Cristiana Reali joue Marguerite Steinhel, la maîtresse de Félix Faure

Cristiana Reali sur le tournage de La maîtresse

du Président. A droite, Didier Bezace

Cristiana Reali joue Marguerite Steinhel, la maîtresse de Félix Faure, dans les bras de laquelle est mort Félix Faure à Élysée ! 

1897, à l’Élysée. Félix Faure, le président de la République, meurt d’une congestion cérébrale dans les bras de sa maîtresse, Marguerite Steinhel. Scandale dans l’opinion publique. Celle qui est désormais surnommée « La Pompe Funèbre » est la cible de tous les satiristes. Même Georges Clémenceau s’y met en se moquant de Faure : « Il voulut être César, il ne fut que Pompée ». L’histoire méritait bien un téléfilm. Le réalisateur Jean-Pierre Sinapi s’intéresse ici à l’histoire d’amour complice et passionnée que vécurent les deux amants. Car la ravissante Marguerite n’était pas une courtisane ou une fille facile, qui s’est laissée charmer par les fonctions prestigieuses de Félix Faure. La jeune femme était au contraire une véritable héroïne des temps modernes.

Cristiana Reali endosse le rôle de La Femme du Président, dont la beauté et la franchise ont conquis le cœur du président. Faure est incarné par l’excellent Didier Bezace. La réalisation est signée Jean-Pierre Sinapi

La maîtresse du président – France 3 – vidéo Dailymotion

L’affaire Steinheil – Vidéo Ina.fr

R150124733La Pompadour de la Troisième République dont ce livre retrace la vie agitée, était née Meg Japy. Cette très belle fille d’un industriel de l’Est fut mariée, jeune, à un vieux peintre barbichu, cousin de Meissonnier. C’est à vingt-huit ans qu’elle rencontra le plus sémillant des présidents de la Troisième république, Félix Faure, et le 16 février 1899 que son superbe amant mourut des suites de sa dernière étreinte avec elle.

Neuf ans plus tard, cette voluptueuse sirène qui tenait l’un des plus huppés salons de Paris et collectionnait les aventures galantes avec des gens en place, fut retrouvée ligotée sur son lit, son mari et sa mère tués dans sa chambre. Au cours de l’enquête, la belle Meg ne cessa de se contredire et de mentir.

Pour protéger qui ?

Pour cacher quoi ?

Arrêtée, emprisonnée, elle fut finalement acquittée et finira ses jours en 1954 après avoir épousé un lord. C’est cette passionnante affaire, qui fit grand bruit à l’époque, qu’Armand Lanoux explore avec minutie. Autour de l’énigmatique et voluptueuse figure de « la connaissance du Président », c’est tout un tableau d’époque qui est ainsi admirablement reconstitué jusque sous ses aspects les plus sordides.

ArmandlanouxArmand Lanoux est né le 24 octobre 1913 à Paris, à 23h dans le 12ème arrondissement, près du faubourg Saint-Antoine, quartier des colères de la capitale.

Rien ne le destinait à la littérature. La mort de son père en 1930 l’obligea à interrompre brutalement ses études pour participer aux besoins matériels de sa mère et de sa grand-mère (Emélie qui avait émigré aux États-Unis et qu’il admirait et aimait profondément). Autodidacte et financièrement autonome à partir de seize ans, il a exercé de nombreuses professions avec des fortunes diverses.

En 1939, c’est la guerre. Officier, il est fait prisonnier sur les bords de l’Aisne, le 11 juin1940 dans des conditions analogues à celles de Soubeyrac dans Le Commandant Watrin, prix Interrallié 1956. Après la captivité en Poméranie (Oflag IID), la guerre s’achève pour lui et fournira la matière à plusieurs romans. Libéré en 1942, il épouse Pierrette Dubois.

 Il connut un succès rapide obtenant le prix populiste en 1947, pour la Nef des fous; le prix du roman de la Société des gens de lettres, en 1952 pour Les Lézards dans l’horloge; le prix Apollinaire, en 1953, pour un recueil de poèmes, Colporteur; le prix Interallié, en 1956, pour le Commandant Watrin et le prix Goncourt en 1963 pour Quand la mer se retire.

