Archives mensuelles : mars 2008

L’effacement de la cantinière ou la virilisation de l’armée française au XIXe siècle .

(Gil Mihaely, « L’effacement de la cantinière ou la virilisation de l’armée française au XIXe siècle », Revue d’histoire du XIXe siècle [En ligne], 30 | 2005, mis en ligne le 28 mars 2008). -Cantinière des troupes de Marine en 1854 – Œuvre originale de Lordey (Crédits : Musée des troupes de Marine).

Les femmes faisaient partie de la société militaire française sous l’Ancien Régime. Elles sont restées présentes dans les espaces militaires tout au long du XIXe siècle, mais la société française, très longtemps tolérante, l’est devenue de moins en moins. Au début du XXe siècle les dernières femmes militaires ont disparu. Moins nombreuses, les femmes militaires sont de plus en plus représentées. Chansons, vaudevilles, romans et imagerie populaire élaborent et diffusent des images de vivandières / cantinières qui permettent de s’interroger sur le rôle joué par l’armée et les militaires dans des représentations sociales en plein réaménagement des rapports de sexe. Les femmes militaires gênent de plus en plus parce qu’elles représentent l’ambiguïté et la transgression. Le spectre de femmes en uniforme est devenu très dérangeant dans la deuxième moitié du XIXe siècle, à tel point que certains les ont considérées comme étant un « troisième sexe ». Le militaire devient le modèle de la virilité française, son incarnation et le porteur par excellence de ses attributs corporels. L’armée devient l’école de la virilité. Dans ce climat culturel où la virilité représente une valeur majeure, une femme militaire constitue un sacrilège…

Le texte intégral est disponible en libre accès depuis le 28 mars 2008.

L’effacement de la cantinière ou la virilisation de l’armée française au XIXe siècle -Gil Mihaely

L’effacement de la cantinière