Archives mensuelles : avril 2009

Gisèle Guillemot : Résistante – mémoires d’une femme, de la Résistance à la déportation

Gisèle Guillemot : Résistante - mémoires d'une femme, de la Résistance à la déportation

Parution du livre en avril 2009 – Lorsque les Allemands envahissent la Normandie en juin 1940, Gisèle, 17 ans, s’engage aux côtés des résistants communistes du Calvados. Jusqu’aux premières trahisons. Traquée par la Gestapo, condamnée à mort, déportée en Allemagne, Gisèle doit se battre pour sa survie. Un témoignage de la résistance à l’oppression nazie d’une des milliers de femmes restées anonymes.

1939. Gisèle a grandi dans une cité ouvrière de Normandie. Elle ne supporte plus la sirène de l’usine qui la réveille tous les matins à 6 heures, ni l’attitude résignée des manœuvres de son quartier face à l’exploitation dont ils sont victimes. Aux sorties entre filles, Gisèle préfère les réunions politiques. Elle a dix-sept ans et elle veut changer le monde.

Quand les Allemands envahissent la Normandie en juin 1940, les habitants de la cité baissent la tête, comme d’habitude. Gisèle et ses amis, eux, sont impatients d’en découdre. La petite bande couvre de slogans antinazis les murs de la ville et trafique les motos des soldats. Un grain de sable dans la machine de guerre allemande. L’adolescente exaltée devient une combattante de l’ombre. Traquée par la Gestapo, condamnée à mort, déportée en Allemagne, Gisèle doit se battre pour sa propre survie.

Résistante – mémoires d’une femme, de la Résistance à la déportation
Guillemot, GisèleHumez, Samuel
M. Lafon , Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine)

Gisèle Guillemot

Née le 24 février 1922 dans la cité ouvrière du Plateau à Mondeville (Calvados), Gisèle Guillemot avait participé très jeune au Front Populaire et à des actions de soutien à la République espagnole. Arrêtée par la Gestapo – Dès le début de l’Occupation, elle entre en résistance avec des camarades de sa cité dont certains sont arrêtés par les gendarmes qui les livrent aux Allemands. Quatre de ses camarades seront alors fusillés ou tués par les Allemands. La jeune fille adhère au Parti communiste, alors illégal, et entre au Front National (mouvement de résistance communiste) pour l’indépendance de la France. Agent de liaison sous le pseudonyme d’”Annick”, elle est arrêtée par la Gestapo en avril 1943 alors que ses camarades sont arrêtés par la Brigade spéciale de Rouen (police française). Condamnés à mort le 13 juillet 1943 par un tribunal militaire allemand à Paris, quatorze hommes seront fusillés au Mont Valérien. Gisèle et Edmone Robert, sont aussi condamnées à mort et déportées vers l’Allemagne, la loi allemande interdisant de fusiller les femmes. “De Colombelles à Mauthausen”- Après un interminable voyage en train de près de 90 jours, elle fut transférée au camp de Ravensbrück puis, en mars 1945, à Mauthausen où elle est fut libérée le 20 avril 1945 par la Croix-Rouge internationale. Dans les camps, elle avait écrit des poèmes qu’elle publiera en partie après la guerre. En 2001, elle avait publié “De Colombelles à Mauthausen” (L’Harmattan) et témoignait inlassablement de la guerre et de la déportation dans les écoles et jusque sur les plateaux de télévision.Gisèle Guillemot est commandeur de la Légion d’honneur et titulaire de la médaille de la Résistance. Décédée en 2013.