Archives mensuelles : juillet 2018

51 – Portrait du jour : Laure Bulmé, guide-conférencière et auteure sur « Les graffitis de la maison centrale de Clairvaux »

 « … Après avoir mis en place une méthodologie de relevé, je repris donc minutieusement l’étude des murs. Au fur et à mesure des relevés, les graffiti identitaires – très nombreux – interpellèrent ma curiosité. J’avais envie d’en apprendre plus sur ces hommes.

Ce fut là, une autre aventure qui commença : retrouver ces Hommes, écrire leurs histoires, leurs parcours (…) grâce aux différents documents (répertoires d’écrou, registres d’écrou, dossiers personnels…) conservés aux Archives Départementales de l’Aube. Pour des questions géographiques et pratiques, je numérise tous ces documents qui, pour faciliter les recoupements avec les graffiti, sont renseignés, par un preux chevalier, Jacques DOMENGE (bénévole), dans une base de données. Cette dernière nous a d’ailleurs donné l’occasion à plusieurs reprise d’aider des familles, venues visiter, à retrouver leurs aïeux ! Que d’émotions ! Ces travaux nous ont également permis de comprendre l’organisation des régimes de détention : les divers recoupements ayant fait apparaître les quartiers des détentionnaires, des condamnés militaires, des condamnés aux travaux forcés (…) ou encore de distinguer les quartiers allemands des quartiers français sous l’Occupation et bien d’autres choses encore ! Vous l’aurez compris ces inscriptions lapidaires recèlent bien des trésors … »

Le Carnet de l’histoire de la justice, des crimes et des … développe la rubrique Portrait du jour – Criminocorpus  et ouvre ses pages aux fidèles lecteurs du site.

Pour son cinquante et unième Portrait du jour–Criminocorpus la rédaction du blog reçoit Laure Bulmé … ,guide-conférencière et membre de l’association Renaissance de l’Abbaye de Clairvaux. Elle est l’auteure de l’article sur Les graffitis de la maison centrale de Clairvaux.

J’attache beaucoup d’intérêt à publier le portrait de cette jeune femme passionnée par son métier.

Alors que l’abbaye-prison de Clairvaux s’apprête à tourner une page, Laure contribue inlassablement à « faire entendre que nous sommes nombreux.ses à aimer Clairvaux et à vouloir élever son activité culturelle le plus haut possible » …  

Merci Laure pour ce petit jeu d’écriture pas facile à rédiger – j’en conviens – .

Bienvenue dans le cercle des amis du carnet Criminocorpus Ph.P.

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« Voilà sept ans, maintenant, que je fais découvrir l’abbaye-prison de Clairvaux. C’est là, plus qu’une activité professionnelle, une réelle passion que je vis au quotidien. J’ai la chance chaque matin de rejoindre Clairvaux avec le sourire et la certitude de passer une belle journée.

Merci, Philippe, de me laisser présenter ici, ce fabuleux métier et, plus particulièrement, ma passion pour ce site !

Ce qui m’a amené à choisir ce métier ? C’est lui qui m’a choisi… Jamais je n’aurai imaginé conduire des visiteurs à travers le temps comme je le fais aujourd’hui, à une époque où le simple fait de présenter un exposé devant mes camarades provoquait tremblements et évanouissements chez moi.

Cependant mon côté baroudeuse et mes passions pour l’Histoire et les Architectures m’y prédestinaient sans que j’en ai conscience.

Après avoir tenté – en vain – une licence Langues Étrangères Appliquées, je reprenais le chemin d’un enseignement semi-professionnel avec un BTS Animation et Gestion Touristiques Locales qui me mit sur cette voie… Cette formation pluridisciplinaire mêlait théorie et pratique avec un système plus ou moins proche de l’alternance. C’est ainsi que j’ai pu expérimenter de nombreuses activités en rapport avec la culture et le patrimoine. Petit à petit je perdis mon handicapante timidité et pris le chemin d’une Licence Protection et Valorisation du Patrimoine – Option Guide Interprète National!Qui l’eut cru :’-) !!

