Archives mensuelles : avril 2008

De la « sergote » à la femme flic : Une autre histoire de l’institution policière (1935-2005)

Parution du livre le 24 avril 2008 : L’un des fondements de la division sexuelle du travail est de réserver aux seuls hommes le maniement des armes et d’interdire aux femmes l’accès aux métiers d’ordre qui font usage de la force. Dès lors, l’entrée des femmes dans l’institution policière constitue une rupture anthropologique qui met fin au monopole masculin de la force publique.

À partir d’un riche matériau d’archives et de récits de vie, le livre de Geneviève Pruvost montre qu’en France, il a fallu plus d’un demi-siècle de débats pour que les femmes passent du statut d’assistantes de police dévouées à l’enfance dans les années 1930 au statut de fonctionnaire de police à part entière. L’ouverture progressive de la police aux femmes, parce qu’elle transgresse les usages, est un levier pour explorer tout au long du siècle l’inédite collaboration entre police, travail social et féminisme réformiste, la dénonciation de la violence d’État par les policiers de la génération « 1968 », la constitution du féminisme d’État autour du principe d’égalité professionnelle, le rôle d’arbitrage joué par le conseil de l’Europe et les syndicats policiers, la fabrique médiatique de « battantes », enfin la place accordée aux minorités dans la police de proximité.

Cet ouvrage étudie les étapes successives de ce mariage improbable comme autant d’indices des changements qui ont affecté les rapports entre l’État et les citoyens, permettant à la fois de retracer une histoire du genre, du principe d’égalité, et de proposer une autre histoire de l’institution policière et du rapport à la violence.

Ancienne élève de l’École normale supérieure, Geneviève Pruvost est chargée de recherche au CNRS (CESDIP). Elle est l’auteure de Profession : policier. Sexe : féminin (Édition de la Maison des sciences de l’homme, 2007).

  • Éditeur : LA DECOUVERTE
  • Collection : Textes à l’appui

 

Mon histoire des femmes

Parution du livre le 14 avril 2008 – Longtemps, les femmes furent absentes du récit de l’Histoire. Hormis quelques vies de saintes, reines ou courtisanes, on les ignorait. Un silence profond les enveloppait. Pourquoi ? Et comment en est-on sorti ?

Car, depuis trente ans (le début des années 1970), est née et s’est développée, d’abord en Occident, puis partout dans le monde, une « histoire des femmes » qui a tenté de les retrouver, de les rendre visibles, et surtout de comprendre les changements de la différence des sexes, imaginée et vécue. Les rapports entre les hommes et les femmes ne sont pas immobiles. Ils sont au cœur d’une histoire pleine de bruit et de fureur, dons ils sont à la fois moteur et produit.

« Mon» histoire des femmes est en réalité « notre » histoire des femmes.

Comment changent les apparences, la sexualité, la maternité ? Quand est né le désir d’enfant ? Les histoires d’amour ont-elles une histoire ? La prostitution est-elle vraiment le « plus vieux métier du monde » ? Quel rôle ont joué les religions dans la vie des femmes ? Pourquoi a-t-on brûlé les sorcières ? Pourquoi l’accès au savoir, à la lecture et à l’écriture, a-t-il été si difficile ? Comment ont changé les formes du travail ? Pourquoi la politique et la création, artistique surtout, sont-elle si hermétiques aux femmes ?

Peut-on parler de «révolution sexuelle» dans le dernier demi-siècle ? Celle-ci est-elle le fruit de la modernité ? du désir des femmes ? Quel rôle ces dernières ont-elles joué dans ces mutations ?

Quel est le poids du/des féminismes ?

La revue de presse Marc Riglet – Lire, mai 2006

Qui mieux que Michelle Perrot pouvait offrir un alerte digest de l’histoire des femmes, des origines à nos jours, et la raconter de manière sensible et personnelle, comme «au coin du feu» ? Michelle Perrot, on le sait, a eu, dans sa vie savante, deux amours : le mouvement ouvrier, auquel elle consacre sa thèse, et puis l’histoire des femmes dont elle se demandera, d’abord, «si elle est possible», pour ensuite en proposer avec Georges Duby la grande synthèse collective qu’est Histoire des femmes en Occident. Au-delà de la maîtrise encyclopédique de son sujet, Michelle Perrot ajoute une approche que l’on dira «sensible» de ses objets d’étude. Elle s’installe volontiers dans cette posture où Pierre Nora l’avait placée à côté de ses pairs historiens conviés à l’exercice d’ «egohistoire» : dire tout à la fois l’histoire qu’on fait et l’histoire qui vous a fait… Malgré son titre, Mon histoire des femmes, on ne trouvera pas de dimension autobiographique dans ce recueil de textes dits sur France Culture et qu’un CD joint au livre permet de réécouter… Erudit sans ennui, le pari de ce petit grand livre est gagné.

