Archives mensuelles : octobre 2017

Le guide juridique des femmes victimes de violences

On peut envoyer des tas de tweets et attendre l’indignation des jurés de Hollywood. Mais, avant toutes choses, savoir quoi faire ici et maintenant. Le GUIDE JURIDIQUE DES FEMMES VICTIMES DE VIOLENCE de My-Kim Yang-Paya et Céline Marcovici ( Alma Editeur ) est également disponible en numérique.

Comment engager des poursuites ? Peut-on obtenir l’incarcération de l’agresseur ? A-t-on le droit, suite à des coups, de quitter le domicile ? Comment protéger l’enfant d’un père violent à l’endroit de sa mère ?, etc. Autant de questions auxquelles ce guide répond.

Le divorce par consentement mutuel date de 1975, la première campagne d’information sur les violences conjugales remonte à 1989 (plus de 200 000 femmes en sont victimes chaque année en France). Ce n’est qu’au xxie siècle que la nécessité de légiférer pour endiguer les violences physiques, sexuelles ou psychologiques dont sont victimes les femmes dans leurs couples, au travail ou dans leur vie quotidienne a été prise en compte. Depuis tout un train de réformes s’est ajouté dont la plupart sont ignorées ou mal comprises. C’est donc à une nécessité impérieuse qu’obéit la rédaction de ce guide juridique à la fois précis et grand public.

Les deux avocates qui signent ce livre répondent à toutes les questions que la victime, ses proches et l’entourage peuvent se poser. Elles montrent que les femmes qui sont la proie de violences disposent d’armes juridiques pour se défendre. En annexe, un lexique permet de comprendre la terminologie juridique parfois intimidante. Et les coordonnées des principales institutions et associations d’aide aux femmes victimes de violence permettent de savoir à qui s’adresser.

My-Kim YANG PAYA dirige l’Association Avocats Femmes et Violences créée en 1997 et Céline MARCOVICI en est la secrétaire générale. Elles sont toutes deux avocates à la Cour.

par My-Kim Yang Paya et Céline Marcovici

REVUE DE PRESSE

Le beau sourire de Marie Dubois (actrice Française)

Souvenir du beau sourire de MARIE DUBOIS actrice Française très connue dans les années 60 et qui nous a quitté le 15 Octobre 2014 a l’age de 77 ans.

Grande actrice française, Marie Dubois a suivi le cours de la Rue Blanche avant de jouerdans plusieurs pièces et à la télévision. François Truffaut la remarque et elle obtient un rôle dans Tirez Sur Le Pianiste en 1960. Elle tourne ensuite avec les plus grands acteurset réalisateurs de son époque, de Jean Gabin à Jean-Paul Belmondo , de Jean-Luc Godard à Louis Malle. Son rôle le plus célèbre est celui de la jolie blonde Juliette dansLa Grande Vadrouille (1966) de Gérard Oury avec Louis de Funès et un Bourviltotalement séduit. Malade , elle se fera plus rare à partir des années 1970 malgré debelles apparitions dans Garçon ! (1983) de Claude Sautet ou Les Caprices D’Un Fleuve(1996) de Bernard Giraudeau.

La violence féminine (Liliane Daligand)

Parution du livre le 28 octobre 2015 – Parler de la violence féminine provoque toujours un malaise tant il est difficile d imaginer la femme en criminelle… Lorsque c est le cas, elle est aussitôt traitée comme un cas unique, voire comme une victime.

Pourtant, la majorité des cas de maltraitance des enfants au sein de la famille est le fait des mères, et la délinquance des adolescentes est en nette progression, y compris pour des actes d agression à caractère sexuel. Quant aux hommes battus, ils sortent de leur silence. Les médias font un large écho aux crimes les plus spectaculaires, infanticides répétés, actes de barbarie guerrière… Sans compter les agressions quotidiennes souvent plus discrètes, verbales ou psychologiques, mais courantes au bureau ou à l école, qui peuvent provoquer d immenses dégâts.

Alors, faut-il en finir avec un tabou : la figure de la femme protectrice et aimante ? Ou, comme Liliane Daligand, se demander, en allant au-delà des statistiques, des faits et des études théoriques, ce qui a changé pour que cette violence, qui a peut-être toujours existé, éclate maintenant au grand jour ?

S’appuyant sur les expertises qu elle a été amenée à réaliser, l auteur éclaire les ressorts de cette violence, une violence que nous maîtrisons, mais qui n en reste pas moins enfouie en chacun de nous, hommes et femmes.

