La psy et capitaine Laurence Di Vanno interprétée par Raphaëlle Agogué dans « Palace Beach Hotel »

Séquence rétro cinéma Crimino – Inspirée d’un fait de guerre en Afghanistan, la fiction décrit sur fond de thriller le malaise de soldats français en transit à Chypre.

375459De retour d’Afghanistan, des jeunes soldats français passent trois jours de décompression au Palace Beach Hotel à Chypre. Ils font face à une armée française qui veut étouffer les scandales… La question des chocs traumatiques post-guerre traitée dans un haletant thriller en huis clos. Avec Thierry Godard (« Un village français »).

De retour d’Afghanistan, des jeunes soldats français passent trois jours de décompression à Chypre dans un hôtel de luxe. Pour la hiérarchie, la manœuvre est limpide : il s’agit de vérifier que les soldats n’accuseront pas le commandement de négligence lors d’une opération récente qui a mal tourné. Livrés à eux-mêmes en terrain dangereux, certains d’entre eux ont assisté à l’égorgement d’un de leurs camarades. Pour prévenir tout scandale et s’assurer de l’état psychologique de ses troupes, le colonel Letellier multiplie les entretiens individuels. Les soldats présents sur les lieux du drame nient le traumatisme, mais certains d’entre eux ont un comportement étrange…

Sacrifice imposé

On ne ressort jamais indemne d’une guerre. Consciente des traumatismes potentiels qui menacent ses soldats mais parfois impuissante à les traiter, la Grande Muette préfère les passer sous silence. Tel est l’enjeu du court séjour des soldats dans ce Palace Beach Hotel. Le film fait pénétrer le spectateur dans les coulisses peu reluisantes d’une manipulation que les soldats eux-mêmes semblent accepter, refusant de remettre en cause leur hiérarchie. Un esprit « corporate » qui ne les aidera pas lorsque leurs blessures psychologiques prendront le dessus et les pousseront à des actes inconsidérés. C’est autour de ce sacrifice latent imposé aux soldats que Philippe Venault a construit ce thriller haletant. (Photographie à la une bande défilante ; La psy et capitaine Laurence Di Vanno (Raphaëlle Agogué). Photo: Arte/Cinétévé).

Palace Beach Hotel – ARTE – YouTube

raphaelleagogueSi le nom de cette jeune actrice ne vous dit rien, son visage vous est certainement familier. Ce petit brin de femme à la silhouette longiligne, ex-mannequin, s’illustre aussi bien sur grand écran qu’à la télévision, passant de la série Platane (saison 2) avec Eric Judor, Guillaume Canet et Annelise Hesme au thriller A l’aveugle (2012), avec Jacques Gamblin et Lambert Wilson.

En 2009, suite au désistement d’Emmanuelle Seigner, Raphaëlle Agogué est recrutée au pied levé par Rose Bosch pour incarner une mère courage juive polonaise, dans son film La Rafle, sur le drame du Vel’ D’hiv. Au casting, notamment : Jean Reno, Mélanie Laurent et Gad Elmaleh.

ctds3yxwiaaoueyCe projet, qui lui a demandé un véritable investissement – et pour lequel elle a dû travailler l’accent yiddish – marque un tournant dans sa carrière. « Ce rôle m’a fait exister dans le milieu du cinéma (…) j’ai gagné un peu de crédit ». », confie-t-elle lors d’une interview à EcranLarge. Remarquée, Raphaëlle Agogué se produit par la suite dans de nombreux films : Comme un chef, de Daniel Cohen (2012), A l’aveugle, de Xavier Palud (2012), Gibraltar de Julien Leclercq (2013), Avis de Mistral de Rose Bosch (2014)…

Sans pour autant délaisser le petit écran, puisqu’on la retrouve également à l’affiche de plusieurs téléfilms  dans Le passager notammment , sur France 2…

LES RAVAGES DU « SYNDROME POST GUERRE » RACONTÉE PAR UNE FEMME DE SOLDAT

41x2p9ryyl-_sx319_bo1204203200_Parution du livre le 28 mars 2013 -Ce livre est une histoire d’ aujourd’hui, celle d’ une famille qui découvre avec stupeur, avec horreur, le drame du « Syndrome Post Guerre ». Lui, jeune officier, a craqué quelques mois après son retour d’ Afghanistan : après une tentative de suicide avortée, mettre le feu chez lui fut le geste ultime d ‘une spirale infernale. Les souffrances et les images gravées dans sa mémoire étaient à ses côtés comme un fardeau trop lourd à supporter. Hospitalisé en psychiatrie pendant plusieurs mois, il en est revenu robotisé par l’ abus de médicaments. Ni lui ni les siens ne sont sortis indemnes de cette tragédie.

La honte, la culpabilité, la solitude, la douleur, les ont abimés. Tout est à reconstruire.