Très vite je pris du plaisir à conter l’histoire de toutes ces vieilles pierres dont la France est parsemée. Les travaux préparatoires satisfaisaient mon esprit curieux, je me sentais dans la peau d’une aventurière tenant à la fois de l’archéologue et de l’historienne. Le fait de prendre possession des lieux et de les admirer des heures durant afin de les comprendre me procurait de l’euphorie ! Partager le fruit des mes enquêtes avec le public m’apportait la jubilation ! Ce que je n’appris qu’à la fin de mes études c’est qu’il est possible de tomber amoureux de certains sites…

C’est au mois de juin 2011 que je rencontrais cette grande et vieille Dame qui, aujourd’hui me passionne un peu plus chaque jour : l’Abbaye-Prison de Clairvaux !

Le coup de foudre fut quasi instantané… J’avais devant moi un mille-feuilles d’histoire et un patchwork architectural qui me subjuguent aujourd’hui encore.

Dévoiler l’histoire de ce haut lieu des Enfermements ( 7 siècles de vie monastique et 2 siècles de vie carcérale) qui, pour citer Jean-François LEROUX1, « était resté infranchissable durant près de 9 siècles à moins d’être moine, surveillant ou détenu », allait tout de même me donner du fil à retordre ! Cette double identité : Abbaye et Prison, déconcerte voire surprend au premier abord les visiteurs. La plupart d’entre eux, s’apprêtant à découvrir une abbaye cistercienne médiévale, découvrent, dès leur arrivée, qu’il ne subsiste qu’un bâtiment de cet période puisque l’abbaye fut reconstruite au 18ème siècle et, oh comble de la surprise !, que celle-ci abrite une Maison Centrale depuis plus de 2 siècles! Quelle stupéfaction !! Fort heureusement, la curiosité, présente en chacun d’entre nous, les pousse à poursuivre l’aventure ! Le challenge commence alors : conter ces histoires et, surtout, donner au public toutes les clés pour voir ces lieux différement, décortiquer ensemble chacune des strates composant alors ce captivant mille-feuilles et les amener à les apprécier ou à défaut à les accepter. C’est ce défi qui me donna cet enthousiasme ! Redonner à l’abbaye et à la prison, les attentions dont elles faisaient l’objet autrefois! Faire mémoire à ceux qui y ont vécu… La tâche n’allait pas être si simple que cela ! Bien sûr, pour mener à bien cette mission, il me fallait apprivoiser cette grande Dame !

Tout d’abord initiée par les membres salariés et bénévoles de l’ARAC, ma volonté de comprendre et de vouloir tout maîtriser (noter ce défaut 😉 ) me poussa rapidement à sortir des sentiers me lançant alors dans de nombreuses explorations des lieux et, aussi à sortir de Clairvaux pour rejoindre Troyes et fouiller et éplucher les archives. Ces aventures m’ont permis de rencontrer des gens formidables – eux aussi attachés à Clairvaux. Parmi ceux-ci, Lydie HERBELOT et Dominique FEY (29 – Portrait du jour : Lydie Herbelot et Dominique Fey,) qui ont fait un travail titanesque sur le fonds archivistique de l’ancienne Maison Centrale de Clairvaux, ce qui nous a permis d’avoir plus rapidement et plus facilement des réponses à nos interrogations ! Merci à eux !

