Archives mensuelles : juin 2018

Portrait du jour : Nathalie Salmon, « noble et grande dame de la littérature »

« Côté secrets d’écrivain, quelques petits instantanés : j’écris directement au clavier, le plus souvent avec l’un de mes chats allongé sur le bureau, un thé à proximité. Quand le dit chat tente une incursion sur le clavier il tape généralement un C cédille – on a ses habitudes quand on est chat. La fenêtre est toujours ouverte, même en plein hiver, j’ai besoin du dehors. Enfin, j’adore écrire au petit matin, quand tout est encore à inventer et que la vie des hommes est encore silence… »

Le Carnet de l’histoire de la justice, des crimes et des …développe la rubrique Portrait du jour – Criminocorpus  et ouvre ses pages aux fidèles lecteurs du site.

Un vent de liberté souffle sur le carnet … et pour son vingtième et unième  Portrait du jour – Criminocorpus la rédaction du blog ouvre ses pages à une « grande dame de la littérature » … et une noble dame tout simplement Nathalie Salmon.

Nathalie n’a pas hésité en pleine exposition – descriptif ci-dessous – à m’écrire ce portrait pour les lecteurs du blog Crimino.

Je suis particulièrement touché par cette délicate attention. Désormais Nathalie les pages du site vous seront acquises définitivement. Très cordialement. Ph.P.

« Aussi loin que remontent mes souvenirs j’ai toujours écrit. L’écriture fait partie de mes fonctions professionnelles, successivement comme assistante parlementaire, attachée de presse, conseil en communication, publicitaire, puis dans l’Education nationale. Je dois préciser que ma mère était romancière. Mon père, lui, était un homme politique, à l’aise avec la parole qu’il savait prendre, le plus souvent sans notes. A la maison, on n’a jamais été complexé par les mots !

Mon premier livre était une enquête sur la PMA (procréation médicalement assistée) qui laissait la parole aux couples ayant connu des échecs de procréation. Dans cette étude comme dans mes romans, mon fil rouge a toujours été et demeure la question de la transmission et donc des racines. Qu’il s’agisse d’appartenance ou d’émancipation, on se positionne malgré tout par rapport à ce qui vous a construit.

C’est ce qu’a fait mon ancêtre Adolphe Salmon quand il a émigré aux Etats-Unis au XIXe siècle : il y est devenu le French man incontournable pour tout nouvel arrivant français à New York. Son chemin est raconté dans Lady Liberty I love you, sa biographie (De Rameau 2013). Le livre est en équilibre sur deux axes : d’une part l’émigration des Européens vers les Etats-Unis au XIXe siècle et l’Amérique qu’ils ont construite ; d’autre part le fait avéré que Sarah, l’épouse d’Adolphe Salmon, a posé dans l’atelier du sculpteur Auguste Bartholdi en 1875 au moment où celui cherchait un visage à sa statue de la Liberté. Cette biographie s’appuie sur de nombreux documents, des archives d’état civil et de musées, des sources précises, des témoignages de référence. Il a fallu regrouper tous les indices, les mettre en relation avec des faits, écarter les erreurs, confronter les mémoires, lire des centaines de journaux d’époque à la recherche d’une information. L’aventure m’a menée de France aux Etats-Unis (New York, Boston, Los Angeles), en Belgique, en Allemagne… J’ai contacté des musées, des bureaux d’archives, divers offices qui chacun détenait une part de l’histoire. Il a fallu ne pas se contenter d’intuitions.

Au début de cette année est sorti le roman Un Amour de Liberté (Baker Street 2018). Il s’est imposé de lui même. A force de fréquenter des personnes au travers d’articles, de lettres, de photographies, on devient proche d’elles, on analyse leurs intentions et leurs motivations, on se met à saisir leur caractère, en un mot on les connaît. C’est le grand mystère du biographe. Le roman est venu pour ainsi dire naturellement. Sa magie permet de livrer l’intimité des personnes. C’est une autre façon de raconter cette très belle histoire de courage, de conquête, d’amitié et d’amour.

La statue de la Liberté est l’un des monuments les plus universellement connus. Quand l’un de vos ancêtres est le fondé de pouvoir de son sculpteur Bartholdi et que vous avez la certitude que son épouse a prêté ses traits au visage de la statue, vous savez que vous tenez là un sujet ! Une fois que vous avez pisté l’aventure de A à Z, posé les épisodes fondateurs, étayé votre proposition par des informations fiables et vérifiables, et raccordé votre histoire à l’histoire des Etats-Unis, l’envie d’apporter des connaissances nouvelles à ce thème universel s’impose toute seule. Certes, la statue ne reflète pas toujours ce qu’elle a voulu être : un hymne à la liberté. Elle a pu être interprétée aussi comme le symbole du capitalisme dans ce qu’il a de plus néfaste. En réalité, cette statue a une telle force d’identification que chacun peut l’habiter comme il veut. Bartholdi peut en être fier car elle ne laisse personne indifférent.

