Archives mensuelles : septembre 2008

Les femmes au combat : l’arme féminine de la France pendant la Seconde Guerre mondiale

Parution du livre le 30 septembre 2008 – Premier volume d’une nouvelle collection dédiée aux statuts du monde combattant, l’ouvrage « Les femmes au combat. L’arme féminine de la France pendant la Seconde Guerre mondiale », propose au lecteur de découvrir la participation des femmes au combat, pendant la Seconde Guerre mondiale.

Celle-ci s’est traduite par un fort engagement des Françaises, au sein du Corps des volontaires françaises (CVF) de la France libre – l’organisation de résistance extérieure fondée à Londres, par le général de Gaulle – ainsi que dans la Résistance intérieure, parmi les Forces françaises combattantes (FFC). Mais aussi au sein de l’armée française : d’abord et principalement parmi le personnel sanitaire, puis progressivement, à partir de 1944, sous statut militaire, avec la création du corps des Auxiliaires féminines de l’armée de Terre (AFAT).

Ainsi, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, le rôle et la place des femmes dans la société ont en partie évolué : « dès la fin de la guerre, elles participent à la vie civique au sein des Comités départementaux de Libération (CDL), puis comme conseillères municipales, adjointes au maire, maires, conseillères générales », explique Jean-François Dominé. Cependant, « même si la guerre a agi comme un puissant facteur d’intégration des femmes dans l’armée, on ne saurait encore parler d’assimilation », poursuit l’auteur.

En annexe de cet ouvrage, des portraits de femmes qui se sont illustrées au sein de l’armée de Terre, de l’armée de l’Air, de la Marine, ainsi que de la Résistance. On y retrouve notamment une biographie de Claire Roman, première aviatrice militaire française, ou encore d’Olga Herbout, qui fut également la première à revêtir l’uniforme dans les Forces navales de la France libre (FNLF).

Linda Verhaeghe

Ouvrage publié par le Service historique de la Défense

Cahiers d’histoire militaire appliquée

Collection Les statuts du monde combattant

Sous la direction de Nathalie Genet-Rouffias

Auteur : Jean-François Dominé

Service historique de la Défense

Jours de guerre – Ma vie sous l’Occupation

Parution du livre le 25 septembre 2008 – Chartres, 1940. Au plus fort de l’exode, Berthe Auroy commence son journal. Elle décide qu’elle le tiendra jusqu’à la fin de cette guerre qui commence, pour Lois, une amie américaine. Elle écrit Jours de guerre sur des cahiers d’écolier, note ses impressions, ses observations quotidiennes, colle les tracts, les avis parus dans les journaux, appose ses commentaires, toujours mordants. Avec elle nous vivons le Paris de l’Occupation, notamment à Montmartre, les privations, les résistances, les affronts, les bombardements; avec elle nous suivons la triste destinée d’une famille amie, juive, les Isserlis. Ces cahiers, en partie cachés en 1943 et recopiés après la Libération, sont ici édités pour la première fois, grâce à une descendante de la famille Isserlis.

Biographie de l’auteure :

Berthe Auroy (1880-1968), institutrice, enseigna jusqu’en 1939. Elle a publié des ouvrages pour enfants avant et après la guerre. Anne-Marie Pathé est responsable des archives à l’Institut d’histoire du temps présent (IHTP, CNRS). Dominique Veillon est directrice de recherches au CNRS.

 

La rivière et son secret – Des camps de Mao à Jean-Sébastien Bach : le destin d’une femme d’exception

Date de parution du livre le 1er septembre 2008 : Pékin, 1969 : Zhu Xiao-Mei est un « être de mauvaise origine ». Autrement dit, avant la révolution maoïste, ses parents étaient des bourgeois cultivés. Une tare d’autant plus lourde à porter pour la jeune Xiao-Mei qu’elle a un don précoce pour le piano et une passion pour la musique décadente – Schumann, Mozart, Bach. Elle est donc envoyée en camp de rééducation : il faut éradiquer en elle tout désir autre que celui de mourir pour Mao.

Les années passent … Xiao-Mei est devenue une bonne révolutionnaire. Mais, un jour, elle trouve dans le camp un vieil accordéon. Elle caresse les touches, se risque à jouer un accord, quelques notes de musique s’élèvent … Par enchantement le temps perdu s’efface, les rêves reviennent, l’espoir renaît. Xiao-Mei jure qu’elle rejouera du piano.

Il lui faudra encore dix ans pour atteindre son but, dix ans de souffrances, de lutte acharnée, d’exil.

Aujourd’hui, Xiao-Mei est célébrée dans le monde entier comme une pianiste virtuose et une immense artiste.

De Pékin à Paris, de Hong-Kong à Los Angeles… le témoignage déchirant d’une femme broyée par la Révolution culturelle chinoise et sauvée par la musique.