Archives mensuelles : mai 2017

L’édito juin 2013 – La collection Terres de France

18423997_10213071194085136_8103015401728303060_nPrendre sa vie en main, rebattre les cartes du destin tels pourraient être les thèmes de ce mois de juin.

Yves Jacob explore le sentiment amoureux face à l’adversité et la guerre. S’engager ou s’attacher, se rebeller ou courber l’échine sous l’occupant ?

Exilé en terre bretonne, Hugo sera cet « arbre déraciné » contraint à un choix inexorable. Une nouvelle auteure pour un premier roman coup de cœur !

Anne Michel nous invite à retrouver le goût des autres et du bonheur au sein d’une petite île bretonne à la nature sauvage et indomptable.

Des personnages cabossés par la vie vont y réapprendre à vivre et à aimer.

Clarisse Enaudeau, directrice littéraire

Chaque roman de la collection Terres de France aux Presses de la Cité est une invitation au voyage. Voyage au cœur de la passion, celle de nos auteurs dont la plume fait vivre d’extraordinaires destins, celle, aussi, de leurs héros qui, livre après livre, deviennent une part de notre mémoire. Voyage encore au cœur de nos régions, voyage enfin au doux parfum d’antan.

Le succès de la collection Terres de France ne serait pas ce qu’il est sans  vous, sans les Amis de Terres de France. Un fabuleux enthousiasme, témoin d’une passion partagée.

Clarisse Enaudeau nous parle du métier d’éditrice – YouTube

Clarisse Enaudeau présente la collection Terres de France – YouTube

Collection Terres de France l Accueil

« Costumes espagnols entre ombre et lumière » à la Maison de Victor Hugo, du 21 juin au 24 septembre 2017

Le Palais Galliera présentera « Costumes espagnols entre ombre et lumière » à la Maison de Victor Hugo, du 21 juin au 24 septembre 2017. La Maison de l’écrivain français le plus hispanophile accueillera, pour la première fois à Paris, un exceptionnel ensemble de vêtements, habits et accessoires du XIXe et du début du XXe siècles qui racontera l’âme des provinces espagnoles.

Jeanne Bohec, la plastiqueuse à bicyclette (Nom de résistante : Râteau)

La Résistance serait-elle une histoire réservée aux hommes ? En effet, lorsque l’on évoque la Seconde Guerre mondiale, on limite trop souvent l’action des femmes à des missions secondaires, loin des luttes armées. Pourtant, leur engagement est bien réel et déterminant. Parmi ces destins singuliers, il y a celui de la Jeanne Bohec, une experte en explosifs qui mène de multiples missions de sabotages en Bretagne…

Pour en savoir plus lire le billet publié par Yves-Marie EVANNO sur le site En envor

En Envor est la revue électronique gratuite d’histoire de la Bretagne contemporaine. Périodiquement, retrouvez en ligne sur votre ordinateur des articles de qualité, richement illustrés, écrits par les meilleurs spécialistes de l’histoire contemporaine en Bretagne. Vous êtes mobile? Pas de problème: téléchargez gratuitement les articles sur votre tablette!

En envor est une revue ouverte; c’est-à-dire que chacun peut y contribuer en adressant au comité éditorial une proposition de texte.

Pour en savoir plus…

Le livre (2004) : Ce récit a reçu un prix de l’Académie française en 2000. Il a été publié pour la première fois en 1975 au Mercure de France.

Les éditions du Sextant publient des témoignages, récits, d’anciens résistants dans un format semi-poche, à un prix peu élevé. Continuer à transmettre les valeurs humaines de la Résistance, notamment aux jeunes générations, c’est la raison d’être de la collection.

Le 18 juin 1940, quand elle apprend que l’usine où elle effectue un stage de chimiste, va être occupée par les Allemands, Jeanne Bohec, bretonne, fille et petite-fille de Bretons, décide de quitter Brest et de rejoindre l’Angleterre par la mer. Elle a vingt-et-un ans. Engagée comme Volontaire française à Londres, la jeune fille apprend la vie militaire à l’école de sabotage, les week-ends dans des familles anglaises et fait la fête dans un Londres menacé mais libre et accueillant. Spécialiste de la fabrication d’explosifs, elle est bientôt parachutée en Bretagne. Nom de résistante : Râteau. Son rôle : former les résistants de l’Ouest au plastiquage des voies ferrées empruntées par les Allemands. C’est à bicyclette, afin de ne pas éveiller les soupçons, qu’elle sillonnera les routes pour rencontrer ses élèves et préparer le fameux « plan vert » au moment du débarquement. Jeanne Bohec aura été la seule femme instructeur de sabotage de toute la Résistance.

Auteure : Jeanne Bohec a enseigné les mathématiques pendant de nombreuses années, elle a vécu depuis 1945 dans le 18è arrondissement de Paris, où elle a été maire-adjoint en 1974. Elle est décédée en janvier 2010.

