3 septembre 1792, L’effroyable dépeçage de la princesse de Lamballe par les égorgeurs sans-culottes.

Sur les 8 heures du matin, le 3 septembre 1792, deux gardes nationaux pénètrent dans la chambre de la princesse de Lamballe à la prison de la Force. Sans égard pour son air défait, ils lui intiment l’ordre de les suivre pour être transférée à la prison de l’Abbaye. Arrêtée le 10 août précédent aux Tuileries avec le couple royal, la surintendante de Marie-Antoinette a une mine de déterrée. Elle n’a pas dormi de la nuit.

Elle a rêvé que Marat l’égorgeait sur un monceau de cadavres avant de lui dévorer le coeur. Elle ne veut pas quitter sa cellule. Les rumeurs des massacres opérés depuis la veille dans les prisons parisiennes sont parvenues jusqu’à elle. Toute la nuit, elle a entendu les cris, les hurlements, les roulements de tambours, les injures et les râles. La tuerie aurait été provoquée par la folle rumeur d’un complot aristocratique. Il se murmure que des royalistes auraient planqué des armes dans les prisons pour fomenter une contre-révolution. Le peuple mené par de sanguinaires sans-culottes égorge des centaines de nobles, mais aussi de prêtres, de femmes et d’enfants. Ils sont éventrés, démembrés, hachés, piétinés, désossés et même bouffés ! Ce matin-là, le soleil hésite à se lever, répugnant à illuminer un Paris rougi par les massacres…

Pour en savoir plus voir le billet publié sur le site Lys Ardent

La princesse de LamballeParution du livre le 13 octobre 2005 – De la princesse de Lamballe, l’histoire n’aura conservé que le souvenir d’une tête outrageusement fardée et fichée au bout d’une pique. Elle fut exhibée sous les fenêtres de Louis XVI et de Marie-Antoinette. Victime expiatoire d’un régime dont elle n’avait jamais vraiment connu les codes ni les rites, elle succomba sous les coups des massacreurs de septembre 1792.

Mais, au delà de son martyre, qui était Mme de Lamballe ? Amie de cœur de Marie-Antoinette, familière d’un Trianon exclusivement destiné aux femmes, surintendante de la Reine, organisatrice de sa Maison et de ses loisirs, elle fut sa confidente et son ultime fidèle. Il n’en fallait pas davantage pour qu’elle devînt la Sapho lubrique de Trianon, l’esclave d’une reine impudique et manipulatrice. Pis encore, l’initiatrice d’un  » complot lesbien  » dont la mission aurait été de subvertir la monarchie française.

C’est ce destin tragique et singulier que retrace Alain Vircondelet. Il démonte aussi les mécanismes des rumeurs, dévoile les névroses d’une société finissante et les ambiguïtés d’une passion fatale.

Biographie de l’auteur

Alain Vircondelet est l’auteur d’une quarantaine d’ouvrages parmi lesquels de nombreux succès. On lui doit notamment les retentissants mémoires de Consuelo de Saint-Exupéry et des biographies de Marguerite Duras, Albert Camus ou encore Pascal. Il vient de publier chez Flammarion Les Derniers Jours de Casanova.
  • Éditeur : Flammarion
  • Collection : COLL GDES BIOGR

Une vidéo d’appui le martyre de la princesse de Lamballe

 

 

ob_462626_ob-056637-p1150922En parallèle  du blog FEMMES – HISTOIRE – REPÈRES vous pouvez retrouver également mon activité sur le blog Criminocorpus – Carnet de l’histoire de la justice, des …

Le blog de Criminocorpus présente une grande variété d’informations sur l’histoire de la justice, des crimes et des peines dans le domaine de la recherche, de l’édition et des manifestations culturelles…

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