Le Carnet de l’histoire de la justice, des crimes et des … est, de son côté, devenue une référence voire une bible pour moi, je ne m’étais jamais vraiment interrogée sur l’histoire de la justice ou même de l’application des peines. Se documenter sur le sujet des Prisons et de leur Histoire n’est pas si simple lorsque nous ne sommes pas universitaires… Alors je tiens à profiter de cet exercice pour remercier vivement celles et ceux qui animent ce blog ! Grâce à celui-ci, je rencontrais également d’autres passionnés comme vous, Poisson (Philippe), ou encore Jean-Claude Vimont à qui je dois beaucoup. C’est ce dernier qui me lança dans cette folle aventure, que je vis, aujourd’hui encore, comme un hobby ! Il avait ce projet de réaliser une exposition virtuelle [La mémoire des murs] sur le thème des graffiti en milieu carcéral. Bien qu’un peu intimidée d’être conviée à participer à ce projet, je saisis l’opportunité que de mettre en avant cette mémoire carcérale de Clairvaux ! C’est ainsi que je me suis mise à détailler scrupuleusement les murs… Le délai qui m’était donné pour préparer ce travail m’amena à répertorier sans réelle méthodologie les premiers relevés que j’effectuais. Mon premier objectif fut alors d’établir un panel représentatif des graffiti présents à Clairvaux… Une fois que l’exposition fut mise en ligne, je décidais d’entreprendre l’inventaire complet de tous ces témoignages. Je ne pouvais me résoudre à imaginer que ceux-ci, tôt ou tard, puissent disparaître lors de futures campagnes de restauration des bâtiments. Je me devais de pérenniser ces témoignages en mémoire à leurs auteurs.

Après avoir mis en place une méthodologie de relevé, je repris donc minutieusement l’étude des murs. Au fur et à mesure des relevés, les graffiti identitaires – très nombreux – interpellèrent ma curiosité. J’avais envie d’en apprendre plus sur ces hommes.

Ce fut là, une autre aventure qui commença : retrouver ces Hommes, écrire leurs histoires, leurs parcours (…) grâce aux différents documents (répertoires d’écrou, registres d’écrou, dossiers personnels…) conservés aux Archives Départementales de l’Aube. Pour des questions géographiques et pratiques, je numérise tous ces documents qui, pour faciliter les recoupements avec les graffiti, sont renseignés, par un preux chevalier, Jacques DOMENGE (bénévole), dans une base de données. Cette dernière nous a d’ailleurs donné l’occasion à plusieurs reprise d’aider des familles, venues visiter, à retrouver leurs aïeux ! Que d’émotions ! Ces travaux nous ont également permis de comprendre l’organisation des régimes de détention : les divers recoupements ayant fait apparaître les quartiers des détentionnaires, des condamnés militaires, des condamnés aux travaux forcés (…) ou encore de distinguer les quartiers allemands des quartiers français sous l’Occupation et bien d’autres choses encore ! Vous l’aurez compris ces inscriptions lapidaires recèlent bien des trésors…

Aujourd’hui l’abbaye-prison de Clairvaux s’apprête à tourner une page. La Maison Centrale de Clairvaux a entamé son processus de fermeture, laquelle sera effective en 2022. C’est donc le coeur serré que nous assisterons à la fin prochaine de l’histoire d’une des plus grandes prisons de France. C’est là que nous prenons conscience qu’il est parfois plus simple de se faire narrateur de l’histoire plutôt que l’acteur… Installée en 1808, sous Napoléon 1er, la Maison Centrale de Clairvaux aura emprisonné, durant plus de deux siècles, des milliers d’hommes, de femmes et d’enfants – surveillants et détenus – pour lesquels notre mission est alors de rappeler leurs histoires. Ne jamais oublier que l’histoire des prisons, c’est aussi l’histoire de notre société. Et, j’ai encore l’espoir aujourd’hui de voir naître en ces lieux, un musée des Enfermements avec, plus particulièrement, une partie sur l’histoire de l’évolution de la peine de privation de liberté. J’espère faire entendre que nous sommes nombreux.ses à aimer Clairvaux et à vouloir élever son activité culturelle le plus haut possible. »

1Jean-François LEROUX, président de l’Association Renaissance de l’Abbaye de Clairvaux. Celle-ci a quasi délégation de service public pour animer la partie historique de l’ancienne abbaye-prison.

