Archives mensuelles : juin 2017

« Le soignant face au sujet bordeline »

 Santé Mentale – « Le soignant face au sujet bordeline ». Sur fond d’insécurité intérieure quasi permanente, d’une grande fragilité narcissique, les personnalités borderline souffrent d’une instabilité identitaire responsable de perturbations relationnelles, d’une dysrégulation des affects et de comportements impulsifs.

Face à ces patients tout à la fois fascinants et désespérants, chez qui chaque frustration, chaque déception, provoque des effets cataclysmiques, les soignants sont en perpétuel déséquilibre. Le point sur une clinique hétérogène, où l’enjeu reste le maintien du lien.
http://www.santementale.fr/la-revue/numero-du-mois/

« L’Assassin menacé » de René Magritte

René Magritte (1898-1967) est un peintre belge dont l’œuvre fut fort contestée avant de connaître la popularité qu’elle a obtenue de nos jours.

« L’Assassin menacé », toile de grandes dimensions, environ deux mètres de large, montre une qualité d’exécution étonnante – Magritte avait vingt-huit ans lorsqu’il la réalisa -.

« Il est vrai qu’elle tire pratiquement toutes ses ressources de ce goût mélodramatique du suspense dont la fascination opérait sur l’artiste par l’intermédiaire des romans populaires du genre de Fantômas – voire des livraisons à bon marché d’aventures policières comme celles de Nick Carter – et de leur traduction cinématographique dans les serials américains ou français. Par là aussi elle est très certainement l’une des moins surréalistes de cette période dans la mesure même où, suggérant toute une histoire dont elle n’évoquerait qu’un moment, elle mériterait de se voir qualifiée de « littéraire ». Ce qui la sauve, bien entendu, c’est l’extraordinaire qualité – d’une précision tout onirique, d’une rêveuse fermeté – de la réalisation… »

Les personnages masculins de Magritte, correctement vêtus, cravatés, portant chapeau melon, sont la réplique exacte du peintre dans sa vie quotidienne. En effet, il refusait toute excentricité dans son apparence et dans sa vie privée, contrairement à Gauguin ou à Dali. Il n’a pas voulu poursuivre dans ce genre de peinture bien qu’une suite à « L’Assassin menacé » lui eût apporté une rapide notoriété. Une dizaine d’années plus tard il parvenait à imposer sa vision poétique des objets et la place imaginaire qu’il leur destinait dans son monde empli de mystère. (Écrit par Améthyste) – Merci à Philippe Jamart. pour ce signalement.

(Bibliographie : Magritte de José Pierre (Éditions Aimery Somogy, 1984).

« Peint en 1927, L’Assassin menacé forme un diptyque avec Le Joueur secret. Monumentales, les deux toiles ont été présentées en avril 1927 lors de l’exposition organisée à Bruxelles, à la galerie Le Centaure. Magritte a mis un soin particulier à l’exécution de cette grande peinture à l’accent narratif prononcé. Le sujet semble inspiré par un des cinq poèmes réunis par Paul Nougé sous le titre “Images peintes”…

Magritte a repris l’argument poétique et ses emblèmes : la femme en une association singulière de la mort et de la perversité; l’assassin en dandy mélomane, les ombres anonymes et impersonnelles qui menacent l’assassin »… Pour lire l’intégralité de l’article de la rédaction RTBF  publié le vendredi 20 août 2010 sur Rtbf.be/culture

Deux vidéos d’appui :

L’assassin menacé, d’après le tableau de René Magritte – vidéo …

René Magritte: The Menaced Assassin.mov – YouTube

« Prendre sa vie en main, rebattre les cartes du destin » – La collection Terres de France aux Presses de la Cité.

19397179_10213430026575724_3832446145308238408_nPrendre sa vie en main, rebattre les cartes du destin tels pourraient être les thèmes de ce mois de juin.

Yves Jacob explore le sentiment amoureux face à l’adversité et la guerre. S’engager ou s’attacher, se rebeller ou courber l’échine sous l’occupant ?

