1977, la Place de Mai – Les  » Mères de la Place de Mai « 

Au printemps 1976, un coup d’état installe en Argentine une énième dictature militaire qui se distingue des précédentes par sa volonté d’avancer sans visage.

« … Face à cette situation inédite, la réponse était difficile. Plusieurs organisations de défense des droits de l’homme sont alors intervenues mais l’opinion internationale a été beaucoup plus sensible au mouvement des Mères qui s’est levé timidement le 30 avril 1977. C’étaient des femmes de 40 à 60 ans ; elles étaient lasses d’entendre leurs interlocuteurs dans les commissariats de police et les palais de justice leur dire que non, ils ne savaient pas où avaient pu passer leurs fils et leurs filles… »

Invitée de l’émission France Inter Alice Verstraeten Anthropologue

Pour en savoir plus voir le billet publié le 1er mai 2017 sur le site de l’émission La marche de l’Histoire

Parution du livre le 3 septembre 2013 – A crime imprescriptible, douleur inextinguible.

La terreur engendrée par la  » disparition forcée  » broie les intimités et défait les liens sociaux. Le pouvoir tente d’empêcher la résistance, mais c’est sous-estimer la mémoire des sens. Se taire est intenable. Et si témoigner totalement semble impossible, les victimes, peu à peu, se transforment en résistantes par leur volonté de dire et de montrer malgré tout.

Les  » Mères de la Place de Mai  » ‒ suivies par les frères et sœurs, les enfants de disparus et les survivants des camps ‒ nomment l’innommable à travers une parole exploratoire, compensent l’invisible et l’irreprésentable à travers une esthétique reconstruite, recréent du lien social à travers les petits liens de sens et les émotions des récits partagés. Elles renversent point par point les intentions de déshumanisation.

Mêlant expériences de terrain et témoignages directs de victimes résistantes, cette réflexion transdisciplinaire propose un filet de sens pour appréhender l’horreur.

Alice Verstraeten est docteure en anthropologie, auteure et illustratrice. Elle a publié divers articles sur la disparition forcée argentine dans des revues françaises, québécoises et internationales. Elle a co-réalisé, avec sa sœur Cécile Verstraeten, le film documentaire  » Victor  » (2009), portrait d’un survivant de l’ESMA (l’un des plus grands camps argentins de disparition) résistant quotidiennement à la terreur et à l’impunité.

Auteur : Alice Verstraeten

Collection: Mémoire et survivance

Discipline: Etudes littéraires

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