Archives mensuelles : mars 2018

Camille Claudel, une mise au tombeau (Jean-Paul Morel)

Parution du livre le 16 septembre 2009 – Camille Claudel ? La soeur jalousée de Paul, le poète ambassadeur. Camille Claudel ? L’amour fou du génial Rodin. Camille Claudel ? La plus talentueuse sculptrice de son temps. Camille Claudel ? Une enfant gâtée de la petite bourgeoisie, morte de faim chez les fous et mise à la fosse commune. Qu’est-ce qui transforme une vie en destin ? Jean-Paul Morel a exhumé les pièces à conviction du dossier, enfin complet : son enquête sur l’interminable enfermement de Camille révèle une suite, triste et hélas banale, d’ignorance, de négligences et de lâchetés, de malentendus et de décisions arbitraires, qui ont fait le malheur d’une femme et créé le mythe tragique. Déclarée morte en 1920, alors qu’elle ne s’éteint qu’en 1943, Camille Claudel fut sacrifiée sur l’autel des convenances, après une  » mise au tombeau  » longue de trente ans. Ces documents fascinants jettent aussi une lumière exceptionnelle sur l’état de la psychiatrie française au début du XXe siècle.

Jean-Paul Morel, philosophe de formation, journaliste (entre autres au Matin de Paris, de 1977 à 1987) et chercheur. Il a notamment travaillé sur Élie Faure, Antonin Artaud, Alfred Jarry, Toulouse-Lautrec et Jane Avril. Il est aujourd’hui sur les traces de Félix Fénéon. Son plus récent ouvrage publié est la biographie d’Ambroise Vollard (C’était Ambroise Vollard, Fayard, 2007)…

Éditeur : Les Impressions nouvelles

Collection : Réflexions faites

Le code d’injustice militaire – Incident sur la colline 192 (Daniel Lang)

Vietnam, novembre 1966. Le soldat Sven Erikson est le témoin impuissant des viols répétés et de l’assassinat d’une jeune femme par une patrouille américaine. En 1966, après avoir alerté les autorités, il se confie au journaliste Daniel Lang. Une minutieuse enquête paraît alors dans “The New Yorker”.

Gilles Heuré – Publié le 26 mars 2018

A lire Daniel Lang, Incident sur la colline 192, éd. Allia, 128 p., 8 €. Lire un extrait de ce livre sur le site des éditions Allia.

Pour en savoir plus lire l’article de presse sur Telerama

Parution du livre en janvier 2018 –  ‘‘Avançant sans précipitation dans l’aube grise, ils avaient docilement suivi Meserve sur deux mille mètres vers l’est, ce qui, s’aperçurent-ils, constituait un détour évident par rapport à la route de l’ouest décrite si précisément par le sergent lors du briefing. Ils approchaient alors du hameau de Cat Tuong, dans le district de Phu My, et Eriksson se maudissait d’avoir écouté Rowan. En proie au doute et au désarroi, le cœur saisi de palpitations, il se rendit compte que Meserve ne tardait pas à mettre son plan à exécution.’’

Le 19 novembre 1966, Phan Thi Mao, jeune femme vietnamienne, est kidnappée et violée par quatre soldats américains, avant d’être assassinée. Un cinquième homme de cette unité, Sven Eriksson, assiste, impuissant, à la scène. Il prend la décision de dénoncer le crime mais risque de sévères représailles. S’ils sont convoqués devant un tribunal militaire, les quatre militaires encourront les travaux forcés à perpétuité.

Daniel Lang a rencontré Eriksson dans sa ferme du Minnesota. Loin de la justice froide des tribunaux militaires, l’ex-fantassin se livre sur sa décision de dénoncer ses camarades, quatre jeunes Américains comme lui, d’une vingtaine d’années, chacun dépendant des autres pour sa survie en territoire ennemi…

Seulement trois ans après le crime, alors que les États-Unis sont encore en guerre, Daniel Lang publie dans The New Yorker un long article, qui deviendra par la suite un livre à part entière, un reportage poignant sur les exactions commises dans les situations de combat.

Récit d’un conflit de loyauté, réflexion sur le statut des victimes et des bourreaux, cet ouvrage a été adapté au cinéma en 1989 par Brian de Palma, sous le titre Outrages. Il reste l’un des premiers reportages sur les atrocités commises par les Américains pendant la guerre du Vietnam. Extrait d’Incident sur la colline 192

 Traduit de l’américain par Julien Besse.

