Archives mensuelles : décembre 2017

Les femmes tondues

« C’est affreux…on vous enlève votre dignité… j’ai pleuré toutes les larmes de mon corps… »

A la fin de la seconde guerre mondiale, certains hommes cherchent un moyen de se venger des femmes ayant « entretenu une relation verticale » avec l’occupant. La sanction est la suivante pour ces femmes : elles seront tondues en public. Comment cela se passait-il ? Comment les « tondues » réagissaient-elles ? Découvrez-le dans ce podcast de 2000 ans d’histoire.

Pour en savoir plus lire le billet publié sur le site de l’émission Blog-histoire.fr/2000-ans-histoire/6722-les-femmes-tondues.html

Découvrez également 1940-1945, années érotiques : Vichy ou les infortunes de la vertu.

__________________________________________________________________________________________

24294005_10155143598643997_666454150986299561_nVous pouvez aussi suivre mon activité principale dans le très sérieux Criminocorpus – Carnet de l’histoire de la justice, des crimes et des …criminocorpus.hypotheses.org/

L’administration des grossesses

Alors que, au début du XXe siècle, l’avortement a été réprimé en métropole sur fond de politique nataliste, il a été encouragé par les autorités dans l’île de La Réunion après 1945. Ces pratiques éclairent la construction d’un biopouvoir au croisement du genre, de la classe et de la race.

Depuis 2015, la question de l’accès à l’Interruption volontaire de grossesse (IVG) connaît une nouvelle actualité. En 2015 et 2016, la remise en cause de ce droit a provoqué des manifestations dans plusieurs pays d’Europe, à l’exemple de la Pologne ou de l’Espagne. La mort récente de Simone Veil, qui avait en 1975 porté la loi de dépénalisation de l’avortement, a suscité de multiples hommages, certains émanant d’anciens adversaires, d’« entrepreneurs de lutte » contre le droit à l’IVG, pour reprendre l’expression utilisée par Fabrice Cahen dans son livre Gouverner les mœurs. La lutte contre l’avortement en France, 1890-1950. Au même moment, le livre de Françoise Vergès, Le ventre des femmes. Capitalisme, racialisation, féminisme, rappelle que des avortements forcés ont eu lieu à La Réunion en 1970…

Pour en savoir plus lire le billet publié par Caroline Muller , le 6 décembre 2017 sur le site de la La vie des idées

À propos de : F. Cahen, Gouverner les mœurs. La lutte contre l’avortement en France, 1890-1950, Ined, et F. Vergès, Le ventre des femmes. Capitalisme, racialisation, féminisme,Albin Michel.

____________________________________________________________________________________________

24294005_10155143598643997_666454150986299561_nVous pouvez aussi suivre mon activité principale dans le très sérieux Criminocorpus – Carnet de l’histoire de la justice, des crimes et des …criminocorpus.hypotheses.org/

Une trace dans le ciel (Agnès Clancier)

Parution du livre le 4 mai 2017 – Une trace dans le ciel relate l’histoire de Maryse Bastié, pionnière de l’aviation.

Elle s’efforce de vider son esprit. D’oublier ce qu’elle sait. Ce qu’elle a vécu ces derniers jours, ces derniers mois. Elle doit tout effacer. Tout sauf l’enfance, la jeunesse, l’amour, les défis, la folie, ce qui, d’elle, leur sera pour toujours inaccessible. Ce qui la rend invulnérable.

Arrêtée par la Gestapo, en mars 1944 pour ses activités de résistante, une femme tente, dans la solitude de sa cellule, de surmonter sa peur pour affronter l’épreuve de la détention et des interrogatoires, d’accepter la perspective de sa propre mort tout en gardant intactes sa détermination et sa foi en l’avenir.

Aviatrice célèbre pour avoir, dans les années trente, battu de nombreux records internationaux, elle se remémore son enfance, les moments heureux de son existence, les êtres qu’elle a aimés, les exploits accomplis, puisant dans ce passé et dans la résurgence d’émotions anciennes la force dont elle a besoin.

Ce roman est inspiré de la vie de Maryse Bastié, une héroïne de l’aviation, de la résistance à l’occupant et de la cause des femmes, qui a relevé tous les défis de son temps et mené tous les combats pour la liberté. C’est aussi un formidable témoignage de cette époque où des fous volants, de Mermoz à Hélène Boucher, ont laissé, souvent au péril de leur vie, des traces dans le ciel, ouvrant ainsi la voie à l’aviation moderne.

Agnès Clancier est l’auteur de plusieurs romans, dont « Port Jackson » (2007, Gallimard, coll. Blanche), d’un récit « Karina Sokolova » (2014, Arléa) et d’un recueil de poèmes « Outback, disent-ils » (2017, Éditions Henry).

« Une trace dans le ciel » (Arléa), paru en mai 2017, est son septième livre. Ce roman est inspiré par la vie de Maryse Bastié, héroïne de l’aviation, mais aussi engagée dans la cause des femmes et résistante pendant la seconde guerre mondiale. Site internet : www.agnes-clancier.com

Éditeur : Arléa

Collection : LITTÉRATURE GÉNÉRALE

____________________________________________________________________________________________24294005_10155143598643997_666454150986299561_nVous pouvez aussi suivre mon activité principale dans le très sérieux Criminocorpus – Carnet de l’histoire de la justice, des crimes et des …criminocorpus.hypotheses.org/

 Paroles d’experts de l’identité judiciaire. L’empreinte d’Alphonse Bertillon » (documentaires).Criminocorpus poursuit son enquête au service de l’identification judiciaire de la préfecture de police de Paris et vous propose, à travers la mise en ligne de 4 nouveaux documentaires, de découvrir différents aspects du.