Une vidéo d’appui de 13’46 » : Interview de Jacqueline Sainclivier, professeure d’histoire contemporaine à l’université Rennes2, réalisée au lycée Saint Joseph de Bruz : Biographie de la résistante Jeanne Bohec – YouTube

L’affaire du bois bleu, une innocente jetée aux chiens – L’Affaire Monique Case

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Parution du livre le 15 novembre 2006 – 1966, La Guerche sur l’ Aubois, une petite ville du cher. Georges Segretin, chef de bureau à la Société générale est retrouvé mort dans sa 2CV abandonnée dans le Bois Bleu. Il s’agit d’ un meurtre. Le commissaire en charge de l’ enquête porte très vite ses soupçons sur une certaine Monique Case qui tient un commerce de photographie avec son époux à La Guerche. Monique Case, trop élégante, dynamique, sociable ; bref, trop voyante dans une petite ville de province. Les journaux locaux, nationaux et internationaux s emparent de l’ affaire tandis qu à Paris l’ assassinat de Ben Barka fait des remous. Le crime de La Guerche servirait-il de dérivatif ? Devenue Monique la diabolique, selon la presse de l’ époque. Une véritable curée médiatique s’ opère. La voilà en bonne voie pour la guillotine. L’ affaire du Bois bleu est le récit très journalistique de la contre-enquête d’ une juge intègre qui a sauvée une innocente du pire mais aussi l’ histoire d’ une vie fracassée malgré une réhabilitation.

Extrait de l’avant-propos : « L’objectif que je me suis proposé, une fois obtenue l’autorisation de consulter, aux Archives départementales, le dossier complet de cette affaire du crime du Bois Bleu, survenue il y a juste quarante ans, était d’en produire un récit, certes dépouillé des témoignages superfétatoires, mais aussi proche que possible du déroulement des faits et de l’essentiel des procédures.

Un récit duquel émergerait nettement ce qui, au regard des débats qui ont lieu à propos des catastrophes judiciaires actuelles, constitua à l’époque la genèse d’une terrible erreur judiciaire. Erreur évitée in extremis alors que les deux innocents inculpés – un homme et une femme – avaient été poussés au bord de l’abîme par l’acharnement de certains policiers peu subtils, pas très portés à respecter certaines règles de la procédure pénale ainsi que celles de la déontologie propre à leur métier.

Rétrospectivement, on ne peut que frémir à l’idée de ce qui aurait pu se passer si l’instruction avait été continuée et conclue par un magistrat aussi approximatif et aussi peu soucieux de la vérité que l’avaient été les commissaires du SRPJ d’Orléans.

Question de vie ou de mort à l’époque. Que serait-il advenu de ces deux innocents si, dans sa démarche, la juge d’instruction avait été aussi peu scrupuleuse que les policiers, aussi enfermée qu’eux dans de simplistes préjugés, aussi éloignée qu’eux du doute rationnel, fondement de toute certitude ? Si, débordée par d’autres tâches, elle avait bouclé le dossier d’accusation en reprenant purement et simplement le rapport du SRPJ ? »

Gérard Boursier, ancien professeur de lettres installé à Vierzon, se spécialise depuis plusieurs années dans les récits historiques ( a fait paraître Vichy saccharine, Main douce…). Originaire de La Guerche, il s est servi des archives (inclues dans le livre) et a rencontré plusieurs acteurs du drame.

Éditeur : Noir Délire

Pour en savoir plus une vidéo d’appui Les innocents de La Guerche – Vidéo Ina.fr et le document sonore de Jean-Michel ARMAND Les erreurs judiciaires …. un fer qui taraude tous les acteurs de la justice ! (Jean-Michel ARMAND)

Photographie à la une, bande défilante : Mrs Case Accused Of The Murder Of Georges Segretin. France, La Guerche sur l’Aubois, 13 octobre 1966, Monique CASE, une commerçante, est accusée du meurtre du chef de bureau de la société générale de Bourges Georges Segretin… Getty Images

18341887_10154585781748997_8813802887359567538_PHILIPPEPhilippe Poisson – Ancien formateur des Personnels (ENAP), gestionnaire du Criminocorpus – Carnet de l’histoire de la justice, des crimes et des … et membre correspondant de la Revue Criminocorpus – CLAMOR

Autres sites :

Le blog de Philippe Poisson – Articles à votre disposition concernant l …

2 208 608 visites et 3 590 384 pages vues au 27 février 2016

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Dans la prison du Temple, Madame Royale ne savait plus parler

Enfermée dans la tour du Temple durant la Révolution, Madame Royale, la fille de Louis XVI et de Marie-Antoinette, ne savait plus parler à force de silence.