Élu à l’Académie Goncourt en février 1969 au couvert de Louis Aragon, il en devient le Secrétaire Général en 1971.

Une trentaine d’ouvrages en une trentaine d’années.

De 1949 à 1973, plus de 300 émissions radiophoniques ou télévisuelles, dramatiques ou littéraires.

De très nombreux articles, préfaces, essais critiques…

Il meurt dans sa maison « Écoute s’il pleut » à Champs-sur-Marne le 23 mars 1983.

Madame Steinheil ou la connaissance du Président (Félix Faure) – Armand Lanoux – France Loisirs – Paris 1983

Cris­tiana Reali est née le 16 mars 1965 à Sao Paulo au Brésil. Elle gran­dit au milieu de ses trois soeurs; Luciana, Adriana, et Mariana. En novembre 1974, en pleine dicta­ture mili­taire, la joyeuse fratrie arrive en France où leur père, Elpi­dio Reali, jour­na­liste, est muté comme corres­pon­dant. La famille emmé­nage à Paris et les quatre soeurs s’éver­tuent à apprendre le français. A 12 ans, la mère de Cris­tiana l’inscrit dans un cours de théâtre après avoir lu une petite annonce qui promet des cours de théâtre avec travail de diction et correc­tion d’accent. Rapi­de­ment gagnée par le plai­sir du jeu, Cris­tiana pour­suit cepen­dant un cursus univer­si­taire. Le bac en poche, elle s’inscrit en droit à l’univer­sité de Nanterre. Mais après deux années, elle fran­chit le pas et rejoint la classe libre du Cours Florent en 1989.

Rapi­de­ment, la jeune débu­tante parti­cipe aux mises en scène du profes­seur de la classe libre, Fran­cis Huster. En 1989, elle décroche un petit rôle dans Loren­zac­cio, et deux ans plus tard elle tient l’un des rôles prin­ci­paux dans Putzi. Puis c’est une grande partie du réper­toire clas­sique qu’elle va inter­pré­ter au fil des années; Le Misan­thrope (1992), Le Cid (1994), Hamlet (1994), ou encore Cyrano de Berge­rac (1997). Après les planches, elle montre à la télé­vi­sion une nouvelle palette de son jeu dans la série d’été diffu­sée sur TF1, Terre Indigo, de Jean Sagols aux côtés de Fran­cis Huster. Elle devient héroïne de télé­films popu­laires, avec notam­ment La Dame aux camé­lias (1997) et Le Miroir de l’eau (2004). Le réali­sa­teur Jean-Louis Lorenzi lui confie ensuite un rôle récur­rent dans sa saga sur l’éman­ci­pa­tion fémi­nine; Le Bal des céli­ba­taires (2005), Chat Bleu,Chat Noir (2006) et Épuration (2007). En 2012, elle s’illustre dans Clash, une série aux dialogues plus crus, dédiée aux rapports entre parents et adoles­cents. La comé­dienne retrouve régu­liè­re­ment la scène:La Chatte sur un toit brûlant de Tennes­see Williams (2000), La Locan­diera de Carlo Goldoni (2005), Good Canary mis en scène par John Malko­vich (2007). En 2014, elle donne à nouveau la réplique à Fran­cis Huster dans Love Letters au théâtre Antoine à Paris. En janvier 2015, elle est à l’affiche de la pièce Marie Tudor mise en scène par Philippe Calva­rio au théâtre de la Pépi­nière.

Côté vie privée, Cris­tiana Reali forme un couple à la scène et à la ville avec Fran­cis Huster pendant dix-sept ans. En 1989, ils se rencontrent au Cours Florent où Fran­cis Huster anime la classe libre. Le couple a deux filles; Élisa (née en 1998) et Toscane (née en 2003), avant de se sépa­rer en 2008. Biographie établie sur Gala

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :