Quelles limites à la tolérance ?

Qu’ils soient terroristes ou xénophobes, les extrémismes nous habituent à l’«intolérable», au point parfois de remettre en cause le principe même de la «tolérance». Face à un tel risque pour notre capacité à vivre ensemble, il s’agit donc de repenser le fondement juridico-politique de la tolérance, dans le contexte multiculturaliste qui est désormais le nôtre. C’est ce que propose Yves-Charles Zarka, tandis qu’en s’emparant du problème par l’autre bout, Barbara Cassin repense un universalisme en mesure d’embrasser les caractères irréductibles de chaque culture. A la suite de l’Eloge du polythéisme de Maurizio Bettini, présenté la semaine dernière, l’Antiquité est plus que jamais l’ailleurs qui nous permettra de construire la politique et le droit des sociétés mondialisées !

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Une réflexion au sujet de « Quelles limites à la tolérance ? »

  1. wurtzele1

    Je vais oser un contre-courant, non pas par goût de la provocation, mais par une reflexion sincère,purement personnelle. Le problème m’apparait mal posé et le développement, s’il est effectivement bien logique me heurte, car il suppose un sens incontestable. Je n’y trouve pas un morale supérieure. Ce qui me gène, est d’entrée l’association d’idéal à la tolérance qui de facto en gonfle l’importance. Dans un sens, on a tellement mangé de cette haute valeur, qu’elle en devient sacro-sainte! Un idéal est soit, un truc qui n’existe pas et que l’on veut réaliser, soit un modèle de perfection. La tolérance dans le premier cas, est une idiotie et dans le second également, car ce serait trouver une réponse uniquement passive pour des faits et des situations différentes. Je vois une définition politique qui rend les choses soit, licites, soit illicites et les priorités sociales en décident. Je comprends que sur des sujets épineux, en découlent en cascades des embarras évidents. Devenir intolérant, c’est devenir un sale facho, un intégriste, un bas du front. Se fermer au monde! En définitive, faire de la tolérance une valeur positive, une vertu, est un tour de passe-passe relativement facile à éventer. De la tolétance, je préfère la vision purement mécanique. Finalement, L’Amour, est ce qui philosophiquement rend la tolérance inutile et quand on aime pas, il n’y a pas lieu de tolérer. La tolérance étant alors le maximum acceptable et non un devoir. La tolérance, telle qu’elle est enseignée invite à éviter, à désarmorcer les conflits, elle génère une frustration de part et d’autre. Je ne suis pas de ceux qui défendent l’idée d’éviter les conflits, mais seulement l’obligation de les gérer dans le respect mutuel. La différence est énorme, même si le résultat recherché au final semble être identique. Dans le premier cas, j’y vois une technique de l’autruche, un impératif de passivité. Apprendre la bienveillance, dans l’adversité m’apparait bien plus vertueux et formateur.

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