(Gravure de 1889 : « Vue de la prison du Temple a Paris à l’époque de la détention de la reine de France Marie-Antoinette »© Isadora/Leemage)

Elle aurait dû avoir une jeunesse de princesse. Une jeunesse baignée d’insouciance et de frivolité. L’Histoire en a décidé autrement. Marie-Thèrèse Charlotte, dite Madame Royale, a eu le malheur de naître quelques années avant que n’éclate la Révolution française. Etre la fille du roi et de la reine de France à cette époque n’était vraiment pas enviable. Et, le 10 août 1792, à l’âge de 13 ans, la voici incarcérée avec ses parents Louis XVI et Marie-Antoinette, son petit frère Louis-Charles et sa tante Madame Elisabeth à la prison du Temple à Paris… (Illustration à la une, bande défilante : Gravure figurant Marie-Thérèse dans la prison du Temple – A droite: Marie-Thérèse et son frère cadet Louis-Joseph, par Vigée-Lebrun en 1784 (musée du château de Versailles) Hulton Archive/Getty Images – Crédit Photo Josse / Leemage).

Pour en savoir plus lire le billet publié le 27 mai 2017 par Dominique Bonnet dans  Paris match

Figure de la Résistance à Toulouse : Ginette Forgues

 « Ses jolis yeux bleus, son sourire avenant étaient certes des atouts mais sûrement moins déterminants que son sang-froid et son courage. »

« Ginette Forgues était l’une des grandes figures de la Résistance. Elle n’a pas encore 18 ans, lorsqu’elle s’engage dans la Résistance dans le Lot-et-Garonne et adhère au Parti Communiste Français. Agent de liaison du bataillon Arthur, elle distribue des tracts clandestins, transporte armes et explosifs entre les différents groupes de résistants, participe à la réception des parachutages et prend part aux combats. Ses jolis yeux bleus, son sourire avenant étaient certes des atouts mais sûrement moins déterminants que son sang-froid et son courage.

Secrétaire de Serge Ravanel, chef régional de l’ensemble des forces militaires de la Résistance, elle participera activement à l’évasion des résistants détenus à la prison Saint-Michel de Toulouse le jour de la Libération.

Ginette a reçu de nombreuses décorations en reconnaissance de son engagement dont la Légion d’Honneur, remise par le Préfet lors de la cérémonie du 14 juillet 2009.

Après la guerre, elle a continué à résister au quotidien, en militant activement au sein de la CGT et du PCF pour la justice sociale, la dignité humaine, toujours révoltée par la montée des idées racistes et xénophobes.

Le devoir de mémoire était pour Ginette une autre forme de résistance. Elle a écrit plusieurs livres de souvenirs sur sa jeunesse combattante et pendant plus de 25 ans, elle a témoigné de son expérience de résistante auprès des jeunes élèves de la Région, notamment dans le collège Jean Jaurès de Castanet, sa ville, qui a baptisé l’une de ses salles du nom de Ginette Forgues »… (Par l’entremise de son secrétaire départemental Pierre Lacaze, le PCF rend hommage à Ginette Forques dans la La Dépêche du Midi publié le 25 mai 2017.)

Liberté, couleur de femme, Récit de vie Ginette Forgues (Auteur) Paru en septembre 2003

18341887_10154585781748997_8813802887359567538_PHILIPPEPhilippe Poisson – Ancien formateur des Personnels (ENAP), gestionnaire du Criminocorpus – Carnet de l’histoire de la justice, des crimes et des … et membre correspondant de la Revue Criminocorpus – CLAMOR

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Les femmes et la question criminelle – Délits commis, expériences de victimisation et professions judiciaires

Parution du livre  2017 – Délinquantes, victimes et professionnelles de la justice : cet ouvrage examine ce qui réunit et distingue les expériences des femmes face à la criminalité, et ce qui les différencie de celles des hommes. Il retrace d’abord l’apparition des perspectives féministes en criminologie, sous l’angle des rapports entre sexe, genre et science. Déconstruisant les stéréotypes de la délinquance féminine, il en décrit les diverses formes, des plus communes (vol, délinquance routière) aux plus « extraordinaires » (homicide, crime organisé). Sont ensuite discutées les violences conjugales et sexuelles envers les femmes, leurs impacts sur la santé et les politiques publiques qui s’y rapportent. L’ouvrage examine enfin le rôle que jouent les femmes dans le contrôle social de la délinquance. Premier ouvrage en français à proposer un tel panorama, il décrit les multiples façons d’intégrer une perspective de genre à la recherche et à la pratique criminologiques.

Auteurs/éditeurs

Véronique Jaquier, Ph.D., est psychologue et docteure en criminologie. Ses activités de recherche et d’enseignement portent sur les violences subies et agies par les femmes, les politiques pénales et publiques délimitant leur prise en charge, et leurs impacts sur la santé mentale. Après des recherches en Suisse (Université de Lausanne) et aux États-Unis (Yale University), elle poursuit aujourd’hui ses activités au Centre romand de recherche en criminologie de l’Université de Neuchâtel.

Joëlle Vuille , Ph.D., a fait des études de droit suisse et obtenu un doctorat en criminologie à l’Université de Lausanne. Elle a ensuite mené une recherche postdoctorale à l’Université de Californie à Irvine avant d’intégrer l’équipe du Centre romand de recherche en criminologie de l’Université de Neuchâtel.

Document sonore d’appui sur rfj.ch/rfj/