Mort de Margot Duhalde, la seule femme pilote des Forces françaises libres durant la 2e Guerre mondiale

DECES – Margot Duhalde, seule femme pilote des Forces françaises libres durant la Seconde Guerre mondiale, est décédée à 97 ans à Santiago, a annoncé ce lundi 5 février le gouvernement chilien.

« Nous regrettons le décès de Margot Duhalde, première femme pilote du Chili« , a écrit sur Twitter le ministère de la Femme et de l’Egalité des genres.

Le gouvernement, qui n’a pas précisé les causes de sa mort, a rendu hommage à « son courage pour réaliser le rêve de toute une vie, combattre les stéréotypes et ouvrir la voie aux autres femmes ».

« Pionnière de notre aviation, première femme pilote dans la FACH (armée de l’air chilienne), combattante contre le nazisme dans les forces françaises et britanniques durant la Seconde Guerre mondiale. Margot Duhalde a prouvé dans un monde d’hommes qu’il n’y a rien d’impossible pour les femmes », a réagi sur Twitter la présidente chilienne Michelle Bachelet…

Pour en savoir plus lire le billet publé le 5 février 201 sur le site du Huffington post

Pendant la guerre : « Grâce à l’intervention d’un pilote français rencontré au Chili, elle rejoint finalement l’Air Transport Auxiliary (ATA), organisation au service de la Royal Air Force, pour assurer le transfert des avions entre les usines et les aérodromes, dont le célèbre Spitfire, l’un des chasseurs de combat les plus utilisés par les Alliés pendant la Seconde Guerre mondiale.

« Notre mission était de dégager les usines, le plus vite possible, pour que les Allemands ne les bombardent pas. En une journée, nous pouvions piloter cinq sortes d’avions différents », confie la dame au regard perçant, que ses collègues anglais surnommaient « Chile » (Chili).

Ces « ferry pilots » de l’ATA recevaient des formations théoriques sur les appareils à convoyer, qu’il devaient ensuite manier en s’appuyant uniquement sur un manuel.

Margot Duhalde « convoie ainsi plus de 1.500 appareils anglais ou américains et de tous types, chasseurs, bombardiers, avions de transport et d’instruction », écrit la Revue historique des armées françaises dans un article intitulé « Femmes et pilotes militaires dans l’armée de l’Air ».

« Je crois que nous étions en danger tous les jours, parce que nous pilotions des avions que nous ne connaissions pas », convient Mme Duhalde.

Volant à l’aveugle sans radar, elle doit également éviter les énormes ballons placés par l’armée anglaise à 5.000 pieds d’altitude au-dessus des villes et installations militaires pour gêner les avions allemands… »

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