé par erreur du meurtre d’une fillette, condamné par une justice hâtive, Lucio a été condamné à mort et guillotiné.

Vingt-sept ans plus tard, peut-on demander des comptes à la justice ? Jusqu’où le grand-père et le petit-fils peuvent-ils aller ? Quelle réparation peuvent-ils en attendre ?

Un roman d’amour et de haine où se mêlent action et émotion.

Éditeur Anne Carriere Eds

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J’aime échafauder méthodiquement une intrigue, partir de plusieurs endroits, comme des points éloignés qui vont converger au fil des pages, livrer un à un les indices, les vrais, les faux, tisser lentement la toile. Prévoir une fin qui doit surprendre tout en étant l’aboutissement d’une suite de déductions implacables … »

Le Carnet de l’histoire de la justice, des crimes et des …développe la rubrique Portrait du jour – Criminocorpus  et ouvre ses pages aux fidèles lecteurs du site.

Ce soir pour son vingt huitième Portrait du jour – Criminocorpus nous accueillons Simone Gelin, auteure de polars.

Après une carrière dans l’enseignement, Simone Gélin se consacre à l’écriture de romans dont le cadre privilégié est Bordeaux et le bassin d’Arcachon, où elle vit et puise son inspiration.

Ses écrits ont reçu plusieurs récompenses : Prix de la nouvelle au salon du livre de Hossegor en 2012, et au Festival Paris Polar en 2016 ; Prix Augiéras en 2014 à Périgueux et prix du jury au salon de Saint‐Estèphe pour le roman Le Journal de Julia. En 2017 elle obtient le Prix de l’Embouchure au festival international de littérature policière Toulouse Polars du Sud pour L’affaire Jane de Boy. En 2018 elle publie dans la collection Du Noir au Sud son cinquième roman : « Sous les pavés, la jungle » de Simone Gélin.

Que du bonheur madame pour le carnet d’afficher votre portrait du jour. Très cordialement. Ph.P.

« Pourquoi écrivez-vous des romans policiers ou romans noirs ? Quand je suis interviewée, ou que je rencontre des lecteurs, je n’échappe jamais à la question. Ce n’est pas une question anodine. Y aurait-il derrière ce choix quelque chose de trouble ou de malsain attisant la curiosité ?

J’ai décidé d’éclaircir mes motivations.

Au départ, je n’avais pas de connaissances particulières du milieu policier et je ne fréquentais pas non plus des bandits ou des criminels.

Alors, pourquoi avoir choisi ce genre pour m’exprimer ? Dans quel but ?

Je ne lis pas que des polars, mais j’aime les romans sociologiques, dont les grands romans noirs américains, qui nous dépeignent le vingtième siècle à travers les États-Unis. Pour moi, le roman policier ou roman noir est donc un formidable support pour parler du monde d’aujourd’hui.

J’ai le goût de l’authenticité et j’ai besoin de réalisme. J’aime inscrire mes personnages dans une actualité fidèle et précise. J’adore associer fiction et vérité.

Avec : Sous les pavés la jungle et La fille du port de la lune, j’ai abordé des sujets sociétaux.

Avec : Le Journal de Julia et L’affaire Jane de Boy , je me suis passionnée pour des thèmes historiques et juridiques.

Par ailleurs, j’aime l’univers hitchcockien pour ce qui est du suspens et de l’étude psychologique des personnages. La structure logique de la trame criminelle m’attirait au départ comme architecture pour bâtir un roman.

J’aime échafauder méthodiquement une intrigue, partir de plusieurs endroits, comme des points éloignés qui vont converger au fil des pages, livrer un à un les indices, les vrais, les faux, tisser lentement la toile. Prévoir une fin qui doit surprendre tout en étant l’aboutissement d’une suite de déductions implacables.

Mais je n’avais fait là qu’évoquer la question de mise en œuvre, et pas répondu à l’interrogation sur ma motivation profonde.

Je n’aime pas tuer et je n’affectionne pas non plus les descriptions de violences, de scènes macabres ou de tortures. »

Pourtant j’ai pris le parti de m’intéresser au crime, au cancer de la société, au mal.

J’avais envie moi aussi d’explorer cette noirceur.

Je ressentais le désir de descendre dans les bas-fonds de l’âme humaine.

Pourquoi ?

Je voulais plonger dans le chaudron des émotions intenses et des passions humaines.

J’ai fait alors en toute modestie un parallèle entre la démarche des peintres du noir, Rembrandt, Renoir, Soulage et ce que j’essaie humblement de faire : peindre le noir pour capturer la lumière.

Je considère le noir comme une vraie couleur, avec ses nuances et sa propre lumière.

Alors, décrire la noirceur du monde et des êtres, c’est pour moi fouiller le mal, oui, mais pour y déceler la part d’humanité qui s’y cache ».

Simone Gélin

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