Les sœurs Papin : de la paranoïa au crime

Les soeurs Papin - affiche filmUn film, un livre. Soixante-dix ans après les faits, les sœurs assassines fascinent toujours. Analyse d’un cas exemplaire de psychose paranoïaque.

Les murs sont couverts de sang. Madame Léonie Lancelin et sa fille Geneviève sont atrocement défigurées. Leurs visages sont en bouillie, leurs yeux arrachés – un œil est retrouvé sur la première marche de l’escalier – et l’autopsie prouvera qu’elles ont été énucléées vivantes. A côté des cadavres, des fragments d’os et de dents. Les jambes et les fesses des deux femmes sont tailladées de coups de couteaux. Leurs jupes relevées laissent voir l’ampleur des mutilations sur les parties charnues et le bas de la colonne vertébrale.

Nous sommes le 2 février 1933, au Mans. Les auteurs de ce massacre ? Christine et Léa Papin, âgées respectivement de 28 et 21 ans, les bonnes des Lancelin, à leur service depuis 1927. Deux « perles » que toute la bourgeoisie de la ville leur enviait… C’est le début de « l’affaire Papin », l’une des plus terribles et des plus folles dans les annales du crime.

Le cinéaste Jean-Pierre Denis leur consacre son dernier film, “Les Blessures assassines”, basé sur le roman de Paulette Houdyer, “L’Affaire Papin” . Il s’efforce d’expliquer le geste de Christine et Léa au regard de leur histoire personnelle : une famille éclatée, une mère volage, l’enfance en pension, la misère, leur difficile condition de domestiques, leur solitude…

Pour en savoir plus sur le site Psychologies :

Les soeurs Papin

 

 

Enregistrer

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s