Un Amour de Liberté s’adosse à l’histoire. C’est même une part indissociable de l’histoire. C’est ce qui rend le livre facile et agréable à lire : la petite histoire dans la grande. Une vie dans la vie. C’est très différent d’une fiction où vous inventez tout, les personnages, les lieux, l’intrigue. Un roman historique, c’est un genre à part : vous devez respecter ce qui est vrai, mettre des mots crédibles et justes dans la bouche des personnages, et des ambiances autour. Mais du fait de son cadre défini, le roman historique offre aussi beaucoup de liberté, par exemple dans la façon de raconter.

L’histoire de la construction américaine est passionnante, ainsi que ses relations au Vieux Monde. Au-delà du contexte historique et politique, j’y trouve matière à sonder toujours plus le concept de transmission. Cette passerelle parfois conflictuelle entre le vieux et le neuf, le passé et le rêve, l’histoire et l’avenir, la grande sœur et la cadette, est une allégorie de la vie de l’homme. L’immigration me passionne, avec son nécessaire abandon des racines et son désir de maintien de la culture d’origine. Ce côté-là me parle car j’ai des origines multiples dans toute l’Europe même si ma famille est fixée en Normandie depuis trois ou quatre générations. Je reste également passionnée par le mythe du monde à construire, sans doute parce qu’il n’en existe plus. Les Etats-Unis d’Amérique font partie de ces grands mythes, malgré les ravages culturels et ethniques qu’ils ont causés. Comme toujours le travail de l’homme révèle le pire et le meilleur.

Côté secrets d’écrivain, quelques petits instantanés : j’écris directement au clavier, le plus souvent avec l’un de mes chats allongé sur le bureau, un thé à proximité. Quand le dit chat tente une incursion sur le clavier il tape généralement un C cédille – on a ses habitudes quand on est chat. La fenêtre est toujours ouverte, même en plein hiver, j’ai besoin du dehors. Enfin, j’adore écrire au petit matin, quand tout est encore à inventer et que la vie des hommes est encore silence.

Une dernière chose : Le Département de la Seine-Maritime me fait l’honneur de consacrer tout l’été, du 4 juillet au 24 août, une exposition à mes travaux sur la statue de la Liberté et sur ceux qui participèrent à l’aventure. »

Exposition LA LIBERTE DE LA SEINE A NEW YORK

Ouvert du lundi au vendredi de 9h à 17h, hors jours fériés

Entrée sur présentation d’une pièce d’identité.

Hôtel du Département, hall Bérégovoy (rez-de-chaussée)

Quai Jean Moulin, 76100 Rouen

Entrée cours Clemenceau.

Publications de Nathalie SALMON :

* LORSQUE L’ENFANT NE PARAIT PAS – PMA : illusions et réalités, enquête (éditions Cheminements 2006, épuisé)

* L’ENVAHISSEUSE, roman (éditions De Rameau 2009)

* TROUVE-MOI MONA, roman (éditions De Rameau 2009)

* L’HOMME NU SANS LES MOTS DE L’AMOUR, roman, prix Lions Club International de littérature 2012 (éditions De Rameau 2010)

* LADY LIBERTY I LOVE YOU – l’histoire vraie du modèle de la statue de la Liberté, biographie historique (éditions De Rameau 2013)

* LE SECRET AUX YEUX NOIRS, roman (éditions De Rameau 2015)

* UN AMOUR DE LIBERTÉ, roman historique (éditions Baker Street 2018)

Contributions :

* BAISER DE FEU, David Kessel et Cyril Pelletier (éditions Bruno Leprince 2011)

* DAVID KESSEL, QUARANTE ANS DE PEINTURE, Pierre Cornette de Saint-Cyr, Alain Kleinmann, Daniel Mesguich, Nathalie Salmon, Gérard Xuruguera (Allegro éditions 2015)

Portrait du jour : Laurent López, le dernier gouverneur de Vincennes ?

« Très rapidement, il est apparu que l’expression « guerre des polices » pour décrire les rapports entre agents et militaires des forces de l’ordre n’avait comme fond de vérité que la force de l’habitude consistant à la répéter sans l’interroger. Si cette recherche a d’abord été la rencontre des milliers de policiers et de gendarmes peuplant les cartons d’archives, elle fut aussi la chance de connaître des personnes bien vivantes – à commencer par mon directeur de thèse Jean-Noël Luc, une rencontre cardinale comme pour beaucoup de ses étudiants –, dans les salles de consultation des services d’archives, dans les colloques ici en France ou par-delà les frontières, dans les amphithéâtres de séminaires, sur le net avec Criminocorpus… »

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Non ce n’est pas le dernier gouverneur de Vincennes de l’Ancien Régime que vous apercevez sur la photographie mais notre ami  Laurent López chercheur au Service Historique de la Défense (Département des études, de la recherche et de la symbolique).