Pour celles et ceux que cela pourrait intéressé :

https://criminocorpus.org/fr/expositions/art-et-justice/la-memoire-des-murs/les-graffitis-de-la-maison-centrale-de-clairvaux/

50 – Portrait du jour : Carole Naulleau, « Moitié gitane, moitié marquise », l’auteure de « La Belle de Marrakech »

« … Pour construire mes ouvrages, j’ai besoin de vivre près de la nature, de la chlorophylle et de la mer. Je plante mon décor dans des lieux que je connais et qui me touchent. Pour Mamm-gozh (grand-mère en breton) et la croix du diable, je suis retournée aux sources comme l’une de mes héroïnes. Après deux années de repérages, de rencontres, d’échanges enrichissants – je remercie au passage, Madame le maire du charmant village de Carnoët, M. Gildas Le Jeanne, Président de la chapelle Saint-Gildas et Henri le Naou pour ses traductions – j’ai pu présenter le texte à mon éditeur. Avant tout, c’est une histoire de passion, d’aventure et de sentiments. L’intrigue oscille entre le drame et l’histoire d’un pays. Elle immerge le lecteur dans la vie d’une famille à notre époque, avec des retours jusqu’au XIXe siècle. Ainsi, Sonia, trahie par son mari, fuit se ressourcer dans sa Bretagne natale. Elle croise la route de Louise, une jeune femme à la recherche de son père disparu, et de Bréval Le Fur, un journaliste énigmatique. La mort d’un animal domestique dont Sonia avait la garde marque le point de départ de ses péripéties … »

Le Carnet de l’histoire de la justice, des crimes et des … développe la rubrique Portrait du jour – Criminocorpus  et ouvre ses pages aux fidèles lecteurs du site

Pour son cinquantième Portrait du jour–Criminocorpus la rédaction du blog reçoit la romancière  Carole Naulleau, l’auteure de « La Belle de Marrakech » 

Avec ce roman policier Carole Naulleau nous donne le parfait exemple d’un modèle d’investigation internationale et nous entraîne dans une intrigue palpitante à rebondissements : des portes de la Médina à la merveilleuse Palmeraie, jusqu’à la fascinante vallée de l’Ourika…

Ouf ! On aime fort à la rédaction . Bienvenue Carole dans le carnet exotique de  criminocorpus ! Ph.P.

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La Belle de Marrakech de Carole Naulleau, roman policier préfacé par …

« Moitié gitane, moitié marquise !

Je suis née dans une roulotte, car ma mère refusait de vivre la monarchie familiale. La réalité prit le dessus et quelques années plus tard je bénéficiai d’un logis moins spartiate. Élevée par une grand-mère bretonne, les légendes et la tradition ont bercé mes premiers pas. J’ai puisé ma force dans les forêts mystérieuses et les vents salés.

« L’érudition c’est la mémoire, et la mémoire c’est l’imagination. » La violence des mots, leur pouvoir m’ont toujours fascinée et l’écriture a suivi. J’ai écrit ma première nouvelle à l’âge de huit ans, déjà inspirée par une trame policière.

En parallèle d’une didactique littéraire, dont une thèse sur des auteurs du XVIIIe siècle, connu comme le siècle des lumières, je travaille dans une agence de détectives privés et m’enrichit des méthodes d’investigations.

« C’est la nature qui a raison. »

Pour construire mes ouvrages, j’ai besoin de vivre près de la nature, de la chlorophylle et de la mer. Je plante mon décor dans des lieux que je connais et qui me touchent. Pour Mamm-gozh (grand-mère en breton) et la croix du diable, je suis retournée aux sources comme l’une de mes héroïnes. Après deux années de repérages, de rencontres, d’échanges enrichissants – je remercie au passage, Madame le maire du charmant village de Carnoët, M. Gildas Le Jeanne, Président de la chapelle Saint-Gildas et Henri le Naou pour ses traductions – j’ai pu présenter le texte à mon éditeur. Avant tout, c’est une histoire de passion, d’aventure et de sentiments. L’intrigue oscille entre le drame et l’histoire d’un pays. Elle immerge le lecteur dans la vie d’une famille à notre époque, avec des retours jusqu’au XIXe siècle. Ainsi, Sonia, trahie par son mari, fuit se ressourcer dans sa Bretagne natale. Elle croise la route de Louise, une jeune femme à la recherche de son père disparu, et de Bréval Le Fur, un journaliste énigmatique. La mort d’un animal domestique dont Sonia avait la garde marque le point de départ de ses péripéties.

