Archives mensuelles : octobre 1992

L’affaire Sylvie Paul

L'affaire Sylvie Paul Date de parution du livre le 1er octobre 1992 – Un petit hôtel sordide, peuplé d’ouvriers immigrés, une gérante autoritaire, un cadavre que l’on retrouve emmuré dans la cave, en septembre 1951. C’est le début de l’Affaire Sylvie Paul, qui passionnera les Français pendant des mois. De l’Occupation à la guerre d’Algérie, des camps de la mort à la Petite-Roquette et de Charenton à Grenelle : le destin d’une femme à la gouaille faubourienne, et le climat restitué d’une époque.

Biographie de Jean Prasteau :  (Né à : Aytré , 1921 Mort à : Paris , 1997),  journaliste, critique, historien, directeur des Grandes Conférences du Figaro, auteur de  » Il était une fois Versailles « , a également écrit des ouvrages consacrés à Paris  » Les Îles de Paris, Fenêtres sur Seine « ,  » Les Heures Enchantées du Marais « ,  » Voyage Insolite dans la Banlieue de Paris  » et au pays charentais dont il est originaire.

 

Un article de l’historien Jean-Claude Vimont sur le site Criminocorpus :

Sylvie Paul (Détective, 24 septembre 1951)

Sylvie Paul (Détective, 24 septembre 1951)

Sylvie Paul a effectué un long parcours carcéral  de l’âge de 17 ans à celui de 47 ans, soit de 1930 à 1960. Près de trente années à l’ombre de hauts murs, sous la surveillance de religieuses catholiques omniprésentes dans l’univers carcéral féminin :  maisons de correction lorsqu’elle était mineure, maisons d’arrêt lorsqu’elle était en préventive ou subissait une courte peine, quartiers français et quartiers allemands de l’Occupation, prison militaire allemande du Cherche Midi, camps d’internement allemands de Romainville et de Compiègne, camps de concentration nazis de Ravensbrück et de Bergen-Belsen, caserne prison des Tourelles, maison centrale d’Haguenau. Ce brutal décompte passe sous silence les séjours répétés à la Petite Roquette ou à Fresnes dans l’école de préservation, puis dans le quartier des nourrices où elle mit au monde l’une de ses trois enfants.

Vagabonde, voleuse, entraîneuse, prostituée, « entôleuse », escroc, meurtrière, résistante, déportée, détenue ?… Les portraits sont brouillés, se contredisent, se superposent.  Une constante cependant, la fascination que cette femme exerça sur tous ceux qui la rencontrèrent, recueillirent ses propos, assistèrent à ses procès, rédigèrent ses mémoires ou sa biographie. Ses yeux verts, son regard, sa beauté ont fasciné, troublé. Roger Grenier, l’un des derniers journalistes à l’avoir rencontrée, écrivait : « Sylvie Paul aurait été une criminelle des plus ordinaires si elle n’avait eu  des yeux gris acier dont le regard tragique, même à travers les mauvaises photos des journaux, accrochait le lecteur. » …

Pour lire l’intégralité de l’article  sur le site Criminocorpus :

Green eyes – L’exécution des peins au féminin