Rennes. Gisèle Debets : une « Merlinette » de la Première armée française avec de Lattre de Tassigny

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Gisèle Debets est décédée dimanche 28 janvier 2018, au Theil de Bretagne

Née le 5 mai 1920, au Maroc, elle était à l’aube de ses 98 ans. Il y a plus de soixante-dix ans, cette femme s’était engagée dans la Première armée française, aux côtés de son chef, le général Jean de Lattre de Tassigny, futur maréchal de France.

Elle était une des « Merlinettes », ces premières femmes soldats de l’armée de terre, spécialiste des transmissions. Ses obsèques seront célébrées jeudi 1er février, à Rennes.

Pour en savoir plus sur Ouest-france.

Les « Merlinettes » – Dans le cadre de l’organisation des troupes françaises libres, le général d’armée Giraud, commandant en chef des forces terrestres et aériennes en Afrique du Nord, et le colonel Merlin, commandant des transmissions en Afrique du Nord, créent le Corps féminin des transmissions (C.F.T.) le 22 novembre 1942. Cent cinquante femmes sont engagées, pour pallier le déficit de personnel masculin. Formées aux spécialités de radio, de téléphoniste, de télétypiste et de radio/secrétaire d’analyse, ces premières femmes « soldats » de l’armée de terre sont vite appelées les « Merlinettes » en référence au colonel Merlin.

En 1944, le nombre de ces combattantes atteint environ 2 400 (2 000 pour l’armée de terre, 400 pour l’armée de l’air), dont la majorité participe à la campagne d’Italie avec les forces françaises du général Juin. Après la reprise de Naples, de Rome, de Monte Cassino et de Sienne, elles sont également présentes lors du débarquement à Tarente le 9 août 1944, prélude à celui effectué en Provence, qui débute le 15 août 1944. Plusieurs « Merlinettes » débarquent ainsi à Saint-Tropez le 16 août, comme le montre le cliché « Personnel féminin de l’Armée de Terre » pris le jour même, et étudié ici.

Prise par les services de l’Armée alliée, cette photographie remplit avant tout une mission documentaire, et elle n’est pas spécialement destinée à la diffusion auprès du public civil. Elle n’en possède pas moins une forte valeur symbolique, susceptible de marquer les consciences et les représentations. Pour en savoir plus lire Les femmes dans l’armée de Libération | L’histoire par l’image

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