Ce livre est le témoignage d’ une épouse qui a écrit pour ne pas sombrer, qui a choisi de raconter son calvaire pour toutes les familles concernées par le « Syndrome Post Guerre ». Elle a écrit sa descente aux enfers et son combat pour le sauver, pour se sauver. Pour alerter l’ opinion publique aussi. Depuis 10 ans, 30 000 français, ont effectué des missions en Afghanistan. Quatre vingt huit sont tombés, des centaines sont rentrés blessés. Mais, combien d’ hommes conserveront à jamais des plaies béantes dans leur mémoire ? Combien de blessures invisibles, incomprises ? Face à ces maux, face aux familles démunies, c est le silence. La « Grande Muette » n’ a jamais aussi bien porté son nom.

LE RÉCIT BOULEVERSANT D UNE SOUFFRANCE INVISIBLE

PRÉFACE DE MICHÈLE DELAUNAY, MINISTRE

L’ ÉCLAIRAGE DE PLUSIEURS SPÉCIALISTES

Avec les témoignages de Patrick Clervoy (médecin-psychiatre des armées),

Marlène Peyrutie (présidente de l association « Terre et paix »), Axel Augé (sociologue), Jasna Stark (avocate spécialiste des dossiers militaires) et celle du Général Irastorza, chef d’état-major de l’ armée de terre).

  • Éditeur : JC GAWSEWITCH ÉDITEUR
  • Collection : DOCUMENTS

Extrait de l’introduction – Décembre 2012. Les troupes rentrent d’Afghanistan. Depuis octobre 2001, le dispositif militaire français est engagé sur le théâtre des opérations dans ce pays lointain ; des milliers de soldats sont déployés sur ce territoire. Leurs missions ? Sécuriser les zones placées sous leur responsabilité pour faciliter les initiatives de reconstruction et le déploiement des services de l’État ; soutenir la montée en puissance de l’armée nationale afghane afin qu’elle prenne le relais et finisse par assurer elle-même les missions de sécurisation. Notre présence s’achève par un retrait anticipé. Le candidat François Hollande l’avait promis ; devenu président, il ordonne le rapatriement des soldats, sans regarder le calendrier fixé par l’Otan à… 2014.

Bien plus qu’une promesse électorale, ce dossier était devenu une urgence en raison du nombre important de blessés à déplorer depuis le début de l’engagement français en Afghanistan.

En dépit du travail accompli par les services sociaux de l’armée et les acteurs associatifs, aucun dispositif national coordonné ne prenait en charge les soldats blessés à leur retour, ni leurs familles.

Ces dix dernières années, 25 000 Français, peut-être plus, ont effectué des missions dans cette zone de guerre. Quatre-vingt-huit sont tombés au nom de notre engagement. Des centaines de soldats sont rentrés blessés, de ces blessures qui laisseront à jamais des traces sur leur corps et dans leur mémoire.

Lors de la guerre de Sécession, ces blessures étaient connues sous le nom de «troubles affectifs du soldat». Après la Première Guerre mondiale, on les désigna comme «troubles dus au bombardement» ou «souffles du boulet». Aujourd’hui, nous entendons parler du syndrome de stress post-traumatique (SSPT), ou du syndrome post-guerre. Le dénominateur commun, c’est la blessure invisible, passée sous silence et souvent incomprise.

Ce fardeau est lourd. Il engendre ses propres victimes. Des soldats ont fait des tentatives de suicide ; et certains d’entre eux se sont endormis pour toujours avec cette souffrance que personne ne comprend. Face à leurs proches démunis, c’est le silence. Alors chacun regarde tristement un enfant, un frère, un compagnon se détruire à petit feu sans pouvoir mettre en mots les maux incrustés dans la mémoire et refoulés dans l’inconscient.

L’entourage du blessé est chaviré par des blessures qu’il ne comprend pas. Des actes aussi violents qu’incompréhensibles laissent des traces dans les chairs et ouvrent des plaies béantes que personne ne pouvait voir.

Ce livre est un cri pour permettre une prise de conscience de l’isolement et de la souffrance des soldats et de leurs familles.

Nous aurions pu vous parler de Dominique, handicapé à vie car son cerveau ne fut pas irrigué durant plusieurs minutes à la suite de sa pendaison. Le quotidien de ses parents est rythmé par les soins et les démarches administratives, dont certaines n’ont pas abouti malgré plusieurs années de lutte.

Nous aurions pu vous raconter l’expérience des parents d’Oscar : leur fils fut interné quelques semaines après son retour d’Afgha. Il est maintenant sous curatelle. La vie de sa famille est un champ de ruines ; elle ne vit plus, elle survit.

Biographie de l’auteur – Nina Chapelle est femme de soldat. En couple depuis 14 ans, sa vie a basculé, après une ultime mission de son mari en Afghanistan. Pour ne pas sombrer, elle a décidé d’ écrire pour toutes les familles concernées par le « Syndrome Post Guerre » ou « Stress Post Traumatique » (PTSD).

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