Archives mensuelles : octobre 2017

Cinéma : un tournage avec des détenues de la prison de Joux-la-Ville

Le tournage d’un film particulier vient de se terminer dans la prison de Joux-la-Ville (Yonne). Des femmes détenues jouant leur propre rôle ont donné la réplique à des professionnels.

Sous l’oeil des caméras, la magie du cinéma opère à la prison de Joux-la-Ville (Yonne). Depuis trois semaines, une équipe de cinéma s’est installée dans le centre pénitentiaire. Sur le plateau, actrices professionnelles et détenues se donnent la réplique. C’est la première fois en France que l’administration pénitentiaire laisse des détenues jouer dans un film.

Capter la vie des détenues

Pour son film Mise à nu(e), Arnaud Sélignac a décidé de travailler en équipe très réduite, avec seulement cinq techniciens. Des conditions compliquées, mais obligatoires pour que l’administration lui laisse carte blanche. Ce qu’il se passe à l’intérieur, l’intimité de ces détenues, rares sont les caméras à avoir pu le capter. Pour ce film, le service pénitentiaire a décidé de faire un test. Après 21 jours ensemble, le tournage touche à sa fin. Chacune des détenues pourra faire valoir cette expérience dans son dossier pénitentiaire, et pourquoi pas une fois dehors. Le film devrait sortir au printemps 2018. Source :

France 3 France Télévisions avatar

Mis à jour le 30/10/2017 | 17:13
publié le 30/10/2017 | 17:13

Les sociétés populaires de femmes

Le 30 octobre 1793, la Convention montagnarde interdit les sociétés populaires de femmes.

Portés par le souffle de liberté de la Révolution, de nombreux clubs se sont créés depuis 1789. Point de discours précieux ou d’échanges mondains, c’est bien au projet politique de la France que les femmes réfléchissent !! Mais ce n’est pas tout à fait du goût de nos valeureux révolutionnaires qui seront prompts à faire fermer ces lieux de réflexions….(puis interdiront aux femmes d’entrer dans les tribunes, puis de se grouper à plus de cinq dans la rue !)

4 jours plus tard Olympe de Gouges, l’une des pionnières de ces clubs, sera guillotinée.

Un siècle plus tard, comme en témoigne cette illustration, durant la Commune, les femmes avaient repris publiquement de la voix ! Archives départementales de la Haute-Garonne

Margaret Sanger, femme rebelle dans l’Amérique du XXe siècle

Margaret Sanger, ce nom est peu connu des Français et des Françaises, pourtant le combat qu’elle a mené dans le monde, sa vie durant, a révolutionné le rapport des femmes, puis des hommes avec la maternité. Ce comics de Peter Bagge raconte sans fard et en détail, une vraie vie héroïque.

L’histoire du féminisme est marquée par de grandes figures comme Margaret Sanger, souvent méconnue, voire ignorée. Pourtant leur action a été capitale pour faire changer les choses. Femme de science, femme libre dans tous les sens du terme, Margaret Sanger a livré le combat pour la libération des femmes à travers la libéralisation de la contraception et du choix pour les femmes, d’avoir ou non des enfants. Fondatrice du journal Women Rebel et créatrice du Planning familial, Margaret trouverait encore aujourd’hui bien des raisons de poursuivre son action incessante…

Pour en savoir plus lire le billet publié par STÉPHANE DUBREIL le 31 octobre 2017 sur le site de Cases d’histoire

Stéphane Dubreil : historien de formation. Iconographe pour le magazine Science et vie/Guerres et histoire depuis la création du magazine. Il y tient une chronique sur la bande dessinée et la guerre. Membre de l’Association des Critiques et journalistes de Bande Dessinée (ACBD).

Femme rebelle, l’histoire de Margaret Sanger. Peter Bagge (scénario et dessin). Editions Nada. 112 pages. 18€

Le grand retour de la charmante Miss Maud Silver, détective privé so British

Pour tous les amateurs d’intrigues policières : le grand retour de la charmante Miss Maud Silver, détective privé so British, avec une anthologie de ses premières enquêtes ! 

(Chez 10/18, on a déjà sorti les tasses de thé dans une atmosphère délicieusement victorienne pour fêter l’évènement.) 

Un collector à retrouver dès le 2 novembre en librairie. Editions 10-18

La Route de T.S.F.(Jean-Marc Boura)

Parution du livre le 10 octobre 2017 – Cet ouvrage fait l’éloge de la femme martiniquaise. Il s’inscrit dans une particularité que l’on retrouve dans certaines sociétés ; précisément celles qui ont été concernées par, et qui ont subi l’esclavage : c’est le régime matrifocal. Il est en effet courant que la femme antillaise se retrouve seule, en charge de la famille : de son éducation, de son entretien, de son alimentation, etc. La femme martiniquaise est par conséquent très tôt, consciente de ses responsabilités ; endossant malgré elle toute « la charge familiale », elle vient en cela à jouer un rôle essentiel voire central, dans cette société. D’où ses surnoms de « poteau-mitan », de « femm’ douboutt », de « mâle-femme » ou de « maîtresse-femme »…

Jean-Marc BOURA, né le 12 janvier 1965 à Fort de France, Martinique.

Actuellement, assistant de direction dans une école Parisienne.