Il fête aujourd’hui ses 46 printemps et toute l’équipe de la rédaction de Criminocorpus lui souhaite sincèrement un joyeux anniversaire

Avec l’historien Pierre Piazza il est un des rares sportifs de haut niveau qui gravitent autour de Criminocorpus …

A titre personnel, j’apprécie beaucoup nos échanges réguliers. Le commandant Laurent López c’est un homme plein d’humour et de culture… Pas étonnant qu’il apprécie dès lors la joyeuse équipe de Crimino. « T’es le meilleur Laurent ». Ph.P.

« En 2001, alors que j’enseignais dans le secondaire depuis quelques temps, j’ai eu envie de renouer avec le monde universitaire et me suis inscrit en troisième cycle à la Sorbonne, sous la houlette de Jean-Noël Luc et Jean-Marc Berlière ; les ouvrages de ce dernier ayant inspiré mon souhait de travailler sur l’histoire de la police. Peu avant, le professeur Luc avait favorisé la signature d’une convention de recherche entre son université et la gendarmerie, récemment nantie d’un Service historique, alors dirigé par le dynamique et infatigable général Philippot, fondateur ensuite et premier président de la Société nationale d’histoire et du patrimoine de la Gendarmerie (SNHPG). Désireux de travailler sur la police, la rencontre avec le professeur Luc a réorienté ma perspective vers l’études des relations entre policiers et gendarmes, sujet médiatiquement rebattu mais qui n’avait pas, ou alors très peu, encore attiré l’attention des historiens. Plus largement, l’histoire sur les forces de l’ordre en était à ses balbutiements au début du XXIe siècle, notamment car cet « objet sale », pour reprendre l’expression du regretté sociologue Dominique Monjardet, dégoûtait la plupart des chercheurs peu enclins à frayer avec les archives de cet « appareil idéologique d’État » pour les uns, celles des « chiens de garde du patronat » pour les autres, des « brutes épaisses et sans conscience » pour les derniers…

Très rapidement, il est apparu que l’expression « guerre des polices » pour décrire les rapports entre agents et militaires des forces de l’ordre n’avait comme fond de vérité que la force de l’habitude consistant à la répéter sans l’interroger. Si cette recherche a d’abord été la rencontre des milliers de policiers et de gendarmes peuplant les cartons d’archives, elle fut aussi la chance de connaître des personnes bien vivantes – à commencer par mon directeur de thèse Jean-Noël Luc, une rencontre cardinale comme pour beaucoup de ses étudiants –, dans les salles de consultation des services d’archives, dans les colloques ici en France ou par-delà les frontières, dans les amphithéâtres de séminaires, sur le net avec Criminocorpus… Certaines d’entre elles sont devenues des amis et ou désormais des collègues, en uniforme ou sans. Des collègues puisque la gendarmerie m’a offert en 2017 la généreuse possibilité d’être recruté au Service historique de la Défense, comme chargé d’études historiques et d’enseignement. En somme de transformer un hobby envahissant d’intermittent de la recherche en activité professionnelle à temps plein pour approfondir l’histoire des forces de l’ordre que je connais tout en l’élargissant à une histoire militaire plus diversifiée. C’est ce qui s’appelle peut-être se faire avaler par son objet d’étude… »

En résumé : 

Laurent Lopez est chercheur-enseignant à la Division de la recherche, des études et de l’enseignement du Service historique de la Défense (Vincennes), nommé au grade de commandant au bureau gendarmerie ; il est aussi Professeur certifié de l’Éducation nationale en Histoire et Géographie.

Il est titulaire d’une Maîtrise de Science politique, option relations internationales, d’un CAPES d’Histoire et de Géographie et d’un DEA de Science politique de l’Université Paris I – Panthéon- Sorbonne et école normale supérieure de Cachan.

En 2012, il obtient son Doctorat d’histoire contemporaine de l’Université Paris IV – Sorbonne. Sa thèse s’intitule : La guerre des polices n’a pas eu lieu. Gendarmes et policiers, coacteurs de la sécurité publique sous la Troisième République (1870- 1914). Elle est récompensée du Prix littéraire de la gendarmerie en 2013, dans la catégorie des travaux universitaires.

Ses travaux de recherche portent depuis une vingtaine d’années sur les relations multiples entre les policiers et les gendarmes aux échelles locales, nationale et internationale aux XIXe et XXe siècle.

Quelques-unes de ses publications :

La guerre des polices n’a pas eu lieu. Gendarmes et policiers, coacteurs de la sécurité publique sous la Troisième République (1870-1914), préface de Jean-Claude Farcy, Paris, Presses de l’Université Paris-Sorbonne, coll. Mondes contemporains, 2014.

