Les femmes dans le service de santé pendant la guerre de 1914-1918 en France

[La guerre 1914 à Toulouse] [Hôpital auxiliaire n° 1]. École vétérinaire quartier Marengo, hôpital géré par la Société de secours aux blessés militaires. 1914-1918. Groupe d'infirmières autour d'un bassin. Vue d'ensemble. Carte photo. Carte postale NB, photographie, 9 x 14 cm. Archives municipales de Toulouse, 9 Fi 6531.

[La guerre 1914 à Toulouse] [Hôpital auxiliaire n° 1]. École vétérinaire quartier Marengo, hôpital géré par la Société de secours aux blessés militaires. 1914-1918. Groupe d’infirmières autour d’un bassin. Vue d’ensemble. Carte photo. Carte postale NB, photographie, 9 x 14 cm. Archives municipales de Toulouse, 9 Fi 6531.

Ce sujet concerne avant tout les infirmières, les femmes « les plus louangées » de l’époque, mais aussi les femmes médecins, nouvellement arrivées, à la fin du siècle dernier, dans la profession. Les premières, très nombreuses, sont en quelque sorte évidente, connues par tous mais finalement invisibles, la surreprésentation les effaçant. Les secondes, en petit nombre, sont oubliées ou plus exactement ignorées. Ce sujet semble proche, presque familier, mais il est plus complexe qu’il n’y paraît, se situant à la croisée de plusieurs champs de recherche. L’histoire militaire d’abord, la femme évolue dans un monde d’hommes et dans un univers militarisé. L’histoire de la naissance des professions médicales au féminin, avec une réflexion sur les techniques médicales et sur l’approche de la douleur. L’histoire du genre, on assiste à la construction d’un sexe social, qui met en avant des rapports de domination masculine. Une histoire des représentations, ces femmes, vues à travers différents prismes, sont imaginées, construites par une société d’hommes. Enfin une histoire de l’intime à travers la parole des femmes. C’est celle d’une dominée, exclue des savoirs, du pouvoir, de la sphère guerrière, confinée dans un cadre surveillé, hier le foyer, ici l’hôpital, épinglée par des obligations de conduites, d’apprentissages, de hiérarchie. Le travail se décline à travers un triptyque : les femmes telles qu’on les veut, c’est le point de vue de l’institution masculine, puis les femmes telles qu’on les voit, à travers le prisme des représentations, enfin, ce sont les femmes telles qu’elles se disent, à travers leurs témoignages.

This subject mainly concerns female nurses, « the most praised » women at that time, but also female doctors who had newly arrived in that profession at the end of the last century. The former, very numerous, are « evident » in a way, well known by everybody, but finally « invisible » owing to an over-representation that outshines them. The latter, in small numbers, are forgotten or more precisely ignored. This subject seems close to us, almost familiar, but it is more complex than we think it is, being at the crossroads of several fields of research. First, it has to do with the military history, as women evolve in a man’s world, a militarized universe. Then, it is also the history of women entering medical professions for the first time, with a reflexion on medical techniques and the treatment of pain. It is the history of gender, as we witness the building of a social gender gap which highlights man’s domination in his relationship with women. The history of the representation of women through different prisms, imagined and built by a male society. Lastly, it is the history of privacy through women’s words too. It is the history of women who were dominated, excluded from knowledge, power, the war sphere, women confined to a watched environment – yesterday the home, here the hospital. Women tied by behavioral duties, training and hierarchical obligations. The work comes in a triptych : women such as we want them – and this is men’s view – then women as we see them, through the prism of representations and lastly, women as they tell themselves through their testimonies.

 

Thèse de doctorat en Histoire contemporaine par Françoise Kern-Coquillat (Coquillat)

Sous la direction de Frédéric Rousseau.

Soutenue le 28-06-2013 à Montpellier 3 , dans le cadre de École doctorale 58, Langues, Littératures, Cultures, Civilisations (Montpellier ; ….-2014) , en partenariat avec Centre de recherches interdisciplinaires en sciences humaines et sociales (Montpellier) (équipe de recherche) .

Le président du jury était Bruna Bianchi.

Le jury était composé de Frédéric Rousseau, Bruna Bianchi, Christine Bard, Christian Chevandier.

philippe-henri-est-de-retourEn parallèle  du blog  FEMMES – HISTOIRE – REPÈRES vous pouvez retrouver également mon activité sur le blog Criminocorpus – Carnet de l’histoire de la justice, des …
 
 

Accéder au Musée d’histoire de la justice, des crimes et des peines.

Le blog de Criminocorpus présente une grande variété d’informations sur l’histoire de la justice, des crimes et des peines dans le domaine de la recherche, de l’édition et des manifestations culturelles…

Philippe Poisson est un ancien formateur des personnels à l’administration pénitentiaire. Membre correspondant du CLAMOR (UMS 3726), il contribue régulièrement au carnet de recherche de Criminocorpus.

Philippe poisson – Google+ 51 720

blog de Philippe Poisson

 

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