La revue de presse Claude Habib – L’Express du 13 avril 2006

Michelle Perrot édite le texte d’émissions diffusées l’année dernière sur France Culture. Elles n’ont pas été retravaillées, et son livre est oral, pour le meilleur et pour le pire. On y retrouve les qualités qui ont fait d’elle la matriarche du féminisme français : goût du consensus, révolte tranquille, et surtout le talent de brosser des panoramas où personne n’est oublié. Personne parmi les femmes. Ici s’arrête la diplomatie. En règle générale, les hommes sont suspects… L’historienne se partage entre la dénonciation de la domination et la promotion des dominées. Cela rappelle les livres destinés à prouver l’excellence des dames à l’aide de Cléopâtre ou de Sémiramis. Au chapitre de «L’âme», elle convoque les femmes célèbres, jusqu’à Marie Curie et Hannah Arendt. Suivent les artistes Camille Claudel, Berthe Morisot, Rosa Bonheur… Et les créatrices de mode, comme Chanel. Et les saintes. Toutes peuvent servir à promouvoir la cause.

Spontanément, son intérêt la porte plutôt à l’histoire des obscures. Elle évoque d’ailleurs dans les années 1970 l’existence «d’un certain populisme culturel qui voulait faire parler les muets, les absents de l’Histoire : les ouvriers, les femmes»…

« Le féminisme, écrit Michelle Perrot, n’a pas forcément bonne réputation. Beaucoup de femmes s’en défendent comme d’une ride à leur visage. » Il faut dire que, sous sa plume, le féminisme n’a plus rien de juvénile. Il est pour les femmes de bonne volonté.

L’itinéraire de Michelle Perrot a accompagné les transformations de l’historiographie française depuis les années 1960. Née en 1928, élevée au sein d’une famille bourgeoise au cœur du Paris des Halles, par des parents libres-penseurs, elle vient à l’histoire après-guerre dans un contexte d’engagement chrétien puis social qu’elle décrira dans un essai d’Ego-histoire (1987). L’histoire joue pour la génération d’après-guerre un rôle de démythification et d’ancrage dans une réalité politique façonnée par la Seconde Guerre mondiale puis par l’affrontement idéologique de la guerre froide et la guerre d’Algérie. Il s’agit pour Michelle Perrot, un temps passée par le communisme, comme pour François Furet, M. et J. Ozouf, mais aussi J.-C. Perrot, son mari, spécialiste de l’histoire économique, de répondre aux injonctions du présent que l’expérience de la guerre ne permet plus de négliger. Elle fait ses études à la Sorbonne entre 1947 et 1951, passe l’agrégation, suit l’enseignement d’Ernest Labrousse, historien de l’économie, dont elle devient l’assistante à l’Institut d’histoire économique et sociale, avant de soutenir sous sa direction une thèse d’État consacrée aux «ouvriers et la grève au XIXe siècle» en 1971 (Les Ouvriers en grève [1974] 2001). La thèse fait date. En décrivant la grève comme un phénomène social, M. Perrot contribue à la fondation d’un genre nouveau : la sociologie historique. À travers la lutte et la mobilisation, émergent la fête et la culture ouvrières. Le monde ouvrier prend non seulement matériellement corps mais revêt une existence de chair. En Mai 68, M. Perrot est Maître-assistante à la Sorbonne et enseigne à partir de 1970 à l’Université Paris VII dont elle est une des fondatrices et où elle anime le laboratoire «Sociétés occidentales». Depuis lors,…

Perrine SIMON-NAHUM

Retrouvez l’intégralité de cet article dans le Dictionnaire des sciences humaines.

Auteur : Michelle Perrot

Genre : Histoire

Éditeur : Seuil, Paris, France

Parachutées en terre ennemie : Les femmes du Special Operations Executive (SOE)

Elles avaient entre  20 ou 30 ans, elles étaient belles et elles aimaient la vie ! Envisager la privation de liberté leur était insupportable.