« “Tout en police est affaire d’identification”. Techniques et pratiques de la police judiciaire par la 11e Brigade mobile (1908-1940) »

« Policiers, gendarmes et signalement descriptif. Représentations, apprentissages et pratiques d’une nouvelle technique de police judiciaire, en France à la Belle Époque »

« Avant les gaz lacrymogènes : les liaisons dangereuses du maintien de l’ordre, de la police politique et de la police judiciaire en France durant la Troisième République »,

« Les archives contre la statistique officielle ? Retour sur les brigades du Tigre (Dijon, 1908-1914) »

« Les gendarmes et la création des brigades du Tigre à la Belle Époque »

« La bande à Bonnot : l’assaut final à Nogent (14-15 mai 1912) »,

« Le lieutenant Camille Pierre, un passeur des innovations criminalistiques policières dans les pratiques judiciaires des gendarmes à la Belle Époque »,

Portrait du jour : Annabel, auteure des Enquêtes de Simon inspirées du milieu de la nuit…

« Et parce que l’on a un peu d’imagination, on dessine un monde d’inconnus qui deviennent petit à petit des intimes, des personnages que l’on aime autant que sa famille et que l’on ne peut pas quitter. Ils assouvissent quelques fantasmes comme celui d’être policier, ou d’être une personne qui n’a que des bonheurs simples… Ils deviennent une obsession qui vous fait lever la nuit, oublier de manger le jour et ne plus partir en vacances. Et les tomes s’enchaînent les uns après les autres sans que l’on s’en aperçoive. »

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« Belle de jour … Belle de nuit » … Ainsi va la douce Annabel auteure des Enquêtes de Simon inspirées du milieu de la nuit qu’elle connaît bien et affectionne particulièrement. Le lecteur du carnet criminocorpus « retrouvera ainsi au fil des pages des fleurs de pavé, des meneuses de revue, des travestis, des musiciens, des concierges, des tenanciers et matrones, des policiers et des mariniers. Une flopée de personnages authentiques et populaires, qui raviront le lecteur par leurs dialogues ciselés et agrémentés d’argot et de « gaga » stéphanois, qui vous séduiront tant par leur originalité que par leur humanité. »

Pour le quatorzième  Portrait du jour – Criminocorpus  j’accueille mon amie Annabel, présidente  du Prix Zadig de la Nouvelle Policière et directrice de La collection de poche aux Editions Ex AEquo

Merci encore Annabel pour votre gentillesse et votre disponibilité . Amitiés Ph.P

« Annabel pour Criminocorpus.

Si quelqu’un m’avait dit un jour que je serais auteur et directrice de collection, La collection de poche aux Editions Ex AEquo , je pense que je me serais moquée de lui. Mes professeurs me destinaient à des études en Arts plastiques (et ils avaient raison). Tous m’expliquèrent qu’il fallait oublier les mathématiques et les sciences (et ils avaient raison). J’aurais aimé entrer dans la Police mais mon professeur de gymnastique me fit très vite comprendre que lorsqu’on mesure un mètre cinquante-six, on ne fait peur à personne. Devant ce fait indiscutable, on doit se poser de vraies questions quant à son utilité au sein des forces de l’ordre. Et il avait raison ! Je n’ai pas pris un centimètre depuis cette époque !

Mais aucun de mes professeurs ne m’a parlé d’une orientation dans la littérature. Et ils ont eu raison ! Car, déjà, je n’obéissais plus. Peut-être ont-ils usé de psychologie en me laissant seule, découvrir cette aptitude pour qu’elle puisse devenir une passion ? Toujours est-il qu’après avoir renoncé à la Police, je n’avais que deux idées en tête : dessiner et faire de la musique. Évidemment j’ai, comme toutes les jeunes filles, commencé à tenir un journal intime. Ce qui dura au bas mot… trois semaines. L’idée de ne parler que de moi et exclusivement de moi, qui n’avait pas l’histoire d’Anne Franck ni les mémoires d’un grand voyageur, me parut non seulement optimiste mais surtout beaucoup trop égotique (et ce portrait reste un exercice douloureux !)

Puis, prise par le tourbillon de l’adolescence et ses turpitudes, mortifiée devant le talent de Brel, Brassens et Aragon, avalée par le folk de Graeme Allwright, Joan Baez et Bob Dylan, j’ai commencé à écrire des chansons. On n’est toujours bien mieux servi que par soi-même, mais l’idée, bien que bonne, a ses limites. Ces chansons, tristes et mélancoliques, revendicatrices voire révolutionnaires me dépassèrent si vite que je me suis retrouvée bêtement à défendre des idées que ma petite condition d’adolescente ne me permettait pas toujours de comprendre ni de dominer ! Alors j’ai arrêté d’écrire.

Mais un professeur de français (la banale affaire !) a mis quelques auteurs sur mon chemin et a réussi pour quelques pages, à détourner mes yeux et mes oreilles de la musique. Ainsi Louis-Ferdinand Céline m’enfonça dans une triste réalité au demeurant très utile, Zola me fit rencontrer les Grandes Familles mais aussi quelques cocottes, Victor Hugo me fit pleurer autant que Pagnol, et Frédéric Dard sauva mes nuits dépressives en ajoutant du verbe et de la légèreté au monde noir et en colère dans lequel j’avais choisi de vivre. Boris Vian me chanta quelques chansons, Agatha Christie me fit manger du pudding à la place de mon Panettone préféré et Georges Simenon me fit tomber amoureuse d’un Commissaire beaucoup trop vieux pour moi !

