« Refuge » : réalisé par Marc Brummund (2015) sur Arte le vendredi 20 janvier 2017 à 20h55′

refugeSynopsis : Au coeur de l’été 1968, il souffle un vent de liberté sur Osnabrück, dans le Nord de l’Allemagne. Wolfgang, 14 ans, poussé par cet esprit de révolte, répond par l’insolence à l’éducation stricte prodiguée par sa mère et son beau-père. Ceux-ci décident de le placer dans un internat religieux pour jeunes garçons difficiles. Wolfgang découvre ainsi la vie de caserne sous couvert d’éducation religieuse, faite de portes fermées à clé, de barreaux aux fenêtres, de châtiments corporels et de travaux dans une tourbière. Les durs conflits entre les pensionnaires s’ajoutent aux brimades des frères. Loin d’étouffer la volonté d’émancipation du jeune homme, ce quotidien exacerbe sa révolte contre l’ordre établi et contre les adultes…

Avec Jonas Berg (Jürgen) , Louis Hofmann (Wolfgang Rosenkötter) , Alexander Held (Hausvater Brockmann) … Voir la distribution

Critique du 14/01/2017 par Sébastien Mauge

Le parfum de révolte qui se dégage de l’été 1968 pousse un jeune ado, Wolfgang, à se rebeller contre son beau-père. La sanction est immédiate : il est placé dans un internat religieux. Il y découvre un univers carcéral impitoyable dont le quotidien est composé de violents conflits entre pensionnaires, de châtiments corporels infligés par les frères et de pénibles travaux dégradants. Face à cette injuste répression de la jeunesse au nom de la religion, Wolfgang se lance dans un intense combat contre l’ordre établi, s’attirant peu à peu la sympathie de tous ses compagnons d’infortune.

Adapté du récit véridique d’un ancien pensionnaire de ce terrifiant internat appelé — triste ironie — Freistatt (« Place libre »), Refuge ressemble, modestement, à la première moitié de Full Metal Jacket, de Kubrick, en version ado. N’échappant ni à un manichéisme balourd dans son interprétation, ni aux passages obligés sur la vie en captivité (brimades, humiliations, tentatives d’évasion…), le téléfilm a néanmoins le mérite de délivrer un portrait rageur d’une jeunesse opprimée, sur le point de s’émanciper et de renverser une génération dépassée par les « événements ». La cruauté employée pour briser puis contrôler ces enfants fait immanquablement écho aux pires atrocités de l’Histoire, changeant petit à petit notre incrédulité initiale en frayeur. — Sébastien Mauge – Télérama)

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