Exilé en terre bretonne, Hugo sera cet « arbre déraciné » contraint à un choix inexorable. Une nouvelle auteure pour un premier roman coup de cœur !

Anne Michel nous invite à retrouver le goût des autres et du bonheur au sein d’une petite île bretonne à la nature sauvage et indomptable.

Des personnages cabossés par la vie vont y réapprendre à vivre et à aimer.

Clarisse Enaudeau, directrice littéraire

La triste histoire des femmes incarcérées dans des asiles sous Mussolini

Entre 1922 et 1943, l’Italie fasciste a emprisonné des milliers de « dégénérées » dans des institutions psychiatriques.

Cet article a été initialement publié sur VICE Italie.

Sous la dictature de Mussolini en Italie – de 1922 à 1943 – des milliers de gens furent internés dans des asiles pour ne pas avoir voulu se conformer aux mœurs imposées par le régime. Annacarla Valeriano et Costantino Di Sante, chercheurs à l’université de Teramo, ont passé des années à étudier des récits et journaux intimes évoquant l’emprisonnement inhumain de milliers de personnes – en particulier des femmes –, considérées comme des malades mentaux car « moralement anormaux » pour s’intégrer à la société.

Leur étude a donné lieu à une exposition – mêlant photos, registres médicaux et lettres personnelles – qui s’est tenue un peu partout en Italie. J’ai discuté avec Annacarla Valeriano au sujet de son travail et du traitement qu’a fait subir le régime aux femmes qui ne voulaient pas écouter…

Pour en savoir plus lire le billet publié par ELENA VIALE le 15 juin 2017 sur le site Vice.com

Lancement de la recherche participative HUGO. Patrimoine des lieux de justice

Souvent peu accessibles, chargés d’imaginaires et de mémoires conflictuelles, les lieux de justice restent aujourd’hui largement méconnus malgré leur ancrage dans les territoires.

HUGO est un nouveau service en ligne dédié à la connaissance partagée du patrimoine judiciaire. Il vise à dresser un inventaire géolocalisé des lieux de jugement et d’exécution des peines en rassemblant des informations relatives à l’architecture, l’histoire et la mémoire des lieux.

Son interface de consultation bilingue et en libre accès est destinée à faciliter le recueil d’informations et les recherches sur le patrimoine judiciaire.

Conçu sur une base participative, HUGO offre ainsi à chacun la possibilité de contribuer à la collecte des données par un formulaire complet ou simplifié.

HUGO est piloté par le CLAMOR. Centre pour les humanités numériques et l’histoire de la justice (UMS 3726). Le projet a reçu le soutien de la Mission de recherche Droit et Justice et de la région Normandie. Il est réalisé en partenariat avec les Archives nationales, l’Université de Rouen, l’équipe InTRu (Tours), l’École nationale d’administration pénitentiaire et le Centre d’histoire judiciaire de Lille.

Le compte Twitter  @HUGOgeojustice vous relaiera toute l’actualité des dernières mises en ligne.

Plus d’information sur le projet : https://hugo.criminocorpus.org/fr/

Vous souhaitez participer ?  Rendez-vous sur :

https://criminocorpus.org/fr/reperes/lieux-de-justice/hugo-participer-au-projet/

Télécharger l’affiche de présentation

L’administration révolutionnaire des filles de joie

Alors qu’une légende noire présente la Révolution française comme un temps de débauche, le cas de la prostitution étudié par Clyde Plumauzille montre que 1789 instaure au contraire un ordre moral et politique : femmes indignes, les prostituées sont aussi tenues pour des citoyennes de second rang.

Recensé : Clyde Plumauzille, Prostitution et Révolution. Les femmes publiques dans la cité républicaine (1789-1804), Ceyzérieu, Champ Vallon, 2016, 398 p., 28 €.

Pour en savoir plus lire le billet publié  par Florence Lotterie , le 16 juin 2017 sur le site de  la vie des idées