La littérature vous fait faire des choses inconsidérées !

C’est avec ces livres et quelques autres quand même, que je suis partie en tournée pendant vingt-cinq ans. C’est seulement sur cette route interminable qui me menait de concert en concert que je trouvais le temps de lire. Mais pas d’écrire.

Mais au fils des saisons, on se fatigue et on a envie d’autre chose. De parler plus que de chanter… Alors tout doucement, les chansons s’allongent et deviennent des nouvelles, puis de petits livres que l’on garde dans un tiroir pour ne jamais les ressortir par peur de la médiocrité. Et puis un jour on ne prend plus la route, on a toujours envie de parler, alors, on écrit, vraiment.

Et parce que l’on a un peu d’imagination, on dessine un monde d’inconnus qui deviennent petit à petit des intimes, des personnages que l’on aime autant que sa famille et que l’on ne peut pas quitter. Ils assouvissent quelques fantasmes comme celui d’être policier, ou d’être une personne qui n’a que des bonheurs simples… Ils deviennent une obsession qui vous fait lever la nuit, oublier de manger le jour et ne plus partir en vacances. Et les tomes s’enchaînent les uns après les autres sans que l’on s’en aperçoive.

Et voilà comment l’on devient à quarante-trois ans auteur des Enquêtes de Simon !

Mais les Enquêtes de Simon au fond d’un tiroir n’allaient grandir que dans la fierté italienne et aveugle de ma mère, la sollicitude de mon compagnon et la patience de mes amies. Alors la décision fut prise, un jour, envahie par cet optimisme pourtant rare chez moi et poussée par un compagnon fatigué d’entendre parler de Simon et ses enquêtes (mais convaincu quand même qu’il pourrait intéresser quelqu’un) d’envoyer des manuscrits aux maisons d’éditions. « Vaste programme » et pour le moins douloureux et décourageant. Mais quelques-unes s’intéressèrent à mes bafouilles argotiques aux couleurs des Années folles et tout particulièrement les Éditions Ex Æquo et Laurence Schwalm , mon éditrice militante (et vénérée encore à ce jour) ! Sa voix, que j’entendis pour la première fois au téléphone il y a deux ans, résonnera toujours dans ma tête comme le son d’un Ave Maria de Schubert brillamment interprétée par la Callas ou comme un chant d’hiver, annonçant l’arrivée du Père Noël.

Les Enquêtes de Simon  ont pris vie grâce aux Éditions Ex Æquo et me survivront… Peut-être !

Puis de coup de téléphone en coups de téléphone, de verres de bon vin en bonnes blagues, Laurence est devenue une certitude, un pilier sur lequel un auteur peut s’appuyer sans qu’il ne se brise. Celle qui rassure mais qui gronde fort, quand il le faut… Il y a d’abord eu quelques book trailer sur la chaîne YouTube des éditions que ma qualité de graphiste m’a permis de fabriquer, puis l’organisation et les graphismes du Prix Zadig de la Nouvelle Policière (dont je suis présidente du jury et qui est d’ores et déjà ouvert à candidature !) et enfin la Collection Ex Æquo Poche !

Et la petite Annabel, à qui l’on prédisait tout sauf une carrière littéraire, se retrouve directrice de collection ! Et qu’est-ce qu’elle en est fière !

Je devrais parler dans ce portrait de l’importance de la lecture ou de l’écriture dans la vie. De l’indispensable plaisir tactile et sensuel que procure le papier d’un livre et l’odeur de l’encre, du bonheur que l’on a à se mettre au lit avec un bon livre ou tout simplement de se jeter avec lui sur un canapé, un dimanche après-midi pluvieux… de la douleur que l’on ressent à la fin d’une histoire parce qu’elle s’est terminée trop vite et que l’on doit quitter son héros. Mais ce serait dire ce que les autres ont déjà dit mieux que moi.

Alors parlons de ce que je souhaiterais pour la littérature…

Je souhaiterais que l’on soit intransigeant avec l’orthographe de nos enfants, que l’on rétablisse l’imparfait du subjonctif, que l’on déterre des expressions d’autrefois, que l’on retrouve l’élégance des auteurs d’antan dans la plume des suivants, que l’on bannisse le langage SMS… Je souhaiterais… Mais peut-être suis-je un peu rétrograde ou plutôt has been comme disent nos chers bambins ! Je souhaiterais… Beaucoup de choses ! Mais on ne peut pas tout avoir !