Un bel hommage a été rendu à chacun de mes polars par des préfaciers célèbres comme MM. Pierre Bellemare, Jean-Marc Bloch et Michel Mary. Le dernier roman est préfacé par Me Caroline Glon, avocat dans le domaine du droit de la famille et du droit pénal. Je trouve essentiel d’avoir le regard d’un professionnel, de surcroît sur un sujet policier, et rassurant d’obtenir le soutien intellectuel du signataire de la préface. Mes influences littéraires sont Daphné du Maurier, Agatha Christie, James Hadley Chase, le Marquis de Sade, Guy de Maupassant, Montesquieu, Voltaire, etc.  » Il faut écrire comme on parle. » Voltaire. »

Simone Veil : L’Immortelle (Hervé Duphot-Pascal Bresson)

Parution du livre le 27 juin 2018 – Cet album est un vibrant hommage à Simone Veil, figure féministe populaire et discrète. Le récit s’attache aux temps forts de sa vie, de la loi pour l’IVG défendue à l’assemblée nationale, à son enfance à Nice avant d’être déportée avec sa famille.

Simone Jacob est née en 1927 à Nice. À 17 ans elle est déportée à Auschwitz, avec toute sa famille. Ses sœurs et elle reviendront du camp de concentration. Cette période l’a marquée à jamais. En 1946, elle épouse Antoine Veil. Magistrat, elle devient en 1974, ministre de la Santé de Valéry Giscard d’Estaing, chargée de défendre la loi sur l’IVG. En 1993, elle occupe à nouveau la fonction de ministre des Affaires sociales et de la Santé dans le gouvernement d’Édouard Balladur. Simone Veil a également été députée européenne et membre du Conseil constitutionnel. Elle était présidente d’honneur de la Fondation pour la mémoire de la Shoah. Cette femme de conviction s’est très peu confiée. Le grand public ne connaissait que sommairement son parcours de déportée. Elle a attendu d’avoir 80 ans pour écrire ses mémoires (Une Vie, Ed. Stock). Elle raconte que c’est une kapo,  sans doute une prostituée Polonaise, qui lui a sauvé la vie en lui disant : «Tu es trop belle pour mourir ici …».

Chez nous comme dans tant de familles juives françaises, la mort a frappé tôt et fort

Hervé Duphot est né à Créteil en 1972. Après des études en communication visuelle, il travaille comme graphiste dans la publicité. Aujourd’hui, il partage son temps entre l’enseignement des arts graphiques et la bande dessinée. Il vit à Paris, mais conserve des attaches creusoises.

Pascal Bresson, dessinateur et scénariste, est né à Reims en 1969. Depuis 25 ans, il habite à Saint-Malo. Pascal a appris le métier dès l’âge de 12 ans auprès de deux maîtres du 9e art : Tibet et René Follet. Il a publié plus de 40 bandes dessinées et livres pour la jeunesse et a été récompensé pour son travail par plus de 15 prix, dont le « Grand Prix Public BD Européenne des médias 2015 » pour Plus fort que la haine (Glénat). Sa citation préférée : « Un stylo peut transformer une tragédie en espoir et victoire. » Nelson Mandela

Éditeur : MARAbulles

Collection : Biopic et roman graphique

« L’immortelle », Simone Veil en BD – BFMTV

Simone Veil l’Immortelle. Dessin Hervé Duphot – bradasse

Charlotte Delbo (1913-1985)

21 juillet 2018 – Charlotte Delbo était la secrétaire de Louis Jouvet, quand elle a décidé de quitter le théâtre pour s’engager dans la résistance. Arrêtée en 1942, elle sera déportée à Auschwitz en janvier 1943. Elle restera vingt-sept mois en déportation. A son retour, elle écrit dans l’urgence, son premier livre.

Issue d’un milieu modeste, Charlotte Delbo est attirée très jeune par l’écriture et la philosophie. En 1937, elle rencontre par hasard Louis Jouvet qui, ébloui par sa vivacité intellectuelle, son énergie, lui demande de devenir sa secrétaire personnelle, elle qui n’a pourtant jamais reçu aucune formation théâtrale. Commencent alors plusieurs années d’assistanat, qui vont bouleverser la vie de cette jeune femme ainsi que celle du « patron » lui-même.