Elles choisirent de devenir des femmes de l’ombre !

femmesdu SOEParution du livre le 13 avril 2008 – 1942 : Winston Churchill autorise le recrutement de femmes, plus adaptées à certaines missions délicates que lance le Special Operations Executive (SOE), une organisation secrète destinée à soutenir la résistance européenne à l’ennemi nazi. Difficile pourtant de trouver l’oiseau rare disponible… On les veut vives, intelligentes, courageuses, audacieuses, et séduisantes si possible ! C’est ainsi que les trente-neuf candidates de la section F (comme France) viennent d’horizons multiples à l’image même de leurs motivations. Leur formation sera brève, mais militaire – maniement des armes, sabotage, endurance à la torture, etc. Leur histoire pleine de rebondissements et, pour treize d’entre elles, terriblement dramatique est étrangement méconnue en France. Pour retracer leur aventure, Monika Siedentopf a eu accès aux archives, dont certaines déclassifiées depuis peu, et a recueilli les témoignages d’anciens résistants. Son récit souvent bouleversant témoigne de la bravoure de ces jeunes femmes. Mais il tourne au drame lorsque l’historienne révèle l’existence d’une taupe au sein de la section F qui, pour leur malheur, ne fut découverte que bien après la guerre…

 

Éditeur: Librairie Académique Perrin (13 février 2008)
de Monika Siendentopf  (Auteur), Olivier Wieviorka (Préface), Amélie de Maupeou (Traduction)

Quelques femmes du Special Operations Executive (SOE)

 Eliane_PlewmanEliane Plewman (6 December 1917 – 13 September 1944) was a British member of Special Operations Executive (SOE) an agent and member of the French Resistance working in the “MONK circuit” in occupied France during World War II. She was involved in a number of highly successful sabotage missions but was arrested and tortured by the Gestapo later being murdered by the SS at Dachau Concentration Camp.

Sonya OlschanezkySonia Olschanesky (1923-1944) fut, pendant la Seconde Guerre mondiale, recrutée en France comme courrier du réseau JUGGLER du service secret britannique Special Operations Executive, Section F. Après l’arrestation de son chef Jean Worms en juillet 1943, elle reprend pendant six mois la direction du réseau, mais finit par être arrêtée, déportée et exécutée par les Allemands.

Madeleine Damerment (1917-1944) fut une résistante française pendant la Seconde Guerre mondiale. Elle travailla d’abord dans le réseau d’évasion PAT, puis fut parachutée comme courrier du réseau BRICKLAYER de la section F du Special Operations Executive, mais elle fut arrêtée à l’atterrissage, déportée et exécutée par les Allemands.

Yvonne CORMEAU « Annette » – Elle naît à Shangaï en 1909, d’un père belge et d’une mère écossaise, Yvonne, cormeauMOS0704_468x566née  Biesterfeld, reçoit une éducation bilingue franco et anglophone. On sait peu de sa jeunesse mais on la retrouve en 1937 habitant Londres. Elle vient d’épouser un comptable, Emile Cormeau.

Son mari est en France en 1940 dans une Rifle Brigade. Blessé, il est rapatrié et démobilisé. Il mourra dans l’effondrement de sa maison touchée par une bombe allemande, pendant le Blitz. Yvonne, sera miraculeusement sauvée. Le souffle de l’explosion retourne la baignoire sous laquelle elle se retrouve coincée mais protégée.

Devenue veuve, elle intègre les WAAF en 1941.

Ses connaissances linguistiques l’incitent, début 1943,  à s’inscrire au SOE, où elle devient radiotélégraphiste.

En 1943, parachutée dans la région de Bordeaux, elle sera l’opératrice radio pour le réseau Wheelwright, (comme l’avait été avant elle Denise BLOC H).

Elle enverra des centaines de messages et participera à la réception de plus de 140 parachutages.

Elle sera démobilisée en 1945 avec le grade de Flight Officer de la WAAF. Elle meurt en 1995.

Vera Leigh (1903-1944) est un agent secret britannique du Special Operations Executive, qui a aidé la Résistance française pendant la Seconde Guerre mondiale. En 1944, elle est capturée par les Allemands et exécutée.

lisebaissacLise de Baissac (1905-2004) fut, pendant la Seconde Guerre mondiale, un agent mauricien du service secret britannique Special Operations Executive. Elle fut l’un des 14 agents Franco-Mauriciens engagés par le SOE, en raison notamment de leur connaissance des deux langues, l’anglais et le français.

