Anne Parillaud dans la peau d’une marquise exécutée pour empoisonnement

Rappel historique : Le 10 septembre 1666 meurt Dreux d’Aubray, lieutenant civil de la prévôté et vicomte de Paris. Ses deux fils, Antoine et François-Dreux, périssent quatre ans plus tard et à trois mois d’intervalle. Reste la fille de Dreux d’Aubray, la séduisante Marquise de Brinvilliers, prénommée Marie-Madeleine comme la pécheresse de l’Évangile. Bientôt suspectée, sa culpabilité n’en reste pas moins difficile à prouver car la toxicologie est une science encore jeune. Mais ses propres confidences et celles qui furent arrachées à ses complices sous la torture, l’opiniâtreté de Colbert enfin, eurent raison de son impunité : la marquise erra de l’Angleterre aux Pays-Bas avant de mourir sur l’échafaud, peu avant que soit mise en lumière la terrible affaire des Poisons.

La Brinvilliers – Vidéo Ina.fr

Synopsis et détails : La vie passionnée et tumultueuse de Marie-Madeleine de Brinvilliers, au XVIIème siècle. Poussée au crime par le Chevalier de Sainte-Croix, un amant aussi avide que mystérieux, Marie-Madeleine est tristement célèbre pour avoir empoisonné son père et ses deux frères. Ces meurtres lui permettront de toucher l’héritage familial, et surtout de s’émanciper de ces hommes qui ont, selon elle, causé son malheur.

De Édouard Niermans

Avec Anne Parillaud, Nicolas Bouchaud, Olivier Perrier plus

Genre Historique

L’interview carrière d’Anne Parillaud ; Adolescente, Anne Parillaud prend des cours de danse et de théâtre. En 1977, elle apparaît pour la première fois au cinéma dans Un amour de sable, puis, l’année suivante, dans L’ Hôtel de la plage. Mais c’est Alain Delon qui lui confie ses premiers rôles importants en l’engageant dans les deux films dont il est le réalisateur : Pour la peau d’un flic (1981) et Le Battant (1983). La consécration viendra quelques années plus tard, en 1990, avec Nikita, et un rôle que Luc Besson, son compagnon d’alors, a écrit spécialement pour elle. Sa prestation de tueuse à gages lui vaudra le César de la Meilleure actrice en 1991. Dans les années 90, on la retrouve dans la peau de personnages plus ou moins troubles comme dans A la folie (1994), où elle partage l’affiche avec Béatrice Dalle, et le thriller Passage a l’acte (1996) de Francis Girod. Elle entame éga… Lire la suite

 

Parution du livre le 7 avril 2004 – C’est de son domicile, au n° 12 de la rue Charles-V, que la marquise de Brinvilliers échappe, une journée de 1672, au lieutenant de police La Reynie. Cette demeure, un hôtel qui porte aujourd’hui son nom, est aussi le lieu où le «joli petit monstre», comme l’appelle alors Mme de Sévigné, manigance les nombreux assassinats qui la rendront célèbre dans l’affaire des Poisons.

Marie-Madeleine d’Aubray naît le 2 juillet 1630. Son père, Antonin Dreux d’Aubray, conseiller d’Etat, veille à sa bonne éducation. Mais «le vice [l’] habite», selon ses propres déclarations, dès l’âge de 5 ans: elle aurait perdu sa virginité à 7 ans et se serait par la suite livrée à ses jeunes frères. Après avoir épousé Antoine Gobelin, elle prend rapidement pour amant Godin de Sainte-Croix, un officier de cavalerie. Fou de rage à la découverte de l’adultère, le père de la marquise fait enfermer l’amant, qui apprend en cellule l’art de l’empoisonnement.

La marquise utilise d’abord ce savoir-faire, à la faveur de la nuit, dans les hôpitaux, sur des malades indigents. Des morts sans traces, qui achèvent sa formation. La vengeance contre son père se met en route: elle provoque la mort de ce dernier, alors âgé de 66 ans, en lui infligeant d’horribles souffrances. Puis la Brinvilliers s’en prend à ses deux frères et tente d’empoisonner sa propre fille et son mari. Sainte-Croix, las d’une maîtresse aussi dangereuse, cherche à sauver le mari en lui administrant en secret des antidotes qui ne feront que prolonger son calvaire.

C’est à la mort de Sainte-Croix que l’affaire éclate. On découvre chez lui des documents très compromettants. La marquise s’enfuit de son hôtel de la rue Charles-V pour partir à l’étranger. L’enquête, menée par le lieutenant La Reynie, permet d’allonger la liste des empoisonneurs: la comtesse de Soissons et la duchesse de Bouillon, nièces de Mazarin, le maréchal de Luxembourg, ou encore Jean Racine.

Louis XIV mettra fin à ces investigations en 1682, quand les attaques contre Mme de Montespan, sa maîtresse, se préciseront. Seule la marquise de Brinvilliers est mise en cause par la justice. Elle est retrouvée en mars 1676 dans un couvent de Liège. Le 16 juillet, l’arrêt est prononcé: la marquise est torturée, puis décapitée et brûlée. Ses cendres sont dispersées au vent. «La Brinvilliers est en l’air, écrit la marquise de Sévigné, […] de sorte que nous la respirons et que, par la communication des petits esprits, il nous prendra quelque humeur empoisonnante dont nous serons tout étonnés.» – Source : Empoisonnante marquise– L’Express – Extraits par Aurélie Bérard, publié le 30/08/2004. – Parution du livre le 7 avril 2004 aux Éditions Fayard – Auteure : Jeanine Huas est historienne de la littérature. Elle est l’auteur de Femmes chez Proust (Hachette, 1971), prix du Centenaire littéraire 1971, de Juliette Drouet : Le bel amour (G. Lachurié, 1985), prix Jules Favre de l’Académie française, de Sur les traces du Tigre (G. Lachurié, 1987), grand prix de la ville de Rennes 1987, et de Madame de Brinvilliers : La marquise rouge (Fayard, 2004).


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