En 1942, elle décide de s’arracher à lui pour rejoindre le réseau de résistants communistes de son jeune époux, Georges Dudach. Le réseau sera démantelé et le couple arrêté: Georges Dudach mourra fusillé à 28 ans, et Charlotte Delbo sera envoyée à Auschwitz, avec 230 femmes résistantes dans un convoi rendu célèbre par l’un des livres de l’écrivain, Le Convoi du 24 janvier …

Pour en savoir plus sur le site de France culture

49 – Portrait du jour : Sophie Mancel, l’auteure du polar « Tuez-les Toutes ! »

« Je travaille à l’heure actuelle sur une suite de « Tuez-les toutes », les personnages principaux devenant récurrents, je me suis beaucoup attachée à Ève Milano et Philippe Tavel, et sur un autre polar très sombre qui se déroule à Nice, ma ville depuis plus de quarante ans. Je participe également au Prix Zadig de la Nouvelle Policière, un challenge car écrire une nouvelle est plus complexe que rédiger un livre et j’ai accepté de participer à un recueil de nouvelles pour aider une association. Bref je ne m’ennuie pas… » 

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Pour son quarante neuvième Portrait du jour–Criminocorpus la rédaction du carnet reçoit Sophie Mancel, l’auteure du polar Tuez-les Toutes ! – Voyage à travers la Dordogne sur les trace d’un tueur en série hors normes qui assassine des jeune filles enceintes … 

Tuez-les toutes ! est son second roman :  Une belle écriture, un vrai suspense qui nous tient en haleine, des personnages attachants.

Bienvenue Sophie Mancel au cercle très prisé des ami(e)s du  Carnet de l’histoire de la justice, des crimes Ph.P.

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« En quelques lignes je me présente. Je suis fille unique, mes parents étaient régulièrement mutés pour leur travail ce qui fait que je me liais peu. Je consacrais beaucoup de mon temps à la lecture et j’ai découvert Agatha Christie à l’adolescence, un déclic dans mon désir d’inventer des histoires noires. J’ai commencé à rédiger des nouvelles. Après un bac littéraire je me suis installée à Nice et j’ai poursuivi des études de droit privé, un mariage et trois enfants plus tard, j’ai réalisé que l’envie d’écrire me tenaillait toujours autant.

J’ai tenté un concours de nouvelles policières mais j’ai malencontreusement laissé passer la date butoir. En relisant cette nouvelle j’ai ressentit l’envie d’en faire un polar, c’est comme ça qu’est né « Cette vérité que l’on doit aux morts » en 2013. Ensuite j’ai commencé la rédaction de « Tuez-les Toutes ! » qui m’a pris plus de deux ans, une histoire que je portais depuis longtemps et que je voulais voir aboutir.

  • Je travaille à l’heure actuelle sur une suite de « Tuez-les toutes », les personnages principaux devenant récurrents, je me suis beaucoup attachée à Ève Milano et Philippe Tavel, et sur un autre polar très sombre qui se déroule à Nice, ma ville depuis plus de quarante ans. Je participe également au Prix Zadig de la Nouvelle Policière, un challenge car écrire une nouvelle est plus complexe que rédiger un livre et j’ai accepté de participer à un recueil de nouvelles pour aider une association. Bref je ne m’ennuie pas.

L’écriture pour moi est comme un gène inscrit dans mon ADN, indissociable de moi même. Et publier c’est la cerise sur le gâteau.Laurence Schwalm, mon éditrice, me fait confiance et je l’en remercie.

J’ai fait mien un principe d’Oscar Wilde :

« Il faut toujours viser la lune, car même en cas d’échec, on atterrit dans les étoiles. » Et pour l’instant il y a assez de constellations pour satisfaire mes rêves.

« Tuez-les toutes » est notamment disponible sur Amazon,

https://www.amazon.fr/tuez-les-toutes/Sophie Mancel.com

Je vous remercie pour l’intérêt que vous me portez en espérant que ces quelques lignes vous conviennent. »

48 – Portrait du jour : Dominique Faget, romancière « Entre thriller fantastique, roman d’aventures et récit historique »

 » … Ce sont les encouragements de mes proches qui m’ont poussée à continuer. Comme j’étais passionnée d’Histoire et de civilisations anciennes, j’ai puisé dans le passé et dans des endroits mythiques la plupart de mes intrigues. (Egypte, Afrique, Amérique latine, Extrême-Orient, France…)

Lorsque j’écris, j’ai l’impression d’avoir un puzzle devant moi dont les morceaux sont autant d’indices qui se mettent en place. Bien souvent, je suis comme le lecteur, je ne sais pas comment va évoluer la trame, qui va être le coupable alors je cherche… »

Le Carnet de l’histoire de la justice, des crimes et des … développe la rubrique Portrait du jour – Criminocorpus  et ouvre ses pages aux fidèles lecteurs du site.

Pour son quarante huitième Portrait du jour–Criminocorpus la rédaction du carnet reçoit Dominique Faget, romancière qui oscille « Entre thriller fantastiqueroman d’aventures et récit historique »

Ces derniers romans sont une plongée dans un monde étrange, un périple à travers les continents et l’Histoire qui invitent à la découverte d’espaces surprenants.

Les thrillers de Dominque Faget nous incitent à voyager dans le temps, rencontrer des civilisations disparues et explorer des univers insoupçonnés qui  s’entrecroisent pour finalement fusionner.

Dominique est diplômée de la BEM (École de Management de Bordeaux), d’un DESS de Commerce International et d’un DECPF comptable.

Les jobs à l’étranger lui permirent ainsi d’aller à la rencontre d’autres cultures (Espagne, USA, Mexique, Brésil et divers pays d’Afrique…).

Membre de l’AEG (Association d’égyptologie de l’université de Bordeaux-3) et cours de civilisation préhispanique au musée d’anthropologie de Mexico.

Passion pour le Japon et sa civilisation.

Bienvenue Dominique au cercle très prisé des ami(e)s du  Carnet de l’histoire de la justice, des crimes Ph.P.

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 « De l’oral à l’écriture.

Durant ma petite enfance, j’aimais raconter des histoires pour combler ma solitude.

A l’occasion des longues vacances dans la grande maison de mon grand-père, je bâtissais auprès de mes cousins et cousines des scenaris que nous mettions en scène dans des jeux passionnants et ce, au milieu d’un cadre extraordinaire : une tour, des dépendances, des caves, une grande forêt, un étang, des rivières… Que de moments mémorables !

Plus tard, un deuil familial m’a poussé à emprisonner sur le papier des souvenirs qui m’étaient douloureux, qui me hantaient mais que je ne voulais pas effacer, juste les sortir de ma tête. Pour moi, l’écriture a d’abord eu une fonction cathartique.

Ce sont les encouragements de mes proches qui m’ont poussée à continuer. Comme j’étais passionnée d’Histoire et de civilisations anciennes, j’ai puisé dans le passé et dans des endroits mythiques la plupart de mes intrigues. (Egypte, Afrique, Amérique latine, Extrême-Orient, France…)

Lorsque j’écris, j’ai l’impression d’avoir un puzzle devant moi dont les morceaux sont autant d’indices qui se mettent en place. Bien souvent, je suis comme le lecteur, je ne sais pas comment va évoluer la trame, qui va être le coupable alors je cherche…

Par le biais du polar, en décrivant les noirceurs de l’âme humaine, j’ai aussi évoqué ses dérives au cours de l’Histoire comme le racisme (Celui qui ne meurt jamais), le fanatisme (La crypte du diable : Les mystères de Burdigala), le totalitarisme (Les sanglots de pierre)…

Ecrire reste surtout un PLAISIR à faire PARTAGER. Un peu comme dans mes jeux d’enfance. 😉

(Merci à Criminocorpus de s’être intéressé à mes univers.) »