Archives mensuelles : septembre 2017

Madame de Staël, la femme qui osait penser

Les autorités se demandent quelles cendres de femme célèbre pourraient bien se recueillir au Panthéon. Pourquoi ne pas songer d’abord à Mme de Staël ? Loin de promouvoir une uniformisation monotone des mœurs et des arts, elle encourage chaque peuple à cultiver son jardin, mais sous le signe de la modernité politique et de la modernité esthétique. Elle conjugue l’art de penser et d’imaginer, la philosophie et le roman. Cet ouvrage donne résolument la parole aux textes, et y trouve matière à méditer et rêver.📒 Pour consulter la page du livre: http://bit.ly/2fuyw3z

La course à la minceur, nouvel impératif féminin des années 1920

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La Femme de France, 14 décembre 1930 ; source RetroNews BnF
L’APRÈS-GRANDE GUERRE MARQUE LE DÉBUT DE L’OBSESSION DE LA MINCEUR. LA PRESSE, EN PARTICULIER FÉMININE, SE FAIT LE RELAIS AMBIGU DE CETTE NOUVELLE INJONCTION.

C’est le nouveau mot d’ordre des années d’après la Première guerre mondiale : pour être belle, il faut être mince. Au début des années 1920, l’idée est encore récente et elle n’est pas évidente pour tous les lecteurs, comme en témoignent certains articles de l’époque. Ainsi des Modes de la femme de France qui analysent en 1923 cette « mode » venue des États-Unis :

« Le dernier chic, actuellement, pour une femme élégante, c’est d’être d’une minceur sensationnelle. Il faut essentiellement être grande, élancée — ou, tout au moins, le paraître. […] Comme on peut le supposer, ces recherches esthétiques s’allient à un régime des plus rigoureux. À aucun prix, il ne faut grossir. »…

Pour en savoir plus lire le billet publié le 25 septembre 2017 par Pierre Ancery sur le site Retronews

Petite géographie des maisons closes parisiennes

Ce n’est pas pour rien que les historiens nommeront « Belle époque » la période d’insouciance et de festivités qui s’étend de la fin du XIXe siècle au début de la Première Guerre mondiale en France… Paris est alors la capitale des plaisirs que le monde nous envie, comme le résumera très justement le libertin Léopold II – roi des Belges – répondant à la question de son médecin « Où avez-vous mal, majesté ? » par un fameux « Partout… sauf à Paris ». Paris ZigZag vous propose de revenir sur les adresses des plus célèbres bordels qui ont marqué la ville … Pour en savoir plus lire le billet publié sur le site de PARIS ZIGZAG

Photographie à la une : Scène :  Le One Two Two (122 rue de Provence, Paris 9e)

Chasse aux sorcières à Salem – ARTE

Que s’est-il passé à Salem en 1692 ? Ce documentaire-fiction revient sur un des faits divers les plus marquants de l’histoire des États-Unis : la folie destructrice qui s’est emparée d’un village protestant à la fin du XVIIe siècle. Glaçant.

Que s’est-il passé à Salem en 1692 ? Dans cette bourgade du Massachusetts, vingt-cinq personnes sont exécutées par les autorités locales, plusieurs dizaines jetées en prison après des procès pour le moins expéditifs. Le même chef d’accusation s’applique à chacun : sorcellerie et commerce avec le diable. Aucun fait, pourtant, ne vient étayer les soupçons, si ce n’est les dénonciations de quelques jeunes filles se plaignant d’avoir été envoûtées par leur servante, une voisine ou une connaissance. Trois siècles plus tard, cette tragédie au sein d’une communauté de protestants puritains d’origine anglaise soulève beaucoup de questions, et reste une tache indélébile dans l’histoire des États-Unis… Pour en savoir plus sur Arte.tv/fr/videos

La chasse aux sorcières – YouTube

« Les hirondelles de Kaboul » de Yasmina Khadra illustré par Emmanuel Michel

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Parution du livre le 3 novembre 2017 –  » Dans un Kaboul caniculaire, parmi les ruines du désastre et celles des esprits, deux hommes et deux femmes cherchent un sens à leur vie : un bourgeois déchu, une avocate interdite d’exercer, un geôlier s’amenuisant à l’ombre des exécutions publiques et une épouse aux prises avec une maladie incurable.

A travers leur quête de la dignité humaine, le martyre d’une nation traumatisée par les guerres et la folie, livrée aux sortilèges des gourous et à la tyrannie des taliban.

