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Corinne Luchaire, la belle actrice aux cheveux de lin de “Prisons sans Barreaux”, trouve enfin son portraitiste…

luchaireParution du livre le 11 septembre 2011 – Dans un blog récent sur Didier Blonde, nous avions évoqué Patrick Modiano. Le voici qui revient ici par des chemins détournés, lui le frère imaginaire de Corinne Luchaire, dans deux romans au moins, Livret de famille et Les Boulevards de ceinture. Et dans son ouvrage qui se lit d’une traite presque comme un bon polar, Carole Wrona se penche sur le destin hors pair de cette star du cinéma français de la dernière guerre, au destin tragique. Petit colibri écervelé qui n’a rien compris à l’Histoire qui l’entraînait elle et sa famille vers la tragédie de toute une civilisation. Dame aux camélias tubarde, viveuse, joueuse, joyeuse, fêtarde, reine de toutes les nuits pourtant délétères de l’Occupation à Paris, elle fréquenta la haute et les nazis sans s’essouffler, seulement quelquefois pour se reposer quelques semaines dans des sanas chics. Fille de Jean Luchaire, ce journaliste de gauche passé trop vite du côté de la collaboration par soif de pouvoir et de vie facile, lui qui aimait tant les femmes, les honneurs et le faste. C’est dire que ce livre, préfacé d’une manière sensible et délicate par Pierre Barillet qui connut bien Corinne Luchaire et l’aima tendrement, brosse non seulement le portrait d’une star déchue dont presque plus personne ne se souvient aujourd’hui, mais aussi de toute une époque difficile et tragique…

Pour lire la suite, voyez l’article en ligne :

« Corinne Luchaire. Un colibri dans la tempête ». Entretien avec …

prisonUne maison de correction pour filles est dirigée par la sadique Mme Appel (Maximilienne). Mais, elle est démise de ses fonctions et remplacée par Yvonne (A. Ducaux) qui va changer totalement le régime pénitentiaire de cette institution. Nelly (C. Luchaire) est ramenée après une troisième tentative d’évasion. Yvonne se prend d’affection pour elle et décide de l’aider…

Ce film fit de Corinne Luchaire une vedette du jour au lendemain. Il est facile de voir pourquoi : sa jeunesse, son insolence et sa fraîcheur éclate à l’écran. Face à elle, Ginette Leclerc joue une garce avec son talent habituel. Le film n’édulcore pas les conditions épouvantables dans lesquelles ces pauvres filles vivent. Et elles sont souvent envoyées là pour des motifs futiles ou par des parents qui veulent se débarrasser d’elles. Maximilienne, qui était spécialisée dans les rôles de vieille fille revêche, dresse un portrait à charge de l’odieuse Mme Appel. Le dialogue d’Henri Jeanson est acéré et sans compromis. Visuellement le film est également intéressant avec des travellings qui suivent les filles la nuit dans leur dortoirs. A découvrir ou redécouvrir !

Une vidéo You Tube :

Prison sans barreaux