Je suis devenue directrice de la collection Ex Æquo Poche parce qu’on m’a fait confiance, alors ce serait un péché de ne pas rendre cette politesse aux générations futures ! Mais aussi parce que je crois au pouvoir du livre plus qu’à celui de l’écran. Un bon livre les suivra toute leur vie, leur survivra, que ce soit en format de poche ou dans leur mémoire, ils finiront bien par le comprendre un jour, du moins c’est ce que je leur souhaite.

Merci à Philippe Poisson et l’équipe de Criminocorpus de nous donner ce temps de parole, que nous les auteurs, il faut bien l’avouer, adorons prendre ! »

Les Enquêtes de Simon, polars hitoriques par Annabel-L’auteur Annabel

Juin 2018 – Elise Tielrooy rencontre les experts de l’IRCGN (Institut de Recherche Criminelle de la Gendarmerie Nationale)

Elise Tielrooy, romancière et actrice française, s’est rendue à l’IRCGN le vendredi 8 Juin afin de découvrir les « vrais » experts. Le but de cette visite était de lui permettre de mieux comprendre les nouveaux phénomènes criminels afin de préparer son prochain roman policier. IRCGN – Institut de Recherche Criminelle de la Gendarmerie Nationale

C’est en 1992 qu’Elise Tielrooy débute sa carrière à l’affiche de « Suite Royale » de Francis Huster. Rapidement remarquée, elle multiplie les tournages au cinéma et joue dans de nombreux films comme « Hélas pour moi » de Jean-Luc Godar ou encore « La chambre des officiers » en 2001. Après une pause dans sa carrière, elle revient sur le petit écran en 2007 et obtient un rôle principal dans la série « Mes amis, mes amours, mes emmerdes »…

Pour en savoir plus sur le site Gendarmerie.interieur.gouv.fr

Portrait du jour : Jean François Tifiou, l’auteur « De Quimper à Cayenne – Le singulier destin d’une Bretonne »

« L’idée d’écrire mon premier roman s’est imposée après des recherches généalogiques en découvrant des extraits de mariage de mon arrière grand père indiquant la présence de sa mère en Guyane Française, à Saint Laurent du Maroni. Ce travail m’a occupé pendant presque trois années de recherches. Personne de mon entourage ne connaissait cette histoire. »

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Ce soir nous accueillons pour notre onzième portrait un monsieur aux multiples facettes Jean-François Tifiou,  l’auteur de De Quimper à Cayenne – Le singulier destin d’une Bretonne

Merci Jean-François pour l’héroïsme dont vous avez su  faire preuve dans la rédaction du texte qui suit. Cela restera notre secret…Ph.P.

« J’ai fait mes premières armes avec la naissance de la bande Fm en animant des émissions musicales. Les voyages forment la jeunesse, et au retour de mes différents séjours (en Afrique, en Asie, aux Etats Unis), je reprends le fil avec la scène rock, puis travaille avec Jimmy Gallier sur le guide de la musique et collabore à la création des éditions Jigal polar.

En 1999 je rejoins Paul Scemama au Studio Belleville et monte les labels Jazzenvil et ElectroBel (Hervé Krief, Pibo Marquez, Tuna Otonel), mais l’envie d’écrire me taraude toujours un peu, puis j’enchaîne avec les éditions Penny Lane, pour des musiques de jeux vidéo (Taxi 2, Rayman 2..) et des albums atypiques (Le brut Orchestra).

Après une incursion dans le domaine du luxe (Hermès), je reviens vers la musique, de films, cette fois,  et je collabore avec Bernard Grimaldi (Fipa d’or en 2008) et les studios Antenna, Bashung, Nuttea, Amel Bent, Birdy Nam Nam (victoire de la musique). Je réalise également les albums d’Allain, de Garance et de Christophe Vinet… compose les musiques des films Karma, la vie d’une orange, le paquet et de la Pièce de théâtre sur la liste rouge de Marc Michel Georges.

Je suis aujourd’hui secrétaire général adjoint de l’union des compositeurs de musique de films et l’auteur du roman « De Quimper à Cayenne – Le singulier destin d’une Bretonne » paru éditions Feed Back. Je travaille actuellement sur IL Maestro, une biographie inédite d’Ennio Morricone qui va paraître en octobre 2018. »

L’idée d’écrire mon premier roman s’est imposée après des recherches généalogiques en découvrant des extraits de mariage de mon arrière grand père indiquant la présence de sa mère en Guyane Française, à Saint Laurent du Maroni. Ce travail m’a occupé pendant presque trois années de recherches. Personne de mon entourage ne connaissait cette histoire.

J’ai articulé cette histoire sur deux grands axes, une première partie en Bretagne relatant la vie de cette femme à partir des documents que j’avais trouvés, puis j’ai construit l’intrigue à partir de ses mêmes documents officiels. Elle est tout de même restée seize années en Guyane alors que la durée de vie était en moyenne de six ans.

