Ils ont fait Paris et sa région : Émile Savitry, un photographe de Montparnasse

Affiche de l'exposition : "Nu de l'Académie de la Grande Chaumière à Montparnasse", Paris, 1950-1951 - Photo Emile Savitry courtesy Sophie Malexis

Affiche de l’exposition : « Nu de l’Académie de la Grande Chaumière à Montparnasse », Paris, 1950-1951 – Photo Emile Savitry courtesy Sophie Malexis

Dans le 15° arrondissement, caché au fond du square de Vergennes, – à la hauteur du 279 rue de Vaugirard – le musée Mendjinsky – Ecoles de Paris  présente jusqu’en octobre l’émouvante exposition Émile Savitry, un photographe de Montparnasse. Le musée met à l’honneur un photographe adepte comme Doisneau, Ronis et Brassaï du « réalisme poétique », qui a côtoyé les trois géants de la photo à l’agence Rapho mais n’a jamais connu leur renommée. Savitry était pourtant aussi doué qu’eux, a fréquenté le même Paris des années 30 à 50, celui des « heures chaudes de Montparnasse », de l’Académie de peinture de la Grande Chaumière, des cafés du Dôme, la Rotonde et la Coupole. Emily Savitry est au départ un peintre, proche des surréalistes. Il connait le succès en 1929 à la galerie Zborowski qui met en avant les artistes de l’Ecole de Paris. Il choisit pourtant la photo et entame une série de portraits des célébrités de l’époque. Il immortalise ainsi notamment Giacometti, Django Reinhardt et Pablo Néruda, mais aussi un couple de « Apaches » dans un bar de Pigalle, ou un modèle de la Grande Chaumière nue dans un escalier. Il rencontre aussi Jacques Prévert et Marcel Carné et suit le tournage à Belle-Ile du film « Le fleur de l’âge » sur les derniers bagnes d’enfants, avec Anouk Aimée et Serge Reggiani. Ses photos sont le seul témoignage visuel du film, les bobines ayant disparu par la suite… Étonnant Emile Savitry, trop tôt disparu, en 1967, avant les Rencontres d’Arles, regrette sa biographe, la commissaire de l’exposition Sophie Malexis. Ses photos illuminent les grands espaces de l’immeuble construit par l’architecte Mallet-Stevens pour le maître verrier Louis Barillet, devenu le musée Mendjinsky – Recolle de Paris raconte aussi sa directrice Patricia Mendjinsky, belle-fille du peintre Maurice Mendjinsky. ttp://www.fmep.fr/

Au musée Mendjinsky – Ecoles de Paris – Affiche de l’exposition : « Nu de l’Académie de la Grande Chaumière à Montparnasse », Paris, 1950-1951 – Photo Emile Savitry courtesy Sophie Malexis

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Philippe Poisson est ancien formateur des personnels à l’administration pénitentiaire. Membre correspondant du CLAMOR (UMS 3726), il contribue régulièrement au carnet de recherche de Criminocorpus.

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