« Je n’étais pas la bienvenue » : Première femme dans le huis clos d’ un sous-marin nucléaire d’attaque

1507-1Parution du livre en octobre 2016 – Pénétrer dans un sous-marin nucléaire d’attaque, c’est forcer le domicile d’une famille jalouse de ses petits secrets inavouables.  » C’est ce qu’a vécu durant un mois la journaliste spécialisée Défense du Monde, Nathalie Guibert, avec l’équipage bleu du Perle, un des six sous-marins nucléaires d’attaque de la Marine nationale. Avant une expérimentation qui permet à des officiers féminines d’embarquer à bord des sous-marins, la  » néo-puante  »  » Madame Guibert  » est la première femme à vivre l’expérience. Elle partage cette aventure intérieure dans un livre, Je n’étais pas la bienvenue (éditions Paulsen, 18,50 €). A la manière d’une ethnologue, à l’étroit dans l’immensité.

Entre la lumière jaune qui n’éclaire pas suffisamment la niche (la bannette qui sert de lit) pour signifier le jour, lumière rouge à 20 h pour la nuit, Nathalie Guibert a écrit un joli texte, à la fois personnel, humain et analytique, entre descente et remontée, craquements, suintements et silence des abysses. Situés à 300 m car à 600 le Perle serait condamné à l’écrasement, la destruction.

Elle décrit ses angoisses et ses questionnements, comme ceux des 75 hommes du SNA, concentrés sur leur discipline : «  Le sous-marin, c’est le sport extrême. Peu d’appelés et encore moins d’élus.  » Au points qu’ils  » vivent sous-marin « , chacun à leur juste place. Jusqu’à en être ébranlés quand ils sont à terre.

Au-delà, il faut vivre l’enfermement, l’isolement, la promiscuité de la chambre à cinq, le sentiment de ne pas être à sa place.  » Silence dans le bord ! « 

Elle n’est pas la bienvenue à bord du Perle suggère le titre du livre mais sur le pont, après avoir été présentée par le pacha, la journaliste du Monde est applaudie  » à ma grande surprise « . Durant ce mois, elle vit en réalité une expérience personnelle et collective unique. Un officier, avec qui elle partage la chambre à cinq, lui tape sur les nerfs mais intériorise :  » La vie dans le sous-marin impose de la retenue en tout.  » Jusqu’à la délivrance délicate de la fin de mission :  » Je commence à comprendre combien l’expérience m’a transformée (…) J’ai détesté que tout s’arrête brutalement.  » Une aventure intérieure dans tous les sens du terme.

Éditions Paulsen, 192 pages.

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Philippe Poisson est un ancien formateur des personnels à l’administration pénitentiaire. Membre correspondant du CLAMOR (UMS 3726), il contribue régulièrement au carnet de recherche de Criminocorpus.

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