Archives mensuelles : avril 1999

L’affaire Caillaux, le procès, Henriette Caillaux à la pistole n°12 de la prison Saint-Lazare

affairecaillauxParution du livre le 24 avril 1999 – Le 16 mars 1914, Gaston Calmette, directeur du Figaro, est abattu de plusieurs balles de revolver. La meurtrière est aussitôt arrêtée : Il s’agit de l’épouse de Joseph Caillaux, ministre des Finances du cabinet Doumergue, l’un des hommes politiques les plus en vue de la IIIe République. Ulcérée par l’infamante campagne de presse dirigée contre son mari, craignant que de nouvelles publications intimes soient divulguées, Henriette s’est fait justice elle-même en vidant froidement son chargeur sur le journaliste. Henriette Caillaux sera acquittée, mais son mari, lui, sera traîné dans la boue. Politicien redoutable au talent brillant et à l’audace controversée, il sera condamné en 1920 pour ” intelligence avec l’ennemi “. Récit de ce mélodrame célèbre, description d’une machination impitoyable et, à travers elle, de la presse et de la société de la IIIe République, enfin portrait minutieux d’une femme hors du commun, l’ouvrage de Lionel Dumarcet nous convie à redécouvrir cet épisode fameux de la ” petite histoire “.

Sommaire :

    • Une partie de thé manquée
    • Joseph Caillaux
    • Henriette Rainouard
    • Henriette et Joseph
    • Monsieur et Madame Joseph Caillaux
    • Une campagne de presse de longue haleine
    • Balayez ! Prisonnière
    • L’instruction
    • Ce procès est aussi le mien
    • Imprudences
    • Trahison ? Destins communs
    • Le second procès Caillaux
    • Pour l’Histoire
    • La revanche.

Lionel Dumarcet est historien, docteur en histoire et titulaire d’un DEA en histoire de l’art. Chargé de conférences pour différents grands musées nationaux, chargé de travaux dirigés à l’École du Louvre, il est passionné par les grandes affaires judiciaires non élucidées. il est l’auteur de nombreux ouvrages historiques.

Date de parution : 24/04/1999

Éditeur : De Vecchi

Collection : grands procès de l’histoire

pistole saintlazareMme Caillaux est incarcérée à la prison de Saint-Lazare dès le 16 mars 1914. Elle y bénéficie d’aménagements particuliers et occupe seule une cellule destinée à six détenues.

Article paru dans le Figaro du 18 mars 1914. On a fait courir, le 17 mars 1914 au matin, le bruit que Mme Caillaux avait tenté de se suicider en s’empoisonnant. Cette nouvelle est complètement inexacte. Mme Caillaux a déjeuné d’un repas léger apporté, à onze heures et demie, d’un restaurant du boulevard de Strasbourg.

À deux heures trois quarts, M. Caillaux est arrivé à Saint-Lazare, avec Me Thorel, avoué, et Mlle Germaine Claretie, fille de Mme Caillaux. Reconnu par quelques personnes, il a été sifflé et hué par elles, et il s’est empressé de s’engouffrer sous le porche de la prison.

Contrairement aux règlements qui veulent que l’on ne puisse s’entretenir avec un inculpé que dans le parloir spécial, M. Caillaux et les deux personnes qui l’accompagnaient ont été admis dans la cellule. L’entretien a été assez long. M. Caillaux est sorti avec Mlle Claretie, laissant l’avoué près de sa femme. Il y avait à ce moment à peu près trois cents personnes dans … ( Photographie La pistole n° 12  )

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17 mars 1914 : Henriette Caillaux à la prison de Saint-Lazare

Madame la commissaire…

Parution du livre 1er avril 1999 – L’itinéraire remarquable de Mireille Ballestrazzi, ou comment une jeune fille brillante et travailleuse, que rien a priori ne destinait au métier de policier, est devenue une femme appelée aux responsabilités les plus élevées dans un domaine considéré comme réservé aux hommes, aux vrais…

En 1976, Mireille Ballestrazzi, vingt-deux ans, est le plus jeune commissaire de police de sa promotion.

En 1998, le ministre de l’Intérieur la nomme au poste de sous-directeur des Affaires économiques et financières à la Direction centrale de la police judiciaire. C’est la première femme à se voir confier d’aussi hautes fonctions au sein de la police nationale. Cette ascension fulgurante, Mireille Ballestrazzi la doit aux preuves qu’elle a fournies sur le terrain, parfois pistolet au poing. Que ce soit dans la grande couronne parisienne qui, en 1986, n’était déjà pas de tout repos, à la tête de l’Office central de répression du vol d’œuvres d’art – qui la conduisit au Japon, pour y récupérer des toiles de maîtres – ou encore en Corse, où les candidats au poste de chef du Service régional de police judiciaire n’étaient pas légion.

Dans ce livre qui résume les vingt premières années de sa carrière, Mireille Ballestrazzi prouve que l’on peut être à la fois femme – elle est mariée et mère de deux enfants – et policier de haut niveau.

Éditeur : Presses De La Cité