A obtenu :

–          Licence en Sciences de l’Education en 2013 (C.E.P.E.C de Lyon),

–          Brevet de technicien à Option, Conduite de l’Entreprise Agricole en 1986 (L.E.G.T.A de Croix Rivail),

–          Etudes d’Arts Lyriques (Formation de soliste, Contre-ténor Mezzo-Sopraniste) entre 1989 et 1994 au Conservatoire National de Région de Rueil Malmaison,

–          Prix supérieur chant (école Léopold BELLAN), en 1991,

–          Deux médailles de chant : U.F.A.M en 1989 et C.I.M.P en 1991.

Par Jean-Marc Boura

Thème : Roman de société / actualité

Format : Roman (134×204)

Nombre de pages : 308

« Révolution », « intégration » et caetera – Conférence de l’historien Marc André à Lyon

« Révolution », « intégration » et caetera

L’abécédaire des luttes algériennes à Lyon durant la décolonisation et au-delà

Le jeudi 30 novembre de 18h30 à 20h30 – bibliothèque de la Part-Dieu

A ne pas manquer pour ceux que l’histoire de l’immigration, et plus particulièrement l’histoire de l’Algérie à Lyon, intéresse

Par Marc André, sûrement le meilleur spécialiste actuellement.

En 2017, la France compte plus de quatre millions de résidents d’origine algérienne dont deux millions de bi-nationaux. Cette présence s’explique par une longue histoire qui commence avec la guerre 1914-1918 et s’accélère après la Seconde Guerre mondiale quand la loi « portant statut organique de l’Algérie » du 20 septembre 1947 reconnaît aux Algériens la citoyenneté française : dès lors, ce ne sont plus seulement des célibataires mais aussi des femmes qui franchissent en plus grand nombre la Méditerranée et s’installent en France, accompagnant ou fondant une famille… Pour en savoir plus sur Bm-lyon.

Agrégé et docteur en histoire, Marc André est chercheur associé au Larhra (Laboratoire de recherches historiques Rhône-Alpes). Ses travaux portent sur l’immigration algérienne, la guerre d’Algérie et la justice militaire dans la France métropolitaine. Il a récemment publié Femmes dévoilées. Des Algériennes en France à l’heure de la décolonisation (ENS Éditions, 2016).

Parution du livre en décembre 2016 – Depuis les années 1990 le voile cristallise les débats politiques sur l’identité nationale et livre des femmes musulmanes une image partielle. Cet ouvrage cherche à donner plus d’épaisseur à leur présence dans la société française en s’intéressant aux premières d’entre elles : les Algériennes venues au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. Qui sont ces femmes ? Pourquoi traversent-elles la Méditerranée aux pires moments de la répression du nationalisme algérien ? Comment trouvent-elles leur place dans la société qui les entoure et leur rôle dans la guerre d’indépendance menée aussi en métropole ?

Grâce à une enquête orale approfondie, on les entend répondre à ces questions, on les découvre également au détour d’un fonds photographique public ou privé, dans le secret des archives judiciaires et policières, administratives et médiatiques. Leur mémoire inspire une parole vive et permet aux archives de parler à leur tour.

On comprend alors l’histoire partagée qui les amène à prendre parti dans une guerre souvent fratricide, à s’attacher à l’Algérie naissante autant qu’à trouver la forme d’une intégration singulière, loin des débats actuels qui les méconnaissent obstinément. L’écriture de cette histoire résulte ainsi d’une écoute, d’une patience et d’une réflexion sur les outils, sur les méthodes aptes à rendre visible la matière complexe des parcours de ces Algériennes pendant cinquante ans, en s’efforçant d’en préserver la vie.

Editeur Ens Lsh Lyon
Collection Sociétés Espaces Temps

Berthe Morisot

22851837_148527599225424_646334126064505583_n« Manet fit d’elle ses plus beaux portraits, elle conquit les impressionnistes par son talent et devint la première femme du groupe. Son oeuvre, intacte et sans une ride s’affirme aujourd’hui comme l’une des plus hautes de son temps, et révèle qu’elle fut souvent en avance et sut ouvrir la peinture à des voies nouvelles.

« Jean-Dominique Rey, écrivain et critique d’art pose un regard sensible sur « la belle peintre » et réunit une anthologie commentée de grandes plumes de l’époque, Mallarmé, Fénéon, Huysmans, Valéry qui reconnurent très tôt son talent.

« Sylvie Patry, directrice générale de la fondation Barnes (Philadelphie) après dix ans au musée d’Orsay, confronte son oeuvre à celles de Renoir, Monet, Degas et Manet, et met en lumière la modernité et l’originalité de ce « peintre singulièrement peintre ». »

—> Jean-Dominique Rey, préface Sylvie Patry, BERTHE MORISOT, Paris, Flammarion, 2016 ;

Deux citations en exergue :

« Je n’aime que la nouveauté extrême ou des choses du passé. » (Berthe Morisot)

« La singularité de Berthe Morisot fut de vivre sa peinture et de peindre sa vie…Elle prenait, laissait, reprenait le pinceau, comme nous prend, s’efface et nous revient une pensée. C’est là ce qui confère à ses ouvrages le charme très particulier d’une étroite, presque indissoluble relation entre un idéal d’artiste et l’intimité d’une existence. » (Paul Valéry) ;

En couverture : La chasse aux papillons [extrait], Berthe Morisot, 1874, huile sur toile, musée d’Orsay, Paris.