Docteur en médecine et en droit, Liliane Daligand est professeur de médecine légale et de droit de la santé à l’université Lyon I, psychiatre des hôpitaux au CHU de Lyon où elle est responsable des urgences psychiatriques et d’une unité d’accueil de victimes. Expert près la cour d’appel de Lyon, elle préside l’association VIFF-SOS Femmes, qui accueille et héberge des femmes et enfants victimes de violences à Villeurbanne. Elle est l’auteur de Violences et Victimes (Méditions, 1993

  • Éditeur : ALBIN MICHEL
  • Collection : ESSAIS DOC.

Liliane Daligand : « Parler de la violence féminine reste un sujet tabou »

« En France, il y a les trois G : galanterie, grivoiserie, goujaterie » – Isabelle Adjani –

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« En France, il y a les trois G: galanterie, grivoiserie, goujaterie. Glisser de l’une à l’autre en prétextant le jeu de la séduction fait partie des « armes de l’arsenal de défense des prédateurs et des harceleurs. »

Laissons savoir à ces messieurs que les actrices, tout comme les ouvrières, les agricultrices, ou les ingénieures, les commerciales, les institutrices, les mamans ou les putains sont toutes libres de baiser, libres d’avorter.

Et libres de parler ! – Isabelle Adjani –

Affaires de harcèlement sexuel : à quoi servent les médias ?

Des révélations sur le producteur américain Harvey Weinstein au débat entre Christine Angot et Sandrine Rousseau en passant par la Une des Inrocks sur Bertrand Cantat, des affaires bien différentes mais qui interrogent sur le traitement médiatique du harcèlement et des violences faites aux femmes.

C’est le sujet qui a scandalisé tout le monde, fait la Une de tous les journaux, tourné en boucle sur les chaînes d’info au rythme des révélations, et suscité une avalanche de réactions sur les réseaux sociaux des Etats-Unis à la France: L’affaire Weinstein, du nom de ce producteur de cinéma américain accusé d’avoir violé et agressé des dizaines d’actrices et d’avoir instauré un système qui a permis une véritable omerta… Pour en savoir plus lire le billet publié sur le site de France culture.

La Fabrique médiatique par Caroline Broué

Pourquoi la violence faite aux femmes

Mis en ligne le 13 octobre octobre 2017 – Alors que des hommes cèdent à leurs « pulsions irrépressibles et licites » selon Françoise Héritier, ce sont les femmes qui subissent la honte, la souillure et le déshonneur qui s’étend aux leurs. Quels sont les redoutables mécanismes de la violence faite aux femmes ?

heSam Université

Conférences

Un débat enregistré en 2014.

Catherine Deschamps, co-auteur avec Christophe Broqua de « L’échange économico-sexuel »

Éliane de Latour, IRIS/EHESS

Véronique Nahoum-Grappe, anthropologue, Centre Edgar Morin/EHESS

Françoise Héritier, anthropologue, professeure honoraire au Collège de France.

Pour en savoir plus sur France culture

Actuel Moyen Âge – Le viol au temps de saint Louis

Quand au XIIIe siècle, ne pas crier, c’était déjà être consentant-e…

Cette semaine une affaire de mœurs fait pas mal de bruit dans les média. Un homme de 28 ans qui invite de manière préméditée une petite fille de 11 ans chez lui avec qui il a des rapports sexuels, et qui suite à la plainte de la famille, n’est pas condamné pour viol.

Ce qui agite l’opinion publique, ce n’est pas tant la violence sexuelle en soi. En France c’est presque banal : les associations estiment qu’il y a un viol toutes les 7 minutes, et que seulement 8 % sont dénoncés à la police. Glauque, mais véridique : les viols dont on parle dans les médias sont exceptionnels, ceux qui impliquent un homme politique, un footballeur… ou un enfant.

Non, ce qui fait vraiment débat, c’est la façon dont le tribunal du Val d’Oise a qualifié les faits. La petite fille s’est plainte à sa mère après, mais sur le coup, elle ne s’est pas débattue, elle ne s’est pas enfuie. Peut-on alors dire qu’il y a viol ? Loin de moi l’idée de vous influencer dans ce passionnant débat, je vous raconte juste comment on jugeait les viols au XIIIe siècle. Vous allez voir, ça n’est pas si loin de nous…

Pour en savoir plus lire le billet publié le 26 septembre 2017 sur le site de Non fiction

Ancienne élève de l’ENS Lyon, Pauline Guéna est actuellement en doctorat à l’Université Paris IV