Fin juillet 1945, les onze jeunes femmes de l’Escadron bleu rejoignent le médecin lieutenant Madeleine Pauliac à l’Hôpital français de Varsovie

Fin juillet 1945, les onze jeunes femmes de l’Escadron bleu rejoignent Madeleine à l’Hôpital français de Varsovie, après avoir traversé l’Europe dévastée par la guerre, pour l’aider à rapatrier les blessés français. Philippe Maynial raconte, dans « Madeleine Pauliac : L’insoumise », cette première rencontre, qui scellera leur destin. Madeleine Pauliac

carte-id-croix-rouge-petit-bobLe 10 février 2016, sortait au cinéma Les Innocentes, un film d’Anne Fontaine sur l’engagement d’une déléguée de la Croix-Rouge française en Pologne en 1945-1946, aux prises avec la violence du direct après-guerre. Le film s’inspire de l’histoire vraie de Madeleine Pauliac, alias Mathilde Beaulieu.

Retour sur le contexte, les conditions particulièrement difficiles d’intervention des délégués et volontaires engagés sur les missions de rapatriement et d’aide aux populations, dans une Europe dévastée.

Mai 1945 marque le terme officiel de la Seconde Guerre mondiale, qui a fait 35 millions de morts. A la même date, on évalue à 50 millions le nombre de migrants sur les routes d’une Europe en ruines : prisonniers de guerre, déportés et travailleurs forcés libérés, populations fuyant les derniers combats, la famine, ou déplacées de force par les modifications des frontières. Il s’agit du plus grand mouvement de populations de l’histoire, dans des conditions de misère et de violence parfois extrêmes.

Dès le 13 avril 1945, les équipes d’urgence de la Croix-Rouge française (conductrices, infirmières, secouristes et simples bénévoles) des départements de la Seine, Seine-et-Oise et Seine-et-Marne sont mobilisées par un arrêté du ministère des Prisonniers, Déportés, Réfugiés (PDR) pour participer au retour des Français libérés. Sur le territoire, elles accueillent et accompagnent les prisonniers de guerre et les rapatriés des camps de concentration.

En parallèle, comme de nombreuses sociétés nationales, la Croix-Rouge française déploie des délégations à l’étranger, pour appuyer les missions de rapatriement créées par ce même ministère. Déjà en 1943, elle avait mis en place des délégations en Europe (Grèce, Roumanie) pour venir en aide aux soldats, aux prisonniers de guerre français et aux ressortissants civils français. Treize délégations sont ainsi créées de l’URSS jusqu’au Levant et perdurent parfois jusque dans les années 1950. Au regard du chaos généré par l’après-guerre, l’action va s’étendre indistinctement à toutes les populations en souffrance. Ce sont dans les pays libérés par les alliés, les plus dévastés et les plus concernés par les mouvements de population que les actions les plus importantes se déploient : en Allemagne, avec plusieurs centres de soins et d’accueil, en Autriche et en Pologne. En outre, pour les rapatriements des stalags, camps de concentration et travailleurs forcés, infirmières, infirmières pilotes secouristes de l’air (IPSA), assistantes sociales et conductrices ambulancières de la Croix-Rouge française sont mises à disposition des armées, en lien avec ces délégations. Ces dernières assurent dans le même temps avec Paris et le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), la mission de recherche des personnes disparues.( Photographie à la une   :  frontière polono-tchèque.- L’escadron bleu)

La destinée de Madeleine Pauliac

m-pauliacEn accord avec la Croix-Rouge polonaise, une délégation de la Croix-Rouge française, émanation de la délégation créée à Moscou, est elle aussi ouverte à Varsovie en avril 1945 et confiée en juillet au jeune lieutenant Madeleine Pauliac, qui fut médecin dans la résistance à 27 ans et participa aux campagnes de la Libération. Dans une ville quasiment rasée fin 1944, elle gère, dans le quartier de Praga, un hôpital de dix lits, un dispensaire et un centre d’accueil pour les réfugiés. Elle a également en charge les conductrices-ambulancières de la Croix-Rouge française, dites de l’Escadron bleu, avec lesquelles elle part parfois sur les routes ravagées de Pologne pour ramener des personnes libérées des camps et des réfugiés. Elles iront parfois jusqu’en zone russe et côtoieront de près les armées soviétiques, tristement connues pour leur brutalité. Le film d’Anne Fontaine retrace la vie de Madeleine Pauliac durant ces quelques mois passés aux côtés de religieuses violées par les soldats russes. Il témoigne du courage et de l’engagement de toutes ces femmes face à l’atrocité de la guerre, qui ont agi souvent bien au-delà de leur mission. Elles avaient pour la plupart à peine 30 ans. Madeleine Pauliac trouvera la mort sur l’une de ces routes périlleuses, en février 1946. Croix-Rouge de Sens

Lire aussi L’escadron-bleu-1945

L’extraordinaire histoire du docteur Madeleine Pauliac, l’héroïne du film « Les Innocentes »

51b6edilpal-_sx315_bo1204203200_Parution du livre le 16 février 2017 – L’extraordinaire histoire du docteur Madeleine Pauliac, l’héroïne du film Les Innocentes, nommé 4 fois aux César 2017 !