L’engagement de Lise de Baissac dans la résistance, ainsi que celui de son frère, a été source d’inspiration pour construire le scénario du film français Les Femmes de l’ombre (2008), de Jean-Paul Salomé, même si, comme le précise ce dernier, « le film n’est en aucun cas leur biographie »

med_file5698Andrée Borrel (1919-1944), fut un agent du SOE, pendant la Seconde Guerre mondiale. Sous le nom de guerre de « Denise », elle fut parachutée en France en septembre 1942 pour intégrer le réseau Prosper – PHYSICIAN, en tant que courrier aux côtés de son chef Francis Suttill. À l’effondrement du réseau en juin 1943, elle fut arrêtée, déportée et exécutée par les Allemands.

ob_14582f_baseden-main-223x300Yvonne Rudellat (1897-1945) est un agent français du service secret britannique Special Operations Executive, pendant la Seconde Guerre mondiale. Elle fut la première femme à être envoyée en France, en juillet 1942.

Yvonne Baseden naît à Paris XVe le 20 janvier 1922. Après sa naissance, ses parents nomadisent par toute l’Europe (France, Belgique, Hollande, Italie, Espagne). Bilingue anglais-français, Yvonne a de bonnes notions d’autres langues. En 1937, la famille s’installe à Londres. En 1938, Yvonne quitte l’école pour la cueillette des pommes dans le Bedfordshire. En 1939, elle trouve un job de sténo-dactylo à Southampton.

Le 4 septembre 1940, Yvonne (18 ans) s’engage dans la Women’s Auxiliary Air Force comme employée de bureau. Passée officier, elle est mutée au service de renseignement de la RAF qui l’emploie aux interrogatoires d’aviateurs et de sous-mariniers allemands. Dans l’exercice de cette fonction, elle est signalée au SOE. Le 24 mai 1943, la Section Officer (capitaine) Baseden est affectée au SOE. Comme beaucoup de femmes, elle y reçoit une formation de sans-filiste.

Dans la nuit du 18 au 19 mars 1944, accompagnée de Gonzague de Saint-Geniès « Lucien », chef du réseau, elle est parachutée à Herré (Landes), à 40 km à l’ouest de Condom (Gers). La mission, nom de code SCHOLAR, est de redresser le circuit DIRECTOR du SOE et de fédérer les maquis du Jura.

Les deux agents parviennent séparément à Dole. « Lucien » conseille Charles Allouin qui assure l’intérim de la direction du réseau, avec des contacts dans plusieurs départements, mais surtout, dans le Jura, autour de Dole, de petits groupes de résistants ou de maquisards, dix à vingt hommes, qu’il s’agit d’armer sous la houlette de Radio-Patrie, couverture locale du SOE. Après la guerre, Yvonne écrira : «  Nous avons travaillé ensemble, la plupart du temps, parce que c’était plus pratique en ce qui concerne les transmissions. Toutes les questions concernant les opérations étaient discutées avec moi… La seule affaire que j’entends mal et que LUCIEN manipulait seul était le côté financier du travail… En me tenant informée de toutes les décisions, il espérait qu’au cas où n’importe quoi lui arriverait, je serais capable de continuer seule sur le terrain.  »

Le 26 juin 1944, l’état-major du circuit SCHOLAR est réuni dans une fromagerie de Dole, la Maison Graff (dite Maison des Orphelins), pour fêter un parachutage massif d’armement. Les convives s’attardent. Il y a des barrages en travers du chemin de leur prochain rendez-vous. Un jeune maquisard capturé, non loin de là, portant la valise-radio d’Odette, par un véhicule de Feldgendarmes, donne l’adresse du refuge, pensant que ses chefs l’ont déjà quitté comme prévu. Devant le bâtiment, les Feldgendarmes trouvent plusieurs bicyclettes neuves. À l’intérieur, l’épouse du gardien et une tablée de nombreux couverts. Plusieurs soldats sont alors postés dans l’immense maison. À la nuit tombante, le garde du grenier entend un bruit. Il tire dans le plafond. Une tache de sang apparaît. Il appelle ses camarades. Une grenade est lancée dans le double toit. Blessé, Saint-Geniès s’empoisonne. Yvonne et presque tous les autres sont battus et menottés deux à deux, moribonds compris. Seul Fréderic Mayor (gardien de la fromagerie) caché dans la cave échappe au coup de filet.

Jeanne Bernier est conduite à la Feldgendarmerie de Dole. Les enquêteurs ne savent pas qui elle est. Aucun de ses compagnons ne la trahit. Elle joue la belle idiote. Un soudard lui écrase les pieds à coups de brodequins. Fin juin, transférée à Dijon et gardée au secret, elle est soumise à un simulacre d’exécution. Le 25 août 1944, elle est déportée à la prison de Sarrebruck. Le 4 septembre 1944, toujours anonyme, elle est envoyée au camp de Ravensbrück : « Les Allemands ne savaient pas que j’étais un agent. J’avais juste été raflée avec un tas d’autres et je n’avais sur moi ni documents ni rien du tout. Le fait qu’il n’y ait eu aucun document m’a sauvé la vie. »

Fin février 1945, épuisée, elle est admise au Revier (infirmerie). Quatre agentes du SOE identifiées en tant que telles lors de leur arrestation sont exécutées au camp pendant cette période: Violette Szabo, Denise Bloch, Lilian Rolfe et Cecily Lefort. Le 25 avril 1945, Jeanne Bernier est remise à la Croix-Rouge suédoise, dans le cadre des accords Himmler-Bernadotte qui sauvent la vie de centaines de détenues. (Publié le 14 juillet 2010 par rodney42)

odettesansonOdette Sansom (1912-1995) fut un agent franco-britannique du Special Operations Executive, pendant la Seconde Guerre mondiale. Sous le nom de guerre « Lise », elle fut courrier du réseau SPINDLE dirigé par Peter Churchill actif dans le midi de la France. Arrêtée par les Allemands et déportée à Ravensbrück, elle survécut.

ob_a40dcd_violette-szaboViolette Reine Elizabeth Bushell Szabo, GC, MBE, (26th June, 1921 – c. 5th February, 1945) was a World War II Allied secret agent. Madame Szabo volunteered to undertake a particularly dangerous mission in France. She was parachuted into France in April, 1944, and undertook the task with enthusiasm. In her execution of the delicate researches entailed she showed great presence of mind and astuteness. She was twice arrested by the German security authorities but each time managed to get away. Eventually, however, with other members of her group, she was surrounded by the Gestapo in a house in the south west of France. Resistance appeared hopeless but Madame Szabo, seizing a Sten-gun and as much ammunition as she could carry, barricaded herself in part of the house and, exchanging shot for shot with the enemy, killed or wounded several of them. By constant movement, she avoided being cornered and fought until she dropped exhausted. She was arrested and had to undergo solitary confinement. She was then continuously and atrociously tortured but never by word or deed gave away any of her acquaintances or told the enemy anything of any value. She was ultimately executed. Madame Szabo gave a magnificent example of courage and steadfastness.

Les femmes, l’enseignement et les sciences – Un long cheminement (XIXe-XXe sicèle)

Les femmes, l'enseignement et les sciences - Un long cheminement (XIXe-XXe sicèle)Parution du livre le 1er avril 2008 – L’histoire de l’enseignement féminin est peu connue. En France, cet enseignement s’est constitué au niveau secondaire, avec la loi Sée de 1880, en double décalage par rapport à son homologue masculin organisé au début du XIXe siècle, décalage dans le temps et dans sa conception même ; ne menant pas au baccalauréat, il ne permet pas l’accès aux facultés. L’ouvrage, centré sur la partie scientifique de l’enseignement, retrace les étapes qui ont conduit, en un siècle, l’enseignement féminin d’une organisation spécifique, tant au niveau secondaire qu’à celui du recrutement des professeurs, à la fusion complète avec l’enseignement masculin : identité des cursus, des contenus et des épreuves, unicité des concours et des classements, mixité. Ce parcours historique montre tous les progrès réalisés et les acquis obtenus, mais aussi l’engagement et les succès des pionnières qui ont permis de vaincre les préjugés sur l’inaptitude des femmes pour les sciences, en particulier les sciences abstraites. La connaissance de cette évolution spectaculaire peut permettre de vaincre certains blocages, dus à l’atavisme des générations auxquelles on déniait de bonnes capacités pour les sciences, afin de gommer un ultime décalage au niveau des orientations vers les études scientifiques supérieures.

Biographie de Nicole Hulin :

Ancienne élève de l’École normale supérieure (Sèvres), Nicole Hulin est titulaire de l’agrégation masculine de physique, d’un doctorat et d’une habilitation de l’École des hautes études en sciences sociales. Maître de conférences honoraire à l’Université Paris VI et chercheur au Centre Alexandre Koyré, ses travaux portent sur l’histoire de l’enseignement scientifique aux XIXe et XXe siècles.

Sommaire :

    • L’enseignement secondaire des jeunes filles ; constitution et évolution
    • Des cours Duruy à la loi Sée
    • L’enseignement des sciences dans les lycées de jeunes filles
    • La question de l’identification des deux enseignements masculin et féminin
    • Les changements des années 1920
    • Un premier bilan
    • Le recrutement des professeurs, L’agrégation
    • Les agrégations scientifiques féminines au XIXè s
    • Évolution et unification
    • Les femmes et les concours masculins
    • De l’unification à la fusion des concours

 Éditeur : L’Harmattan

Collection : Histoire des Sciences Humaines