L’écriture de ce livre fut pour moi un aboutissant personnel mais pas que cela, je pense qu’au travers du parcours de mon ancêtre et de son histoire c’est l’histoire de beaucoup d’autres que je décris dans cet ouvrage, l’histoire d’une époque d’une révolution industrielle. Ce qui m’a le plus marqué c’est la violence qu’un état ou des personnes peuvent imaginer faire subir à d’autres individus.

Le destin de Marie Corentine est tragique elle va connaître la misère, la prison, la faim,  une traversée dans de terribles conditions et une vie en Guyane sous la surveillance de sœurs pas toujours sympathiques. Je pense que je ferais un jour une suite à ce livre car il y a matière et l’histoire de ma famille est riche en rebondissement mais le fait de travailler aujourd’hui sur mon prochain ouvrage (sur Ennio Morricone) est une petite récréation qui me fait du bien. »

Portrait du jour : Karine Lebert, l’auteure du roman « Les Amants de l’été 44 »

« Si l’écriture demande une certaine discipline, cela doit rester avant tout un plaisir. Je tiens énormément à cette notion de plaisir, de bonheur d’écrire. Quand je façonne la trame d’un roman, je suis vraiment dans ma bulle, insensible à tout ce qui m’entoure. Il y a quelque chose de magique à créer une histoire, à construire des personnages, à les faire évoluer grâce à notre imagination. »

Le Carnet de l’histoire de la justice, des crimes et des …développe la rubrique Portrait du jour – Criminocorpus  et ouvre ses pages aux fidèles lecteurs du site.

Pour le Treizième Portrait du jour – Criminocorpus  nous accueillons avec beaucoup de plaisir la romancière karine Lebert, l’auteure de Les Amants de l’été 44 dont nous attendons la suite avec beaucoup d’impatience…

A titre personnel je vous remercie infiniment Karine d’avoir participé à ce petit exercice d’écriture. Amitiés. Ph.P.

 « J’ai commencé à écrire très jeune. De petits textes accompagnés de dessins sur le modèle de mes lectures de l’époque, la bibliothèque rose puis verte. Et je n’ai jamais cessé depuis. Même si la vie m’a orienté vers le milieu médical où j’ai travaillé une dizaine d’années, assez vite je suis revenue à mes premières amours. J’ai d’abord été biographe, j’écrivais pour les autres. J’habitais alors Paris et la clientèle était facile à trouver : des hommes d’affaire, une dame qui avait tenu une galerie à Saint-Germain des Prés, amie de Picasso, mais aussi des grands-mères qui destinaient le livre à leurs petits-enfants. Puis je suis revenue habiter en Normandie. J’ai alors été correspondante de presse pour le quotidien Paris Normandie. Parallèlement, je travaillais en tant que styliste pour le magazine de décoration « Maisons Normandes ». J’ai aussi commencé à écrire un premier roman en espérant être publiée. Tout s’est enchaîné très vite, j’ai eu la chance de ne pas connaître de galère dans ce milieu.

L’historien Michel de Decker a lu et aimé mon manuscrit. il ma recommandée à l’éditrice de l’époque. J’ai donc intégré les éditions De Borée avec un premier roman « Nina et ses soeurs ». Cinq autres ont suivi et j’ai aussi écrit deux romans pour une collection généraliste de cet éditeur, une période riche en expériences, en connaissances, en salons du livre, en dédicaces, en rencontres, durant laquelle j’ai beaucoup appris. J’ai alors décidé de ne plus me consacrer qu’à l’écriture de romans.

Cette unique activité me laissait du temps libre. Mon mari avait de nombreux déplacements à l’étranger pour son travail, principalement en Afrique, en Asie et en Europe. Je l’ai suivi, vivant même six mois en Afrique du Sud. Ces voyages m’ont enrichie et ont nourri mon écriture, mon imaginaire. Ce n’est pas un hasard si j’ai rédigé un ouvrage qui se passe au Vietnam.

En 2015, j’ai suivi Clarisse Enaudeau, , alors chez De Borée, aux Presses de la Cité où je viens de publier mon quatrième roman, « Les Amants de l’été 44 ». Au fil des années, mes premiers livres sont sortis en poche chez De Borée et j’ai eu aussi la chance d’être publiée chez France Loisirs.

Si l’écriture demande une certaine discipline, cela doit rester avant tout un plaisir. Je tiens énormément à cette notion de plaisir, de bonheur d’écrire. Quand je façonne la trame d’un roman, je suis vraiment dans ma bulle, insensible à tout ce qui m’entoure. Il y a quelque chose de magique à créer une histoire, à construire des personnages, à les faire évoluer grâce à notre imagination.

Au fil du temps et de l’expérience, ma façon d’appréhender ce métier a évolué. Si je m’accorde encore quelques salons du livre et dédicaces en librairie afin de rencontrer mes lecteurs, je me concentre désormais sur l’essentiel à mes yeux, l’écriture. Au tout début, je répondais oui à toutes les sollicitations qui se présentaient puis j’ai appris à faire un tri judicieux, à n’écouter que mes envies, à me faire plaisir. Je crois à présent avoir trouvé un bon équilibre entre vie professionnelle et vie privée, entre mes passions, les voyages, la décoration, la lecture, et mon activité de romancière. Profiter tout simplement de la vie dans cette belle région de Normandie, près de Honfleur, Deauville et Trouville, où j’habite. »

Mon site : https://karine-lebert-romanciere.jimdo.com

« Nina et ses soeurs » Poche De Borée

« Le secret d’Emma » Poche De Borée

« Les mystères de Camille » Poche De Borée

« Loin de Margaux » Poche De Borée et France Loisirs

« Les sortilèges du Tremblay » Avant-première France Loisirs

« Les brumes de Vouvray » Poche De Borée et France Loisirs

« Les ombres du palais » De Borée

« La dame de Saïgon » De Borée

« Ce que Fanny veut » Presses de la Cité

« Les saisons du mensonge » Avant-première France Loisirs et Presses de la Cité

« Les demoiselles de Beaune » Presses de la Cité

« Les amants de l’été 44 » tome 1 Presses de la Cité

« Les murmures du lac » Avant première France Loisirs

Portrait du jour : Nathalie Baumhauer, l’auteure du thriller Klaus : Une enquête de Jarvis Brucester

« J’ai coutume de dire que l’on perd toujours quelque chose au cours de nos changements de vie, parfois une paire de lunettes, une autre fois c’est un album photo… Pourtant, ma nouvelle m’avait toujours suivie, fidèlement, sans qu’aucune feuille pourtant volante, ne vienne à s’égarer… »

Le Carnet de l’histoire de la justice, des crimes et des …développe la rubrique Portrait du jour – Criminocorpus  et ouvre ses pages aux fidèles lecteurs du site.

Aujourd’hui nous accueillons Nathalie Baumhauer l’auteure de Klaus : Une enquête de Jarvis Brucester où nous retrouvons le célèbre détective Jarvis Brucester …

Merci Nathalie pour ce moment de partage avec les fidèles lecteurs du Criminocorpus – Carnet de l’histoire de la justice, des crimes et des …

« Je suis née en 1979 à Belfort.

Dès l’école primaire, j’avais un faible pour le français et me trouvais frustrée lorsque la consigne exigeait un quota de lignes dans une rédaction ; mon imagination me transportant, à cette époque déjà, au-delà des sentiers battus. En ce temps là, j’avais un faible pour les anciennes éditions de bandes dessinées de Tintin, celles qui fleuraient bon le temps passé.

J’avais alors 11 ans, lorsque j’ai commencé à écrire. D’abord de la poésie. Des carnets entiers aujourd’hui remisés quelque part dans ma maison, mais surtout dans un coin de ma tête. S’en sont suivies des histoires courtes, puis, en 1996, âgée de 17 ans, une nouvelle assez sombre qui allait former, bien des années plus tard, les contours de mon premier thriller, peut-être inconsciemment inspiré par « Le parfum » de Patrick Suskind, un livre pour lequel j’avais eu un véritable coup de cœur.

Fin des années 1990, je changeais totalement de registre et me lançais sur scène en tant que chanteuse, dans le groupe de musique de mon père, avant d’être repérée par un producteur avec lequel je signais un single chez Universal, sorti en 1999. J’ai assuré sa promotion sur scène, avec quelques dates en France, notamment un plateau NRJ, mais également sur l’île de la Réunion.

Quelques années plus tard, je faisais la connaissance de mon futur mari et, tel un signe du destin, ma nouvelle, écrite bien des années auparavant, me suivit dans nos nombreux déménagements.

J’ai coutume de dire que l’on perd toujours quelque chose au cours de nos changements de vie, parfois une paire de lunettes, une autre fois c’est un album photo… Pourtant, ma nouvelle m’avait toujours suivie, fidèlement, sans qu’aucune feuille pourtant volante, ne vienne à s’égarer. J’avais pris cela pour un signe. Sous l’impulsion de mon mari, je reprenais donc l’écriture de ce texte en 2013, soit 17 années plus tard, puis me lançais un pari fou : celui de le soumettre à une maison d’édition.

C’est finalement chez Editions Ex AEquo , dans les Vosges, que je signais un contrat d’édition pour « Le dépeceur », parut en 2014.

« Un privé est né », une nouvelle, préquelle en quelque sorte du Dépeceur, est sortie en 2015.

Aujourd’hui, après pas moins de trois ans d’écriture, vient de paraître « Klaus : Une enquête de Jarvis Brucester « , dans lequel on retrouve mon personnage principal ; Jarvis Brucester, détective privé de son état, plongé malgré lui, au cœur d’une affaire complexe et dérangeante qui, bien que relevant de la fiction, trouve son origine dans un contexte bien réel.

« Ce que nous faisons pour nous même disparaît avec nous. Ce que nous faisons pour les autres et le monde est immortel et demeure ». Albert PAINE

J’en ai trop dit ou pas »

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