Etats-Unis : mort de Linda Brown, la petite fille qui a mis fin à la ségrégation

Le nom de Linda Brown, décédée ce 26 mars à 76 ans, était associé à la lutte pour les droits civiques des Noirs américains. En 1951, cette petite écolière noire avait permis de mettre fin à la ségrégation dans les écoles aux Etats-Unis. Son refus d’inscription dans une école publique réservée aux Blancs dans le Kansas avait été porté devant la Cour suprême des Etats-Unis, qui lui avait donné raison…

Avec notre correspondant à San Francisco, Eric de Salve

Pour en savoir plus sur le site de Rfi

“Mauvaises filles”. Déviantes et délinquantes XIXe-XXIe siècles (Actes journée d’étude)

La journée d’étude « Mauvaises filles. Déviantes et délinquantes XIXe-XXIe siècles » s’inscrit dans le cadre d’un projet de long terme. En effet, depuis quelques années des chercheur.e.s et des professionnell.e.s de l’éducation, que ce soit dans leur travail de recherche ou dans leur pratique professionnelle, se sont intéressés à cette catégorie dites de « mauvaises filles » tant d’un point de vue historique, que sociologique ou éducatif.

À travers une multitude de prismes différents, des questions communes surgissent : Qu’est-ce qu’une mauvaise fille à travers les époques ? Pourquoi la violence des filles est-elle perçue différemment de celle des garçons ? Comment l’appréhension spécifique de celle-ci résulte-t-elle des stéréotypes de genre et/ou les conforte-t-elle ? (…) »

Lire la suite de l’article de Hélène Duffuler-Vialle présentant le dossier des actes de cette journée d’étude.

Ce dossier comprend les communications suivantes :

 

La mini jupe : une révolution dans les années 60

« Mini, mini, mini », comme le disait Jacques Dutronc en 1966 ; tout comme le bikini, la mini-jupe a fait tourner des têtes depuis les années 60 ! De ses détracteurs du début à ses admirateurs de maintenant, voici un historique de cette pièce de mode née dans les années 1960. Entre vêtement usuel et arme de libération de la femme, la mini-jupe est l’un des signes de son époque et des attentes de toute une génération…

Pour en savoir plus sur Ibis rouge

Un voyage à la rencontre des grandes courtisanes et des maisons closes

Paris ZigZag a partagé un événement – Suivez-nous pour un voyage à la rencontre des grandes courtisanes et des maisons closes qui ont marqué l’Histoire de Paris ! Une visite insolite pour (re)découvrir la ville sous un angle…surprenant !

Plongez au cœur de la Nouvelle-Athènes, le quartier le plus libertin de Paris depuis le XVIIIe siècle ! Savant mélange de l’esprit révolté et bohème de la Butte Montmartre et du raffinement des Grands boulevards, il offre une pléiade d’anecdotes historiques et rocambolesques.

Cette visite insolite vous mènera sur les traces des fameuses « lorettes » aux mœurs légères, à la rencontre des grandes courtisanes et des maisons closes qui ont marqué l’Histoire de la capitale…

Si aucune date (proposée dans le menu déroulant ci-dessus) ne vous convient, vous pouvez réaliser ce parcours sous forme de « visite privée » : n’hésitez pas à nous envoyer un mail à visites-privees@pariszigzag.fr en nous précisant le parcours, la date souhaitée et le nombre de participants afin que nous puissions vous établir un devis personnalisé…

 

Germaine Chaumel, femme photographe

Totalement oubliée de l’histoire actuelle de la photographie, Germaine Chaumel (1895-1982) fut pourtant l’une de ses plus remarquables servantes entre 1935 et 1950. Elle apparaît notamment comme l’une des meilleures représentantes de la « nouvelle vision » photographique qui se développa dans l’entre-deuxguerres. La mise en perspective de ses images avec celles de certains de ses célèbres contemporains démontre la qualité de son travail et sa modernité. À l’instar de Willy Ronis ou de Brassaï dans la capitale, Germaine Chaumel a flâné dans les rues de Toulouse à la recherche d’un instant éphémère ou d’une rencontre. Son studio a été fréquenté par les vedettes et les notabilités de l’époque. Elle a mis ses qualités de photoreporter au service de la presse régionale et internationale. Quant à sa création artistique, elle s’est vu récompensée par de nombreux prix dans les salons d’art photographique nationaux. L’ensemble de son oeuvre, d’une exceptionnelle sensibilité, porte un regard empathique d’une émouvante proximité sur le quotidien des Toulousains.

 Auteur : François Bordes

Conservateur en chef du Patrimoine, Directeur des Archives municipales de Toulouse

Germaine Chaumel : photographe d’hier, femme d’aujourd’hui …

Germaine Chaumel, photographe d’hier, femme d’aujourd’hui. on Vimeo

Rencontre avec François Bordes pour l’exposition Germaine Chaumel …