L’école des sages-femmes : Naissance d’un corps professionnel (1786-1917)

 Résumé : De la matrone à la sage-femme, la professionnalisation et la fonctionnarisation d’un corps de santé publique.

Comment passe-t-on de la figure de la matrone, accoucheuse traditionnelle sans formation particulière ni autre autorité que celle conférée par l’habitude, à celle de la sage-femme dûment diplômée, véritable agent de santé publique d’une puissance publique elle-même en pleine recomposition ? Nathalie Sage-Pranchère, archiviste paléographe et docteur en histoire, a fait de cette transition son champ d’études de prédilection. Elle en propose, avec son ouvrage L’Ecole des sages-femmes. Naissance d’un corps professionnel (1786-1917), tiré de sa thèse de doctorat soutenue en 2011, une synthèse passionnante et admirablement documentée …

Pour en savoir plus lire le billet publié par Marie RANQUET le 24 avril 2017 sur site Non fiction

Parution du livre le 19 janvier 2017 – Protéger l’homme « au moment où il arrive au port de la vie », telle est la mission que les gouvernements français, de l’Ancien Régime à la IIIe République, assignent aux sages-femmes. Accompagnatrices des mères et désormais membres du corps médical, les sages-femmes se sont constituées au cours du XIXe siècle en profession scientifique, détentrice d’un savoir riche et varié. Partout en France, leur formation a occupé administrateurs et médecins, faisant naître des dizaines d’écoles départementales, dont le dynamisme n’a souvent eu que peu à envier à l’école de l’Hospice de la Maternité de Paris. Du cours hospitalier à la véritable école-maternité, les institutions de formation ont accueilli en un siècle des dizaines de milliers de jeunes femmes qui, leur diplôme en main, se sont faites dans les campagnes les « institutrices du système de santé » français. Lettrées, compétentes et respectées, les sages-femmes ont ainsi fait bénéficier leurs patientes d’une qualité de soins acquise aux meilleures sources du savoir obstétrical. Légitimées par leur formation et le monopole que l’Etat leur accorde face aux matrones, elles ont mis au monde l’essentiel de la population française, ont vacciné des générations de nouveau-nés et se sont faites les chantres de l’hygiène pasteurienne dès ses débuts. L’histoire de l’émergence de ce corps professionnel, né d’une volonté politique et du consentement des accoucheuses, est riche d’enseignements pour les enjeux contemporains de la naissance et de ses acteurs.

Nathalie Sage Pranchère, ancienne élève de l’Ecole nationale des Chartes, docteure et agrégée d’histoire, est chercheuse associée au Centre Roland-Mousnier (UMR 8596, CNRS-Université Paris-Sorbonne). Ses travaux portent sur les professions de santé, leurs dynamiques de définition et de légitimation (formation, exercice illégal de la médecine dans ses différentes acceptions, syndicalisation). Elle intervient régulièrement dans les écoles de sages-femmes (Suresnes, Tours, Dijon) pour assurer des cours sur l’histoire de la profession et l’anthropologie historique de la naissance.

(Avec la contribution de), Jean-Pierre Bardet (Préface)

  • Éditeur : Presses universitaire François Rabelais
  • Collection : Perspectives historiques

 Une vidéo d’appui : L’école des sages-femmes. Naissance d’un corps professionnel (1786 …

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