Libre et dévouée jusqu’au sacrifice. N’obéissant qu’à ses indignations. Profondément insoumise. L’histoire de Madeleine Pauliac, médecin et lieutenant, est celle d’une incroyable combattante.

En juillet 1945, quelques semaines après la déroute nazie, elle prend la tête à Varsovie de l’Escadron bleu : onze Françaises de la Croix-Rouge d’à peine vingt ans qui, inlassablement, le jour comme la nuit, rapatrient les blessés français et volent au secours des rescapés des camps de concentration, de Majdanek, en Pologne, à Dachau, en Allemagne.

Chaque jour, avec ses coéquipières, Madeleine Pauliac fait face à l’horreur, au désespoir, à la violence de soldats russes qui n’ont pas hésité à violer des religieuses polonaises. Plusieurs d’entre elles se retrouvent enceintes. Dans le plus grand secret, Madeleine Pauliac les aide à accoucher. C’est ce drame que raconte le film d’Anne Fontaine Les innocentes.

Avec l’Escadron bleu, Madeleine Pauliac accomplit plus de deux cents missions de sauvetage en Pologne, n’hésitant pas à  » kidnapper  » des blessés français dans des hôpitaux russes.

Jusqu’à ce jour de février 1946 où elle périt en voiture, sur une route verglacée près de Varsovie. Une vie brisée… au service des autres.

Philippe Maynial est le neveu de Madeleine Pauliac. Longtemps responsable des ventes internationales chez Gaumont, il est le fondateur du prix Sopadin du scénario. Il est à l’origine du film les innocentes et livre ici le portrait bouleversant d’une héroïne oubliée.

  • Éditeur : XO
  • Collection : HORS COLLECTION

Lou de Laâge dans le film "Les Innocentes"

Lou de Laâge est une actrice française, née à Bordeaux, le 27 avril 1990. Elle appa­raît pour la première fois aux yeux du grand public en 2008 lorsque, âgée de 18 ans, elle tourne dans la série Les Petits meurtres d’Aga­tha Chris­tie. En 2009, elle tourne une publi­cité en tant que mannequin, pour la marque Bour­geois. La même année, elle endosse le rôle de Pauline, dans six épisodes de la série télé 1788…Et demi.

En 2011, sa carrière sur grand écran démarre avec le film, J’aime regar­der les filles, du réali­sa­teur Frédé­ric Louf. Lou de Laâge incarne le person­nage de Gabrielle, jeune étudiante issue d’un milieu aisé pari­sien. La même année, elle est au casting du film de Thomas Bardi­net, inti­tulé Nino. En paral­lèle, on la retrouve aux côtés de Bruno Solo et Claire Keim dans une série télé, La Nouvelle Blanche-Neige, diffu­sée sur France 2.

Lou de Laâge conti­nue d’étof­fer ses acti­vi­tés avec le théâtre dès 2012, en jouant dans la pièce Il était une fois…le petit Poucet, de Gérard Gelas, mise en scène par Emma­nuel Besnault. La comé­dienne enchaîne l’an­née suivante avec deux pièces, Entrez et fermez la porte, et C’est tout pour cette nuit, ainsi que deux télé­films : Alias Cara­calla, et Anna Karé­nine. Mais c’est à partir de 2013 que Lou perce véri­ta­ble­ment au cinéma en parta­geant l’af­fiche de Jappe­loup, avec  entre autres, Guillaume Canet et Daniel Auteuil. Sa pres­ta­tion lui vaut une première nomi­na­tion pour le César du meilleur espoir fémi­nin. Au même moment, elle campe le person­nage de Noga, dans le film Des gens qui s’em­brassent, signé Danièle Thomp­son. Elle côtoie au casting Kad Merad, Monica Bellucci et Max Boublil. L’an­née 2014 est toujours aussi char­gée pour la jeune femme avec au programme deux pièces de théâtre, et surtout un film, le très attendu, Respire, de Méla­nie Laurent, avec José­phine Japy. Source :  Biographie établie sur le site Gala

Quelques liens utiles :

Les Innocentes – Criminocorpus

Cinéma : l’héroïne du film « Les Innocentes » est … – Criminocorpus

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