Femmes, noires et communistes contre Wall Street — par Claudia Jones

« La journaliste communiste trinidadienne Claudia Jones est bien peu connue en France ; nous avons donc traduit un extrait d’un long article qu’elle publia en juin 1949 dans la revue du Parti communiste américain, après avoir été incarcérée puis expulsée des États-Unis en raison de son engagement poilitique : une exhortation féministe et révolutionnaire à la prise en considération de la spécificité de l’oppression qui affecte les femmes noires (celles-ci, en tant que travailleuses, noires, et femmes, sont les sujets les plus opprimés de la société, écrivait-elle en précurseuse de l’outil sociologique et militant intersectionnel) doublée d’un appel à « l’unité noire et blanche » contre Wall Street. »

Pour en savoir plus sur revue Ballast

La correction des femmes – Les criminelles en Angleterre (1853-1914) – (Alice Bonzom)

Si la femme victorienne idéale était censée être une fée du logis, la criminelle, elle, était vue comme un démon des prisons. Les détenues, perçues comme autant de déviantes perturbatrices qu’il fallait domestiquer, devinrent un problème majeur à la fin du XIXe siècle. Elles firent l’objet de tentatives de déconstruction et reconstruction identitaires visant à les transformer en « vraies femmes ».

Les détenues anglaises et galloises représentent actuellement environ 5% de la population carcérale. Entre 1995 et 2010, le nombre de femmes emprisonnées a connu une augmentation de 125%. Cette hausse inquiétante a relancé le débat sur la question de leur réinsertion. L’idée de réformer les criminels n’est pas nouvelle, mais elle se décline sous une forme différente à l’époque victorienne et édouardienne. Dans une société fascinée par l’esprit criminel [1], remodeler l’identité des délinquants selon des normes morales genrées apparaît comme fondamental. La femme criminelle en particulier devient la cible de nombreuses tentatives de reconstruction… English

 Pour en savoir plus lire le billet publié par Alice Bonzom , le 1er décembre 2017 sur le site de la La vie des idees.fr/La-correction-des-femmes.html

Alice Bonzom est doctorante en civilisation britannique (ATER) à l’Université Lyon 2. Son travail de thèse, dirigé par Neil Davie, s’intitule : « Criminelles ou rebelles, déviantes ou démentes : femmes victoriennes et édouardiennes dans l’univers carcéral londonien (1877-1918) ».


Le 1er décembre 1955, Rosa Parks refuse de laisser sa place, dans un bus de l’État de l’Alabama

Le 1er décembre 1955, Rosa Parks refuse de laisser sa place, dans un bus de l’État de l’Alabama. James Blake, vétéran de l’armée américaine et chauffeur du bus dans lequel monte Rosa Parks, couturière, lui demande et à trois autres passagers noirs de se lever pour laisser leurs places assises aux usagers blancs. La réponse de Rosa Parks est claire : « Non ». « D’abord, j’avais travaillé dur toute la journée. J’étais vraiment fatiguée après cette journée de travail. Ce qui s’est passé, c’est que le chauffeur m’a demandé quelque chose et que je n’ai pas eu envie de lui obéir. Il a appelé un policier et j’ai été arrêtée et emprisonnée ». Par ce geste devenu symbolique, elle contribue largement à changer le visage des USA et de la ségrégation. Bravo Rosa ! Les éphémérides

Rosa Parks Biography – Biography.com

Biographie de Rosa Parks sous-titrée en français. – YouTube

Décès de Rosa Parks – Vidéo Ina.fr

Les 60 ans du « non » de Rosa Parks – YouTube

____________________________________________________________________________________________

Une fiction écrite par Philippe Alkemade, réalisée par Juliette Heymann, un programme proposé par Patrick Liegibel

Le 1er décembre 1955 à Montgomery (Alabama), Rosa Parks, une petite couturière noire de 42 ans, ne pouvait pressentir en montant dans le bus conduit par James Blake, que son refus de céder sa place à un passager blanc, allait changer son destin et lui apporter une célébrité internationale. Considérée par le Congrès américain comme la mère du Mouvement des droits civiques, cette figure emblématique de la lutte contre la ségrégation raciale aux Etats-Unis travaillera jusqu’à un âge avancé pour défendre ses idées.

AFFAIRES SENSIBLES du vendredi 10 octobre 2014

Rosa Parks, la dignité d’une nation – France Inter

____________________________________________________________________________________________

24059021_10155122613743997_6261477677754359418_nVous pouvez retrouver également mon activité principale sur le très sérieux :

Criminocorpus – Carnet de l’histoire de la justice, des crimes et des …

Contrôler l’accès au porno ? Les films Dorcel montent au créneau

Lors de son grand discours sur l’égalité hommes-femmes, Emmanuel Macron a déploré que l’industrie pornographique, très influente chez les mineurs, ne perpétue des représentations dégradantes des femmes. Réponses avec Grégory Dorcel, premier producteur européen de films X.

L’INSTANT M du mercredi 29 novembre 2017

Invité de l’émission