Et pourtant, là ou la raison semble perdue, l’amour refuse de céder et se réclame du miracle. Mais qu’est-ce que le miracle dans un pays ou «les liesses sont aussi atroces que les lynchages» ?

Dans ce roman magnifique qui est aussi un hymne à la femme, Yasmina Khadra a su mettre au jour avec lucidité la complexité des comportements dans les sociétés musulmanes déchirées entre le féodalisme et la modernité. «

Les hirondelles de Kaboul de Yasmina Khadra illustré par Emmanuel Michel

Tibert Editions

Le titre que nous avons choisi d’éditer, Les hirondelles de Kaboul, est paru pour la première fois aux Editions Julliard le 22 août 2002. Ce dernier a connu un très beau succès puisqu’il s’est écoulé à 700 000 exemplaires, toutes éditions confondues. C’est pour nous un privilège que d’avoir obtenu l’aval de Yasmina Khadra et des éditions Julliard pour réaliser ce projet. Pour en savoir plus sur Ulule.com

Le Jihadisme des femmes – Pourquoi ont-elles choisi Daech ?

Parution du livre le 14 septembre 2017 – Elles sont environ cinq cents à avoir choisi de rallier Daech. Comment penser ce phénomène et l’ampleur qu’il a prise en Europe, au point que, en 2015, le nombre de candidates au départ est devenu presque égal à celui des hommes ? Quelles sont les motivations et les aspirations de ces jeunes femmes et parfois toutes jeunes filles ?

En mettant en œuvre d’une manière complémentaire les approche sociologique et psychanalytique, ce livre propose d’abord des analyses qui se fondent sur des critères objectifs (âge, classe sociale, lieu de résidence, culture musulmane ou conversion, etc.). Il éclaire ensuite les ressorts subjectifs de l’adhésion à ce régime violemment oppressif qui dénie aux jeunes femmes les acquis de l’émancipation féminine mais leur donne paradoxalement le sentiment d’exister enfin en tant qu’épouse de combattant et mère de « lionceaux », promis au combat comme leurs maris le sont à la mort.

Il faut s’intéresser à l’attrait qu’exerce une telle régression car il est probable qu’il constitue l’un des marqueurs de notre modernité.

Fethi Benslama est psychanalyste, professeur de psychopathologie et doyen de l’UFR d’Études psychanalytiques à l’université Paris-Diderot.

Farhad Khosrokhavar est sociologue, directeur d’études à l’EHESS et directeur de l’Observatoire de la radicalisation à la Fondation de la Maison des sciences de l’homme à Paris.

Editions du Seuil

Sciences humaines

Farhad Khosrokhavar: « Les femmes djihadistes recherchent une …

« Le viol »: Téléfilm dramatique réalisé par Alain Tasma

Résumé : Le 21 août 1974, dans les calanques de Marseille, deux jeunes touristes belges venues passer quelques jours de vacances en France sont agressées et violées par trois hommes. Pendant quatre années, alors que leur entourage leur suggère d’oublier cet incident, ces deux jeunes femmes et leurs avocates vont se battre pour amener leurs agresseurs devant la cour d’assises d’Aix-en-Provence. Pour cela, à deux reprises elles demandent au tribunal correctionnel de Marseille, ce qui était inconcevable à l’époque, de se déclarer incompétent pour juger cette affaire. Finalement le 2 mai 1978, s’ouvre le procès aux assises…

Genre : Téléfilm dramatique

Pays : Belgique – Date de sortie : 2017

Réalisateur : Alain Tasma

Acteurs(s) : Clotilde Courau (Gisèle Halimi), Camille Sansterre (Nicole), Bérangère McNeese (Malia), Pierre Andrau (Bruno), Stéphane Rideau (Pierre)

Mardi 19 Septembre 2017 : 20h55 – 22h25 sur France 3

22:25 Mardi 19 septembreFRANCE 3DÉBAT : Le viol, un crime sous silence

Après la diffusion du téléfilm «le viol», Carole Gaessler,en compagnie d’Anne Tonglet et Araceli Castellano, revient sur cette affaire qui a marqué une étape dans la prise de conscience par la société de la gravité du viol et de ses conséquences pour les victimes… C’est seulement en 1980 que le viol est devenu un crime puni de quinze ans de réclusion criminelle. En France, une femme sur six est victime de viol ou de tentative au cours de sa vie. Après un viol, rien n’est plus comme avant. Mais la vie des victimes peut reprendre. Pourtant, dans notre pays, on ne les y aide pas. Le suivi dont elles bénéficient reste bien souvent aléatoire